Cuivre, plomb et argent : Steadright accélère son expansion avec un nouveau projet d’exploration (Province de Tinghir)

L’entreprise de développement minier Steadright s’apprête à lancer un nouveau projet d’exploration minière au Maroc, annonce-t-elle ce jeudi 8 janvier 2026.

Situé dans la province de Tinghir, ce troisième projet fait suite au projet d’exploitation du titane à Cap Juby de Tarfaya et au redéveloppement de l’ancienne mine de Goundafa, dans la province du Haouz.

« Nous croyons fermement au potentiel du cuivre et nous avons hâte de commencer l’exploration de ce gisement », a déclaré Matt Lewis, PDG de Steadright.

À cet effet, Steadright a acquis une participation dans le projet via son partenaire dans le projet du titane, la société canadienne Critical Foundation Metals. La transaction prévoit l’émission de 4 millions d’actions ordinaires pour l’acquisition de 75% du permis d’exploration n° 3843143 auprès d’une société marocaine, par l’intermédiaire de leur coentreprise NSM Capital Sarl.

Sur le plan métallogénique, le permis acquis abrite une minéralisation de cuivre et de plomb, ainsi que des teneurs importantes en argent au sein de formations sédimentaires. Plusieurs de ces occurrences ont fait l’objet d’exploitations artisanales par le passé.

Des analyses réalisées par le précédent opérateur du permis ont révélé des teneurs exceptionnellement élevées, atteignant jusqu’à 3% de cuivre, 46,34% de plomb et 48 g/t d’argent.

Au cours des prochains mois, Steadright prévoit d’entamer les travaux d’exploration et d’analyses géochimiques sur les zones prioritaires. Ces étapes précéderont les levés géophysiques, qui permettront de définir un premier programme de forage afin de tester les cibles identifiées et ainsi les premières évaluations du gite.

Steadright estime que ce gisement présente des similitudes avec la mine de Zgounder, opérée par Aya Gold & Silver, et considère que ce projet s’inscrit dans la lignée des opportunités majeures de la région.

Rappelons que Steadright prévoit de débuter la production de titane près de Tarfaya, sur un site à ciel ouvert. Le minerai sera ensuite acheminé vers une usine de traitement qui, à pleine capacité, devrait produire plus de 30.000 tonnes de titane par mois, après une première phase à 15.000 tonnes.

Projet Agadir Melloul : le britannique CMR décrypte un nouveau système minéralisé en cuivre et argent

La société britannique Critical Mineral Resources (CMR) a publié les résultats de son programme de forage d’exploration de cuivre au sein de son projet minier Agadir Melloul, dans la province de Taroudant.

Situé près de la grande mine de cuivre de Tizert, ce projet de mine à échelle de production moyenne devrait démarrer au cours de l’année 2027.

Les découvertes récentes de l’entreprise ont mis en évidence un nouveau système minéralisé, riche en cuivre et en argent, au sein de roches rhyolitiques. Ce système se distingue de la cible principale, dont la minéralisation est abritée dans des roches sédimentaires (calcaires, dolomies, microconglomérats…) et qui montre une séquence minéralisée continue latéralement et peu profonde.

Coupe illustrant, en rouge, la faible profondeur et l’importante continuité latérale de la minéralisation en cuivre.

« Nous avons désormais la précieuse découverte inattendue d’une cible de minéralisation encaissée dans de la rhyolite. Cette découverte prometteuse, selon notre équipe, représente un second système minéralisé indépendant, riche en cuivre et en argent. Si notre modèle se confirme, Agadir Melloul pourrait devenir un district cuprifère à gisements multiples, renforçant considérablement sa valeur stratégique à long terme », a déclaré Charlie Long, CEO de CMR.

Le premier forage réalisé à travers les roches rhyolitiques a intercepté une minéralisation de 6 mètres titrant 1,4% de cuivre et 31 grammes par tonne d’argent.

Actuellement, les équipes de CMR explorent en profondeur cette nouvelle voie qui pourrait probablement augmenter le potentiel à long terme et à grande échelle du projet Agadir Melloul. En attente de confirmation, les équipes d’exploration de CMR estiment que la rhyolite a été minéralisée en cuivre et en argent primaires, ce qui pourrait constituer un second système de minéralisation cuprifère.

« Ces excellents résultats ont dépassé nos attentes. Nous observons de vastes zones de minéralisation cuprifère homogène et de haute qualité dans un contexte très superficiel, avec de multiples intersections de plus de 4 m. C’est un résultat remarquable, et les stratégies initiales d’exploitation minière et de ressources stratégiques sont toutes deux en bonne voie », a précisé Charlie Long.

Sur la base de ces deux voies d’exploration, le britannique CMR prévoit de finaliser la certification des ressources au premier semestre 2026. L’entreprise lancera ensuite l’étude de faisabilité et l’évaluation d’impact environnemental de l’unité de traitement.

« Agadir Melloul se distingue de la plupart des projets de développement de cuivre sur le marché. Son potentiel à grande échelle, sa faible profondeur et son implantation à proximité de la surface créent des conditions minières économiquement et opérationnellement favorables, dans un contexte juridique exceptionnel. Cela nous permet d’envisager une exploitation rapide et à faible profondeur », a ajouté Charlie Long.

Rappelons que le projet Agadir Melloul prévoit une exploitation à ciel ouvert ainsi qu’une unité de traitement d’une capacité de production comprise entre 650 et 1.000 tonnes par jour. Le projet cible des réserves totales de 2,5 à 3 millions de tonnes de minerai, pour une durée de vie initiale de dix ans.

Cuivre. Red Rock Mining prépare la mise en production de son projet minier Idelsane (Province de Ouarzazate)

Forte d’une campagne d’exploration ayant confirmé un important potentiel en cuivre, la compagnie Red Rock Mining a décidé de passer à la phase de construction de son projet minier Idelsane, en vue de démarrer une production minière à partir de l’année 2027.

« Le projet Idelsane marque une étape déterminante pour Red Rock Mining et pour le secteur minier marocain. Nous visons une mise en production rapide et durable, dans le respect des standards internationaux et avec un engagement fort en matière de responsabilité sociale et environnementale », a déclaré Richard Khoury, CEO et cofondateur de Red Rock Mining.

Situé aux environs de Ouarzazate, le gisement d’Idelsane est le principal projet minier de l’entreprise où elle a réussi à passer de l’exploration à une licence d’exploitation en 2021.

