À Tanger, la Villa Harris, entre mémoire tangéroise et musée vivant
Le musée Villa Harris est impossible à rater. La bâtisse blanche se hisse, imposante et gardienne de secrets. Elle trône au milieu des arbres, en plein cœur de Tanger. Le musée se trouve au centre d’un domaine de 9 hectares où sont cultivées plantes et espèces rares. Le lieu témoigne d’une période historique riche, comme lors des crises diplomatiques internationales en marge de la conférence d’Algésiras et de la visite de Guillaume II (ancien empereur allemand) à Tanger.
Walter Harris découvre Tanger
Ce lieu appartenait à Walter Harris, un journaliste britannique, correspondant spécial du Times, qui s’est installé au Maroc à la fin du 19ᵉ siècle. Il est arrivé en compagnie d’une délégation officielle britannique. “Le reporter a écrit plusieurs articles sur le Maroc, surtout sur la période du protectorat”, déclare à Médias24, Majda Amellal, conservatrice du musée Villa Harris. Walter Harris était le témoin de l’entrée en vigueur de deux protectorats français et espagnol au Maroc.
Walter Harris, un journaliste britannique, correspondant spécial du Times, amoureux du Maroc. Ph : DR
La ville du Détroit était alors la capitale diplomatique du pays, une zone internationale. Dans sa demeure, Walter Harris prenait le temps de recevoir les grands noms du monde politique et intellectuel, comme les diplomates, les décideurs, les religieux et même les espions.
La villa devenait un lieu incontournable pour les discussions des grands événements, d’alliances et de négociations… Et pour cause, le journaliste fréquentait les puissants du Maroc. “Il était très proche des sultans du Maroc, notamment Hassan Iᵉʳ et Moulay Abdelaziz”, poursuit notre interlocutrice.
Tombé dans l’oubli pendant 20 ans
Walter Harris croulait sous les dettes. Il a dû céder la villa Harris à Onfre Zapata, un citoyen espagnol. Le nouveau propriétaire l’a transformé en casino.
Après l’indépendance du Maroc, le lieu est devenu un Club Med, ces fameux villages touristiques très connus des années 70/80. Majda Amellal raconte : “Lorsque le Club Med a fait faillite. Ils ont tout simplement quitté le domaine en 1992. Depuis ce jour, la villa a été abandonnée, pendant près de 20 ans. Le lieu ne ressemblait plus à rien, que des tas de ruines, dans un état catastrophique.”
L’entrée majestueuse du musée Villa Harris. Ph : FNM
En 2007, la Villa Harris obtient un précieux sésame en étant classée patrimoine national. La Fondation nationale des musées a alors œuvré pour restaurer le bâtiment “à l’identique”. Ce lieu reste “un témoin d’une période importante de l’histoire de Tanger et a même joué un rôle diplomatique dans l’histoire de la ville”, décrit Majda Amellal.
L’endroit est sublime. Ph : FNM
Une offre muséale renforcée
Le musée représente une vraie valeur ajoutée à l’offre muséale de Tanger et du Maroc. “Nous avons presque la totalité des œuvres d’artistes marocains à Villa Harris”, précise Majda Amellal. Les tableaux jalonnent l’histoire de l’art plastique au Maroc.
Vous pourrez naviguer entre les tableaux des peintres voyageurs, les débuts de la modernité arabe (depuis les moments fondateurs marqués par les essais picturaux de Mohammed Ben Al R’bati).
L’exposition permanente se déploie sur un parcours de quatre grandes sections. Ph : FNM
La troisième période se concentre sur les enjeux de l’identité culturelle, soit les années 50, 60 et 70. C’est la période des grands maîtres de la peinture marocaine avec Jilali Gharbaoui et Ahmed Cherkaoui, le groupe de Casablanca Melehi, Belkahia, Chabâa, auxquels s’ajoute par la suite une deuxième vague d’artistes comme Miloud Labied, Fouad Bellamine, Mohamed Kacimi.
Pour la période après les années 90, c’est la quête de la singularité : les artistes marocains s’affirment et ne cherchent plus à s’écarter des modèles occidentaux pour montrer ce qui les rassemble et les identifie à une culture commune et à une communauté. Ces personnes décident de mettre en valeur ce qui les distingue.
Une exposition riche entre les murs du musée Villa Harris
Dans les dédales du musée, vous pourrez apprécier l’extrême variété des productions artistiques autour de thèmes communs.
“La particularité du musée Villa Harris, c’est que l’exposition couvre toute la période de l’histoire de l’art au Maroc, depuis les artistes voyageurs qui ont initié les peintres marocains à la peinture”, raconte la conservatrice.
Le parcours est complet, couvrant le début de l’art marocain jusqu’à la période contemporaine. La seule exception est liée aux peintres voyageurs.
