Bourse de Casablanca : banques, énergie… les nouvelles recommandations des analystes

Dans un marché marqué par une forte dynamique boursière et une attention accrue des investisseurs sur la qualité des fondamentaux, plusieurs valeurs cotées à la Bourse de Casablanca ont récemment fait l’objet de mises à jour de la part des maisons de recherche.

Celles-ci ont, pour l’essentiel, choisi de maintenir leurs recommandations et leurs cours objectifs, estimant que les performances récentes et la visibilité à moyen terme restent en ligne avec leurs scénarios centraux. Voici ce qui ressort de ces dernières recommandations.

Les valeurs bancaires

CIH Bank

Sur CIH Bank, la lecture d’Attijari Global Research reste résolument positive, portée par des réalisations jugées solides à fin septembre 2025 et une visibilité bénéficiaire qui demeure bien orientée. L’analyste maintient ainsi sa recommandation « Acheter » sur le titre, avec un cours objectif de 492 DH, faisant ressortir un potentiel de hausse de 22% par rapport aux niveaux de cours observés en 2 décembre et avec un horizon de recommandation de 12 mois.

Dans le détail, les performances opérationnelles enregistrées au cours des neuf premiers mois de l’année viennent conforter les anticipations de croissance retenues pour l’ensemble de l’exercice.

Le produit net bancaire affiche une progression de 14,3% à 4.041 MDH, un rythme supérieur à celui attendu sur l’année et correspondant à un taux de réalisation confortable des prévisions annuelles. Cette dynamique repose d’abord sur la marge d’intérêt, en hausse sensible, bénéficiant à la fois de la croissance des crédits et d’une amélioration de la marge d’intermédiation. En parallèle, la banque enregistre une forte accélération de ses commissions ainsi qu’une contribution positive des activités de marché, traduisant une diversification accrue de ses sources de revenus.

Sur le front du risque, Attijari Global Research relève une situation maîtrisée. Le coût du risque demeure globalement contenu et progresse à un rythme inférieur à celui des encours de crédits, ce qui se traduit par une amélioration du taux du coût du risque. Cette évolution est jugée cohérente avec le profil de croissance du portefeuille et conforte le scénario retenu pour l’ensemble de l’année, dans un environnement qui reste pourtant marqué par certaines incertitudes.

Enfin, la rentabilité ressort comme l’un des principaux points d’appui de la thèse d’investissement. Le résultat net part du groupe affiche une hausse de 31,2% à 862 MDH à fin septembre, un niveau supérieur aux attentes initiales et correspondant à près de 80% de l’objectif annuel. Cette performance conforte le scénario central d’Attijari Global Research, qui anticipe pour CIH Bank le franchissement du seuil d’un milliard de dirhams de bénéfice sur l’exercice 2025, justifiant le maintien du cours objectif et de la recommandation sur le titre.

Crédit du Maroc

Sur Crédit du Maroc, la lecture d’Attijari Global Research s’inscrit elle aussi dans une logique de continuité, l’analyste ayant maintenu sa recommandation « Acheter » sur le titre, avec un cours objectif inchangé de 1.285 DH. Par rapport au cours observé le 2 décembre de 970 DH, ce scénario fait ressortir un potentiel de hausse de 32%.

Les réalisations à fin septembre 2025 confirment en effet la trajectoire de croissance retenue par AGR pour les exercices à venir. Sur les neuf premiers mois de l’année, le produit net bancaire affiche une progression de 9,8% à 2.678 MDH, en ligne avec la prévision annuelle, correspondant à un taux de réalisation de 75%. Cette évolution repose très largement sur la marge d’intérêt, qui explique plus de 80% de la croissance du PNB, portée à la fois par la progression des encours de crédits et par une amélioration marquée de la marge d’intermédiation. Les commissions et les activités de marché continuent également de contribuer positivement, traduisant une dynamique commerciale plus équilibrée.

Sur le plan opérationnel, Crédit du Maroc poursuit sa trajectoire d’amélioration de l’efficacité. Le coefficient d’exploitation recule de 1,6 point pour s’établir à 45,2%, un niveau meilleur que celui anticipé pour l’ensemble de l’exercice.

Depuis le changement d’actionnariat intervenu en 2022, AGR met en avant une baisse cumulée significative de cet indicateur, reflet d’un nouveau dynamisme du produit net bancaire dont le rythme de croissance est désormais nettement supérieur à celui des charges de gestion. Cette évolution renforce la visibilité sur la capacité de la banque à dégager durablement de la valeur.

L’amélioration du profil de risque constitue toutefois le point le plus saillant de la note. Le coût du risque recule fortement pour s’établir à 228 MDH, en baisse de plus de 20% sur un an et largement inférieur aux anticipations initiales. Cette évolution s’explique notamment par l’amélioration du taux de créances en souffrance, qui recule de manière significative sur la période, un élément jugé structurant dans l’appréciation du scénario de moyen terme.

Enfin, la progression de la rentabilité vient confirmer la solidité de cette trajectoire. Le résultat net part du groupe ressort en hausse de 19,9% à 690 MDH à fin septembre, soit un taux de réalisation élevé de 83% de l’objectif annuel.

Bank of Africa

Sur Bank of Africa, l’analyse d’Attijari Global Research demeure favorable, portée par une dynamique bénéficiaire jugée solide et par des progrès continus en matière d’efficacité opérationnelle. L’analyste maintient sa recommandation « Acheter » sur le titre, assortie d’un cours objectif de 300 DH, ce qui fait ressortir un potentiel de hausse de 35% par rapport au cours du 1er décembre (223 DH).

Les réalisations à fin septembre 2025 viennent conforter le scénario retenu pour l’exercice en cours. Sur les neuf premiers mois de l’année, le produit net bancaire ressort en hausse de 8,7% à 15.279 MDH, un rythme supérieur à celui anticipé sur l’ensemble de l’exercice et correspondant à un taux de réalisation de 77% des prévisions annuelles.

Cette progression est très largement portée par la marge d’intérêt, qui explique 85% de la croissance du PNB, avec une hausse de 10,9% à 10.613 MDH, soutenue à la fois par la progression des crédits et par une amélioration marquée de la marge d’intermédiation.

