Les CRI et l’ANEF au menu du prochain Conseil de gouvernement

Au début de ses travaux, le Conseil examinera un projet de loi portant approbation du décret-loi modifiant la loi portant création de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) ainsi qu’un autre projet de loi portant approbation du décret-loi complétant la loi relative à la réforme des centres régionaux d’investissement (CRI) et à la création des commissions régionales unifiées d’investissement (CRUI), précise la même source.

Le Conseil de gouvernement poursuivra ses travaux par l’examen d’un projet de décret instaurant des mesures réglementaires au profit des ingénieurs et des architectes exerçant au sein du ministère de la Justice et d’un autre projet de décret modifiant et complétant le décret fixant la vocation des établissements universitaires, les cycles des études supérieures ainsi que les diplômes nationaux correspondants.

Il se penchera ensuite sur l’examen d’un accord relatif à la reconnaissance réciproque des permis de conduire entre les gouvernements du Royaume du Maroc et de la République du Tchad, signé à Dakhla le 14 août 2024, ainsi que sur le projet de loi portant approbation dudit accord.

À la fin de ses travaux, le Conseil de gouvernement examinera des propositions de nomination à de hautes fonctions, conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, conclut le communiqué.

Le CRI Fès-Meknès prépare un nouveau plan d’action

Lors de son 13e conseil d’administration, le Centre régional d’investissement, CRI Fès-Meknès a présenté son bilan 2024 et tracé les grandes lignes de son nouveau plan d’action. Sous la présidence de Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’investissement, la session a mis en lumière les réformes visant à dynamiser l’investissement, à simplifier les démarches pour les investisseurs et à renforcer la compétitivité économique de la région.

Cette session a été consacrée à la présentation du bilan des activités, à l’évaluation des performances du Centre et à l’approbation des comptes de l’exercice 2024, indique un communiqué du CRI.

Lors de l’ouverture des travaux, le ministre a rappelé les orientations royales du Roi Mohammed VI, visant à renforcer le processus de développement national à travers la promotion de l’investissement productif. Il a souligné l’importance d’accélérer l’implémentation de ces projets et de suivre leur exécution sur le terrain, afin d’inaugurer une nouvelle ère de croissance et de consacrer le Royaume comme une destination privilégiée d’investissement tant au niveau régional qu’international.

Le ministre a également mis en lumière la réforme des CRIs, qui vise notamment à renforcer leur rôle de référent en matière d’investissement au niveau régional. Cette réforme permet de simplifier les procédures liées à l’investissement, dans le but d’accélérer et d’uniformiser le parcours des investisseurs, ajoute la même source.

Le président du conseil d’administration a, pour sa part, salué le dynamisme soutenu du CRI et l’efficacité de la commission régionale unifiée d’investissement (CRUI). Cette commission s’est imposée comme un cadre unifié et concerté pour l’examen et la prise de décisions concernant les projets d’investissement, apportant célérité et transparence, et renforçant la sérénité du climat des affaires dans la région.

Karim Zidane a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour améliorer l’environnement des affaires et ainsi consolider la position du Maroc en tant que destination de choix pour les investisseurs.

Il a exhorté le directeur du CRI Fès-Meknès à déployer des efforts au niveau régional pour mieux accompagner et promouvoir l’investissement, et faciliter l’acte d’investir pour les entreprises et les porteurs de projets. À cet égard, un nouveau plan d’action, qui intégrera une approche territoriale du développement économique, sera présenté lors du prochain conseil d’administration. Ce plan servira de feuille de route pour stimuler davantage l’investissement, renforcer l’offre territoriale intégrée et améliorer l’attractivité de la région.

Le président du conseil d’administration a également invité l’ensemble des acteurs de l’écosystème à soutenir la dynamique d’investissement au niveau régional et national, afin de concrétiser les objectifs de la nouvelle Charte de l’investissement, en particulier la création d’emplois stables, la réduction des disparités entre les provinces et préfectures en matière d’attraction des investissements, et l’orientation des investissements vers les secteurs prioritaires et les métiers d’avenir.

Ce conseil d’administration a offert l’occasion au directeur général du CRI Fès-Meknès de présenter le bilan des réalisations du CRI pour l’année 2024, ainsi que les états financiers de l’exercice 2024.