Dans les dédales du musée, vous pourrez apprécier l’extrême variété des productions artistiques autour de thèmes communs. Ph : FNM
Sur place, des œuvres de plusieurs artistes qui se sont inspirés de Tanger, comme Josep Tapiro, Mariano Bertuchi, Maria Fortuny, Claudio Bravo. “Ils se sont inspirés de la ville, de sa couleur, de ses visages pour faire des œuvres”, explique la responsable du musée. Du côté des Marocains, le premier peintre marocain Mohammed Ben Al R’bati est exposé. “Nous avons des œuvres de l’école de Tétouan, que nous appelons école du Nord, l’école de Casablanca et la série contemporaine”, ajoute Majda Amellal.
Du côté des Marocains, le premier peintre marocain Mohammed Ben Al R’bati est exposé. Ph : FNM
Et pour la région ?
Le musée est adapté à toutes les tranches d’âge. Ph : FNM
Le musée Villa Harris est un atout pour la ville de Tanger et la région du Nord, puisqu’il enrichit l’offre culturelle de la ville, tout en mettant en “valeur nos artistes du nord”. D’autant plus que le musée est très riche, adapté à toutes les tranches d’âge, même aux enfants, et adapté pour les Marocains et les touristes internationaux.
Tourisme. Que faire à Rabat en 48 heures ?
Jour 1 : La mémoire impériale et l’élégance urbaine, « Immersion culturelle et patrimoine millénaire »
1. La Kasbah des Oudayas – Le charme andalou sur l’Atlantique
Commencez votre découverte par la Kasbah des Oudayas, véritable perle perchée sur l’embouchure du Bouregreg. Flânez dans ses ruelles blanches et bleues, entre bougainvilliers et portes sculptées. Ne manquez pas la porte monumentale des Oudayas, un chef-d’œuvre de l’architecture almohade du XIIᵉ siècle. Baladez-vous dans le jardin andalou, un havre de paix où l’air embaume de parfums d’orangers et de jasmins. Passage obligé au café Maure, une pause bienvenue, face à la mer, pour goûter un thé à la menthe accompagné de cornes de gazelle.
2. La médina de Rabat – Artisanat vivant et vie locale
Poursuivez avec une immersion dans la médina, beaucoup plus calme que celles de Fès ou de Marrakech, mais riche en authenticité. Promenez-vous dans les souks colorés de la rue des Consuls où vous pourrez contempler tapis, broderies, objets en cuivre et vêtements traditionnels. N’hésitez pas à prendre des photos souvenir de Bab Chellah, une porte emblématique donnant sur le cœur de la ville ancienne. La médina est aussi idéale pour découvrir l’artisanat rbati (zellige, cuir, tapis) et faire quelques achats dans un cadre paisible.
Balade paisible dans la médina de Rabat. Ph : Pexels
3. Tour Hassan et mausolée Mohammed V – L’âme spirituelle du Royaume
L’après-midi, direction l’un des plus grands symboles de Rabat : la tour Hassan, minaret inachevé du XIIᵉ siècle, vestige d’une mosquée jamais terminée. En face se trouve le mausolée Mohammed V, où reposent les rois Mohammed V et Hassan II. Ce lieu incarne la solennité et la beauté de l’architecture arabo-andalouse. Encadré par la garde royale, le site majestueux est imprégné de calme. L’entrée est libre.
La Tour Hassan, emblème de la ville de Rabat. Ph : Pexels
4. Site archéologique de Chellah – Voyage dans le temps au cœur de la nature
La journée continue dans l’un des sites les plus mystiques de Rabat : Chellah. Entre ruines romaines (Sala Colonia), nécropole mérinide, bassins, cigognes et figuiers, le lieu est un sanctuaire d’histoire et de nature. Le parcours est balisé avec des panneaux explicatifs. Vous pouvez vous restaurer sur place dans les différents restaurants prévus à cet effet.
Une incursion dans le passé en déambulant à travers les vestiges de Chellah. Ph : Pexels
Jour 2 : Nature, loisirs et douceur de vivre
1. Balade dans les Jardins d’essais botaniques
Commencez votre journée par une parenthèse végétale dans les Jardins d’essais botaniques, véritable “poumon vert” de Rabat. Créés au début du XXᵉ siècle, ces jardins historiques mêlent espèces locales et exotiques, allées ombragées, bassins, serres et zones de repos.
C’est un véritable musée végétal à ciel ouvert, où vous pouvez vous reconnecter à la nature, en plein cœur de la capitale. Les férus de nature peuvent faire une promenade contemplative ou prendre des photos.
Les activités nautiques ont la cote à Rabat, avec en bonus une vue imprenable sur la tour Mohammed VI. Ph : Pexels
2. Activités nautiques sur le Bouregreg
Rejoignez ensuite la marina de Salé, un espace de loisirs en plein essor. Vous y trouverez plusieurs clubs nautiques qui proposent des activités sportives et ludiques sur le fleuve Bouregreg :
Canoë & Kayak : pour explorer les berges et les vues imprenables sur la tour Hassan et le mausolée.