Enfin, la rentabilité confirme la solidité de la dynamique observée. Le résultat net part du groupe progresse de 12% à 3.011 MDH à fin septembre, soit 80% de l’objectif annuel fixé par l’analyste. Cette performance, supérieure aux prévisions initiales, conforte le scénario de croissance bénéficiaire d’Attijari Global Research pour l’exercice 2025 et justifie le maintien du cours objectif et de la recommandation sur le titre.

CFG Bank

Sur CFG Bank, l’analyse d’Attijari Global Research demeure favorable, l’analyste maintenant sa recommandation « Acheter » avec un cours objectif inchangé de 287 DH.

Par rapport au cours observé fin novembre, ce scénario fait ressortir un potentiel de hausse de 19%, soutenu par une amélioration jugée remarquable de la profitabilité et par la montée en puissance progressive du modèle de la banque.

Les réalisations à fin septembre 2025 confirment la dynamique de croissance retenue pour l’exercice. Sur les neuf premiers mois de l’année, le produit net bancaire progresse de 34% à 909 MDH, en ligne avec la prévision annuelle de 1.204 MDH, soit un taux de réalisation de 75%.

Dans le détail, la marge d’intérêt évolue mieux que prévu, en hausse de 32% à 376 MDH, portée par la forte dynamique des crédits, en progression de 20%, et par une amélioration de la marge d’intermédiation de 25 points de base à 2,87%. La marge sur commissions progresse pour sa part de 21% à 335 MDH, correspondant à un taux de réalisation de 76% de la prévision annuelle, tandis que les activités de marché enregistrent une hausse marquée de 71%, dans un contexte obligataire et boursier favorable.

L’élément le plus structurant de la note réside toutefois dans les gains d’efficacité liés à l’effet taille. Grâce aux économies d’échelle, le coefficient d’exploitation s’améliore de 11,3 points pour s’établir à 47,4%, un niveau qui surperforme déjà les projections communiquées par le management lors des « Capital Market Days » de mai 2025, lesquelles tablaient sur un COEX inférieur à 50% à partir de 2028–2029. Pour AGR, cette avancée traduit une inflexion durable du profil de rentabilité de la banque.

Cette amélioration opérationnelle se reflète directement dans la capacité bénéficiaire. Le résultat brut d’exploitation ressort à 478 MDH, en hausse de 71%, représentant un taux de réalisation élevé de 83% de la prévision annuelle. Dans ce contexte, et par mesure de prudence, Attijari Global Research indique maintenir inchangée sa prévision de résultat net part du groupe pour 2025, anticipé à 363 MDH, en progression de 39% sur un an, soit une croissance supérieure de 11 points à celle du PNB. L’analyste rappelle par ailleurs que la banque devrait consommer la totalité de ses déficits reportables sur l’exercice 2025, un élément structurant pour la lecture des résultats à venir.

Taqa Morocco : maintient de la recommandation « Achat »

Sur Taqa Morocco, la lecture de BMCE Capital Global Research demeure clairement constructive, malgré un premier semestre marqué par des contraintes opérationnelles et conjoncturelles.

BKGR maintient sa recommandation « Achat » sur le titre, avec un objectif de cours de 3.078 DH, faisant ressortir un potentiel de hausse de 34% par rapport au cours de 2.300 DH observé début décembre.

Le chiffre d’affaires consolidé ressort ainsi en retrait de 4,8% à 5.379 MDH à fin juin, avant de limiter sa baisse à -2,2% à 7.957 MDH à fin septembre, porté par un troisième trimestre plus dynamique.

À l’échelle de l’exercice, BKGR anticipe néanmoins un redressement progressif de l’activité, avec un chiffre d’affaires attendu à 11,2 MMDH en 2025, en hausse de 2,1%, puis à 11,6 MMDH en 2026, sous l’hypothèse d’une stabilisation des prix du charbon et d’une normalisation de l’effet change.

Cette pression conjoncturelle se reflète également dans la rentabilité opérationnelle. L’EBE recule de 9,7% à 1.648 MDH au premier semestre, avant de s’établir à 2.415 MDH à fin septembre, soit une baisse plus limitée de 6,7%.

Sur le plan de la capacité bénéficiaire, un RNPG attendu à 1.080 MDH en 2025, en légère progression de 2,6%, puis à 1.119 MDH en 2026, soit une croissance additionnelle de 3,6%. Cette amélioration s’accompagne d’un allègement de l’endettement net, en baisse de 6,6% à 6.327 MDH à fin juin 2025, soutenu par la génération de flux de trésorerie et les remboursements de dettes réalisés sur la période.

https://medias24.com/2025/12/02/bourse-les-banques-cotees-voient-leur-pnb-augmenter-de-63-a-fin-septembre-2025-1587927/

Crédit du Maroc lance un emprunt obligataire subordonné d’un milliard de dirhams

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a délivré, le 9 octobre 2025, son visa au prospectus relatif à une émission obligataire subordonnée initiée par Crédit du Maroc.

Cette opération porte sur un montant global pouvant atteindre 1 milliard de dirhams, et se déroulera sur une période de souscription comprise entre le 20 et le 22 octobre 2025 inclus.

Deux tranches non cotées d’une maturité de 10 ans

Elle prévoit l’émission de 10.000 obligations subordonnées d’une valeur nominale unitaire de 100.000 DH, réparties en deux tranches non cotées à la Bourse de Casablanca, toutes deux d’une durée de 10 ans :

Le remboursement du capital interviendra in fine à l’échéance, fixée au 27 octobre 2035. Aucun remboursement anticipé n’est prévu, sauf rachat éventuel sur le marché secondaire avec l’accord préalable de Bank Al-Maghrib.

Une émission réservée aux investisseurs qualifiés

Cette émission est strictement réservée aux investisseurs qualifiés de droit marocain, notamment les OPCVM, les établissements de crédit, les compagnies d’assurance, la Caisse de dépôt et de gestion, ainsi que les organismes de retraite.