Portefeuille des projets d’exploration et de développement minier de Red Rock Mining.

Les premiers sondages carottés ont révélé des ressources estimées à un million de tonnes à une teneur moyenne d’environ 1 % en cuivre, confirmant la présence d’un gisement à fort potentiel économique et stratégique. La validation de ces résultats est en cours par le cabinet international SLR Consulting, spécialisé dans les études géologiques et minières conformes aux standards internationaux (JORC /Ni43-101). En parallèle, RRM poursuit une campagne d’exploration approfondie, visant à confirmer un potentiel additionnel estimé à plus de 10 millions de tonnes.

En plus de l’extraction du cuivre, Red Rock compte investir dans une unité de valorisation de cuivre avec une capacité de traitement de 600 t/j extensible à 1.000 t/j, dont les travaux de construction devront débuter dès l’année 2026.

Afin de préparer au mieux la phase de démarrage de cette mine, la compagnie Red Rock a créé une filiale, nommée Idelsane Mining SA, qui assurera la construction de l’usine de traitement et la gestion des opérations minières.

Dans son communiqué, Red Rock Mining souligne que son projet minier à Idelsane est assorti de plusieurs engagements sociaux et environnementaux. Sur le plan social, la compagnie s’engage notamment à privilégier l’emploi, la formation des jeunes aux métiers miniers, la participation dans l’amélioration des infrastructures. Sur le plan environnemental, son mode d’exploitation permet de minimiser l’impact environnemental du projet par une gestion responsable de l’eau et des déchets.

Présente au Maroc depuis 2020, Red Rock Mining dispose de cinq autres projets miniers principalement pour l’exploration du cuivre, constituant un portefeuille minier de plus de 30 permis d’exploration répartis entre les régions Souss-Massa, Guelmim Oued Noun et Drâa-Tafilalet.

Le britannique CMR prépare le terrain pour ouvrir une nouvelle mine de cuivre (province de Taroudant)

Le programme de forage du projet Agadir Melloul, situé à proximité de la grande mine de cuivre de Tizert (Managem), progresse rapidement.  Mené par la société britannique Critical Mineral Resources (CMR), il permettra de lancer une étude de faisabilité économique au deuxième trimestre de l’année 2026, en vue d’ouvrir une nouvelle mine de cuivre.

Localisation du projet de CMR par rapport à la mine de Tizert de Managem.

Initié en septembre 2025, ce programme a déjà totalisé 20 forages. Les premières conclusions communiquées montrent la présence d’une minéralisation cuprifère visible dans plus de 60% des sondages, avec une épaisseur d’environ 2 à 2,5 mètres et une teneur estimée entre 1,0% et 1,2% en équivalent cuivre.

« Commencer le forage début septembre pour annoncer les premières analyses à la mi-novembre démontre une excellente dynamique sur le terrain », a déclaré Charlie Long, PDG de CMR.

En effet, CMR a pour objectif de délimiter et de quantifier l’ensemble des ressources présentes dans le périmètre de son projet, afin de justifier le développement d’une mine qu’elle prévoit de construire en 2027.

La première phase de cette mine prévoit une exploitation à ciel ouvert d’une capacité de production entre 650 et 1.000 tonnes par jour, visant des réserves totalisant de 2,5 à 3 millions de tonnes de roches minéralisées et une durée de vie initiale de 10 ans.

Échantillon de calcaire du projet « Copper Sed » montrant une dissémination de chalcopyrite, un minéral de cuivre.

« Nous restons fermement sur la bonne voie pour initier l’étude de faisabilité de la mine initiale l’année prochaine, tout en continuant l’exploration en vue d’une découverte stratégique de grande échelle », a expliqué Charlie Long.

Cette campagne de forage devra continuer pour cartographier une cible d’exploration initiale de 20 à 25 millions de tonnes à 1,2% d’équivalent cuivre (CuEq), sur la base de 5 km² de minéralisation d’une épaisseur moyenne de 2 mètres.

Au cours de cette semaine, la compagnie a découvert un important filon de cuivre-argent, qui s’étend à partir d’une ancienne exploitation minière à haute teneur. Selon CMR, cette découverte devrait apporter une valeur ajoutée supplémentaire et pourrait s’avérer utile comme minerai de mélange à l’avenir.

« Agadir Melloul est un projet d’envergure et très prometteur, et nous prévoyons qu’il continuera à générer des découvertes et des résultats positifs », a ajouté Charlie Long.

Afin d’accélérer son programme, CMR prévoit d’exploiter deux foreuses avant la fin de l’année 2025, alors qu’une troisième peut être ajoutée en fonction des résultats. La foreuse de la société, dont l’arrivée est prévue en décembre 2025, permettra d’accélérer l’avancement des forages et de réduire les coûts d’exploration.

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Cuivre et zinc : une onde de choc secoue l’industrie mondiale, dans l’attente d’un accord sino-américain

Des pénuries d’approvisionnement, signalées par la hausse des prix du cuivre et du zinc durant ce mois d’octobre, devraient impacter plusieurs segments industriels, au premier rang desquels le secteur énergétique.

C’est ainsi que le cours du cuivre à la Bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange) a dépassé pour la première fois le seuil de 11.000 dollars la tonne. Simultanément, le prix du zinc a également augmenté, dépassant le seuil de 3.000 dollars la tonne sur la même bourse.

Alors que les fonderies chinoises ont réduit leur production, le marché mondial se trouve fortement vulnérable à la situation actuelle.

Les investisseurs observent attentivement l’évolution d’un possible accord commercial sino-américain. Cet accord, attendu d’être scellé avant la visite du président Trump en Chine au cours de cette semaine, pourrait soulager progressivement l’approvisionnement. Toutefois, l’incertitude prédomine, alors que le président américain a laissé entendre que la possibilité d’un échec des négociations n’était pas à écarter.

Qu’est-ce qui bouleverse les cours de ces deux métaux stratégiques ?

Durant 2025, le cuivre, minerai clé pour l’industrie, a progressé de plus de 20%. La banque Goldman Sachs a estimé que le prix du cuivre devrait à court terme poursuivre sa hausse depuis août 2025 d’après ses échanges avec les principaux acteurs lors de la récente conférence annuelle de la Bourse des métaux de Londres. Ces derniers s’attendent à augmenter leurs positions si les prix continuent d’augmenter.

