Arrestation à Casablanca d’un ressortissant néerlandais d’origine turque recherché par Interpol

D’après une source sécuritaire, l’individu a été arrêté dès son arrivée à bord d’un vol en provenance de l’aéroport d’Istanbul, ajoutant que l’opération de pointage dans la base de données d’Interpol a révélé que le suspect fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires néerlandaises pour son implication présumée dans une affaire liée à la possession et au trafic d’armes à feu.

Il a été placé en garde à vue dans le cadre de la procédure d’extradition, relève la même source, notant que les autorités judiciaires néerlandaises ont été avisées de cette interpellation, dans l’attente de l’envoi du dossier d’extradition.

Cette interpellation s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire internationale ainsi que des efforts soutenus déployés par les services de sûreté marocains en matière de poursuite des personnes recherchées au niveau international pour des crimes transfrontaliers.

Arrestation à Marrakech de deux ressortissants français ayant participé à la spectaculaire évasion de Mohamed Amra

Pour rappel, cette spectaculaire évasion, qui remonte au 14 mai 2024, d’une prison de Marseille s’était soldée par la mort de deux fonctionnaires.

Samedi 22 février, Mohamed Amra, le fugitif le plus recherché de France, a été arrêté à Bucarest en Roumanie. Mais il restait à mettre la main sur une dizaine de ses présumés complices. Du côté marocain, c’est chose faite.

Dimanche en début de soirée, selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les éléments de la police judiciaire de Marrakech ont arrêté deux ressortissants français suspectés d’avoir fait partie des complices de Mohamed Amra.

Selon la même source, il s’agit de deux individus âgés respectivement de 28 et 38 ans recherchés en vertu d’une notice rouge d’Interpol.

La justice française leur reproche leur implication présumée dans le meurtre des deux fonctionnaires de la prison de Marseille pour faciliter l’évasion de Mohamed Amra.

Il leur est également reproché d’avoir commis d’autres délits dans le cadre d’une bande de crime organisé : détention d’armes à feu sans permis, vol qualifié, escroquerie, tentative d’homicide volontaire et dégradation de biens publics et privés.

Les deux prévenus ont été placés en détention dans l’attente de la fin de la procédure d’extradition qui relève des prérogatives de la Cour de cassation.

Tous les indicateurs de la criminalité baissent pendant le mois de Ramadan (DGSN)

Le Conseil supérieur des oulémas (CSO) vient d’initier une série de rencontres autour du Tabligh (la prédication) avec la participation de responsables gouvernementaux, d’experts, d’analystes et de théologiens.

La première rencontre, tenue ce dimanche 9 février 2025 au siège du CSO, a été dédiée à la relation entre criminalité et spiritualité. Convié à y participer, le pôle DGSN-DGST a été représenté par son porte-parole, Boubker Sabik.

Peut-on établir une relation entre spiritualité et criminalité ? Le représentant du pôle DGSN-DGST fournit une réponse claire avec force statistiques à l’appui. Celles-ci couvrent la période entre le 12 mars et le 9 avril 2024, ayant coïncidé avec le précédent Ramadan.

Moins d’homicides volontaires et de viols

En général, relève Boubker Sabik, tous les indicateurs de la criminalité ont baissé par rapport au reste de l’année, avec des données notables comme les homicides volontaires qui ont reculé de 50% ou les viols (-31%). On parle aussi des vols à l’arrachée (-37%).

En revanche, la DGSN relève la recrudescence d’autres phénomènes comme la consommation de la chicha (+37%), la mendicité (+5%) ou la consommation et le trafic de drogue (+17%).

La DGSN a procédé à une nouvelle évaluation juste après le Ramadan dernier, soit en mai 2024. Il en ressort que les affaires criminelles ont augmenté de 32%. Les homicides volontaires ont bondi de 44%, et les viols ont marqué une augmentation de 38%.

« Une lecture attentive de ces statistiques confirme – sans l’ombre d’un doute – que le mois de Ramadan connaît une nette baisse des taux de criminalité, même si l’imaginaire populaire des Marocains traite les questions de criminalité au mois de Ramadan de manière un peu exagérée, sous la dénomination de Tremdina. Cela est principalement dû au caractère anormal et inacceptable [de la criminalité, ndlr] en ce mois sacré, et non à son exacerbation ou à sa propagation, comme certains peuvent le croire », explique Boucher Sabik.

Le conférencier rappelle par ailleurs que cette tendance n’est pas propre au Maroc. La corrélation entre religiosité et baisse de la criminalité a été constatée dans plusieurs pays européens. Par exemple, en Irlande et en Pologne où la religion est très importante, la criminalité est moins préoccupante que dans d’autres pays moins portés sur la spiritualité comme la Suède, la France ou la Norvège.