La négociation des titres sur le marché secondaire sera également limitée à ces mêmes investisseurs.

Les titres seront négociables de gré à gré et entièrement dématérialisés. Les intérêts seront servis annuellement, à la date anniversaire de la jouissance fixée au 27 octobre de chaque année.

Objectif : renforcer les fonds propres de la banque

L’opération vise principalement à renforcer les fonds propres réglementaires de Crédit du Maroc afin de soutenir le développement de son activité et d’augmenter sa capacité de distribution de crédits, tout en respectant les exigences prudentielles en matière de ratio de solvabilité.

Les fonds levés seront classés parmi les fonds propres additionnels de catégorie 2, conformément à la réglementation de Bank Al-Maghrib.

Cette émission n’aura aucun impact sur le capital social, l’actionnariat ou la gouvernance de la banque, et sera comptabilisée en tant que dette subordonnée.

OPCI. Crédit du Maroc et Ynexis Group s’associent à parts égales dans Nema Capital

Crédit du Maroc poursuit sa montée en puissance sur les métiers d’investissement. La banque a annoncé la conclusion d’un partenariat stratégique avec Ynexis Group (ex-Yamed Group), en vue de prendre une participation de 50% dans le capital de Nema Capital.

Cette opération, encore soumise à l’obtention des autorisations réglementaires, donnera naissance à une structure détenue à parts égales par Crédit du Maroc et Ynexis Group. Elle permettra à Nema Capital de s’appuyer sur les expertises croisées de ses deux actionnaires pour consolider sa position sur le marché marocain des OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier).

L’entrée de Crédit du Maroc dans Nema Capital s’inscrit dans la stratégie de diversification de ses activités. Déjà présente sur les segments de la gestion d’actifs, de l’intermédiation boursière, de la conservation de titres et des activités de marché, la banque complète ainsi son dispositif en se positionnant dans la gestion d’actifs immobiliers.

Cette alliance stratégique marque aussi une nouvelle étape pour Ynexis Group, qui poursuit le développement de ses plateformes d’investissement au Maroc et en Afrique à travers des partenariats structurants avec des acteurs bancaires de premier plan.

Crédit du Maroc : bénéfice en hausse de 24,5% au T1-2025

Crédit du Maroc a réalisé un bon démarrage d’année 2025, avec un résultat net part du groupe de 198 MDH au premier trimestre, en progression de 24,5% par rapport à la même période de 2024. Cette performance s’appuie sur la croissance soutenue du produit net bancaire et une gestion rigoureuse des charges et du risque.

Forte croissance des crédits et des ressources

Les encours de crédits se sont élevés à 56,7 MMDH à fin mars, en hausse de 6,6% sur un an. La progression a concerné tant les crédits aux entreprises (+9,1%) que ceux aux ménages (4,5%).

Le crédit-bail s’est particulièrement distingué avec une envolée de 59,9%, tout comme les crédits à la promotion immobilière (27,2%) et à l’équipement (26,4%). Côté ménages, le crédit à la consommation a bondi de 10,9%, tandis que le crédit habitat progresse de 3%.

En parallèle, les ressources bilan ont crû de 7,6%, à 57,1 MMDH. Les ressources à vue, à 40,2 MMDH, affichent une hausse de 8,3%, et les dépôts à terme progressent de 43,3% à 5,8 MMDH. Les ressources d’épargne se maintiennent à 10,1 MMDH.

Un produit net bancaire en progression de 12,6%

Le produit net bancaire consolidé s’est établi à 890 MDH, en hausse de 12,6%. La marge d’intérêt progresse de 12,5%, soutenue par l’essor des crédits. La marge sur commissions s’améliore légèrement (+1,8%) et les activités de marché contribuent positivement avec un résultat en hausse de 25,8%, à 127 MDH. Les filiales du groupe ont également renforcé leur contribution (+19,8%), générant un revenu global de 70 MDH.

Amélioration du levier opérationnel et coût du risque maîtrisé

Le résultat brut d’exploitation atteint 478 MDH, en hausse de 19,6%. Cette progression s’explique par la croissance du PNB et la hausse modérée des charges générales d’exploitation (+5,4%). Le coefficient d’exploitation s’améliore sensiblement à 46,3%, contre près de 49,4% un an plus tôt.

Le coût du risque s’établit à 62 MDH, en baisse de 4,4%. Le taux de créances douteuses recule à 7,1%, avec une couverture confortable de 85,5%.

Solvabilité renforcée et perspectives confortées

Au 31 mars 2025, le ratio de solvabilité IFRS s’élève à 14%, bien au-delà du minimum réglementaire. Cette solidité financière offre une marge de manœuvre au groupe pour poursuivre ses ambitions de développement commercial.

Crédit du Maroc confirme ainsi sa trajectoire de croissance rentable, combinant progression du volume d’affaires, efficacité opérationnelle et rigueur en matière de risque. Ce premier trimestre place la banque sur une base favorable pour atteindre ses objectifs annuels.

Crédit du Maroc : Moncef Alaoui nommé au Directoire en charge de la banque de détail

Crédit du Maroc fait évoluer sa gouvernance. Lors de sa dernière réunion, le Conseil de surveillance a pris acte de la démission de Said Jabrani, membre du directoire en charge de la banque de détail, nommé par le Roi Mohammed VI en tant que directeur général de la Société nationale de garantie et de financement de l’entreprise.

Pour lui succéder, le Conseil a approuvé, à l’unanimité et sur proposition du Comité de nomination et de rémunération, la désignation de Moncef Alaoui comme nouveau membre du Directoire, en charge de la banque de détail, sous réserve de l’approbation de Bank Al-Maghrib.

Diplômé d’un master en management bancaire de l’ESSEC, Moncef Alaoui dispose de près de 25 ans d’expérience dans le secteur bancaire. Il a exercé des fonctions de haut niveau dans les domaines du développement commercial et du pilotage des réseaux, aussi bien sur les segments entreprise que grand public. Il a rejoint Crédit du Maroc en mars 2023.

En parallèle, le conseil de surveillance a décidé d’intégrer Mohammed Ali Ababou en tant que membre, sous réserve de l’aval de Bank Al-Maghrib.