Le cours du cuivre connaît une volatilité accentuée, porté par un marché extrêmement tendu. Cette situation critique résulte d’une série d’incidents majeurs qui ont frappé les plus grands sites miniers mondiaux :

Évolution du cours du cuivre à la Bourse des métaux de Londres.

De même, le cours du zinc est actuellement déséquilibré avec les stocks à la Bourse des métaux de Londres à des niveaux critiques ne permettant pas d’offrir une visibilité longue. Ces niveaux  nécessitent une augmentation des exportations de la Chine, principal fournisseur de ce métal, pour reconstituer une nouvelle fois ces réserves.

D’après une enquête menée par Reuters, l’excédent d’approvisionnement prévu pour cette année est relativement modeste, de 85.000 tonnes, et il se trouve entièrement en Chine. L’opacité sur ce métal est augmentée, alors que les fonderies hors de Chine, malgré leur faible capacité, ont été mises hors service ou ont complètement fermé.

Évolution du cours du zinc à la Bourse des métaux de Londres.

L’enquête a également démontré une récente augmentation des exportations de zinc raffiné vers des destinations inhabituelles telles que Djibouti en Afrique de l’Est et le Guatemala en Amérique centrale.

Quelle est la place de la production minière marocaine en cuivre et en zinc ?

En tant que troisième producteur africain de cuivre, la production minière marocaine de ce minerai est principalement portée par le groupe Managem, qui produit annuellement 100.000 tonnes de concentré de cuivre. En 2026, le groupe s’apprête à doubler cette capacité grâce à l’ouverture de la mine de Tizert prévue fin octobre 2025.

Parallèlement, Managem développe la construction de la première fonderie d’Afrique du Nord. Ce projet augmentera la valeur ajoutée en produisant, pour la première fois au Maroc, de la cathode de cuivre, un produit d’une pureté de 99,95% très demandé par les industries électrique et électronique, permettant de mieux valoriser le produit minier extrait.

Parmi les retombées directes de ce projet de fonderie, il y a le fait que l’ensemble des mines marocaines exportaient leur production sous forme de concentré, laissant d’autres pays bénéficier de la marge de valorisation.

De même, le Maroc produit environ 40.000 tonnes de zinc provenant des grandes mines, se positionnant comme le 4ᵉ producteur africain. Cependant, en l’absence de fonderie, la valorisation est limitée à sa transformation en oxyde de zinc dans le complexe minier de Guemassa.

L’augmentation actuelle des prix devrait améliorer les résultats d’exploitation de ces deux minerais au Maroc. Cependant, le Royaume ne profite pas pleinement de son secteur minier en raison du développement précoce de la valorisation minière. L’exploitation de ce segment pourrait pourtant ouvrir la voie à des marges financières plus importantes, d’autant plus que la course vers les métaux stratégiques ne fait que commencer.

Quels impacts sur l’industrie marocaine ?

Bien que le Maroc soit producteur de cuivre et de zinc, son industrie, en l’absence de valorisation, ne bénéficie pas directement de l’exploitation de ses mines et continue d’assurer ses besoins en matières premières par l’importation, ce qui l’expose directement à ce type de chocs sur les prix et de tensions d’approvisionnement.

En raison de ses multiples applications, notamment dans le secteur de l’énergie électrique, la transition vers les énergies propres stimulera fortement la demande de cuivre, ce qui accentuera les tensions sur l’offre et provoquera plus de situations de pénurie.

Les projets de fonderies sont stratégiques pour bâtir une souveraineté industrielle, car ils permettent de transformer le minerai brut, qui peut contenir des impuretés ou présenter des teneurs faibles et hétérogènes, en un produit pur adapté aux exigences de chaque industrie.

À première vue, ces projets peuvent sembler simples et se limiter à une acquisition d’équipements. Or, ils nécessitent également l’acquisition du savoir-faire, notamment par l’obtention de licences qui régissent les processus de valorisation.

Au Maroc, plusieurs projets de valorisation ont été récemment annoncés et sont en cours de développement (cuivre, lithium, graphite, manganèse, recyclage de certains métaux…). Ils permettront, à terme, de réduire la forte dépendance à l’importation de matières transformées. Cependant, leur mise en service devrait nécessiter plus de temps, ne pouvant se concrétiser qu’à l’horizon 2030 au mieux.

En plus de la valorisation, le développement de stocks stratégiques et commerciaux des minerais critiques est d’autant plus important pour épargner à l’industrie nationale les chocs sur les marchés internationaux et pour hisser la compétitivité de l’industrie nationale. Actuellement, plusieurs pays ont créé des stocks stratégiques, parmi lesquels figurent les États-Unis, la Chine, la Corée du Sud, le Japon

En attente d’adoption, la nouvelle réforme minière est destinée à introduire de nouveaux textes réglementaires. Ceux-ci définiront la liste des minerais stratégiques et critiques, en fonction de laquelle les sociétés minières pourront être tenues de réserver tout ou partie de leur production pour satisfaire les besoins industriels nationaux. Elle permettra également de libérer davantage la valorisation minière en supprimant l’obligation d’obtenir une licence minière pour faire de la valorisation.

Projet de cuivre Timarighine : Morocco Strategic Minerals lance son premier programme de forage

Dans un communiqué publié le vendredi 20 juin 2025, la compagnie canadienne de développement minier Morocco Strategic Minerals a annoncé avoir lancé, le 18 juin, une campagne de forage au sein de sa concession minière de Timarighine.

D’une superficie de 55 km², cette concession couvre quatre permis d’exploration dans la localité de Timarighine, située entre Nkob et Tazarine, et relevant territorialement de la province de Zagora.

Morocco Strategic Minerals a précédemment identifié deux structures minéralisées distinctes. La première s’étend sur 650 mètres de longueur tandis que la seconde couvre 300 m, toutes deux présentant une épaisseur variable pouvant atteindre 5 m.

Situé au pied du Jbel Saghro, ce projet d’exploration a déjà fait l’objet d’une campagne préliminaire ayant révélé des échantillons à très haute teneur en cuivre (jusqu’à 16,6%), ainsi que des traces occasionnelles d’argent atteignant une teneur de 20 grammes par tonne Ag. Des concentrations significatives d’arsénopyrite (minerai d’arsenic) ont également été détectées, avec des teneurs allant jusqu’à 5.079 ppm.

