Ventes automobiles : une hausse de 35% à fin avril 2025

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), les ventes sont ventilées comme suit :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 58.001 unités, soit une hausse de 32,89% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 8.320 unités, en hausse de 56,95% en glissement annuel.

Pour le seul mois d’avril 2025, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 35,74% par rapport au mois d’avril 2024, avec 18.149 unités vendues contre 13.268 unités durant la même période de l’année précédente.

Le véhicule particulier a enregistré une hausse de 32,20% avec 15.740 unités vendues en avril 2025 par rapport à avril 2024, au cours duquel 11.906 unités ont été écoulées.

Le véhicule utilitaire léger connaît également une hausse importante de 76,8% avec 2.409 unités vendues en avril 2025 contre 1.362 unités vendues en avril 2024.

Dacia toujours en tête des ventes

Dacia se classe, comme à l’accoutumée, en tête des ventes avec 3.157 VP vendus en avril 2025, enregistrant une hausse de 5,94% par rapport à avril 2024.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2ᵉ et le 3ᵉ rang, avec 2.257 VP (+43,12%) et 1.319 VP (+35,84%) vendus en avril 2025.

Ventes automobiles : une hausse de 35% à fin mars 2025

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), les ventes sont ventilées comme suit :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 42.261 unités, soit une hausse de 33,14% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 5.911 unités, en hausse de 50,06% en glissement annuel.

Pour le seul mois de mars 2025, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 35,74% par rapport au mois de mars 2024, avec 17.417 unités vendues contre 12.831 unités durant la même période de l’année précédente.

Le véhicule particulier a enregistré une hausse de 39,38% avec 15.516 unités vendues en mars 2025 par rapport à mars 2024, au cours duquel 11.129 unités ont été écoulées.

Le véhicule utilitaire léger connaît également une hausse de 10,69% avec 1.801 unités vendues en mars 2025 contre 1.627 unités vendues en mars 2024.

La progression des ventes à fin mars 2025 s’explique, d’une part, par le fait que la chaîne logistique avait fortement impacté les arrivages par des retards pour certaines marques durant le mois de mars 2024 et, d’autre part, par l’arrivée de nouvelles marques au sein de l’AIVAM.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe, comme à l’accoutumée, en tête des ventes avec 4.421 VP vendus en mars 2025, enregistrant une importante hausse de 59,78% par rapport à mars 2024.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2ᵉ et le 3ᵉ rang, avec 2.597 VP (+34,98%) et 1.193 VP (+46,39%) vendus en mars 2025.

Avec un record de production en 2024, le Maroc confirme son rang de 2e site industriel du groupe Renault

« En 2024, le Maroc continue de se positionner comme une plateforme industrielle majeure pour le groupe Renault », a déclaré, ce mardi 21 janvier, Mohamed Bachiri, directeur général de Renault Group Maroc, lors de la présentation du bilan 2024.

Avec une cadence de production quotidienne de plus de 1.600 véhicules sur ses deux sites à Casa et Tanger, le Maroc représente 18% des ventes mondiales du groupe Renault, se positionnant ainsi comme son deuxième site industriel au niveau international.

La base industrielle marocaine de Renault a explosé en 2024 son record de production, dépassant les 410.000 véhicules.  Un objectif pour 2025 ? Augmenter la capacité de production annuelle du Groupe au Maroc pour atteindre les 500.000 véhicules dès cette année.

« L’usine de Tanger va également lancer la production des premiers véhicules 100% électriques, notamment le modèle Duo, qui vont arriver sur le marché marocain dès cette année [2025, ndlr] », poursuit le directeur général.  Il s’agit du Mobilize Duo, le premier véhicule 100% électrique qui sera fabriqué à l’usine de Tanger, et qui sera commercialisé dans un 1ᵉʳ temps en Europe.

Pour 2025, toujours, le constructeur français prévoit le lancement opérationnel d’un centre d’ingénierie dédié aux activités de R&D en ingénierie, et qui aura pour mission le renouvellement ainsi que le développement de véhicules pour le Groupe et ses usines marocaines.

Ce centre, explique le management, abritera également le développement de nouvelles opportunités « New Tech », afin de positionner le Maroc comme un pôle d’excellence en talents et en compétences stratégiques.