Diplômé de HEC Paris et titulaire d’un doctorat en gestion, M. Ababou a occupé de hautes fonctions de direction dans le secteur bancaire et siège aujourd’hui dans plusieurs conseils d’administration d’institutions de référence.

CDM dépasse les attentes du marché en 2024 : AGR réitère sa recommandation à l’achat

Attijari Global Research n’avait pas caché son optimisme sur CDM en amont de la publication des résultats 2024. Un pari visiblement gagnant. « En marge de la publication des résultats annuels 2024 de CDM, force est de constater la concrétisation de notre scénario à travers des réalisations supérieures à nos prévisions et une performance du titre de près de +16% depuis notre recommandation initiale en octobre 2024 », écrit le bureau d’analyse dans sa dernière note.

Cette performance valide le scénario de croissance d’AGR, qui avait relevé son objectif de cours à 1.253 DH en janvier 2025. L’action CDM, cotée actuellement à 1.115 DH, offre encore un potentiel de +12%, avec un horizon de 9 mois.

Une performance opérationnelle solide, au-delà des anticipations

CDM a clôturé 2024 avec un produit net bancaire (PNB) de 3,3 MMDH, en progression de 12,9% sur un an. Ce niveau dépasse les 3,22 MMDH anticipés par AGR, avec un taux de réalisation de 103%. Cette croissance est tirée par les crédits à la clientèle, qui enregistrent une hausse exceptionnelle de 10,9%, leur plus forte progression depuis une décennie.

Les financements à l’équipement et à la promotion immobilière ainsi que le leasing s’illustrent comme les principaux relais de cette dynamique. En parallèle, les activités de marché génèrent 415 MDH, bien au-delà des 353 MDH prévus, et la marge d’intérêt progresse de 9,1%, en ligne avec les estimations.

Côté charges, la banque confirme sa discipline opérationnelle avec un coefficient d’exploitation ramené à 48,6%, contre 54,6% en 2023. L’amélioration s’explique en partie par la disparition de charges exceptionnelles liées à l’autonomisation, au Fonds spécial Séisme et au contrôle fiscal.

Le coût du risque recule à 398 MDH, soit une baisse de 10,5% par rapport à 2023, en ligne avec les prévisions.

Le RNPG atteint 741 MDH, en hausse de 47,3%, là encore au-dessus des 704 MDH attendus. Le dividende par action ressort à 41,7 DH, assurant un rendement de 3,7%, le plus élevé du secteur bancaire coté.

AGR table sur une croissance à deux chiffres jusqu’en 2026

Au-delà des résultats réalisés, c’est bien la trajectoire anticipée par AGR qui attire l’attention. D’après les prévisions, le PNB de CDM devrait atteindre 3,52 MMDH en 2025, puis 3,83 MMDH en 2026, soit une croissance moyenne annuelle de près de 7%.

Le résultat net suivrait une pente similaire : 780 MDH attendus en 2025, puis 846 MDH en 2026, ce qui prolongerait la dynamique actuelle tout en maintenant une distribution généreuse aux actionnaires (DPA prévus de 50 DH puis 54 DH). Le retour sur fonds propres (ROE) est projeté à 10,8% en 2026.

La rentabilité opérationnelle devrait aussi continuer à s’améliorer, avec un coefficient d’exploitation attendu à 47% en 2025, puis 46,1% en 2026, ce qui reflète une meilleure absorption des charges fixes par la croissance des revenus.

L’action CDM a progressé de +32,4% sur les 12 derniers mois, surperformant légèrement le MASI (+31,9%). « Nous maintenons un avis positif à l’égard du titre CDM avec une perspective de révision des prévisions et du cours objectif à court terme« , conclut AGR.

Crédit du Maroc. « Notre cap 2028 est 1 milliard de dirhams de résultat net »

Ce mardi 18 mars 2025 s’est tenue la présentation des résultats annuels du groupe Crédit du Maroc (CDM), qui consolide sa place dans le paysage bancaire national à travers une dynamique de transformation ambitieuse et structurée.

« Aujourd’hui, à titre d’exemple, on peut dire qu’on est un opérateur qui compte dans le paysage du leasing au niveau du Maroc », affirme Ali Benkirane, président du directoire de CDM, faisant allusion au dynamisme du groupe dans les différents secteurs.

Cette position s’est bâtie non seulement sur le développement commercial, « qui a consommé beaucoup de temps, beaucoup d’énergie », mais aussi sur la réorganisation en profondeur de la filière crédit, tant pour les clients retail que corporate. L’objectif est de réduire les délais de réponse et d’améliorer le time to market.

Le directeur général souligne que le CDM dispose désormais de « process et de parcours qui sont parmi les meilleurs au niveau du marché ». Cette avancée est le fruit d’une refonte du dispositif de supervision des crédits et d’un regroupement stratégique des activités crédit et risques en un seul pôle. « Ce pôle va être responsable de la gestion de nos risques, qu’ils soient risques opérationnels, risques de marché, mais surtout risques de crédit, de l’octroi jusqu’au recouvrement ».

« L’IT et le digital ont consommé beaucoup d’énergie au sein de la banque l’année dernière », confie Ali Benkirane. La banque a investi massivement dans l’application MyCDM pour les particuliers, aujourd’hui « parmi les meilleures du marché », ainsi que dans son portail corporate, offrant aux entreprises une autonomie accrue dans la gestion de leurs opérations.

Par ailleurs, le changement du core banking system a été amorcé avec succès. « Ce projet a connu un premier succès au mois de janvier de cette année avec la livraison du premier palier sur lequel nous n’avons pas rencontré beaucoup de problèmes opérationnels ».