À la suite des travaux d’exploration préliminaires, la société canadienne a estimé la présence d’un système polymétallique situé à faible profondeur, ce qui pourrait donner lieu à un potentiel économique probable de ce projet. Morocco Strategic Minerals prévoit de réaliser un total de 1.700 m de forages répartis entre 1.300 m de forage au diamant (DDH) et 400 m de forage à circulation inverse (RC).

Des minéralisations cuivre prometteuses ont été découvertes à Timarighine par la société canadienne Morocco Strategic Minerals.
Une minéralisation sulfurée à haute teneur a été découverte à Timarighine (crédit : Morocco Strategic Minerals).

Les forages au diamant cibleront principalement les extensions en profondeur et le long de la direction des minéralisations à haute teneur, identifiées lors de la phase initiale.

En parallèle, huit forages RC peu profonds (50 m chacun) seront réalisés pour tester l’empreinte minéralisée plus large située entre les structures connues et vers l’est. Dans cette direction, les indicateurs géophysiques et géologiques suggèrent le potentiel d’un système de cuivre disséminé ou de type stockwork.

À l’issue de cette campagne, la compagnie canadienne devrait mieux appréhender les deux structures minéralisées les plus importantes du projet, ainsi que les zones de stockwork environnantes.

Cette campagne fait suite à d’autres résultats prometteurs réalisés dans leur deuxième projet minier « BMR » aux alentours de Ouarzazate, qui a montré une potentialité importante en cuivre.

Rappelons que ces deux projets déployés par Morocco Strategic Minerals présentent un potentiel de développement important en raison de leur proximité avec de grands gisements miniers marocains, notamment Tizert, Zgounder, Imiter, Oumejrane et Bouskour

Morocco Strategic Minerals identifie un potentiel prometteur en cuivre sur le projet BMR

Dans un communiqué publié ce jeudi 12 juin 2025, Morocco Strategic Minerals (MSM), société spécialisée dans l’exploration minière, a présenté les résultats analytiques d’une campagne d’échantillonnage réalisée sur son projet aurifère et cuprifère BMR, localisé au sud-est de Ouarzazate.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’une étude visant à évaluer le potentiel en cuivre-or du projet avant d’activer, à l’aide d’un accord d’option conclu avec la société Bleida Mineral Ressources, l’acquisition de 100% de la licence minière du projet.

Morocco Strategic Minerals, en tant qu’opérateur, a précédemment révélé, après l’analyse des premiers échantillons, la présence de teneurs allant jusqu’à 11,73% de cuivre (Cu) et 5,53 grammes d’or (AU) par tonne.

échantillons d'exploration roche montrant du cuivre
Les échantillons de roches récupérés par Morocco Strategic Minerals montrent des minéralisations de cuivre.

Afin de déchiffrer davantage le potentiel du projet BMR, un programme d’échantillonnage de surface mené en mai 2025 a mis en évidence des teneurs significatives en cuivre. Trente-sept de ces échantillons ont montré des teneurs en cuivre (Cu) supérieures à 2,00%, avec une valeur maximale atteignant 9,33%. De plus, dix-neuf échantillons ont présenté des teneurs en oxyde de cuivre excédant 2,00%, avec un pic à 6,51%.

Concernant l’or, seulement sept échantillons ont révélé des teneurs supérieures à 0,30 g/t, alors qu’un seul échantillon a titré une teneur en argent de 52 g/t.

carte des mines du sud atlasique et les projets d'exploration de Morocco Strategic Minerals

« Ces résultats confirment le potentiel en cuivre à haute teneur de la structure sud et révèlent des anomalies notables en or et en argent. Le style de minéralisation suggère le potentiel d’un système polymétallique plus vaste, justifiant une exploration plus poussée », a déclaré Pierre-Olivier Goulet, vice-président de Morocco Strategic Minerals.

Morocco Strategic Minerals est en train d’élaborer un programme de suivi qui comprendra des campagnes de cartographie, des tranchées et des levés géophysiques. Elles permettront d’évaluer davantage l’étendue de la minéralisation et d’identifier de nouvelles cibles sur l’ensemble du projet minier, en stade de développement préliminaire.

Outre le projet BMR, Morocco Strategic Minerals mène deux autres projets d’exploration cuprifère au Maroc : Tifernine (sud de Ouarzazate) et Timarghine (région de Zagora), tous deux en phase de développement. Ces sites se trouvent à proximité de grands gisements miniers marocains, notamment Tizert, Zgounder, Imiter, Oumejrane et Bouskour

Mines. Enquête publique pour une nouvelle exploitation de cuivre d’Akka Gold Mining (province de Tiznit)

En application de l’article 59 de la loi 33-13 relative aux mines, un arrêté du gouverneur de Tiznit a décidé l’ouverture d’une enquête publique concernant la conformité environnementale du nouveau projet minier SW Tazalakht, porté par le groupe Managem à travers sa filiale Akka Gold Mining.

L’enquête publique pour ce projet débutera le 18 juin 2025 et durera 20 jours, se terminant ainsi le 8 juillet 2025. Un registre sera ouvert à cet effet au siège des communes concernées, Afella Ighir et Tassrirt, relevant de la province de Tiznit.

situation du projet de mine de cuivre de Managem SW Tazalakht développé par Akka Gold Mining et qui constituera une nouvelle source de cuivre pour l'usine d'Akka
Carte montrant la situation du projet minier SW Tazalakht développé par Akka Gold Mining.

Implanté à 20 km à l’est de Tafraout, ce projet minier couvre le périmètre de la licence n° 393614 (Akka Gold Mining), dans un secteur avoisinant une exploitation de cuivre historique à Tazalakht.

Le comité chargé de mener cette enquête publique est composé des responsables territoriaux ainsi que des représentants des administrations déconcentrées directement impliquées (Mines, Environnement, Eau, Urbanisme, Eaux et forêts…).

À l’issue de l’enquête publique, le président du comité clôturera le registre dédié à cette consultation et procédera, conjointement avec les membres du comité, à leur signature. Le comité établira ensuite un rapport synthétisant les observations et propositions des habitants relatifs au projet, qu’il transmettra à la commission régionale unifiée d’investissement (CRUI) relevant du centre régional d’investissement de Souss-Massa.