Les chiffres 2024, un record absolu

« Nous avons réalisé une production totale de 413.614 voitures. C’est un record absolu, dépassant celui de 2018. Notre production s’est ainsi améliorée de 8% par rapport à 2023″.

« Ce chiffre a été réalisé grâce à la progression de la production de 9% au niveau de l’usine de Tanger (312.381 voitures). La Somaca a, elle, réalisé un record de production en 2024, avec 101.233 voitures produites, franchissant ainsi, pour la première fois, le seuil symbolique des 100.000 véhicules », a-t-il souligné.

« Le Maroc est donc le deuxième producteur du groupe au niveau international, et les trois modèles phares produits localement continuent de dominer le marché marocain. Il s’agit de la Dacia Sandero, de la Dacia Logan et de la Renault Express« .

La capacité de production globale du groupe au Maroc atteint désormais environ 500.000 véhicules par an. Quant à la Somaca, elle dispose, depuis fin 2024, d’une capacité de production annuelle de 120.000 unités.

89% des véhicules produits localement par le groupe ont été exportés

Les exportations de Renault Maroc ont également augmenté de 8% en 2024, avec 370.165 véhicules expédiés vers 68 pays, soit 89% de la production totale. Ces performances font du Royaume le 8e marché du groupe en termes de volumes de vente en 2024.

L’usine de Tanger a exporté 298.045 véhicules, soit 95% de sa production, tandis que la Somaca a exporté 72.120 unités (71% de sa production) vers environ 36 pays.

« Plusieurs personnes pensent que la Somaca est orientée vers le marché local, alors que les deux tiers de sa production sont exportés vers plusieurs pays étrangers », précise Mohamed Bachiri.

« Parmi les principales destinations figurent la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la Turquie », a-t-il ajouté, soulignant que « la Dacia Sandero demeure le véhicule particulier le plus vendu en Europe, tous canaux confondus, et ce, depuis novembre 2017 ».

Des projets industriels stratégiques

L’année 2024 a par ailleurs été marquée par le lancement de nouveaux modèles innovants, à fort potentiel, a déclaré le DG de Renault Group Maroc ce mardi :

La Dacia Jogger hybride, une première pour le Maroc qui intègre des processus spécifiques à la technologie hybride, notamment l’assemblage de batteries ;

La Renault Kardian, un SUV de segment B produit depuis fin 2023 à la Somaca et qui desservira les marchés d’exportation en dehors de l’Europe.

« Ces deux projets concrétisés en parallèle en 2024 viendront répondre aux besoins nationaux et internationaux », a souligné Mohamed Bachiri.

 

« Ces projets sont un levier important du développement de notre écosystème, puisqu’ils impliquent de nouveaux besoins et offrent un potentiel d’intégration de nouvelles commodités, sur lesquelles on travaille avec les différents acteurs du groupe, mais aussi avec les pouvoirs publics marocains ».

« Ils viendront surtout soutenir la profondeur de l’écosystème Renault, renforcer son développement en attirant de nouveaux investisseurs et équipementiers ainsi que de nouvelles commodités, et positionner le Maroc auprès de notre réseau d’équipementiers. Ces projets témoignent surtout de la confiance du groupe en la plateforme marocaine et de la capacité des équipes locales à évoluer et à s’adapter en permanence pour atteindre l’excellence ».

À l’horizon 2030, le groupe ambitionne d’atteindre un taux d’intégration de 80%

Depuis la signature de son premier écosystème en 2016, Renault Maroc a triplé le nombre de ses fournisseurs de rang 1, passant de 26 à 88 en 2023, a fait savoir son DG.

Avec un chiffre d’affaires annuel de 22 milliards de dirhams (MMDH) consacré à l’achat de pièces auprès de 250 équipementiers locaux, le groupe vise un taux d’intégration de 80% et un chiffre d’affaires sourcing de 33 MMDH d’ici 2030.

« Sur le volet écosystème, nous avons continué à travailler sur notre feuille de route pour respecter nos engagements tenus avec le Maroc », a expliqué Mohamed Bachiri.

