Le Morocco Fashion Style & Tex de retour pour une 9e édition

Organisé par Pyramids Group et Atelier VITA, en partenariat avec la Chambre de Commerce de Casablanca-Settat, l’AMPETH et la FEDIC, le Morocco Fashion Style & Tex s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les professionnels souhaitant renforcer leurs réseaux et dynamiser leur activité, indique un communiqué des organisateurs.

Événement de référence, le Morocco Fashion Style & Tex rassemble plus de 400 exposants et attire chaque année plus de 12.000 visiteurs professionnels, ajoute la même source. Fort de ses huit éditions précédentes, le salon s’impose comme la plus grande plateforme de l’industrie textile et cuir au Maroc.

Cette 9e édition met particulièrement à l’honneur les provinces du Sud, renforçant le positionnement du Maroc en tant que plateforme attractive pour les investissements productifs dans les écosystèmes textile et cuir.

Pendant trois jours, le salon proposera des expositions, des conférences et des espaces de networking B2B, permettant aux participants de nouer de nouveaux partenariats et de découvrir les dernières avancées technologiques, notamment dans le domaine des solutions durables pour l’industrie textile, précise le communiqué.

Les conférences porteront également sur les apports de l’intelligence artificielle et les dispositifs d’aide gouvernementale pour soutenir les investissements productifs.

Les défilés de mode mettront en avant les créations de jeunes talents, avec des prix décernés pour récompenser l’innovation et la créativité dans le secteur.

Selon les organisateurs, le Morocco Fashion Style & Tex cible des acheteurs venus de pays stratégiques tels que l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l’Égypte, et bien d’autres marchés peu explorés pour le « Made in Morocco« . En parallèle, le salon s’engage à promouvoir les pratiques responsables et durables, contribuant ainsi à l’évolution éthique de l’industrie de la mode marocaine.

Parc industriel Ain Cheggag : 123 dossiers de manifestation d’intérêt examinés

« Les travaux d’aménagement du parc industriel Ain Cheggag (PIAC) ont atteint 50% et s’achèveront à la fin de cette année« , précise le ministère de l’Industrie et du commerce dans un communiqué.

S’agissant de la station d’épuration prévue dans le PIAC, « elle fera l’objet d’un appel d’offres qui sera bientôt lancé par la société Al Omrane », ajoute la même source.

D’une superficie de 81 ha, le PIAC est composé de deux zones. La première abritera le secteur du cuir et la seconde sera consacrée aux activités généralistes. L’objectif est de créer un noyau d’activité industrielle dans la commune de Ain Cheggag, notamment pour le secteur du cuir.

« Les prix des lots de terrains dédiés au cuir (250 DH/m2) sont plus abordables que ceux de la zone généraliste (350 DH/m2) », confirme le CRI de Fès-Meknès.

https://medias24.com/2022/03/25/la-zone-cuir-du-parc-industriel-ain-cheggag-prete-en-2023/#:~:text=Situ%C3%A9%20%C3%A0%20Ain%20Cheggag%2C%20dans,y%20sera%20%C3%A0%20terme%20d%C3%A9localis%C3%A9e.

Industrie du cuir : les opportunités à saisir post-Covid (experts)

Le cuir est l’un des secteurs les plus touchés par la crise du Covid-19. La baisse des commandes et les contraintes commerciales ont provoqué un ralentissement des exportations, qui absorbent en temps normal plus de 60% de la production totale du secteur. 

« On a senti une certaine relance à partir des mois d’août et septembre, mais les difficultés vont de nouveau se faire sentir, puisqu’il y a eu dernièrement un reconfinement en Europe et que le Royaume est très lié, à l’export, aux marchés français, espagnol et italien », a souligné Taha Ghazi, Directeur des industries du cuir et du textile, au niveau du ministère de l’Industrie.  

Lors de ce webinaire, les différents intervenants ont dressé la situation actuelle du secteur, présenté les défis auxquels ils sont confrontés, et émis des recommandations pour un meilleur développement du secteur. 

Diagnostic et état des lieux du secteur

« Le secteur du cuir est dans une crise chronique depuis une vingtaine d’années, et le Covid n’a fait qu’accentuer une morosité déjà installée », a fait savoir Driss El Alami, expert en tanneries. « La capacité de production en cuir fini au Maroc reste très limitée et la plupart des tanneries ont, depuis longtemps, arrêté d’investir dans le matériel et le savoir-faire ».