Sortie en bateau : croisière courte ou privatisée, idéale pour admirer Rabat et Salé depuis l’eau.
Jet-ski et paddle : pour les amateurs de sensations fortes.
Initiation à la voile (selon la saison et les clubs disponibles).
Vous pouvez faire une balade en barque ou effectuer la traversée du Bouregreg d’une rive à l’autre. Ph : Pexels
3. Déjeuner en terrasse au bord de l’eau
Après l’effort, place au réconfort dans l’un des restaurants de la marina : l’offre est alléchante et pour tous les goûts.
4. Temps libre, détente ou shopping arty
L’après-midi peut être consacré à la détente ou à une balade en ville selon les envies. Le parc Hassan II est parfait pour une sieste sur l’herbe ou une promenade paisible. Pour le shopping et la culture, vous pouvez vous rendre aux concept-stores et galeries qui sont disséminés dans la ville lumière.
Cinéma et loisirs : Marjane et Pathé s’allient pour développer un réseau de multiplexes
Ce rapprochement entre Marjane Group et Pathé repose sur une complémentarité d’expertises : d’un côté, l’expérience de Marjane dans la création d’espaces de vie intégrés, de l’autre, le savoir-faire de Pathé dans l’exploitation cinématographique, indique un communiqué conjoint.
Un programme de développement ambitieux est ainsi lancé, visant l’ouverture progressive de multiplexes à travers le pays. L’objectif : rendre le cinéma accessible à un large public, en s’appuyant sur une offre culturelle diversifiée, des équipements immersifs et des services digitaux pensés pour répondre aux nouveaux usages.
« Ce partenariat s’inscrit dans notre stratégie de développement de services à forte valeur ajoutée, pour apporter une expérience client unique et novatrice au sein de l’offre d’immobilier commercial développée par Marjane Group. Nous posons les bases d’un réseau cinématographique pensé pour répondre aux nouvelles attentes des publics et devenir un levier de croissance à l’intersection du commerce, du loisir et de la culture. Ce partenariat permettra également de contribuer aux ambitions nationales de structuration des industries culturelles et créatives (ICC) », déclare Ayoub Azami, président directeur général de Marjane Group, cité dans le communiqué.
« Le Maroc est un grand pays de cinéma, où de nombreux films produits par Pathé ont été tournés. Ce partenariat vise à développer un réseau de salles modernes dans les principales villes du Royaume. Ensemble, nous construirons ce qui se fait de mieux », affirme Jérôme Seydoux, président de Pathé, ajoutant que le Maroc s’impose comme un partenaire évident au regard de son ancrage culturel et de son potentiel de développement.
Pathé a fait son entrée sur le marché national avec l’ouverture de son premier multiplexe à Casablanca, au sein du Californie Mall, en décembre 2023. Le site comprend 8 salles de projection totalisant 1.200 places, dont une salle IMAX Laser et une salle 4DX, et un espace dédié à la scène artistique.
Cette opération marque une étape structurante dans la stratégie de développement des actifs immobiliers commerciaux de Marjane Group à travers une offre loisirs de qualité. En effet, le groupe Marjane a pour ambition de nouer des partenariats stratégiques afin de faire de ses centres commerciaux des lieux de vie associant commerces, loisirs et culture, ajoute le communiqué.
Avant Scène organisera la 30ᵉ édition du SIEL pour 45 MDH
Le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication (département de la Culture) vient de trancher concernant le marché de l’organisation de la 30ᵉ édition du SIEL qui se déroulera du 17 au 27 avril à Rabat.
Pour la 4ᵉ fois consécutive, ce marché a été remporté par « La Nouvelle Société Avant Scène » pour un peu plus de 45 MDH. En lice aux côtés d’un autre soumissionnaire, l’offre de cette société a été jugée « économiquement la plus avantageuse » par la commission d’ouverture des plis.
« La Nouvelle Société Avant Scène » a déjà remporté l’organisation des trois précédentes éditions du SIEL : 2024 (43,9 MDH), 2023 (35 MDH) et 2022 (22,9 MDH).
Charjah (Émirats arabes unis) sera l’invitée d’honneur de cette édition.
En visite au Sahara marocain, Rachida Dati annonce plusieurs projets culturels
La ministre a visité la forteresse historique de Casamar à Tarfaya, ainsi que le musée Antoine de Saint-Exupéry, consacré au célèbre écrivain, poète et aviateur français, qui fut chef d’aéroplace de 1927 à 1928. Elle a annoncé la prochaine réalisation d’une collection numérique d’œuvres sur les liens entre Saint-Exupéry et le Sahara, qui sera diffusée dans l’ensemble des 563 musées numériques développés par l’établissement public La Villette (dont six au Maroc).
Rachid Dati s’est ensuite rendue à Laâyoune, où elle a visité la grande médiathèque et rencontré les membres de l’association porteuse du projet de création d’une Alliance Française à Laâyoune. La coordinatrice du projet, Alia Bougzaje, lui a remis un courrier de demande officielle, qui sera transmis à la Fondation Alliance Française.