CRI et collecte de dons au menu du prochain Conseil de gouvernement

Le Conseil poursuivra ses travaux par l’examen de deux projets de décret, le premier met en application la loi régissant l’organisation des opérations de collecte de dons auprès du public et la distribution des aides à des fins caritatives, alors que le second concerne la création de la zone d’accélération industrielle de Benguérir.

Par la suite, le Conseil procèdera à l’examen du statut du Centre arabe d’études pour les politiques sociales et la lutte contre la pauvreté dans les pays arabes, adopté au Caire le 9 septembre 2021 et signé par le Royaume du Maroc le 13 mars 2024, ainsi que du projet de loi approuvant ce statut.

À la fin de ses travaux, le Conseil examinera des propositions de nomination à de hautes fonctions.

Charte de l’investissement : 244 MMDH mobilisés et des réformes pour réduire les disparités territoriales

Lors de son intervention à la Chambre des conseillers, le mardi 7 janvier 2025, Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, a présenté un bilan chiffré des efforts engagés dans le cadre de la nouvelle Charte de l’investissement.

L’objectif principal de la Charte de l’investissement est de mobiliser 550 milliards de DH d’investissements privés et de créer 500.000 emplois entre 2022 et 2026. À mi-parcours, les résultats sont déjà à la hauteur des ambitions.

« Ces chiffres témoignent de la dynamique créée par la Charte de l’investissement et confirment l’attrait de notre économie », a déclaré le ministre.

L’amélioration du climat des affaires est l’autre pierre angulaire de cette stratégie. Une feuille de route ambitieuse, comprenant 46 initiatives, a été adoptée pour faciliter les investissements. D’après Karim Zidane, 83% de ces initiatives ont été lancées fin 2024, contribuant à :

Depuis l’entrée en vigueur de la Charte, 171 projets d’investissements ont été validés par la commission nationale. Parmi eux, 53 projets sont financés par des capitaux étrangers provenant de 18 pays, pour un montant total de 94 milliards de dirhams, soit 30 % des investissements globaux approuvés. Ces initiatives étrangères devraient engendrer la création de 54.000 emplois.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré une hausse significative, atteignant 39,6 milliards de dirhams à la fin novembre 2024, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.

Le ministre a également mis en avant les efforts déployés pour attirer les investisseurs marocains résidant à l’étranger, citant le développement d’une plateforme numérique innovante et l’organisation de rencontres internationales pour promouvoir les opportunités d’affaires dans le royaume.

La Charte de l’investissement accorde une attention particulière à la réduction des disparités régionales. Une « prime territoriale », couvrant 80 % des provinces marocaines, a été mise en place. Cette mesure a permis à 48 projets de voir le jour dans des zones moins attractives, représentant 32 % des projets approuvés. Par ailleurs, des efforts sont en cours pour décentraliser la gestion des projets inférieurs à 250 millions de dirhams, afin de les traiter directement au niveau régional.

Karim Zidane a également présenté les prochaines étapes de la stratégie gouvernementale en matière d’investissement :

« Le Maroc continue de consolider sa position comme destination de choix pour les investisseurs, tout en s’assurant que cette dynamique profite à toutes les régions du pays », a affirmé le ministre.

Adoption définitive de la nouvelle loi sur les CRI

La Chambre des représentants a adopté, le lundi 9 décembre, le projet de loi n° 22.24 modifiant et complétant la loi n° 47.18 portant réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI) et la création des Commissions régionales unifiées d’investissement (CRUI), dans le cadre d’une deuxième lecture.

Ce texte législatif devrait apporter un changement fondamental pour les CRI, consolidant leur rôle en tant qu’acteurs clés dans la promotion de l’investissement au niveau régional. Il vise ainsi à unifier le cadre de prise de décisions relatives à l’investissement à travers la création des Commissions régionales unifiées d’investissement, la simplification des procédures, l’amélioration des délais de traitement des dossiers d’investissement et la réduction des taux de rejet des projets.

Le projet de loi a été approuvé par 120 députés, tandis que 57 autres se sont abstenus. À cette occasion, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a expliqué que les amendements apportés à ce projet de loi visent, entre autres, à améliorer la rédaction juridique, à corriger certaines erreurs et à clarifier quelques aspects du texte, notamment en ce qui concerne les compétences des CRI et la composition de leurs conseils d’administration.