Les ambitions de CDM

Toutes ces initiatives s’inscrivent dans un projet d’entreprise structurant, baptisé CDM Boost 2028, lancé dès le premier semestre 2023. Ce programme repose sur quatre axes majeurs :

  1. Accélérer la dynamique commerciale : sur les segments retail, corporate, métiers spécialisés et banque d’investissement.
  2. Transformer le modèle opérationnel : pour  » le rendre plus agile, plus compétitif » face à l’évolution du marché.
  3. Préserver des standards élevés en gestion des risques : « Nous avons des règles strictes en termes de provisionnement… et on veille à garder vraiment des standards élevés en termes de gestion de nos provisionnements, tout en permettant à la banque de se développer ».
  4. Renforcer l’engagement des collaborateurs : « Il est important que nos collaborateurs soient impliqués, soient engagés avec nous… c’est le projet de leur institution ».

« Trois chiffres à retenir pour mieux illustrer notre ambition. D’ici 2028, nous visons à doubler notre base client active pour atteindre environ 900.000 clients. Ensuite, nous avons pour objectif d’atteindre un produit net bancaire (PNB) de 4 MMDH, et enfin, un résultat net de 1 MMDH. Ces trois chiffres traduisent la trajectoire globale de développement que nous avons fixée pour la banque ».

Une année 2024 marquée par une performance commerciale soutenue

La performance commerciale de Crédit du Maroc (CDM) en 2024 confirme la dynamique engagée dans le cadre du programme CDM Boost 2028. Présentant les résultats, Saïd Jabrani, membre du directoire en charge du pôle de la Banque commerciale, souligne une année placée « sous le signe de la performance commerciale et d’une progression soutenue ».

« Nous avons fait évoluer et progresser nos crédits à la clientèle, mais également notre collecte globale de plus de 10% pour chacune », précise Saïd Jabrani.

Les crédits à la clientèle ont atteint 56,6 MMDH, en hausse de près de 11% par rapport à 2023, reflet de l’engagement de la banque et de ses filiales pour accompagner le financement du Royaume.

Côté collecte, la banque a franchi un palier historique de 72 MMDH, avec 57 MMDH en collecte bilan et 15 MMDH en hors bilan, soit une évolution de 10,2% sur un an.

Cette performance est également liée à un nouveau positionnement stratégique. « En 2024, nous avons affiché un nouveau positionnement qui est celui de la Banque de la Famille, qui se veut une banque facile, accessible, qui facilite le quotidien de ses clients, notamment les actifs de la classe moyenne qui travaillent dur tous les jours pour prendre en charge leur famille », explique-t-il.

Les encours de Crédit Habitat ont progressé de 3,6%, dépassant les 17 MMDH. La banque a également enregistré une croissance de 21% des encours Mourabaha via son activité participative Arreda.

Quant au crédit à la consommation, il affiche une croissance remarquable de plus de 11%, approchant les 4 MMDH. « C’est le témoin de tous les travaux qui ont été réalisés […] en termes de professionnalisation de notre activité Crédit de la consommation, qui nous a permis d’augmenter d’une manière importante notre production et nos encours », explique-t-il.

Le CDM a maintenu sa présence sur le marché des professionnels, participant à divers événements tels qu’ e-health, Médical Expo ou encore des salons de la dentisterie. « C’est un marché important pour nous ».

Les ressources à vue ont augmenté de 10,5% pour atteindre 39,8 MMDH, tandis que les ressources à terme ont bondi de 48%, dépassant les 5,9 MMDH.

La collecte hors bilan, notamment via les OPCVM, a progressé de plus de 15%, atteignant 10,6 MMDH, et les encours d’assurance-vie se sont établis à 4,6 MMDH.

La performance commerciale s’appuie sur une stratégie orientée client. « Nous avons lancé des packages gratuits qui démarrent à partir de 0 dirham, en 2024″. Autre innovation : les virements instantanés gratuits jusqu’à 510 dirhams.

Des résultats financiers historiques en 2024

« Des réalisations qui se veulent remarquables dans la continuité de ce qui a été présenté précédemment par mes collègues et qui confirment encore une fois notre capacité à atteindre nos ambitions aussi bien commerciales que financières », introduit Hanane Laala, directrice du pole finance.

Le produit net bancaire (PNB) consolidé a progressé de 12,9%, grâce à la performance de la banque elle-même et à la contribution positive de l’ensemble des filiales.

Cette hausse s’appuie également sur la marge d’intermédiation, en hausse de 9,1%, tirée par la croissance des encours et la résilience face aux fluctuations de taux.

« Nos charges générales d’exploitation évoluent de manière très maîtrisée de 0,4% dans un contexte de développement et d’investissement au sein de Crédit du Maroc », précise la directrice financière.

Cette stabilité permet à la banque de financer ses transformations tout en maintenant un fort levier de rentabilité.

Le coût du risque consolidé suit une tendance baissière : -10,5 % en 2024. « Il reflète encore une fois notre politique prudente et anticipative de gestion des risques adoptée historiquement par Crédit du Maroc ».

L’impact de cette maîtrise est significatif : « Notre résultat net consolidé progresse de 47,3% pour atteindre son plus haut niveau historique à 741 MDH ». Ce résultat s’inscrit dans une dynamique qui renforce la capacité bénéficiaire de la banque.

La marge sur commission progresse également de 5,4%, portée par les activités transactionnelles telles que le cash management, les flux internationaux, et l’ingénierie financière.

La plus forte progression revient aux opérations de marché, avec une hausse de 41,7%, « grâce à la montée en puissance des activités de change et obligataires […] dans un contexte de marché particulièrement positif à la fin de 2024 ».

Les charges d’exploitation atteignent 1,605 MMDH, leur évolution étant contenue grâce à un programme historique de rationalisation des coûts. Cette gestion permet à CDM d’afficher un résultat brut d’exploitation en hausse de 27,9% et un coefficient d’exploitation amélioré à 48,6%, soit un gain de 6 points.

Avec un coût du risque de 398,2 MDH (soit 0,7% des encours), la banque confirme sa gestion proactive des risques. Le taux de créances douteuses (CDL) est maintenu à 7%, avec un taux de couverture élevé à 89%, « l’un des meilleurs sur la place bancaire », souligne Hanane Laala.

Jalal Benchekroun, DG d’AtlantaSanad : « Notre ambition est d’être dans le top 3 du marché de l’assurance »

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, AtlantaSanad Assurance devient le partenaire exclusif de Crédit du Maroc en bancassurance. Un pas stratégique, évident et attendu qui redessine le paysage du secteur et ouvre la voie à de nouvelles opportunités de développement pour l’assureur.