Et de rappeler : « En 2016, le taux d’intégration locale du groupe Maroc se situait entre 36% et 40%. En 2022, il est passé à 65,2%, tandis que l’objectif pour 2023 était de 65,5%. Nous avons donc atteint l’objectif de 2023 un an à l’avance ».

« En termes de chiffre d’affaires d’achat de pièces chez les équipementiers installés au Maroc, qui sont au nombre de 250, il s’élevait en 2023 à 22 MMDH de pièces achetées pour nos deux usines, ainsi que pour les usines du groupe au niveau international. Ces chiffres sont importants et démontrent ainsi la profondeur de notre écosystème ».

Par ailleurs, avec un chiffre d’affaires de 63,1 MMDH en 2024 (+10 % par rapport à 2023), Renault Group Maroc reste la première entreprise privée du pays, représentant 3% du PIB national. Le groupe contribue à 38% du chiffre d’affaires de la filière automobile marocaine, avec les deux tiers des véhicules exportés issus de ses usines.

Le nouveau Jogger de Dacia bientôt commercialisé au Maroc

« Familial et polyvalent », le nouveau Dacia Jogger « allie la longueur d’un break, l’habitabilité d’un ludospace et les attributs d’un SUV », peut-on lire dans un communiqué de Dacia.

Dacia Jogger propose des équipements modernes et sécurisés : les feux de jour et de croisement à LED, le détecteur d’angle mort et le système de stationnement avec radar arrière et avant, ainsi que la caméra de recul. Son offre multimédia complète, avec le Media display 8’’ ou la Media Nav, et la climatisation automatique sont autant d’équipements qui « améliorent l’usage au quotidien », poursuit la même source.

Au volant, le nouveau Dacia Jogger offre « des sensations de conduite attendues d’un véhicule du segment C ». Son empattement de « 2,90 m le rend stable », et « ses jantes de 16 pouces lui permettent d’être bien assis sur la route ». De plus, sa structure de caisse rigide lui confère « robustesse », détaille le communiqué.

Avec ses 4,55 m de longueur, Dacia Jogger est le plus long des véhicules de la gamme Dacia. Des dimensions recherchées par les clients pour « une polyvalence d’usage au quotidien. »

À bord, « l’ergonomie, l’insonorisation et la hauteur sous pavillon participent au confort de tous les passagers jusqu’au troisième rang », ajoute le constructeur automobile.

Dacia Jogger est fabriqué à l’usine Renault Group de Tanger. Il sera équipé du moteur Diesel Blue dCi 102 ch « disponible exclusivement pour les clients nationaux ». Proposé en versions 5 et 7 places, le nouveau Dacia Jogger se décline en trois niveaux de finition : Essential, Expression et Extreme.

Dacia Jogger sera commercialisé, en version diesel, dès le 20 septembre dans l’ensemble du réseau Dacia au Maroc, à partir de 190.900 DH.

Automobile : plus de 94.500 véhicules vendus à fin juillet 2023

Les chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) montrent que le marché automobile global à fin juillet 2023 totalise 94.534 unités, en baisse de 1,06% comparativement à fin juillet 2022 où il s’est écoulé 95.544 unités.

Pour les VP, les ventes cumulées s’élèvent à 86.306 voitures, en quasi-stagnation (+0,62%) par rapport à fin juillet 2022, où 85.771 voitures ont été vendues.

Pour ce qui est des VUL, 8.228 véhicules ont été vendus durant les sept premiers mois de l’année en cours, en baisse de 15,81% par rapport à fin juillet 2022, où 9.773 véhicules ont été vendus.

Sur le seul mois de juillet 2023, un total de 13.115 véhicules, toutes catégories confondues. Ces ventes sont en hausse de 11,97% par rapport au mois de juillet 2022, où 11.713 véhicules avaient été écoulés.

Les ventes des VP en recul par rapport à juin

Durant le seul mois juillet 2023, les ventes des voitures particulières (VP) se sont établies à 12.079 véhicules contre 10.592 unités en juillet 2022. Soit une hausse de 14,04%.

Du côté des véhicules utilitaires légers (VUL), 1.036 unités ont été vendues en juillet 2023, contre 1.121 unités vendues en juillet 2022. Une baisse de 7,58 %.