En attente d’approbation finale, le délai moyen d’obtention de l’attestation d’acceptabilité environnementale, condition sine qua non pour autoriser l’ouverture d’une nouvelle mine, est de 32 jours après le résultat de l’enquête publique.

Tazalakht, une nouvelle réactivation d’une mine aux multiples vies

Après l’épuisement des réserves d’or de la mine d’Akka en 2007, Managem, soucieux de préserver son activité, a développé des mines de cuivre dans les environs, dont le minerai est ensuite traité dans l’usine d’Akka. Depuis lors, le groupe extrait du cuivre des gisements cuprifères d’Agoujgal (près de Tata) et de Tazalakht (près de Tafraout).

La mine de Tazalakht ne constitue pas une nouvelle découverte. Il s’agit en réalité de l’un des plus anciens sites miniers du Maroc, dont l’exploitation remonte à l’époque almoravide. Réactivé pendant le protectorat français sous forme de mine souterraine, le gisement a connu une exploitation à ciel ouvert à partir de 1974 jusqu’à sa fermeture en 1992, avant d’être repris par Managem en 2007.

Carrière d'exploitation de cuivre Tazalakht développé par Akka Gold Mining.
Image satellite montrant l’exploitation à ciel ouvert du cuivre près du village de Tazalakht.

À l’époque, les travaux d’exploration du BRPM (Bureau de recherches et de participations minières) avaient estimé des réserves atteignant 1.578.700 tonnes, avec une teneur de 2,69 % en cuivre et 33 grammes par tonne en argent. Jusqu’à l’épuisement du gisement, Managem a exploité la mine à ciel ouvert, transportant le minerai vers son usine d’Akka pour traitement.

D’une superficie de 16,64 km², le nouveau projet de Managem se développera aux environs de Tignatine (située à 10 kilomètres au sud de l’ancienne carrière, à vol d’oiseau), dans une localité nommée Talat Zaghat. Cette dernière se trouve au sein de la même unité géologique que l’ancienne mine de Tazalakht : boutonnière de Aït Abdellah.

Carte géologique montrant la situation du nouveau projet minier (en carré rouge) SW de Tazalaght (Source : guide géologique et minier du Maroc).

En plus du projet Tazalakht, et dans le même objectif d’accroître les ressources cuprifères pour l’usine de traitement d’Akka, Akka Gold Mining développe un autre projet minier de cuivre : le projet minier Amalou. Situé au nord du site de Tazalakht, ce dernier couvre le périmètre de la licence d’exploitation n° 393534, qui s’étend sur la partie nord des communes de Tassrirt, Ammelne et Tafraout.

Rappelons que Managem lancera au début du deuxième semestre 2025 la mine de Tizert, un projet minier de classe mondiale qui doublera la production marocaine de cuivre grâce à cette mine qui a nécessité un investissement de 400 millions de dollars. À cela s’ajoute un nouveau projet stratégique de Managem pour la souveraineté industrielle du Maroc visant la construction du premier smelter de sulfate de cuivre en Afrique du Nord.

D’une grande importance pour l’industrie automobile et de batteries électriques, cela offrira à l’industrie nationale la capacité de se fournir localement en produits finis de cuivre, une opportunité qui manquait jusqu’alors, en dépit de l’existence au Maroc de plusieurs mines de cuivre actives.

Mines. Criticial Mineral Resources (CMR) lance le développement d’un gisement de cuivre au Maroc en joint-venture

L’entreprise britannique de développement minier Critical Mineral Resources a annoncé la conclusion d’un accord formel relatif à un gisement de cuivre situé dans le centre du Maroc. Cela intervient après avoir sécurisé un investissement de 36 millions de dirhams auprès d’un investisseur intéressé par un projet d’une mine de cuivre.

Par cet accord, Critical Mineral Resources a acquis une participation de 60 % de ce projet qui consiste en un gisement peu profond de cuivre et d’argent ne nécessitant pas de coûts de développement ni d’exploitations importants.

L’actuel propriétaire a précédemment réalisé des travaux de tranchée, de forage de reconnaissance et de modélisation des ressources sur une partie du projet, réduisant le risque d’investissement dans le projet.

D’autres développements initiés incluent des tests métallurgiques qui ont démontré des taux de récupération de 80 % pour le cuivre et 61 % pour l’argent. Il s’agit également de la possession d’une estimation clé en main pour une usine de flottation de cuivre d’une capacité de 750 tonnes par jour, de la soumission de l’étude d’impact environnemental et de l’étude de faisabilité, ainsi que de l’obtention des droits d’accès au terrain.

« Bien que nous ayons optionné, promu, exploré et été sincèrement enthousiasmés par deux ou trois autres projets cuivre-argent durant cette période, notre objectif principal a toujours été celui-ci, et de loin. Cet investissement, soutenu par l’avis d’un expert minier indépendant de l’investisseur principal, souligne la qualité du projet et son potentiel global », a declaré Charlie Long, directeur de CMR.

À la lumière des données du propriétaire actuel (détenant 40 % des parts de la nouvelle coentreprise) et de l’expertise indépendante mandatée par Gilini Holdings (le fonds intéressé par l’investissement dans un projet de mine de cuivre), ces éléments indiquent que ce projet pourrait avantageusement alimenter la coentreprise en liquidités, permettant ainsi d’initier des opérations de plus grande ampleur.

« D’un point de vue ajusté au risque, le projet offre une combinaison rare de point d’entrée précoce et d’un potentiel de croissance significatif. Avec la poursuite d’une exploration systématique et un investissement approprié dans la prochaine phase de travail, il existe une voie crédible vers l’établissement d’une ressource cuprifère de haute qualité dans une juridiction favorable et bien développée. Je crois que le projet est bien positionné pour avancer en toute confiance », a expliqué Theo Botoulas, Expert indépendant mandaté par Gilini Holdings.

À partir du troisième trimestre 2025, une campagne de forage sera lancée pour délimiter davantage les ressources. L’objectif d’exploration initial est de 150.000 à 200.000 tonnes de cuivre contenu, à une teneur équivalente en cuivre de 1,2 %. À cette fin, une foreuse diamant a été acquise et doit être expédiée du Canada la semaine prochaine.

« Les caractéristiques du gisement sont compatibles avec d’autres opérations minières de cuivre à faible coût et à longue durée de vie, et offrent des options en termes de production précoce, d’expansion des ressources et peut-être même de traitement aval. Il existe également un excellent potentiel pour alimenter la mine avec des énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire », a déclaré Russell Tucker, devenu membre du conseil d’administration après l’acquisition de 29,9 % des parts par Gilini Holdings.