Avec ce partenariat, AtlantaSanad peut désormais s’appuyer sur le réseau d’agences de Crédit du Maroc, qui sont au nombre de 272. Ces dernières s’ajoutent aux 364 agences du réseau exclusif de l’assureur et à ses 294 courtiers partenaires. Derrière cette alliance, des ambitions claires : renforcer la distribution, enrichir l’offre et capter une clientèle toujours plus large.

Pour mieux comprendre les enjeux de ce partenariat et les perspectives qu’il ouvre pour l’assureur, Médias24 s’est rendu au siège d’AtlantaSanad pour échanger avec son directeur général, Jalal Benchekroun.

Notre objectif est de faire croître notre segment vie. Avec l’acquisition stratégique de Crédit du Maroc par le groupe Holmarcom, nous pouvons aspirer à atteindre cet objectif plus rapidement

Médias24 : Le partenariat AtlantaSanad et Crédit du Maroc était attendu par le marché. Vous l’avez rendu effectif à partir du premier janvier 2025. La première question évidente à poser est quel sera l’impact sur votre activité ?

Jalal Benchekroun : Aujourd’hui, l’assurance-vie représente 25% du chiffre d’affaires d’AtlantaSanad, alors que la moyenne du marché tourne autour de 50%. Notre objectif est de faire croître notre segment vie, et cela vient essentiellement de la bancassurance.

Avec l’acquisition stratégique de Crédit du Maroc par le groupe Holmarcom, nous pouvons aspirer à atteindre cet objectif plus rapidement.

En rapatriant le portefeuille de Crédit du Maroc à AtlandaSanad, en plus de nos partenariats actuels, nous visons à aligner notre portefeuille sur les standards du marché, à savoir une structure de chiffre d’affaires plus équilibrée entre vie et non-vie.

— Donc vous continuez à commercialiser vos produits avec le CIH avec lequel vous avez un partenariat dans ce sens ?

— En effet, notre partenariat avec CIH Bank est stratégique. Le CIH, jusqu’à aujourd’hui, commercialise en exclusivité les produits d’AtlantaSanad, et cela va continuer.

Notre relation avec le CIH dure depuis plus de quinze ans. Nous avons un actionnaire commun, la CDG, et des participations croisées. C’est un partenariat clé pour nous, et nous voulons non seulement le maintenir, mais aussi le renforcer.

Désormais, nous disposons d’un portefeuille et d’un réseau assainis, ce qui nous permet d’aller chercher la croissance en non-vie, mais une croissance rentable

— Entre le CIH et Crédit du Maroc, la force de frappe commerciale d’AtlantaSanad sera décuplée. Qu’est-ce que cela va avoir comme impact et boost de votre chiffre d’affaires qui a été marqué par une baisse entre 2022 et 2023 en raison de l’assainissement du portefeuille ?

– En tant que société cotée, nous ne pouvons pas divulguer d’informations financières confidentielles avant leur publication officielle. Cependant, je peux vous donner un aperçu général de la tendance. La fusion entre Atlanta et Sanad était une opération importante qui a été finalisée en 2021. Elle a eu un impact significatif sur nos indicateurs financiers en 2022-2023. C’était un impact tout à fait attendu, prévu et planifié.

En plus de l’impact normal de la fusion, nous avons décidé, et c’était extrêmement courageux de la part de notre groupe, d’engager un processus d’assainissement fort. Nous avons renoncé à certaines activités déficitaires et fermé des points de vente non rentables ou problématiques.

Cet assainissement a été répercuté dans les bilans entre 2022 et 2023. Désormais, nous disposons d’un portefeuille et d’un réseau assainis, ce qui nous permet d’aller chercher la croissance en non-vie, mais une croissance rentable.

— Que voulez-vous dire par là ?

— Nous ne visons pas une croissance supérieure au marché. Notre objectif n’est pas d’augmenter uniquement les primes, mais d’avoir des couvertures d’assurance de qualité avec une sinistralité maîtrisée, pour un meilleur accompagnement de nos clients et une gestion rentable pour notre compagnie.

– Donc l’impact de l’intégration de la collaboration avec Crédit du Maroc…

— Ce partenariat nous permettra d’atteindre une croissance à deux chiffres en 2025. Cela combinera deux effets bénéfiques expliqués plus tôt : une croissance rentable et le démarrage d’un processus qui, à terme, conduira à atteindre une meilleure répartition du chiffre d’affaires de la compagnie entre les segments vie et non-vie.

Tous les contrats souscrits directement par Crédit du Maroc pour le compte de ses clients – notamment les assurances liées aux crédits – ont été transférés à AtlantaSanad, en maintenant les mêmes garanties et les mêmes primes

– Comment comptez-vous accompagner les clients de Crédit du Maroc dans cette transition, et quels sont les principaux produits que vous leur proposez ?

— Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les clients de Crédit du Maroc ont accès à une quinzaine de produits entre la prévoyance et l’épargne. Capital retraite, rente éducation, santé internationale… Toutes les grandes catégories d’assurance sont disponibles, aussi bien en agence que via les applications mobiles de la banque.

L’expérience client a été repensée pour être plus fluide et intuitive. En agence, la souscription est désormais 100% digitale. Pas de paperasse, tout est dématérialisé. Un changement qui s’accompagne d’une autonomie renforcée : chaque client peut consulter ses contrats, ajuster ses cotisations, effectuer un rachat ou déclarer un sinistre sans se déplacer.

Pour que cette transformation soit réellement efficace, nous avons mené un travail colossal pour que les conseillers de clientèle soient parfaitement informés, formés et accompagnés. Notre objectif est clair : garantir un conseil de qualité pour aider chaque client à faire un choix éclairé.

– Qu’arrive-t-il aux contrats d’assurance existants des clients de Crédit du Maroc souscrits auprès d’un autre assureur ?