Pour revenir au cas du Maroc et aux indicateurs de la criminalité pendant le Ramadan, Boubker Sabik estime que la baisse constatée pourrait être expliquée par certains par l’arrêt de la commercialisation de l’alcool, mais c’est une explication qui ne peut pas être généralisée à toutes les dérives.

« Les boissons alcoolisées, bien qu’elles soient considérées comme un facteur déterminant dans la survenue d’accidents de la circulation et dans certaines agressions physiques, ne sont pas considérées comme mobiles d’autres délits », affirme Boubker Sabik.

Pour lui, la baisse de la criminalité pendant le Ramadan découle de deux facteurs : les protocoles de sécurité que la police met généralement en place pendant ce mois, mais aussi la religion « surtout lorsque l’engagement religieux est actif et régulier ».

Criminalité dans les lieux de culte

Lors de cette rencontre, le représentant du pôle DGSN-DGST a également révélé des statistiques sur la criminalité dans et autour des lieux de culte.

Pour l’année 2024, la DGSN a recensé 160 affaires dont 144 relevées aux environs des mosquées, 3 dans des églises et aucune dans les synagogues du Royaume. Autre élément intéressant, selon la DGSN, la majorité de ces affaires sont liées à des délits mineurs : mendicité, violence verbale et physique.

Donc, il ne s’agit pas de graves crimes, explique Boubker Sabik, à l’exception d’actes de violence perpétrés parfois contre les fidèles par des individus souffrant de troubles mentaux.

Recherché par Interpol, un ressortissant turc arrêté à Casablanca

Selon les mêmes sources, le ressortissant turc, âgé de 32 ans, a été interpellé au moment de son arrivée à l’aéroport de Casablanca en provenance de Tunisie.

Recherché par Interpol à la demande des autorités judiciaires turques, il doit purger une peine de prison prononcée à son encontre pour appartenance à un groupe terroriste armé.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet, indique-t-on. Dans le cadre des mécanismes de coopération sécuritaire, les démarches sont en cours pour aviser les autorités turques compétentes.

Criminalité : attention aux TASER-7 de la police !

Ces nouveaux équipements ont permis de réaliser plus de 117 interventions sécuritaires, marquant une hausse de 194,5 % par rapport à l’année précédente, indique la DGSN dans bilan annuel pour 2024.

De plus, les forces de police ont généralisé cette année l’usage du système BOLAWRAP, une arme alternative visant à neutraliser les individus récalcitrants sans recourir à la violence physique.

Cette initiative, qui permet de maîtriser les personnes en situation d’agitation ou refusant d’obéir, tout en garantissant leur sécurité et en protégeant les policiers contre les agressions, a été mise en place dans plusieurs régions. Les services de police régionaux de Taza, Ouarzazate, Al-Hoceïma, Nador, ainsi que ceux de la préfecture d’El Jadida et de Safi, ont ainsi été équipés de cet outil innovant, souligne la même source.

 

Casablanca : un individu arrêté pour avoir volontairement percuté plusieurs personnes dans un service-drive

Béni Mellal : un policier mortellement blessé lors de l’arrestation d’un individu recherché au niveau national

Selon les premiers éléments de l’enquête, « la Brigade anti-gangs a effectué une intervention dans la ville de Béni Mellal afin d’appréhender le suspect, âgé de 34 ans et activement recherché pour son implication présumée dans plusieurs affaires de drogue », indique la même source.

Et de préciser que le mis en cause « a refusé d’obtempérer et opposé une farouche résistance à l’aide de l’arme blanche, mettant en danger la sécurité des policiers participant à cette intervention ». « Afin de neutraliser le danger représenté par le prévenu, un élément de la Brigade anti-gangs a brandi son arme de service dans un contexte de résistance et de refus d’obtempérer manifestés par l’individu en question, provoquant le tir accidentel d’une balle qui a touché à la poitrine un autre policier participant à l’intervention », explique-t-on.

Le policier blessé, un gardien de paix au sein de la Brigade anti-gangs, est décédé dès son transfert à l’hôpital, fait savoir la même source, ajoutant que les interventions effectuées sur le terrain ont permis l’arrestation du suspect et de son complice présumé dans ces actes criminels et la saisie de l’arme blanche utilisée dans l’agression.

Pour les besoins de l’enquête judiciaire ordonnée par le parquet compétent, le mis en cause et son complice présumé ont été placés en garde à vue afin d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, conclut la même source.