À Laâyoune, la ministre a également échangé avec de jeunes danseurs de breakdance et assisté à la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre l’ambassade de France et la Fédération royale marocaine des sports aérobics, fitness, hip-hop et disciplines assimilées (FRMSAFH).
A Dakhla, la ministre a inauguré l’antenne panafricaine de l’Institut supérieur de management et de communication (ISMAC), qui accueillera ses premiers étudiants en 2025. Devant de nombreux professionnels de l’audiovisuel et en présence du nouveau président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), elle a annoncé la volonté du CNC et de plusieurs écoles de cinéma françaises d’accompagner le programme pédagogique de la future antenne de l’ISMAC.
Rachida Dati attendue à Dakhla et à Laâyoune à partir du 17 février
La ministre poursuivra son périple dans les provinces du Sahara marocain avec plusieurs autres rencontres et visites sur le terrain. De retour à Rabat, elle aura des entretiens bilatéraux, notamment avec le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mehdi Bensaid, nous confirme une source du ministère.
Ces discussions ont porté sur plusieurs axes, dont l’artisanat, les industries culturelles et créatives, ainsi que la protection du patrimoine face aux tentatives d’appropriation.
Rachida Dati faisait également partie de la délégation qui a accompagné le président français Emmanuel Macron lors de sa visite au Maroc, fin octobre 2024.
Reportage. À Berrechid, les agriculteurs s’adaptent tant bien que mal à la sécheresse
Nous sommes le dimanche 20 janvier. L’allure de la fine couche de nuages qui recouvre le ciel ne laisse aucune place au doute dans l’esprit de Othmane, agriculteur à Ouled Zidane : « Il ne risque pas de pleuvoir aujourd’hui », soupire-t-il avec résignation, tout en augmentant la puissance de la pompe qui aspire l’eau de la nappe pour la rejeter dans un bassin d’irrigation.
Dans cette commune rurale située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Berrechid, où se succèdent cultures céréalières et maraîchères, les six années de sécheresse consécutives ont particulièrement éprouvé le moral et les comptes en banque des cultivateurs. Ici, la fertilité de la terre est aléatoire, mais la pénurie d’eau est constante.
La preuve: les multiples terrains non labourés dont la terre se craquelle sous l’effet d’un soleil blanc d’hiver. De plus en plus d’agriculteurs renoncent à cultiver leurs champs, faute de moyens. Ils préfèrent ne pas gagner d’argent plutôt que de prendre le risque d’en perdre.
Alors que la pluie se fait rare et que la nappe phréatique s’épuise, l’activité agricole est désormais accompagnée d’une grande incertitude. « Depuis quelques années, nous avons l’impression de jouer à un jeu de hasard. On ne sait jamais si l’on va gagner ou perdre de l’argent au moment des récoltes », déplore Othmane.
Pour réduire la part de risques, « certains agriculteurs ont troqué les cultures céréalières pour le maraîchage. Tandis que d’autres ont réduit les superficies cultivées », nous explique Mohamed, agriculteur de père en fils. Il n’est pas le seul à trouver un semblant de stabilité sous ses pieds, là où se trouvent des réserves hydriques dont l’accessibilité se complique d’année en année.
Depuis quelques années, nous avons l’impression de jouer à un jeu de hasard
En l’absence de précipitations régulières et suffisantes, l’extraction de l’eau à partir de l’aquifère de Berrechid s’impose comme le dernier rempart contre la sécheresse, afin de préserver les récoltes et nourrir les ambitions des agriculteurs. Une pratique qui ne date pas d’hier, mais qui s’est intensifiée ces dernières années.
Bien qu’efficace à court terme, la durabilité du pompage de l’eau à partir des puits est largement remise en question, d’autant qu’elle accélère l’épuisement des réserves d’eaux souterraines, aggrave leur pollution et la salinité des sols, tout en perturbant le cycle naturel de croissance des plantes.
Des cultures en grand danger, accès inégal à l’eau
De part et d’autre d’une route provinciale à l’asphalte malmenée par le va-et-vient des camions et des machines agricoles, la différence entre les parcelles céréalières irriguées et non irriguées est saisissante. Dans un cas, le blé est verdoyant et vigoureux, affichant une croissance prometteuse.
Un champ de céréales irrigué
Dans l’autre, le développement des plantes se limite à de jeunes pousses clairsemées, à peine sorties de terre et déjà marquées par la sécheresse. À l’évidence, la campagne céréalière semble compromise pour les superficies en bour. Un contraste qui illustre autant la pénurie d’eau que l’accès inégal à cette ressource aussi rare que précieuse.
Un champ de céréales non irrigué
Le temps où le climat était favorable aux cultures pluviales semble révolu. En longeant une allée en terre rouge, bordée par des oliviers asséchés, on retrouve Othmane et ses associés, qui s’activent à enlever quelques mauvaises herbes au milieu d’un champ de petits pois.