Les amendements ont aussi pour objectif de supprimer le poste de directeur général des services de la région de la composition des CRUI, ce poste étant remplacé par celui de président de la région, a-t-il poursuivi, saluant l’interaction positive des parlementaires avec ces textes juridiques.

Karim Zidane a souligné en outre que les amendements, qui concernaient principalement trois articles (1, 2 et 4), incluent également l’obligation d’obtenir une attestation d’acceptabilité environnementale pour les projets d’investissement soumis à une évaluation d’impact environnemental (EIE), relevant des compétences de la CRUI.

Ces amendements, a-t-il ajouté, ont pour but d’accélérer et d’unifier le parcours des investisseurs, de renforcer l’obligation de présenter des rapports aux autorités de tutelle et au wali de la région, afin de renforcer la coordination entre les niveaux régional et central.

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Réforme des CRI : le projet de loi discuté au Parlement

Ce nouveau texte entame le circuit législatif habituel, avant son adoption puis sa publication au Bulletin officiel et son entrée en vigueur.

Il intervient en application de la vision royale visant à faire de l’investissement un moteur du décollage économique et de la création d’emplois, mais aussi en réponse au challenge fixé par le Roi pour le secteur privé visant à créer 500.000 emplois en 2026, et atteindre 550 milliards de DH d’investissement.

Une nouvelle étape de la réforme entamée dans le secteur de l’investissement

La réforme et le développement des CRI est une nouvelle étape de la réforme de la politique de l’Etat entamée dans le secteur de l’investissement, avec pour objectif d’améliorer la dynamique de l’investissement et l’accompagnement du décollage économique dans le Royaume.

La nouvelle réforme, qui s’appuie sur les réalisations et les acquis du secteur, vise à renforcer le rôle central des CRI, et à étendre leurs prérogatives. Elle vise également à améliorer l’efficacité de ces centres, et celle des commissions régionales unifiées d’investissement, mais aussi l’opérationnalisation de la gouvernance unifiée et la déconcentration de l’investissement.

Ce texte comprend ainsi plusieurs nouveautés, dont le renforcement de la gouvernance des CRI, les recours déposés par les investisseurs, le traitement des dérogations liées au domaine de l’urbanisme, en plus de l’élargissement des prérogatives de ces centres.

Renforcement de la gouvernance des CRI

Le renforcement de la gouvernance des CRI est l’une des grandes lignes de cette loi, qui prévoit que le conseil d’administration de ces centres se réunisse sous la présidence du chef du gouvernement, ou de l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. Ce conseil se réunit deux fois par an, au lieu de trois fois précédemment.

Ce texte dote également les CRI d’une structure adaptée aux spécificités de chaque région, et y crée un nouveau poste de secrétaire général, ayant pour fonction notamment de soutenir le directeur dans les siennes.

Quant aux commissions régionales unifiées d’investissement, leur présidence a été confiée aux directeurs des CRI. Les secrétaires généraux, dont les postes seront créés, seront pour leur part nommés comme vice-présidents desdites commissions. Ces changements impliquent par ailleurs la modification des compositions des différentes commissions régionales.

Réduction du délai de traitement des dossiers d’investissement à 30 jours

Ce texte a également revu la procédure de traitement des dossiers d’investissement, dont le délai a été raccourci, selon les dispositions de la loi 55.19 relative à la simplification des procédures et formalités administratives et ses textes d’application, à 30 jours.

Le schéma ci-dessous montre la nouvelle procédure de traitement de ces dossiers par les commissions régionales unifiées d’investissement.

Après l’annonce de la décision des commissions régionales, ce sont les présidents qui veillent à :

– mettre en œuvre les décisions, avis de conformité et avis d’approbation émis par les commissions ;

– préparer des rapports trimestriels sur les difficultés rencontrées par les commissions dans le traitement des dossiers d’investissement reçus, et sur les cas de retard constatés dans le prononcé des décisions administratives ;

– préparer les rapports semestriels sur les réalisations des commissions, lesquels sont remis aux autorités de tutelle et aux walis des différentes régions.

Ce texte souligne par ailleurs que les walis des régions, conformément à leurs tâches et pouvoirs constitutionnels et réglementaires, se voient confier un rôle central dans le domaine de l’investissement, qui est représenté dans la coordination, l’activation des décisions et le traitement des recours.

