Les 7 enjeux de la mise en place de la « nouvelle école » selon le CSEFRS

Le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) a publié un rapport intitulé « Al-Madrassa al-Jadida : un nouveau contrat social pour l’éducation ». Ce document stratégique propose une vision ambitieuse de l’école du futur.

« Cette parution intervient dans le sillage des mutations profondes que connaît le système éducatif et des défis majeurs auxquels il fait face et conformément aux hautes orientations royales portant sur la mise en place d’une nouvelle école, basée sur l’équité, l’égalité, la qualité, la promotion de l’individu et le progrès de la société », indique un communiqué du CSEFRS.

Ce document s’inscrit également dans le cadre d’une vision prospective dont le but est de parvenir à une compréhension commune du concept qu’est « Al-Madrassa al-Jadida », poursuit la même source, notant qu’il s’agit du fruit d’une réflexion collective menée par un groupe de travail dédié, selon une approche ambitieuse et globale, à laquelle ont adhéré les différentes commissions du Conseil.

Le rapport a adopté dans son analyse deux approches complémentaires, la première vise à approfondir, de manière globale et coordonnée, la réflexion autour du concept d' »Al-Madrassa al-Jadida » tel que défini par la vision stratégique et les dispositions de la loi-cadre 51.17, tandis que la seconde a pour objectif d’anticiper les enjeux éducatifs futurs auxquels le système devra faire face.

À cet effet, ce document vise à mettre la lumière sur les problématiques transversales qui entravent la mise en place de cette nouvelle école et à proposer des choix audacieux permettant de renforcer des politiques harmonieuses et coordonnées sur le court terme, dans l’optique de réaliser les objectifs de la vision stratégique 2015-2030, en anticipant les choix éducatifs possibles sur le long terme.

Il vise aussi à aider les différentes parties prenantes à s’approprier le concept d' »Al-Madrassa al-Jadida » et à les encourager à adhérer effectivement au processus de réforme.

Le rapport présente sept enjeux principaux qui représentent les bases de la mise en place d’ »Al-Madrassa al-Jadida » et reflètent les problématiques transversales persistantes en dépit des réalisations accomplies en matière de politiques publiques.

Le premier enjeu traite des mutations profondes et de leurs éventuelles répercussions sur l’avenir du système éducatif, précise le CSEFRS, tout en mettant l’accent sur la nécessité de placer l’éducation et la formation dans le contexte d’un nouveau contrat social.

Le deuxième enjeu, précise la même source, porte sur les principes et les règles de gouvernance de l’école en tant qu’établissement indépendant. Le troisième enjeu, quant à lui, se penche sur l’interaction de cette école avec son environnement et sa communauté locale, établissant ainsi les bases de la gouvernance éducative locale.

En ce qui concerne le quatrième enjeu, il examine les relations de l’école avec les administrations centrales et territoriales en matière d’éducation et de formation, lesquelles, dans ce nouveau cadre, deviennent des structures d’appui, d’orientation et de régulation, plutôt que de contrôle administratif.

Après avoir mis en avant les bases de la « nouvelle école » en termes de gouvernance, d’interaction locale et de relations administratives, le cinquième enjeu présente les principes du nouveau modèle pédagogique, qui constitue une référence pour le développement des programmes et des cursus, conformément aux grandes orientations sociétales.

Le sixième, quant à lui, représente un enjeu transversal complexe, visant à s’affranchir des structures traditionnelles, fermées et morcelées, tout en appelant à une approche en matière d’éducation et de formation, en tant que projet sociétal intégré, loin des politiques sectorielles isolées.

Le septième enjeu aborde la problématique du leadership du changement, en mettant en lumière les défis liés à la mise en œuvre des réformes, conformément à une vision stratégique et à une loi-cadre, qui conduisent à une transformation systémique profonde du système éducatif, conclut le communiqué.

Le CSEFRS organise un colloque international sur l’intelligence artificielle et l’éducation

Placé sous le thème « L’intelligence artificielle : levier de transformation de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique », le colloque a pour ambitions de clarifier et approfondir la compréhension des concepts clés liés à l’IA, de discuter des défis et opportunités sociaux découlant de ces technologies et de mettre en lumière l’impact de l’IA dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, indique un communiqué du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS).

Il vise également à contribuer à l’élaboration d’une vision nationale et panafricaine de l’IA.

Ce colloque réunira des experts nationaux et internationaux, des praticiens, des chercheurs, ainsi que des représentants gouvernementaux pour discuter des implications, des opportunités, et des défis liés à l’intégration de l’IA dans le secteur éducatif, poursuit la même source.

Les discussions du colloque s’articuleront autour de trois axes majeurs :

La compréhension de l’IA, avec des débats sur son évolution, ses applications pratiques et sur les tendances émergentes ;

Les réglementations et éthiques liées à l’IA, incluant des discussions sur la protection de la vie privée, les limites éthiques, la responsabilité en cas d’erreurs et les principes éthiques de la recherche en IA ;

L’intégration de l’IA à l’éducation, avec une exploration des possibilités et des défis liés à son utilisation pour améliorer les processus d’apprentissage et d’enseignement.

Abdelilah Hifdi démissionne du Conseil supérieur de l’éducation

Abdelilah Hifdi avait rejoint le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) en tant que membre dans la catégorie des « représentants des syndicats les plus représentatifs », au nom de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM).

Il a déposé sa démission du CSEFRS, apprend Médias24 de source sûre.

En novembre 2022, le CSEFRS avait annoncé la liste de ses membres, qui comprenait le nom de Abdelilah Hifdi dans la catégorie des « représentants des syndicats les plus représentatifs », au nom de l’UGTM.

L’incompatibilité de cette nomination avec les statuts de la CGEM a poussé le conseil d’administration de cette dernière à retirer à Abdelilah Hifdi l’ensemble des mandats qui lui sont accordés en tant qu’administrateur du patronat. Un délai d’un mois lui a été accordé afin de démissionner du CSEFRS.

Rahma Bourquia quitte le Conseil supérieur de l’éducation

Son successeur n’a pas encore été désigné, apprend Médias24 de source sûre.

Rahma Bourquia était à la tête de l’Instance nationale d’évaluation du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique (INE), organe d’évaluation du CSEFRS.