« Depuis 2017, la situation a complètement changé. Dans cette zone, nous avons toujours eu de bonnes récoltes même en bour. Désormais, il faut irriguer les cultures afin de pouvoir assurer un rendement modeste. Cela entraîne des dépenses importantes », souffle Othmane.
Le niveau de la nappe ne cesse de baisser. Désormais, il faut pomper l’eau à plus de 100 mètres, contre une quarantaine il y a quelques dizaines années
« Nous avions l’habitude de planter les petits pois en bour, et comme disaient nos ancêtres, ils assuraient leur croissance en toute autonomie. De nos jours, il faut irriguer, traiter contre les maladies et fournir suffisamment d’engrais pour que les petits pois puissent compléter leur cycle de croissance », explique-t-il.
Un champ de petits pois irrigué
Autant de changements qui modifient non seulement l’atmosphère sonore, mais aussi l’odeur des champs, désormais empreints de gaz. D’ailleurs, le son des bourrasques qui balayent une zone ouverte aux vents est couvert par le bourdonnement ininterrompu du moteur de la pompe qui permet de faire remonter l’eau à partir d’un puits situé à près d’un kilomètre en amont du champ.
Le moteur utilisé pour pomper l’eau à partir de la nappe produit un bruit assourdissant
Le bruit assourdissant rythme le quotidien des agriculteurs, aussi bien de jour que de nuit. À tel point qu’ils ne s’en rendent compte que lorsque les pompes sont à l’arrêt. L’eau est stockée dans un bassin d’irrigation d’un peu plus de 1.200 m³, entouré de digues recouvertes de plastique. À lui seul, le bassin nécessite un investissement d’environ 30.000 dirhams.
Un bassin d’irrigation pour stocker l’eau de la nappeDes dizaines de bouteilles de gaz sont entassées près du bassin d’irrigation.
Les dizaines de bouteilles de gaz butane entreposées à quelques mètres expliquent l’origine de l’odeur de gaz qui imprègne les lieux. Une installation indispensable mais qui n’offre pas une assurance tout risque. « Le niveau de la nappe ne cesse de baisser. Désormais, il faut pomper l’eau à plus de 100 mètres, contre une quarantaine il y a quelques dizaines d’années. Mais nous n’avons aucune garantie que le puits ne va pas s’assécher pendant le cycle de croissance », se plaint Othmane.
L’inexorable recul des eaux souterraines
À l’imprévisibilité liée à la pluviométrie s’ajoute donc celle relative aux réserves d’eaux souterraines, qui poursuivent leur inexorable recul. L’Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia (ABHBC) a récemment mesuré le niveau piézométrique de la nappe de Berrechid entre 100 m et 120 m par rapport à la surface.
Depuis les années 1980, « plus de 50% des réserves de la nappe ont été épuisées », déplore la même source. Sur les vingt dernières années, la moyenne du déficit du bilan hydrique de la nappe est de 30 millions de m³/an. Désormais, il faut creuser au moins 100 m pour atteindre la ressource, contre 30 m à 40 m au milieu des années 1980, selon l’ABHBC.
Des bornes sont installées dans les champs pour irriguer les cultures à travers le système de goutte-à-goutte.Un système d’irrigation goutte-à-goutte traversant un champ de betteraves.
Et la tendance n’est pas prête de s’inverser. En dépit de la généralisation des techniques d’irrigation économe en eau, à l’instar du goutte-à-goutte, lors de la saison hydrologique 2023-2024, la nappe de Berrechid a perdu environ 6 mètres, assure le ministère de l’Equipement et de l’eau.
Subventionnées, les butanes de gaz représentent la principale source d’énergie en vue d’extraire l’eau des entrailles de la terre. « On ne peut pas compter sur l’énergie solaire. C’est une solution utile dans le cas des arbres fruitiers, qui ne nécessitent pas une irrigation régulière. Mais lorsqu’il s’agit des petits pois ou de la betterave, c’est une autre histoire », assure Othmane.
« Ces cultures ont besoin d’être irriguées non seulement le jour, mais également la nuit, surtout lorsqu’il fait chaud », reprend-il. « C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour les bouteilles de gaz afin de faire tourner le moteur de la pompe ». Or, la consommation d’énergie augmente à mesure que le niveau piézométrique de la nappe baisse.
« Nous sommes passés de 6 bouteilles de butane par jour à une dizaine, car on doit pomper l’eau encore plus profondément qu’auparavant. Cette hausse équivaut à une centaine de dirhams par jour. C’est quasiment le salaire journalier d’un travailleur agricole dont on doit se passer par manque de moyens financiers », assure notre interlocuteur. Une réalité économique qui l’oblige à mettre la main à la pâte pour ne pas réduire sa marge bénéficiaire.