Déconcentration des projets d’investissement de moins de 250 MDH

Pour ce qui est des projets d’investissement dont le montant est inférieur à 250 millions de DH, les CRI se chargent de préparer les projets de convention d’investissement dans le cadre du dispositif d’appui à l’investissement institué par la loi-cadre 03.22 formant Charte de l’investissement, en coordination avec les représentants des services déconcentrés régionaux compétents. Ces conventions sont par la suite approuvées par les commissions régionales.

En leur qualité de présidents desdites commissions, les directeurs des CRI se chargent, dans le cadre de ces projets, de :

–  calculer le montant de l’investissement qui peut bénéficier d’une subvention, en coordination avec les représentants des services déconcentrés concernés ;

– soumettre les projets de conventions d’investissement à l’approbation des commissions régionales ;

– présenter les projets de conventions d’investissement approuvés par les commissions régionales à la signature des walis, des responsables des services déconcentrés régionaux compétents et de l’investisseur concerné ;

– préparer des rapports périodiques sur l’avancement réalisé dans l’exécution des conventions d’investissement, lesquels sont déposés aux autorités de tutelle, ainsi qu’aux wali, gouverneurs et au secrétariat de la commission nationale de l’investissement.

Des dérogations en matière d’urbanisme dans les secteurs industriel et hôtelier

Ce texte stipule, d’autre part, des dérogations en matière d’urbanisme, qui concernent exclusivement les secteurs industriel et hôtelier.

Dans ce sens, seules les commissions régionales donnent leur avis sur les demandes de dérogation en matière d’urbanisme, en veillant à :

– ce qu’aucune dérogation ne soit faite au niveau des terrains destinés à l’équipement public, des espaces verts, routes d’aménagement ou zones d’irrigation, zones exposées aux inondations ou aux aléas, et des zones protégées ;

– la nécessité de préserver les monuments historiques, le caractère patrimonial des villes anciennes et l’harmonie esthétique et architecturale des villes.

Les dérogations dans l’urbanisme sont accordées exclusivement par le chef du gouvernement, après avis positif des commissions régionales unifiées d’investissement.

Les recours déposés par les investisseurs examinés par les walis et la commission ministérielle de recours

Il s’agit de l’autre nouveauté instituée par cette loi. Celle-ci met en place une commission ministérielle de recours, en remplacement de la commission ministérielle de suivi, et met fin à l’ancienne procédure de traitement des recours, qui renvoyait ceux-ci aux commissions régionales unifiées d’investissement pour réexamen.

Ce texte renforce ainsi les rôles des walis et de la commission ministérielle de recours. Les recours déposés par les investisseurs contre les décisions négatives émises par les commissions régionales sont ainsi examinés par les walis dans un délai ne dépassant par 15 jours, et par la commission ministérielle dans un délai ne dépassant pas 30 jours.

Une banque de projets pour promouvoir l’investissement productif dans la région Béni Mellal-Khénifra

Le Centre régional d’investissement (CRI) Béni Mellal-Khénifra a dévoilé, le jeudi 30 mai, sa nouvelle banque de projets, une initiative qui vise à promouvoir l’attractivité territoriale et à faciliter l’installation d’investisseurs nationaux et étrangers.

Ce nouvel outil, qui s’adresse aux porteurs de projets, aux investisseurs et à l’ensemble des acteurs économiques intéressés par le développement de la région Béni Mellal-Khénifra a été mis en place par le Centre régional d’investissement de la région en coordination avec l’ensemble des acteurs régionaux et des départements sectoriels régionaux.

Chaque projet est présenté de manière détaillée, avec des informations sur sa faisabilité, sa rentabilité et son impact potentiel sur le développement local. Les fiches projets sont structurées autour de rubriques permettant aux utilisateurs d’avoir les données préliminaires nécessaires pour apprécier l’opportunité d’affaire, une introduction au projet, qui contient l’intitulé du projet, les produits principaux et les produits dérivés, les débouchés et les marchés cibles, outre la superficie et la proposition indicative de la localisation, et les besoins en intrants.

Des données quantitatives et financières sur les projets sont également fournies tels que le programme d’investissement, la capacité de production, l’emploi, le TRI moyen et le délai de récupération du capital. La troisième rubrique est quant à elle dédiée à la présentation de l’opportunité avec une description de l’attractivité du marché et des potentialités de la région. La dernière rubrique met l’accent sur les mesures incitatives et les normes applicables spécifiques au projet.