Dacia toujours en tête des ventes

Comme à l’accoutumée, Dacia se classe en tête des ventes, avec 2.756 VP vendues en juillet 2023. Ses performances ont toutefois diminué de près de 6% par rapport à 2022.

Renault et Hyundai occupent, quant à elles, les 2e et 3e rangs, à 1.794 et 1.250 ventes de VP en juillet 2023. Les deux marques ont dépassé les ventes réalisées une année auparavant, avec des hausses respectives de 14,85% et 10,35%.

Renault Maroc lancera en 2024 la fabrication du premier véhicule hybride de Dacia

Ce nouveau projet industriel intègre, pour la première fois au Maroc, la fabrication d’un modèle hybride, contribuant ainsi au renforcement de l’écosystème automobile et à la création de valeur.

Avec une capacité de production allant jusqu’à 120.000 véhicules par an dédiée au Jogger, cette affectation s’accompagnera d’un projet de robotisation et d’un programme de formation adapté pour répondre à la spécificité technologique du véhicule.

Le premier modèle hybride pour Dacia

La fabrication de ce modèle démarrera à partir du deuxième trimestre 2024. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse, ce vendredi 17 mars, en présence de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, Denis Le Vot, directeur général de la marque Dacia, et Mohamed Bachiri, directeur général de Renault Group Maroc.

Ce nouveau projet vient renforcer la confiance du groupe dans la plateforme industrielle nationale et confirmer l’introduction des technologies d’électrification annoncée en juin 2021, lors du renouvellement des accords visant à consolider l’écosystème Renault Group au Maroc.

Depuis son lancement en mars 2022 en Europe, Jogger est le premier modèle du segment C de Dacia. Il réinvente le concept du véhicule familial abordable. Ce modèle, proposant jusqu’à sept places, est disponible en motorisations essence, GPL (selon les marchés), Diesel et pour la première fois dans la gamme Dacia, en motorisation hybride.

Jogger Hybrid 140 est caractérisé par une technologie largement éprouvée au sein de Renault Group grâce au développement d’une véritable motorisation hybride multimodes, et non d’un simple moteur thermique électrifié.

Une production de 120.000 véhicules par an, soutenue par une trentaine de robots

La fabrication du Jogger, notamment sa version Hybrid 140, dans l’usine de Tanger, sera portée par la ligne 2 du site industriel qui intégrera un process propre à la technologie hybride, avec une capacité de production allant jusqu’à 120.000 véhicules par an. Cette industrialisation s’accompagnera d’un projet de robotisation adapté et soutenu par une trentaine de robots dans les départements tôlerie et montage.

Un programme spécifique sera mis en place pour accompagner la montée en compétence des collaborateurs de l’usine. Les équipes tangéroises bénéficieront ainsi de formations techniques dans de nouveaux domaines d’expertise, tels que la technologie hybride et l’électronique associée à cette nouvelle technologie. Au total, près de 6.000 heures de formation seront dispensées à 550 collaborateurs.

Le lancement de la production du premier véhicule hybride sur les chaînes de Tanger illustre l’attractivité de la plateforme industrielle marocaine. Ce projet, piloté par les équipes marocaines d’ingénieurs, lui conférera un nouvel avantage compétitif fort.

Tout en soulignant le rôle de Renault Group en tant que locomotive du secteur automobile au Maroc, Ryad Mezzour a déclaré à l’occasion : « Sous la vision éclairée du Roi Mohammed VI, l’industrie automobile s’est transformée en un véritable levier de croissance et d’accélération industrielle pour le Royaume. L’annonce d’aujourd’hui marque un tournant de cette évolution. L’usine de Tanger sera couronnée d’un nouveau projet industriel intégrant, pour la première fois au Maroc, la fabrication d’un modèle hybride et contribuant ainsi à l’ouverture de l’écosystème automobile à de nouveaux domaines à forte valeur technologique et à fort impact pour les compétences marocaines. »

Et d’ajouter : « Ce projet vient conforter l’ambition industrielle du Royaume de réussir la transition vers l’électrification et la mobilité durable, et de se positionner en tant que hub automobile le plus compétitif à l’échelle mondiale. »

Caractéristiques du Dacia Jogger

Ce véhicule, d’une longueur de 4,60 mètres, est disponible en cinq et sept places. Les deux sièges arrière sont modulables et peuvent être retirés. Avec cinq places, la capacité du coffre s’élève à 1.800 litres. Elle passe à 700 litres avec la configuration de sept places.