La salinité des eaux de la nappe impacte le cycle de croissance des plantes
L’eau de la nappe enlève une épine du pied des agriculteurs. Mais leur surexploitation comporte néanmoins plusieurs inconvénients. Au-delà de l’évaporation des eaux stockées dans les bassins, c’est l’augmentation de leur salinité qui est préoccupante. Un phénomène illustré par les tâches blanches qui maculent les terres ocres cultivées.
Mélangé aux engrais sur cette image, le sel est devenu très présent sur le sol.
En effet, lorsque cette eau salée est utilisée pour irriguer, elle s’infiltre dans les sols, y laissant des dépôts de sel, qui finissent par ruisseler à leur tour dans la nappe. Un cercle vicieux qui, avec le temps, nuit à la croissance des plantes et réduit leur fertilité. « L’eau est de moins en moins pure. Son taux de salinité a augmenté, ce qui a pour conséquence de baisser le rendement des cultures et surtout de prolonger leur cycle de production, avec tous les frais supplémentaires qu’implique cette situation », constate Mohamed.
« Les petits pois ont l’habitude d’entrer en production soixante jours après avoir été plantés. Mais à cause de la salinité, ils n’entrent en production qu’à partir de 80 jours. Il n’y a pas mieux que l’eau de pluie. Mais elle n’est malheureusement pas disponible sur demande », regrette Othmane.
Le cheptel sacrifié par manque de moyens financiers
L’eau est plus que jamais le nerf de la guerre en agriculture. Sa disponibilité détermine non seulement la qualité des récoltes, mais aussi leur valeur sur le marché. « Je vous conseille d’irriguer légèrement la surface du sol. Après des précipitations, si le sol est très sec, il peut se fissurer, ce qui compromettrait une bonne irrigation », explique à deux agriculteurs un homme qui venait de se garer à la lisière d’un champ de betteraves.
Son métier ? Acheter les récoltes de plusieurs exploitants avant même qu’elles n’atteignent leur maturité. « Si le prix est satisfaisant, on est prêts à vendre », confie le duo d’agriculteurs ayant préféré garder l’anonymat. « C’est une manière d’assurer nos arrières en cas de problème d’ici au mois d’avril, quand la betterave arrivera à maturité », ajoutent-ils.
Surtout qu’avec les caprices du climat, il faut surveiller les cultures comme le lait sur le feu. « Il y a quelques semaines, il y a eu de brefs et forts orages accompagnés de grêle. Je craignais d’avoir tout perdu tellement le phénomène météorologique était intense », se souvient l’un d’entre eux.
Un champ de betterave alimentaire qui entrera en production à partir du mois d’avril.
Mais si l’acheteur propose d’acquérir la récolte à un prix réduit en contrepartie de certaines charges prises en main, comme les engrais, « l’irrigation reste à notre charge », précisent nos interlocuteurs. Cette fois, aucun accord n’a été conclu, mais le potentiel acheteur reste optimiste : « Je reviendrai dans une dizaine de jours avec une proposition », lance-t-il aux deux hommes avant de s’éclipser.
Interaction sociales
Au-delà des considérations financières, la pénurie d’eau influence également les interactions sociales. En témoigne Mohamed. Le puits qu’il possède sur ses terres attire les convoitises et donne lieu à des arrangements dont il ne sort pas toujours gagnant. « L’année dernière, mon voisin m’a demandé d’irriguer ses céréales et de garder en contrepartie la moitié de la récolte. Mais au bout du compte, je ne suis pas rentré dans mes frais car les rendements étaient largement en dessous des attentes. Et le propriétaire de la terre n’a pas voulu compenser ces pertes. Je ne risque pas de refaire ce genre d’arrangement », promet-il, un brin agacé.
Les gens ne souhaitent plus posséder de bétail car les aliments sont devenus trop chers
Mohamed ne risque pas non plus d’augmenter l’effectif de ses troupeaux, qui a considérablement diminué ces deux dernières années. Et pour cause, les conséquences des difficultés financières des agriculteurs sont souvent portées par les animaux. « Les gens ne souhaitent plus posséder de bêtes car les aliments sont devenus trop chers”, souligne-t-il, en dépit de la distribution d’orges subventionnées par le ministère de l’Agriculture.
« Moi non plus, je n’ai pas envie de perdre de l’argent », reprend-il. « Je ne fais pas l’agriculture uniquement par passion. C’est mon métier et j’ai une famille à nourrir. Alors lorsque la balance entre ce que je dépense et ce que me fait gagner le cheptel est devenue déficitaire, j’ai décidé de vendre la majorité de mon bétail, comme plusieurs autres agriculteurs. Et je pense aussi à vendre le peu de têtes qui me reste ».
Mohamed n’est pas un agriculteur excentrique qui fait exception. Tout au long de la journée, nous avons visité ce bassin agricole à plusieurs endroits. Pas une vache à l’horizon. Nous n’avons croisé qu’un seul berger qui accompagnait une dizaine de bêtes à la recherche d’un peu d’herbe.