Mines. Aya Gold & Silver développe de nouveaux indices prometteurs autour de la mine Zgounder

Dans un communiqué publié le 21 mai 2025, la compagnie minière Aya Gold & Silver a fait état de l’avancement de son programme d’exploration de l’année 2025 au niveau de la mine de Zgounder et de ses environs dans les permis détenus par l’entreprise.

Les résultats communiqués proviennent de 295 sondages récupérés à partir de 4 forages au diamant en surface, 180 forages au diamant en profondeur, 15 forages à circulation inverse et 96 sondages de forage à percussion.

Des concentrations record d’argent dans les zones profondes

Comme lors des précédentes campagnes visant à mieux évaluer l’extension des ressources connues de la mine de Zgounder, la présente campagne a déchiffré la présence de ressources argentifères supplémentaires.

En profondeur, au contact de la roche granitique, un sondage a recoupé des minéralisations à haute teneur en argent, atteignant jusqu’à 1.640 grammes par tonne (g/t) sur 12,6 mètres d’épaisseur, avec une intersection stratégique de 10.104 g/t sur une épaisseur de 1 m, et une autre montrant 2.747 g/t sur 7 m. Un autre sondage significatif a intercepté des teneurs en argent allant jusqu’à 1.344 g/t d’argent sur 4,8 m dans une intersection moyennant 664 g/t d’argent sur 10,8 m.

Auparavant, cette zone de contact granitique était considérée comme stérile, jusqu’à ce que les travaux d’exploration menés par Aya révèlent son potentiel argentifère, confirmé depuis par des teneurs systématiquement élevées.

Dans la zone centrale de la mine, les sondages ont révélé des teneurs positives en argent. Un sondage a atteint 5.297 g/t d’argent sur 4 m, tandis qu’un autre a montré une teneur de 3.279 g/t d’argent sur 8,0 m, incluant 6.425 g/t d’argent sur 4 m.

Dans la mine à ciel ouvert, où le cut-off appliqué est généralement inférieur à celui des opérations souterraines en raison des coûts d’extraction moindres, un sondage a intercepté une minéralisation significative de 1.123 g/t d’argent sur 6 m. Cette intersection dépasse largement le cut-off typique des mines à ciel ouvert pour des gisements argentifères, qui se situe habituellement entre 50 et 150 g/t Ag.

« Les résultats à haute teneur obtenus aujourd’hui, notamment le sondage près du contact granitique et le sondage dans la zone centrale, comptent parmi nos meilleurs à ce jour. Ils confirment une forte continuité en profondeur et révèlent une nouvelle zone à haute teneur au cœur du gisement, le tout en dehors du modèle de ressources actuel », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

Au-delà de l’argent, un potentiel polymétallique s’ouvre aux abords de la mine de Zgounder

En complément des résultats d’exploration positifs dans la mine de Zgounder, les campagnes d’exploration menées dans un rayon de 30 km ont démontré un potentiel de développement particulièrement prometteur.

Les travaux cartographiques et analytiques réalisés sur le permis Zgounder Far East ont révélé des minéralisations à haute teneur en argent, cuivre et or. Les analyses indiquent des valeurs atteignant 178 g/t pour l’argent et 4,4% pour le cuivre.

Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d'argent dans le bloc de Zgounder Far East (voir la région nord et centre)
Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d’argent dans le bloc de Zgounder Far East (voir les régions Nord et Centre).

 

Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons de cuivre dans le bloc de Zgounder Far East (voir la région nord et centre)
Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons de cuivre dans le bloc de Zgounder Far East (voir les régions Nord et Centre).

La répartition des minéralisations montre une zonation géologique marquée. La partie Nord du bloc Far East, caractérisée par des roches volcaniques et intrusives intermédiaires, concentre les teneurs maximales en argent et en cuivre. La partie Sud, dominée par des roches volcano-sédimentaires, présente des teneurs en or généralement inférieures à 0,1 g/t, avec cependant un maximum notable de 10,3 g/t.

Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d'or dans le bloc de Zgounder Far East (voir la région sud)
Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d’or dans le bloc de Zgounder Far East.

« À l’échelle régionale, la cartographie et l’échantillonnage récents ont mis en évidence plusieurs cibles prioritaires à l’est de Zgounder, offrant un potentiel de nouvelles découvertes. Avec trois foreuses en service, nous prévoyons un flux constant de résultats dans les mois à venir, tant à Zgounder qu’à Zgounder Régional », a annoncé Benoît La Salle.

Rappelons qu’Aya Gold & Silver a produit 33 t d’argent au premier trimestre de l’année 2025, après la montée en puissance de sa nouvelle usine de traitement, et prévoit cette année d’atteindre une production record de 5 millions d’onces (soit l’équivalent de 155 t d’argent). Cela dépasserait ainsi la production actuelle de la mine d’Imiter, qui extrait en moyenne 140 t d’argent par an.

Cuivre de Jbiel : Culico Metals acquiert une participation dans Kharrouba Copper Company (El Kelaâ des Sraghna)

La compagnie Culico Metals a finalisé, le 24 avril 2025, une prise de participation dans Kharrouba Copper Mining (KCC), via un investissement de 3 millions de dollars américains contre l’émission de 30 millions d’actions ordinaires au prix de 0,10 dollar américain par action, ce qui représente environ 8% des actions de KCC.

Cet investissement confère à Culico le droit de nommer un administrateur au conseil de Kharrouba Copper Mining, tant qu’elle détient plus de 5% des actions de cette dernière.

« Des propriétés comme celle de KCC sont rares dans les juridictions favorables à l’exploitation minière, et nous sommes encouragés à participer à l’élaboration de sa stratégie d’exploration et d’exploitation en tant qu’investisseurs stratégiques clés. L’investissement dans KCC a été réalisé après avoir examiné de nombreuses opportunités d’investissement de taille appropriée pour Culico, et nous permet de déployer notre capital d’investissement d’une manière qui présente un fort potentiel de création de valeur substantielle pour nos parties prenantes », a déclaré Paul Huet, président de Culico.

Exploitée par Kharouba Copper Mining (KCM), filiale marocaine de KCC, la mine de Jbiel, située près de Kelâa des Sraghna, produit annuellement 3.600 tonnes de concentré de cuivre sur un permis minier qui s’étend sur une superficie de 318 km².