La banque de projets, accessible en ligne sur le site web du CRI via le lien banquedeprojets.coeurdumaroc.ma permettra de donner plus de visibilité aux acteurs régionaux pour entreprendre les dispositions nécessaires afin d’accompagner et d’encourager les filières promues dans cette banque de projets.

Les fiches projets permettent à l’utilisateur d’avoir une idée plus claire sur le projet et une indication sur l’opportunité qu’il représente, afin d’entamer les études détaillées nécessaires pour s’assurer de sa rentabilité.

Plusieurs objectifs sont assignés à cette banque de projets notamment l’orientation des investisseurs vers des projets à forte valeur ajoutée et la promotion des opportunités d’investissement des projets permettant à la région de s’inscrire dans les métiers d’avenir et les métiers mondiaux du Maroc.

Un nouveau projet de loi pour étendre les prérogatives des CRI

Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi 3 mai à Rabat, a adopté le projet de loi n°22.24 modifiant et complétant la loi n°47-18 portant réforme des centres régionaux d’investissement (CRI) et création des commissions régionales unifiées d’investissement.

Présenté par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la réforme des CRI, en exécution des orientations du Roi Mohammed VI.

Le projet de cette nouvelle réforme, tout en s’appuyant sur les réalisations et les acquis accomplis, vise à renforcer le rôle central des CRI et à étendre leurs prérogatives.

Ce projet de loi comprend plusieurs nouveautés, dont le renforcement de la gouvernance des CRI, les recours déposés par les investisseurs, le traitement des dérogations liées au domaine de l’urbanisme, en plus de l’élargissement des prérogatives de ces centres.

Une gouvernance renforcée et de nouvelles prérogatives

Le nouveau projet de loi prévoit que le conseil d’administration des CRI se réunisse sous la présidence du chef du gouvernement ou de l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. Quant aux comités régionaux d’investissement, le texte confie leur présidence au directeur du centre régional d’investissement.

Concernant les recours déposés par les investisseurs contre les décisions négatives de la commission régionale d’investissement, un nouveau système a été mis en place pour encadrer le processus de contestation et garantir son efficacité. Dans ce cadre, la commission ministérielle de pilotage a été remplacée par une commission ministérielle des recours présidée par le chef du gouvernement, afin de lui permettre de s’acquitter pleinement des tâches qui lui sont confiées en matière de décision sur les recours qui lui sont soumis.

D’autre part, le projet stipule que les dérogations en matière d’urbanisme sont délivrées exclusivement par le chef du gouvernement après l’aval de la commission régionale d’investissement, au profit de tout projet d’investissement réalisé dans le secteur industriel ou hôtelier.

Le projet de loi prévoit également l’élargissement des prérogatives des centres régionaux d’investissement pour inclure la préparation des projets d’accords d’investissement dont le montant est inférieur à 250 millions de DH, en coordination avec les représentants des services décentralisés régionaux compétents. Conformément aux dispositions du projet, les projets de ces accords seront approuvés par la commission régionale d’investissement et signés par le gouverneur de la région, les responsables des services décentralisés régionaux compétents et l’investisseur concerné.

L’étude sur la simplification et l’optimisation des parcours de l’investisseur lancée

La finalité de cette étude est de simplifier les principales procédures administratives liées à l’acte d’investir, à travers une approche basée sur une logique de « parcours de bout en bout », en s’appuyant notamment sur la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes d’information des différentes administrations, explique un communiqué des deux départements.

Ce chantier stratégique, piloté conjointement par les deux ministères, en association avec les centres régionaux d’investissement et les différentes parties prenantes, vise à faciliter durablement l’acte d’investir et s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route pour l’amélioration du climat des affaires 2023-2026, lancée en mars 2023 par  le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, rappelle la même source.

Lors de cette réunion, l’accent a été mis sur la priorisation d’une quinzaine de parcours prioritaires, comme par exemple celui pour réaliser un projet d’investissement dans l’hôtellerie ou pour un projet d’unité de fabrication dans l’industrie. Cette priorisation dans le choix des parcours sera basée sur leur impact en termes de création d’emplois et de récurrence du parcours par région.