Une denrée aussi rare sur les terres que les nimbostratus dans le ciel. Vous savez, ces nuages épais et gris, qui produisent des précipitations continues. Ces nuages que les agriculteurs de Berrechid attendent fébrilement mais qu’ils n’ont plus vus depuis quasiment trois mois.
Le Festival international du conte de Marrakech 2025 en quête d’un record mondial
Cette année, le festival réunit non seulement 100 conteurs venus de 33 pays, mais il cherche également à inscrire son nom dans les annales de l’histoire en tentant de battre le record mondial Guinness pour la plus longue session continue de narration, 120 heures de contes sur la place emblématique de Jemaâ El Fna, annoncent les organisateurs.
Organisé dans divers lieux de la région Marrakech-Safi, le festival propose des ateliers interactifs animés par des conteurs pour les jeunes, ainsi que des spectacles et performances célébrant la diversité des récits mondiaux. Des panels exploreront l’impact du conte sur l’éducation et la santé mentale.
Des activités préalables auront lieu à Safi et Essaouira, les 15 et 16 janvier. L’événement phare, « Hikayathon« , vise à battre le record Guinness de la plus longue session de narration, avec 100 conteurs se relayant pendant 120 heures sur la place Jemaâ El Fna dès le 20 janvier.
Sur le thème de la « Bahja« , un concept incarnant l’essence sensorielle, culturelle et spirituelle de Marrakech, qui se traduit par une attitude, un état d’esprit et un partage joyeux, le festival rend hommage au riche héritage narratif de la ville, selon un communiqué des organisateurs.
Chaque coin de rue, souk et monument à Marrakech raconte une histoire, et ce festival amplifie cet esprit, transformant la ville en un carrefour mondial pour les passionnés de contes, les artistes et les voyageurs culturels.
La manifestation met en avant l’inclusion des conteuses et promeut la paix à travers la narration, tout en valorisant la culture marocaine. Des ateliers pour les guides touristiques de Marrakech-Safi viendront enrichir leurs récits historiques pour dynamiser le tourisme culturel.
Réunissant des conteurs du monde entier (Maroc, Nigeria, Inde, Irlande, Turquie, Colombie), l’événement positionne Marrakech comme une capitale mondiale du conte.
Protection du patrimoine : voici ce qui va changer
La législation nationale prévoit des textes de loi portant sur la protection du patrimoine. Sauf que l’arsenal législatif existant devait subir une refonte de fond en comble pour accompagner les évolutions dans ce domaine, aux niveaux national et international. C’est le principe qui a guidé l’élaboration et l’adoption du projet de loi n° 22.33 par les services du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, et qui se décline en pas moins de 133 articles.
Contrer la spoliation
L’une des grandes nouveautés apportées par ce texte concerne la préservation du patrimoine national contre les tentatives de spoliation. L’on se rappelle toutes les tentatives de certains pays qui voulaient s’approprier des composantes du patrimoine marocain, du caftan au zellige en passant par le couscous. Le nouveau texte renforce la protection du patrimoine matériel et immatériel comme l’un des fondements de notre histoire collective.
Par ailleurs, ce texte étend le spectre du patrimoine national à d’autres domaines, dont :
Le patrimoine subaquatique : au vu de l’étendue de nos côtes, ce patrimoine inclut, entre autres, les épaves des bateaux et des aéronefs submergées par les eaux territoriales du Royaume. Ce patrimoine englobe aussi les restes humains ou animaux se trouvant dans la même situation. Ce pan du patrimoine n’inclut cependant pas ce qui relève du domaine de l’histoire militaire du Maroc et qui est géré par une commission spéciale (la Commission marocaine d’histoire militaire).
Le patrimoine naturel et écologique : tous les sites naturels ayant une valeur scientifique, écologique ou géologique.
Les communautés historiques : ce qui se rapporte aux cités disparues, aux ksours et autres kasbahs.
Les trésors humains vivants : des citoyens dépositaires d’un savoir en relation avec le patrimoine (cela peut aller des contenus aux artisans par exemple) et qui seront chargés, contre rémunération et reconnaissance, de transmettre leur savoir aux nouvelles générations.
Les tableaux, les sculptures et les produits d’artisanat : des productions dont les auteurs sont décédés et dont l’exploitation, le commerce ou l’exportation seront soumis à des autorisations.
Un registre, une commission et un label
Ce projet de loi instaure plusieurs mécanismes et instances pour la protection du patrimoine. Il prévoit d’abord la nécessité de procéder à un travail de recensement et de classification. La finalité est d’établir un Registre national du patrimoine. Des registres nationaux par thèmes seront également créés.
Sera mise en place également une Commission nationale du patrimoine, une supra-structure qui supervisera toutes les actions en coordonnant l’intervention des autres acteurs concernés : départements ministériels, institutions et autorités locales. Les services de cette commission interviendront, de manière plus concrète, dans les actions d’assistance pour la réhabilitation des éléments du patrimoine.