Acquis en 2011, le projet de cuivre Kharrouba a connu un développement remarquable, passant par toutes les étapes clés du processus minier : découverte des gisements, exploration approfondie, développement des infrastructures et jusqu’au démarrage de la production en 2017.

La compagnie a ainsi mis en évidence d’importantes réserves de cuivre et développé cinq sites miniers dans la commune de Jbiel, démontrant son engagement dans l’optimisation et l’expansion de ses activités minières dans la région. Également, les travaux d’exploration précédents ont mis en évidence la présence d’un potentiel important en cobalt en cours d’évaluation.

Récemment, les travaux de cartographie en surface et en profondeur ont permis d’identifier de nouvelles zones très prometteuses, confirmant que le secteur reste sous-exploré. Des forages de suivi sont en cours sur ces découvertes récentes.

Basée au Nevada, Culico est une société d’investissement spécialisée dans l’exploration, le développement et la production minière. Ses actifs comprennent actuellement une redevance de 1% sur le lithium de Kali Metals Limited et une participation dans le produit net d’une future vente d’un projet de nickel au Québec.

 

Les principales mines de cuivre au Maroc.

Mines. Voici comment le Maroc développe sa chaîne de valeur du cuivre

Le Maroc, en route vers l’installation d’un écosystème industriel intégré de batteries, bénéficie d’atouts majeurs pour développer une filière compétitive et durable. La disponibilité locale de métaux stratégiques constitue un facteur déterminant pour attirer les investissements et construire une expertise solide, faisant du Maroc un hub régional dans le domaine des batteries et, plus largement, des industries liées à la transition énergétique.

Parmi ces métaux stratégiques figure le cuivre, un matériau aux applications multiples, des infrastructures électriques aux énergies renouvelables. Son rôle est particulièrement apprécié dans l’industrie automobile : présent dans les voitures thermiques (23 kilogrammes pour chaque voiture), il devient encore plus indispensable dans les hybrides (40 kilogrammes), et plus encore dans les véhicules électriques (83 kilogrammes).

Dans les batteries lithium-ion, le cuivre est indispensable pour les collecteurs de courant, assurant une conduction électrique optimale lors des cycles de charge et de décharge.

Cependant, si son utilisation est polyvalente dans l’industrie, sa disponibilité connaît des tensions périodiques qui menacent les chaînes d’approvisionnement mondiales. En 2024, son prix a pu dépasser les 10.000 dollars la tonne, marquant une hausse significative par rapport à 2023. Cette flambée des cours résultait de la décision des fonderies chinoises de réduire leur production, confrontées à une pénurie de concentrés miniers. Aujourd’hui, avec un cours avoisinant 9.739 dollars la tonne, la tendance haussière se maintient, reflétant la criticité abrupte de ce métal stratégique.

À l’échelle africaine, la production est dominée par la République démocratique du Congo (2,5 millions de tonnes/an) et la Zambie (800.000 tonnes/an). Bien que le Maroc en produise moins, il occupe la troisième place continentale.

De ce qui précède, trois questions fondamentales méritent d’être posées : avec une troisième place africaine malgré des volumes modestes, comment le Maroc peut-il valoriser au mieux ses ressources en cuivre dans la chaîne de valeur mondiale ? Par quels leviers pourrait-il compenser son désavantage quantitatif pour créer une distinction compétitive régionale ? Existe-t-il des projets en cours susceptibles de transformer ces potentialités en avantages économiques tangibles ?

La production du cuivre au Maroc

La production de cuivre au Maroc est principalement assurée par le groupe Managem qui exploite actuellement plusieurs sites. L’année dernière, ces sites ont permis une production de 92.612 tonnes de concentré de cuivre, réalisée par quatre filiales du groupe Managem : la Compagnie minière de Guemassa (mines de Hajar, Koudiat Aicha et Draa Sfar), Somifer (site de Bleida, mine de Jbel Laassal), Akka Gold Mining (sites d’Ouansimi et Akka), et la Compagnie minière d’Oumejrane (mine d’Oumejrane, récemment cédée à Purple Hedge).

Le minerai de cuivre exploité par Managem se présente sous plusieurs formes, soit en minerai polymétallique, en veines de cuivre hydrométallique ou bien en corps minéralisés en sulfures et oxydes de cuivre.

Par rapport à l’année 2023, l’année 2024 a enregistré une baisse de 14 % de la production cuprifère. En 2023, la production de Managem avait atteint 107.080 tonnes de concentré de cuivre, réparties entre ses différentes filiales : Somifer a contribué à hauteur de 43.970 tonnes, représentant 41,1% de la production totale, suivie d’Akka Gold Mining avec 31.759 tonnes (29,7%), puis de la Compagnie minière d’Oumejrane avec 16.029 tonnes (15%)  et enfin la Compagnie minière de Guemassa avec 15.322 tonnes (14,3%).

Situé au sud de Kelaâ des Sraghna, la mine de Jbiel est opérée par la compagnie minière canadienne Kharouba Copper Mining. Initié en 2011, ce projet permet une production additionnelle d’environ 3.600 tonnes par an de concentré de cuivre.

Mine de Tizert, la première mine intelligente au Maroc avec l’objectif de doubler la production nationale

Avec un investissement de 440 millions de dollars, la nouvelle mine de Tizert s’apprête à doubler la production nationale de cuivre au Maroc. La première extraction est attendue au deuxième semestre 2025 (en principe en juillet 2025), avec une montée en pleine capacité dès le début de l’année 2026.

Combinant une exploitation à ciel ouvert et souterraine, cette mine s’apprête non seulement à augmenter la production de cuivre au Maroc, mais également à doubler la production actuelle grâce à une mine de classe mondiale dont les réserves actuelles permettent une durée de vie initiale de 17 ans.

Les travaux à ciel ouvert sont déjà bien engagés : près d’1 million de tonnes de minerai ont d’ores et déjà été extraites en anticipation de la mise en service définitive de l’usine de traitement. Quant à la mine souterraine, son développement est quasiment achevé ; l’exploitation des gisements profonds devrait débuter dans les prochains mois, complétant ainsi le dispositif minier.