(Avec MAP)

Tanger Med : arrestation d’un ressortissant danois recherché par Interpol

Le suspect, âgé de 20 ans, a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à prendre une navette maritime à destination d’un port espagnol, apprend-on de source sécuritaire, ajoutant que l’opération de pointage sur la base de données d’Interpol a révélé que l’individu est placé sous mandat de recherche en vertu d’une notice rouge émise à la demande des autorités judiciaires de son pays.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu est impliqué dans les activités d’une bande criminelle qui a planifié plusieurs agressions et assassinats à l’aide d’armes à feu.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent, en vue d’élucider l’ensemble des circonstances entourant cette affaire et de déterminer les actes criminels qui lui sont reprochés, précise la même source.

Marrakech : arrestation d’un Franco-Algérien recherché par Interpol pour blanchiment

Le suspect, âgé de 38 ans, a été arrêté dans la zone de Chrifia à Marrakech, précise la même source, ajoutant que l’opération de pointage dans la base de données de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) a révélé que l’individu fait l’objet d’un avis de recherche international en vertu d’une notice rouge, à la demande du bureau central national à Paris, pour son implication présumée dans un réseau criminel s’activant dans le blanchiment d’argent.

Le mis en cause a été placé en garde à vue, dans l’attente de le déférer devant le parquet compétent, indique la même source, ajoutant que le bureau d’Interpol à Rabat, relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a été chargé d’aviser son homologue en France de cette arrestation aux fins de la procédure d’extradition.

Cette arrestation s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération internationale dans les domaines sécuritaires, ainsi que dans le cadre des efforts des services de sécurité marocains en matière de traque des personnes recherchées au niveau international pour des affaires liées aux crimes transfrontaliers.

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Abdellatif Hammouchi reçoit Francisca Bostyn, la patronne de la Sûreté de l’État belge

Selon un communiqué du pôle DGSN-DGST, cette réunion a permis de passer en revue et d’examiner différentes questions de sécurité intérieure d’intérêt commun pour le Maroc et la Belgique, notamment les moyens de contrecarrer les menaces et les risques terroristes sur les plans régional et international, en particulier dans la région subsaharienne du Sahel.

La responsable belge s’est félicitée, à cette occasion, du niveau distingué et avancé de la coopération sécuritaire avec les services de sécurité marocains dans le domaine de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, faisant part de la volonté de son pays de consolider et de développer cette coopération, de manière à neutraliser les menaces qui guettent la sécurité des deux pays.

Les deux parties ont également souligné l’importance d’élargir les domaines de coopération bilatérale entre les services de sécurité intérieure des deux pays et de faciliter les procédures d’échange d’informations et de partage d’expertises et d’expériences, afin de hisser le niveau du partenariat sécuritaire entre le Maroc et la Belgique.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des entretiens du directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire avec ses homologues des pays amis et frères, en vue de développer la coopération dans le domaine policier et de raffermir la coordination sur les questions de sécurité intérieure et les menaces émergentes y afférentes.

Ce genre de visites illustre la place privilégiée qu’occupe le Royaume du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme à l’échelle internationale et traduit la crédibilité dont jouissent les services de sécurité marocains auprès de leurs partenaires européens en tant qu’acteur clé dans les efforts communs visant à préserver la sécurité et la stabilité mondiales.

(Avec MAP)

Les fils de célèbres hommes d’affaires visés par une plainte pour viol

L’information a été révélée par nos confrères de Hespress et du 360.

Elle est confirmée à Médias24 par une source judiciaire. Trois fils de dirigeants d’entreprises connus à Casablanca ont été placés en garde à vue à la suite d’une plainte pour viol, dont la victime présumée est une jeune ressortissante française.

Selon l’accusation, les faits se sont déroulés au cours d’une soirée organisée à Casablanca, il y a une quinzaine de jours.

Nous reviendrons sur le sujet dès que de nouveaux détails seront disponibles.

Canaries : avec la coopération de la DGST, saisie de plus de 4,7 tonnes de haschich

L’opération, rendue possible grâce à une « étroite coopération policière » avec le Maroc, a permis de déployer un dispositif de surveillance maritime qui a localisé les embarcations chargées de 131 ballots de drogue à environ 80 kilomètres au large des côtes, rapporte mardi la presse locale en citant des sources policières.

Les quatre membres d’équipage des deux embarcations ont été interpellés par les unités de la Guardia Civil présentes sur place lors de cette intervention en haute mer.

Les mis en cause ont été placés à la disposition de la justice espagnole, qui a ordonné leur détention provisoire, indique la même source.

(Avec MAP)