— Deux cas de figure se présentent. À partir du 1ᵉʳ janvier 2025, tous les contrats souscrits directement par Crédit du Maroc pour le compte de ses clients – notamment les assurances liées aux crédits – ont été transférés à AtlantaSanad, en maintenant les mêmes garanties et les mêmes primes. Ce transfert s’explique par le fait que la banque est elle-même souscriptrice du contrat et qu’elle a le droit de changer d’assureur.

En revanche, pour les assurances souscrites individuellement par les clients via le précédent partenaire de Crédit du Maroc, rien ne change. Ces contrats continuent de courir tant que le client n’a pas manifesté le souhait de changer d’assureur. Par contre, tous les nouveaux contrats sont désormais placés chez AtlantaSanad.

– Quel est le cadre de réglementation pour un client de Crédit du Maroc qui souhaite résilier son ancien contrat pour le transférer chez AtlantaSanad ?

— La résiliation est un acte volontaire du client. Il doit en faire la demande en agence, et c’est ensuite l’établissement bancaire qui gère la procédure avec l’ancien assureur. Concernant la souscription du nouveau contrat, le conseiller bancaire joue évidemment un rôle clé pour conseiller son client et l’orienter vers le meilleur montage.

Notre ambition est d’arriver à 60% en assurance non-vie et 40% en assurance vie d’ici 2028

— Qu’en est-il des clients corporate ?

— Le partenariat entre AtlantaSanad et Crédit du Maroc ne se limite pas à la commercialisation de produits d’assurance pour les particuliers. Bien sûr, nous proposons des offres spécifiques aux besoins des clients particuliers. Mais pour les entreprises, la logique est différente.

L’accompagnement des clients corporate exige des solutions sur mesure. On ne peut pas traiter ces clients avec des offres standardisées. Nous travaillons donc avec Crédit du Maroc pour mettre en place des mécanismes permettant à ses clients de bénéficier des meilleures garanties et services d’AtlantaSanad.

L’enjeu est de bâtir une offre personnalisée et intégrée qui réponde aux besoins spécifiques de chaque entreprise.

L’accompagnement se fait aussi dans l’autre sens. Les clients d’AtlantaSanad qui ont des besoins en financement peuvent être orientés vers Crédit du Maroc. C’est un cercle vertueux qui renforce la synergie entre les deux entités de Holmarcom Finance Company.

– Quelles sont les ambitions d’AtlantaSanad en termes de positionnement sur le marché ?

— AtlantaSanad vise haut. Trois objectifs stratégiques guident notre trajectoire pour les prochaines années. Le premier est qualitatif.  Nous voulons être l’assureur marocain de référence. Plus qu’une question de chiffre d’affaires, il s’agit d’un positionnement : offrir la meilleure qualité de service, une expérience client exemplaire et une image forte. Nous sommes marocains, nous sommes fiers de notre ancrage et nous voulons accompagner l’évolution de l’économie marocaine.

Le deuxième objectif porte sur le rééquilibrage du portefeuille entre assurance-vie et non-vie. Aujourd’hui, nous sommes à 75% en non-vie et 25% en vie. Notre ambition est d’arriver à 60% en assurance non-vie et 40% en assurance vie d’ici 2028.

Enfin, le troisième axe qui est ambitieux : figurer dans le top 3 du marché global de l’assurance au Maroc. Nous avons toujours été dans le top 3 des assureurs non-vie. Maintenant, nous voulons être dans le top 3 de l’assurance tout court.

AtlantaSanad devient le partenaire exclusif de Crédit du Maroc en bancassurance

AtlantaSanad Assurance est, depuis le 1er janvier 2025, le partenaire de Crédit du Maroc pour la commercialisation des produits d’assurance et d’épargne auprès des clients particuliers et entreprises de la banque.

Cette collaboration stratégique entre les deux filiales de Holmarcom Finance Company s’inscrit dans la vision du Pôle Finance du groupe Holmarcom, qui mise sur le développement soutenu de ses filiales tout en accélérant la création de synergies entre elles, indique un communiqué conjoint.

Le partenariat en bancassurance permettra, d’une part, de créer un nouveau relais de croissance pour l’activité d’AtlantaSanad Assurance et, d’autre part, d’accompagner les ambitions de développement de Crédit du Maroc.

« En joignant l’expertise d’AtlantaSanad et les capacités de distribution et de conseil de Crédit du Maroc, nous sommes en mesure d’offrir aux clients de la banque une réelle valeur ajoutée en matière de protection et d’épargne. Ce nouveau partenariat va nous permettre de drainer des volumes supplémentaires et de renforcer de façon significative notre position sur le marché dès 2025 », a déclaré Jalal Benchekroun, directeur général d’AtlantaSanad Assurance, cité dans le communiqué.

Fort d’un partenariat historique et ambitieux en bancassurance avec CIH Bank, AtlantaSanad réalisera, grâce à ce nouveau contrat, une progression remarquable de ses performances et de sa part de marché, note la même source.

De son côté, Crédit du Maroc bénéficiera de ce partenariat pour élargir son offre de services, renforcer sa proximité avec ses clients et soutenir ses objectifs de croissance. « Nous nous réjouissons de la mise en place de ce partenariat, qui va contribuer à dynamiser notre activité de bancassurance, pour laquelle nous avons des objectifs ambitieux. Avec notre nouveau partenaire, AtlantaSanad, nous mettons à la disposition de nos clients une offre complète de produits diversifiés et compétitifs, des parcours fluides et digitalisés, ainsi qu’une qualité de service aux meilleurs standards du marché », a déclaré Ali Benkirane, président du directoire de la banque.

Ce partenariat, effectif depuis le 1er janvier 2025, n’a aucun impact sur les engagements pris envers les clients de Crédit du Maroc, souligne le communiqué. Les garanties et les primes d’assurance restent inchangées, assurant ainsi une continuité des couvertures souscrites.