La mine de Tizert se positionne comme la première mine intelligente du Maroc, entièrement numérisée et automatisée. Elle intègre des équipements de pointe tels que le forage automatisé, la surveillance en temps réel de la qualité de l’air, ainsi que le suivi des collaborateurs et des machines. La gestion y est optimisée grâce à des systèmes interconnectés permettant une coordination instantanée, des simulateurs de formation et des protocoles d’urgence activables à distance. Enfin, l’ensemble de ces dispositifs est piloté de manière centralisée via un IROC (Tizert Digital Twin), offrant un contrôle en temps réel des opérations et une analyse prédictive des données pour une prise de décision éclairée.

En plus de son excellence technologique, le projet de la mine Tizert intègre une dimension environnementale novatrice. La mine a développé une infrastructure durable comprenant un pipeline de 142 kilomètres pour s’approvisionner en eaux non conventionnelles issues du traitement des eaux usées d’Agadir, réduisant ainsi sa pression sur les ressources hydriques naturelles. Parallèlement, le site est alimenté à 90% par une source d’énergie éolienne, ce qui permet de diminuer ses émissions de CO2 de 83%.

Cette synergie entre innovation technologique et responsabilité écologique positionne Tizert comme un nouveau modèle d’exploitation minière technologique et durable. Avec ses solutions pionnières en matière de gestion des ressources et d’énergie propre, Tizert s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale marocaine de développement durable tout en renforçant la compétitivité du secteur minier marocain.

ManaGreen, un projet de fonderie pour la production de la cathode de cuivre au Maroc

Lors de la présentation des résultats financiers 2024, Imad Toumi, PDG de Managem, a annoncé une importante réorganisation stratégique du groupe. Cette refonte s’articule autour de trois entités spécialisées : ManaGold pour les activités d’exploitation aurifère, ManaEnergy dédiée au développement du gaz naturel, et ManaGreen consacrée aux métaux stratégiques et critiques. Cette nouvelle structure permettra au groupe de renforcer son expertise sectorielle, d’optimiser ses performances opérationnelles et de se positionner comme un acteur clé dans ces domaines stratégiques, tout en répondant aux enjeux de la transition énergétique.

Portant l’ambition du Maroc de développer un écosystème compétitif dans l’industrie des batteries, ManaGreen incarne la nouvelle orientation stratégique du pays. Elle vise notamment à redynamiser la Stratégie Industrielle 2030 en sécurisant l’approvisionnement en métaux stratégiques essentiels à la transition énergétique, notamment ceux utilisés dans la fabrication de batteries.

Sur le plan minier, ManaGreen prévoit de développer plusieurs projets de métaux stratégiques, notamment le graphite naturel, le manganèse et les terres rares, afin de réduire au maximum la dépendance du Maroc aux importations. Au-delà de l’extraction minière, ManaGreen ambitionne de mettre en place des projets industriels axés sur la production de matériaux prêts à l’emploi pour les fabricants de batteries.

Si l’usine de fabrication des sulfates de cobalt devrait être opérationnelle au début du deuxième semestre de l’année 2025, un autre projet stratégique a été lancé par ManaGreen : la construction de la première fonderie de cuivre en Afrique du Nord.

Jusqu’à présent, le Maroc ne produisait que du concentré de cuivre, une matière brute nécessitant obligatoirement une transformation à l’étranger. Avec cette nouvelle fonderie, le pays pourra localement valoriser ses ressources, réduire ses importations et renforcer son autonomie industrielle.

Le projet de construction d’une fonderie de cuivre est actuellement en phase d’étude de faisabilité, avec un investissement estimé entre 10 et 15 milliards de dirhams. Cette unité industrielle aura pour objectif de transformer du concentré de cuivre en cathodes, répondant ainsi aux besoins croissants du marché industriel local et notamment à l’écosystème d’industrie de batteries en cours de développement.

Un des atouts majeurs de ce projet réside dans la collaboration avec le groupe OCP, qui produit déjà de l’acide sulfurique pour ses activités dans les engrais et qui est essentiel pour le processus de raffinage du cuivre. De son côté, l’OCP accélère son développement à travers son programme stratégique M’zinda Meskala (SP2M), visant à augmenter sa capacité de production de phosphates et dérivés d’ici 2030, avec des premiers résultats dès l’année prochaine, avec l’inauguration du phosphate hub de Mzinda.

Le cuivre au Maroc, un potentiel encore sous-exploité

L’analyse de la carte des gîtes miniers marocains révèle un potentiel cuprifère considérable, avec presque des milliers de sites recensés pour le seul cuivre. Cette abondance témoigne du caractère encore sous-exploré du territoire national, particulièrement pour cette ressource stratégique. La répartition de ces indices miniers est inégale à travers les douze régions du pays, avec une forte concentration dans deux principales régions : Souss-Massa et Draâ-Tafilalet.

L’ONHYM poursuit activement ses efforts de promotion de projets miniers. Dans le cadre d’un appel d’offres international, Africorp Mining a récemment remporté celui portant sur le projet minier de cuivre de Naour, situé dans la province de Beni Mellal. L’entreprise devrait investir près de 230 millions de dirhams pour le développement de ces ressources, dont le volume est estimé à 1,5 million de tonnes, avec une concentration moyenne de cuivre évaluée à 1,5%.

La dynamique des nouveaux projets de cuivre n’a pas encore atteint son apogée. Ainsi, une nouvelle mine, Tabaroucht, opérée par la Compagnie minière de Tiouissit (CMT), est dans sa phase finale de développement en vue d’une décision finale d’investissement. De même, la mine d’Oumejrane, reprise par Purple Hedge, devrait prochainement rouvrir et bénéficier d’un développement additionnel de ses ressources actuellement limitées. Une dizaine de compagnies d’exploration minière développent également plusieurs projets d’exploration à différents stades d’avancement, et plusieurs de ces projets présentent un important potentiel de développement.

Parallèlement à la promotion de projets miniers, les efforts de l’ONHYM s’étendent à l’exploration minière, une démarche essentielle pour minimiser les risques liés aux investissements dans ce secteur. Au cours de l’année précédente, les travaux de recherche minière ont concerné un total de 44 projets, répartis entre 22 projets développés en propre et 22 projets menés en partenariat. Une part significative de ces initiatives cible des ressources en cuivre, notamment les projets de Merija (récemment cédé à Africorp Mining), d’Oulad Yaacoub, Tizi N’Ouchene, Alma, Amane Tazougart et Tassent-Anefgou.