Pour assurer une convergence efficace sur ce chantier stratégique du climat des affaires et une bonne intégration avec les autres chantiers e-gov portés par le département de la transition numérique, une convention de partenariat entre le ministère de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, et le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, a été signée à l’occasion de cette réunion de lancement.

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Réforme des CRI : l’amendement de la loi 47-18 est sur les rails

Depuis l’adoption du décret actant le passage de la tutelle des Centres régionaux d’investissement (CRI) du ministère de l’Intérieur au chef du gouvernement en mai 2023, et la délégation de cette tutelle au ministère de l’Investissement, il reste une étape cruciale pour compléter ce changement de tutelle.

Nous l’écrivions déjà en mai 2023 : c’est l’amendement de la loi 47-18. Une source sûre assure que les modifications et les termes du changement ont été arrêtés en commun avec le département de l’Intérieur. « Le projet de loi est finalisé. Le texte va venir dans les prochaines semaines », nous confie une source sûre.

L’amendement de la loi permettra d’acter le changement de tutelle pour les Commissions régionales unifiées d’investissement (CRUI), qui sont actuellement toujours présidées par les walis. Objectif : harmoniser les textes réglementaires, finaliser la nouvelle tutelle et accélérer la mise en œuvre de la réforme en cours des CRI.

Récemment, Mohcine Jazouli s’est réuni avec les directeurs des CRI pour entamer un « nouveau palier de la réforme permettant de consolider leur positionnement, d’accélérer la croissance économique et de dynamiser la création d’emplois au niveau des territoires ».

L’enjeu pour les centres est de passer du statut de facilitateur administratif de l’acte d’investir – selon le principe du guichet unique qui apporte accompagnement et suivi – pour devenir les principaux interlocuteurs de l’investisseur au niveau régional, avec un élargissement de leur champ d’action au développement des investissements à l’échelle territoriale, à la planification, à la promotion et au climat des affaires, entre autres.

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CRI Tanger-Tétouan-Al Hoceima : extension du siège pour 8 MDH

Le siège actuel du Centre régional d’investissement de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (CRI TTA) se situe au niveau du quartier administratif de la ville de Tanger. La parcelle de terrain retenue pour l’extension du siège est contiguë à celle du bâtiment existant abritant les locaux actuels, et occupe une superficie d’environ 400 m2.

L’appel d’offres précise que ce projet de réaménagement et d’extension du siège social du CRI TTA a pour objectif d’offrir des espaces de travail permettant d’accroître la performance et la fonctionnalité des locaux.

L’objectif est de développer des espaces offrant un environnement de travail mieux adapté aux usagers de l’établissement, en prenant en considération les valeurs et les missions de ce dernier. Le lieu doit assurer de bonnes conditions d’accueil et de réception des visiteurs, ainsi que de bonnes conditions de travail aux collaborateurs.

Il s’agit également de mettre en valeur le bâtiment existant tout en préservant son originalité, et de proposer un volume d’extension à la fois moderne et cohérent avec le bâtiment existant et les bâtiments avoisinants.

 

Lancement de l’alignement stratégique des CRI

Avec le changement de tutelle intervenu en mai dernier, cette réunion marque le lancement du nouveau palier de la réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI), qui sont appelés à superviser l’intégralité du processus d’investissement et à en accroître l’efficience, ainsi qu’à assurer de meilleurs services d’accompagnement au profit des porteurs de projets jusqu’à leur concrétisation finale.

Cet alignement stratégique permettra notamment de définir le nouveau positionnement des CRI et de décliner la feuille de route du nouveau palier de leur réforme, tout en capitalisant sur les acquis réalisés dans le cadre de la loi 47-18.

Lors de la réunion, le ministre a rappelé que ce nouveau palier s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour faire de l’investissement privé le moteur de la relance économique en vue d’atteindre les objectifs fixés par le Roi Mohammed VI, à savoir 550 milliards de DH d’investissement privé et 500.000 emplois créés à horizon 2026.

Après l’opérationnalisation de la nouvelle Charte de l’investissement, l’instauration de la Commission nationale des investissements, l’unification de la gouvernance de l’investissement autour du chef du gouvernement et le lancement de la feuille de route d’amélioration du climat des affaires 2023-2026, c’est l’alignement stratégique des CRI, acteurs de référence de l’investissement dans les territoires, qui sera au cœur de l’action du département de l’Investissement pour les mois à venir.