« La problématique de la capacité de production est principalement due à un souci de matières premières, la peau brute. Le marché de la matière première est un marché informel et la collecte est encore dans un état primitif, loin d’être professionnalisée et structurée. Il est également en déphasage avec le marché international au niveau des prix. C’est un marché saisonnier, incapable de fournir des volumes stables durant toute l’année et une constance au niveau de la qualité ».

« Par conséquent, on trouve que la chaine de valeur, dans le secteur du cuir de manière générale, ne parvient pas à se consolider. Elle est disloquée. D’une part le fabriquant de chaussures, de la maroquinerie ou des vêtements de cuir n’arrivent pas à trouver sur place une offre qui puisse satisfaire ses besoins en cuir fini, avec un ratio qualité-prix acceptable et compétitif. Dans la plupart des cas, les tanneurs n’arrivent pas à respecter les délais de livraison, à maintenir la qualité stable sur la durée et à suivre la tendance avec de nouveaux articles et de nouvelles méthodes, ni à fournir un cuir en respect avec les règles écologiques ».

« D’autre part, une tannerie moderne ne peux pas survire en travaillant sur le marché local uniquement. Si elle le fait, elle risque de se trouver en grande difficulté. Le premier problème qui se pose, est relatif au manque de régularité des commandes de la part des fabricants, et leur répartition sur l’année ne permet pas au tanneur de planifier ses approvisionnements et sa trésorerie. Le deuxième, est celui du recouvrement. Une crise de liquidités est installée dans le secteur depuis longtemps et le tanneur se trouve devant un nombre très limité de clients solvables avec qui il peut entretenir et développer sa capacité de production ».

« Ce que l’on demande depuis longtemps, c’est de consolider cette chaine de valeur dans le cadre d’un écosystème et d’un cluster, susceptibles de rapporter un peu de dynamisme au secteur ».

Souhaila Mahlou, directrice générale adjointe de la société de production de chaussures, Pretty Shoes, a également évoqué le souci de la matière première « importée principalement d’Italie et d’Espagne, ce qui bloque les producteurs de chaussures marocains. On perd en compétitivité, en termes de prix et de délai de livraison ». 

« Il y a également un problème au niveau de la formation des ressources humaines ». En effet, la formation est importante pour la montée en gamme des compétences, et suivre le rythme de technologie demandé.

Des opportunités à saisir

« Malgré ces problèmes, c’est un secteur avec de grands potentiels », estime M. El Alami. « Il est vrai que le secteur a pris beaucoup de retard. Nous sommes dépassés par des pays asiatiques et africains qui ont commencé bien après nous et qui ont pu réussir leur plan d’émergence, tels que le Vietnam et l’Ethiopie »

« Mais il y a aujourd’hui deux événements qui sont derrière une opportunité réelle pour le Maroc. La première c’est cette pandémie, qui a créé une turbulence sans précédent au niveau de la chaine logistique mondiale et qui a dévoilé au grand jour la dépendance grave de l’Europe envers l’Asie et la Chine en particulier. Nous avons vu comment l’Europe a été en rupture de stock pour de nombreux produits. Par conséquent, des plateformes logistiques stratégiques vont apparaître bientôt et dans un future proche, un redéploiement de la production est attendu dans plusieurs industries, notamment celle du cuir. Le Maroc se trouve dans une bonne position géographique, qu’il peut mettre en valeur pour attirer de nouvelles relocalisations industrielles ».

En effet, d’autres intervenants ont confirmé, durant ce webinaire, que de nombreux clients vont délocaliser leurs commandes au Maroc à partir de l’année prochaine, en raison de la proximité. Le but étant de ne plus dépendre complètement de l’Asie. 

« Ensuite nous avons la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, qui pousse les industriels chinois, asiatiques et occidentaux à relocaliser une partie de leur production en dehors de la Chine, pour échapper aux nouveaux tarifs douaniers. Ici encore, le Maroc a non seulement l’avantage de la position géographique, mais aussi l’avantage de l’accord de libre-échange avec les USA », poursuit-il.