Enfin, l’Etat aura la main haute pour exproprier des composantes du patrimoine appartenant à des particuliers. Ceux-ci seront indemnisés et auront le droit d’aller devant les tribunaux s’ils jugent la compensation inadéquate.
En vertu de ce projet de loi, un label « Patrimoine du Maroc » sera mis en place.
Jusqu’à 10 ans de prison ferme
En matière de sanctions contre les éventuels contrevenants aux dispositions de ce projet de loi, la justice aura la main lourde, parfois même très lourde. Par exemple, celui qui se livre à des fouilles sans autorisation préalable risque une peine de prison allant de 6 mois à deux ans et une amende de 10.000 à 200.000 DH, ou l’une de ces deux sanctions.
En cas de vol d’une composante du patrimoine ou de son exportation sans autorisation, l’auteur de la contravention risque 1 à 5 ans de prison et une amende de 35.000 à 200.000, ou l’une de ces sanctions. Quand ces deux délits sont commis dans le cadre d’une bande organisée, ces sanctions sont portées à 3 à 10 ans de prison et des amendes variant entre 50.000 et 500.000 DH.
Dans la majorité des délits, les sanctions et les amendes sont portées au double en cas de récidive en l’espace de 4 ans.
Pour ce qui est des agents habilités à constater les infractions, le législateur évoque un large éventail entre les éléments de la police judiciaire (OPJ), les douaniers, mais aussi les éléments de la Marine royale ou les agents de l’Agence des eaux et forêts quand il s’agit du patrimoine subaquatique.
Un marathon législatif collectif
Le texte préparé par les services du département de Mehdi Bensaid prévoit des dispositions transitoires, mais ne fait aucune allusion à son entrée en vigueur. Évidemment, il doit passer par le circuit législatif du Parlement, mais son application risque de prendre un temps considérable en raison du nombre de textes qu’il faudra adopter et promulguer (décrets d’application).
Ces décrets, dont certains nécessitent une grande clarté et précision, seront disséminés entre plusieurs départements et services : le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Culture, celui de la Justice (car il faudra encore amender le Code pénal), celui de la Transition énergétique, voire celui de l’Agriculture, en plus du département des Finances.
12 MDH de subventions pour la construction de trois nouvelles salles de cinéma à Rabat, Casablanca et Marrakech
La commission, présidée par Mohamed Khouna, a tenu une réunion le 12 novembre à Rabat en présence de ses membres, Samira Himeur, Amina Saibari, Dalal Seddiki, Khadija Laabid, Ahmed Larhmam, Mohammed Hassan Belkady et Abdillah Zirat, pour examiner les dossiers soumis pour statuer sur les dossiers éligibles en vue de bénéficier du soutien, indique un communiqué du CCM.
Ainsi, la commission a décidé d’octroyer des aides à la création pour les salles de cinéma « Cinerji Carrousel » à Rabat, « Cinerji Rocade » à Casablanca et « Cinerji Annakhil » à Marrakech, d’un montant de 4 millions de DH pour chacune des salles, conclut le communiqué.
Le festival itinérant « Art Explora » et son bateau-musée font escale à Rabat
« Odyssée culturelle en Méditerranée » est le thème choisi pour cette édition. Ce festival itinérant, qui prône le dialogue des cultures, promet au public rbati de vivre, jusqu’au 17 octobre, des expériences artistiques, culturelles et sociales inédites visant, selon les organisateurs, à « favoriser un accès toujours plus large à l’art ».
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora fait escale à Rabat.
Art Explora propose une exposition immersive intitulée « Présentes », conçue en collaboration avec le musée du Louvre, mettant en avant les figures féminines dans la civilisation méditerranéenne, ainsi que des résidences d’artistes.
Au programme de cette nouvelle étape figurent des concerts, des balades, des ateliers, des performances artistiques et des projections cinématographiques, en accès libre, dans divers espaces de la ville.
De 2024 à 2026, ce bateau-musée de 47 mètres de long et 55 mètres de haut sillonnera les côtes de quinze pays, offrant un accès gratuit à l’art contemporain, à la photographie et à des mondes virtuels. Plus de 100.000 personnes ont visité le bateau-musée lors de sa précédente escale à Tanger.
La 20e édition du festival Mawazine aura lieu du 20 au 28 juin 2025
La 20e édition promet une « programmation de qualité et pleine de surprises à tous les amoureux de la musique et de la culture, avec les plus grandes stars du répertoire mondial et arabe, les grands noms et les jeunes talents de la scène marocaine, ainsi qu’une sélection des figures incontournables des plus beaux patrimoines musicaux des cinq continents », indique un communiqué des organisateurs.
La 19e édition du Festival avait réuni plus 2,5 millions de spectateurs durant neuf jours de célébration musicale sur les différentes scènes de Rabat et Salé.
Créé en 2001, le Festival Mawazine-Rythmes du monde est devenu un rendez-vous incontournable des amateurs et passionnés de musique au Maroc.