Holmarcom va céder 11,30% du capital de CDM au public pour plus d’un milliard de DH

Selon la note de l’opération publiée à cette occasion, cette opération a pour objectif:

Cette opération fait suite à l’accord donné par le conseil d’administration du groupe Holmarcom réuni en date du 26/08/2024 en vue de la cession par HFC au profit du public et le cas échéant, au profit des salariés, d’un maximum de 1.414.558 actions détenues par HFC dans le capital de Crédit du Maroc (CDM) et représentant au maximum 13% du capital social et des droits de vote de CDM pour un prix de cession compris dans une fourchette entre 840 dirhams et 900 dirhams par action.

Cela a été suivi d’un conseil d’administration d’HFC réuni en date du 17 octobre 2024 qui a acté la cession de 11,3% au prix de 850 DH/ action.

Voici les caractéristiques de l’opération

Nouvelle organisation chez CDM, Ali Chorfi rejoint le directoire en charge du Corporate & Investment Banking

Lors de cette séance, le conseil de surveillance a décidé, à l’unanimité et sur proposition du Comité de nomination et de rémunération, de nommer Ali Chorfi, membre du directoire en charge du Corporate & Investment Banking, sous réserve de l’approbation de Bank Al-Maghrib, annonce un communiqué de Crédit du Maroc.

Diplômé de l’école de commerce Solvay de Bruxelles, Ali Chorfi a acquis une riche expérience, au niveau national et international, dans les domaines de la banque et de l’audit, avant de rejoindre Crédit du Maroc en 2012 pour prendre la responsabilité de la Direction des Grandes Entreprises, indique le communiqué. Il a assumé, depuis, de nouvelles missions au sein de la banque et a été nommé en 2020 directeur général adjoint, membre du Comité de direction générale, en charge du Corporate et Investment Banking.

Deux nouveaux pôles

Après avoir rejoint le giron du groupe Holmarcom, Crédit du Maroc a achevé avec succès le processus d’autonomisation et entamé le déploiement de son nouveau plan stratégique qui a permis d’accomplir de premières réalisations significatives pour le développement de la banque et d’enregistrer une nette progression de ses résultats, se félicite la banque.

Afin d’accompagner cette dynamique, l’organisation de la banque évolue pour contribuer à accélérer la mise en œuvre opérationnelle des différents chantiers du nouveau plan. Son élaboration a été guidée, selon la banque, par les principes suivants :

• renforcer les synergies entre les différentes lignes métiers et les marchés ;
• améliorer l’efficacité opérationnelle sur l’ensemble des activités ;
• garantir une meilleure expérience client.

La nouvelle organisation de Crédit du Maroc sera désormais portée par différents pôles, dont deux nouveaux :

• Le pôle « Retail Banking & Marketing » qui est issu du rapprochement des activités Marketing et Retail pour garantir une mise en œuvre plus efficiente des feuilles de route.
• Le pôle « Lignes Métiers Spécialisés » qui permettra de structurer l’organisation commerciale autour des marchés (Part, PRO, TPE, PME et GE) et des lignes métiers spécialisés.

Les différents pôles seront placés sous la responsabilité des membres du directoire de Crédit du Maroc qui est composé de :

Ali Benkirane, président du directoire ;
Younes Lahlou, membre du directoire en charge du Fonctionnement ;
Saïd Jabrani, membre du directoire en charge de la Banque commerciale ;
Ali Chorfi, membre du directoire en charge du Corporate et Investment Banking.

Crédit du Maroc : hausse de 37% du RNPG à fin juin 2024

Le groupe Crédit du Maroc (CDM) affiche à fin juin 2024 un encours crédit en hausse de 7,9% à près de 55 MMDH. « Cette progression est notamment soutenue par les crédits aux entreprises. Ces derniers qui ont atteint, à fin juin 2024, 32,7 MMDH, affichent une hausse significative de 13,5%, attribuable aux performances du crédit aux promoteurs immobiliers (+40%), du crédit-bail (+33,7%), du crédit à l’équipement (+27,2%) et du crédit court terme (+3,1%) », explique le groupe.

Pour leur part, les crédits aux ménages ont évolué de 4,1% et se situent à 21 MMDH, bénéficiant de la bonne tenue tant du crédit à la consommation que du crédit à l’habitat qui se sont appréciés respectivement de 6,7% et de 3,6%

Les ressources bilan ont augmenté de 4,8% à 54,8 MMDH. Cette évolution a été portée par les ressources à vue et les ressources d’épargne qui ont progressé respectivement de 6,2% et de 2,4% pour s’établir à 38,829 MMDH et à 10,192 MMDH. Les dépôts à terme se sont élevés, quant à eux, à 4,458 MMDH, soit en hausse de 31,8%

Le produit net bancaire consolidé s’est élevé, au titre du premier semestre 2024, à 1,606 MMDH, enregistrant une progression de 12,6% par rapport au premier semestre 2023. Une progression tirée par l’amélioration de la marge nette d’intérêt de 9,6% à 1,18 MMDH et de la hausse de la marge sur commissions de 9,1% à 246 MDH. Parallèlement, le résultat des opérations de marché a atteint 219 MDH, en hausse de 30,2%.

Porté par l’évolution positive du PNB consolidé, le résultat brut d’exploitation s’est renforcé de 17,6% à 824 MDH au premier semestre 2024. Le coefficient d’exploitation a connu une amélioration de 218 points de base pour se situer à 48,7%.

Le coût du risque consolidé s’est replié de 32,6% à 112 MDH, résultat d’une sinistralité maîtrisée et anticipée.

Les créances en souffrance ont limité leur croissance à 2,1% pour se situer à 4 MMDH, avec un taux de créances douteuses et litigieuses qui s’est amélioré de 42 bps à 7,4%.

Le résultat net part du groupe Crédit du Maroc s’est élevé à 391 MDH, en hausse de 36,8% par rapport au premier semestre 2023, bénéficiant d’une bonne dynamique commerciale et d’une évolution favorable du coût du risque.

Le communiqué de la banque rappelle que, sous l’égide de son nouvel actionnaire, Crédit du Maroc s’est fixé des « objectifs de croissance ambitieux dans le cadre de son plan quinquennal ». Le plan vise l’accélération de la dynamique commerciale supportée essentiellement par la refonte de l’offre et des parcours clients, l’accélération de la transformation digitale et l’amélioration continue du service client.