« Nous avons ainsi la possibilité de rattraper le retard au niveau de l’émergence, en mettant en place un cluster et un écosystème qui répondent aux normes internationales au niveau écologique et qui soient attractifs pour les industriels marocains et étrangers, notamment les Asiatiques et les Européens », ajoute l’expert en tannerie, notant qu »‘il ne s’agit pas de rassembler les unités industrielles marocaines en manque de vitalité et de les mettre dans un lot de quelques hectares, mais plutôt, de tirer le secteur vers le haut par de nouvelles locomotives étrangères dans le cuir, la tannerie et la maroquinerie, qui vont ramener des investissements directs ».

« A court terme, le potentiel de coopération avec les entreprises asiatiques qui veulent servir le marché européen est là, mais il faut surtout démarcher des partenariats avec des firmes qui veulent faire du Maroc une plateforme d’exportation vers les Etats-Unis ou l’Union Européenne. Ce sont ces firmes qui souffleront un nouveau dynamisme dans le secteur ».

Pour Mme Mahlou, « le grand avantage qu’on a au Maroc, c’est le savoir-faire et l’expertise dans le secteur du cuir. Ce n’est donc pas la qualité qui nous manque, mais les moyens pour avancer. On a un problème de charges, que les industriels ne maîtrisent pas, et de qualification de la main d’oeuvre. On a également besoin de stylistes, puisque la majorité des professionnels font appel à des étrangers pour développer des collections et pouvoir commercialiser à l’étranger ». 

Quelques recommandations

Pour conclure ce webinaire, les participants ont émis quelques recommandations pour un meilleur développement du secteur. En voici les principales:

– La diversification pour pouvoir desservir de nouveaux marchés à l’export. « Il faut travailler sur l’attrait de nouveaux donneurs d’ordre », souligne M. Ghazi. « La crise nous a montré qu’on ne peut pas rester concentré sur trois ou quatre donneurs d’ordres. Durant le Covid, les entreprises étrangères ont été impactées, et ont donc arrêté les commandes au Maroc ». M. El Alami recommande, lui, « d’aller plus vers les marchés qui ne sont pas conventionnels, tels que les marchés scandinaves, asiatiques et africains ». 

– Opérationnaliser la préférence nationale pendant quelques années, afin d’améliorer structurellement la compétitivité des entreprises existantes et encourager les nouveaux entrants;

– Faciliter l’accès au financement pour les entreprises du secteur du cuir;

– Accélérer la formation;

– Prendre en compte l’aspect environnemental. 

Notons que « le secteur du cuir a réalisé un chiffre d’affaires de 4 milliards de DH à l’export en 2019 », d’après Taha Ghazi. « Le secteur compte plus de 340 entreprises et emploie environ 36.000 personnes ».

Un Marocain à la tête de la Confédération africaine des industries du cuir

Cette assemblée, qui a réuni les 11 pays fondateurs, a connu aussi l’élection du Sénégalais Sory Kaba en tant que secrétaire général de la confédération.

La Coafric œuvrera à développer les opportunités d’affaires entre les différents pays fondateurs de la confédération.

Pour les trois prochaines années, le plan d’action de la confédération comporte trois objectifs, six résultats et seize actions. Il s’agit notamment du renforcement du dispositif institutionnel existant dans les différents pays membres de la confédération et la mise en place des tanneries modernes pour un traitement de qualité des peaux.

La création de cette confédération a été en outre motivée par l’inexistence d’un cadre organisé à l’échelon du continent et dont la mission est de promouvoir et de moderniser les métiers ancestraux relevant du secteur du cuir et par l’importance d’une dynamique soutenue des partenariats public privé (PPP) dans le développement socio-économique du continent.

Cette nouvelle structure aura pour principales missions de soutenir et de développer un partenariat multiforme entre les membres de la Coafric et d’organiser dans chaque pays membre une fédération nationale des métiers du cuir, au cas où elle n’y existe pas.

(Avec MAP)

Fès: plus de 172 MDH pour la filière du cuir

Selon des données de la Chambre d’artisanat de la région Fès-Meknès, ces projets concernent six bâtiments, dont cinq sont achevés, tandis qu’un autre est en voie de réalisation. Il consiste en la construction d’une tannerie traditionnelle complémentaire dans le pôle d’artisanat Aïn Noqbi (50,20 MDH).

Les projets achevés concernent la construction d’un marché du cuir brut à Aïn Noqbi (14,7 MDH), un centre d’assistance technique pour la tannerie traditionnelle à Chouara (9,5 MDH) et la restauration et la mise à niveau des tanneries dans l’ancienne médina dans le cadre du programme de réhabilitation des monuments historiques (97,3 MDH).

Il s’agit aussi de l’acquisition des équipements de protection individuelle au profit des tanneurs de Chouara (0,5 MDH) et l’achat des équipements de protection individuelle pour les tanneurs de Sidi Moussa et Aïn Azliten (0,8 MDH).

La tannerie traditionnelle est pratiquée actuellement dans trois maisons traditionnelles dans l’ancienne médina, à savoir Chouara, Kerniz Sidi Moussa et Aïn Azliten, outre celles de Aïn Noqbi et de Meknès.

Le chiffre d’affaires de la filière du cuir représente 40% de celui de l’artisanat à Fès, qui compte plus de 800 tanneurs, soit 45% de l’ensemble des tanneurs à l’échelle nationale. La filière emploie quelque 15.000 personnes, soit 41% du nombre total des artisans de la ville.

(Avec MAP)

La Bourse de Casablanca débute la semaine en légère baisse

La Bourse de Casablanca a entamé la troisième semaine du mois dans le rouge, ses deux principaux indices, Masi et Madex cédant à peine 0,04%.

Au terme des vingt premières minutes d'échange, le Masi comptait 9.827,04 points, alors que le Madex s'élevait à 8.037,75 points.

Le Masi et le Madex avaient affiché une nouvelle performance hebdomadaire (9-12 septembre) positive, le premier gagnant 2,03% pour s'établir à 9.830,89 points, au moment où le second avait progressé de 2,16% à 8.041,11 points. Les deux indices ont ainsi porté leur performance annuelle respective à 7,86% et 8,40%.

Au terme de cette semaine, marquée par des fluctuations nettement dans le vert et globalement une bonne performance de la place casablancaise qui a clôturé deux séance avec une amélioration de plus de 1%, le volume global des échanges avait atteint plus de 895,84 millions de DH, tandis que la capitalisation boursière de la place s'était élevée à près de 483,95 milliards de DH.

 

La Bourse de Casablanca débute la semaine en hausse

Dans le tramway, tu liras !

 Le départ se fera  de la station des Nations Unies au terminus plage Ain Diab, le temps d’un voyage qui durera une heure.

L’appel, lancé sur la toile par une bande de blogueurs sensibles à la chose culturelle, a déjà récolté plusieurs échos positifs. Hamza Mahfoud en fait partie, il nous fait part des motivations : «nous visons, à travers cette action, à démocratiser le livre dans les moyens de transport, car si nous prenons notre cas, en tant que casablancais, nous passons énormément de temps dans les transports publics. Et l’idée est de faire de ce temps mort, un moment de culture. Le tramway est le moyen de transport qui se prête le plus à la lecture».

Le message est clair ; Casablanca n’est qu’une étape parmi d’autres, l’appel est lancé dans toutes les villes et villages du royaume pour faire de l’espace public un lieu de brassage culturel… et toutes les initiatives sont bonnes. «C’est une dynamique ouverte à tous, l’initiative lecture pour tous est une initiative citoyenne. C'est-à-dire qu’il n’y a pas d’individus à l’origine de l’action, seule compte la volonté individuelle ou les volontés de groupes. D’ailleurs, nous invitons tous ceux qui veulent créer pareil évènement à se lancer dans ce mouvement à travers la mise en place, notamment, de clubs de lecture ou l’organisation de cafés littéraires», nous déclare H. Mahfoud. Répondant à l’appel, plusieurs groupes, relevant de différentes villes, se sont formés sur facebook.

Par ailleurs, le choix du trajet est lié aux zones traversées et au temps alloué à l’action. En effet, cette partie du tracé est particulièrement verte et apporte la sérénité nécessaire à la lecture.

Les organisateurs s’attendent à prendre un tram particulièrement congestionné ; quelques centaines de personnes ont témoigné leur volonté de participer à l’évènement, et plusieurs viendront munis d’une réserve de livres destinés à être distribués aux usagers qui n’auront pas prévus de lecture pendant le trajet.

Cette action vient quelques jours seulement après l’évènement «N3iydou J’mi3», organisé le jour de l’aïd dans la métropole, et qui a vu la participation de quelques 250 personnes, entre comédien, lecteurs et musicien. Décidément, la révolution sera culturelle ou ne sera pas!