« L’intelligence de Dacia est d’avoir une plateforme de faible poids et dimensionnée au juste besoin de nos clients », a expliqué Denis Le Vot lors de la présentation du nouveau Dacia Jogger. « Ce véhicule pèse 1,2 tonne, ce qui permet de l’équiper d’un moteur GPL d’un litre, et ainsi de faire plus de 1.000 km avec un rendement aux alentours de 100 g de CO2. »

Cette voiture se distingue par une motorisation composée d’un moteur thermique optimisé et de deux moteurs électriques, avec des fonctions bien distinctes. La batterie de traction est implantée sous le plancher du coffre, ne faisant pas de compromis sur l’habitabilité.

Déjà 100.000 commandes reçues

Les deux moteurs, thermique et électrique, sont connectés directement sur une boîte de vitesses à grabeau électrifié, sans embrayage. L’écran est légèrement orienté vers le conducteur pour lui donner une meilleure visibilité.

En ce qui concerne le prix, « il est aux alentours de 15.000 à 16.000 euros en Europe et peut monter jusqu’à 25.000 euros pour la version hybride. C’est donc 5.000 euros de moins par rapport à nos concurrents, qui travaillent, eux, sur des plateformes généralement très lourdes », a ajouté Denis Le Vot.

Et d’expliquer : « L’inflation sur les matières premières, sur l’énergie, sur la main-d’œuvre et sur les composants électroniques a fait que les prix des biens manufacturés, et des voitures en particulier, ont augmenté. Les prix en Europe ont augmenté de 15% à 20% suivant les pays sur les derniers 24 mois. »

« Dacia compose des voitures d’une simplicité extrême. Elle fait des voitures essentielles et ne garde que les équipements importants, qui sont utilisés par les conducteurs. » Selon le directeur général de Dacia, c’est justement ce qui explique les prix des voitures de cette marque, qui sont inférieurs par rapport aux concurrents.

« Jusqu’à présent, cette voiture a déjà vu 100.000 commandes tomber sur les bureaux de nos vendeurs, et ça ne va pas s’arrêter là ! »

Et de conclure : « Le Maroc joue un rôle extrêmement important pour nous ; l’usine de Tanger est un pilier dans le dispositif industriel de la marque Dacia et de Renault Group. La fabrication du Jogger dans cette usine vient apporter une expertise supplémentaire et une montée en qualification significative pour l’ensemble des collaborateurs. L’usine de Tanger fait preuve d’efficacité sur le plan industriel, et ce nouveau modèle vient renforcer et enrichir la success story de la marque Dacia au Maroc. »

Renault en avance d’une année sur ses objectifs

Mohamed Bachiri a pour sa part rappelé que « le groupe Renault a pesé 4,7 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2022. Nous représentons 3,2% du PIB marocain, avec une part de 38,8% sur le chiffre d’affaires à l’export de la filière automobile. 70% des voitures fabriquées au Maroc le sont à Tanger ou à la Somaca ».

« Nous avions signé, en 2016, notre écosystème, qui s’étale jusqu’en 2023, avec deux objectifs majeurs : atteindre en 2023 un niveau d’intégration locale de 65%, et un chiffre d’affaires consolidé à partir du Maroc en termes de sourcing de 1,5 milliard d’euros. »

« En 2022, nous avons déjà réussi à atteindre un taux d’intégration locale de 65,2% et un chiffre d’affaires consolidé de 1,86 milliard d’euros. Nous sommes donc en avance d’une année par rapport aux objectifs fixés pour 2023. »

« Entre 2016 et 2022, nous avons également triplé le nombre de fournisseurs installés au Maroc grâce à tous les projets que le groupe Renault a permis de développer à Casablanca ou à Tanger, en termes de véhicules ou de projets industriels. Notre objectif est à présent d’atteindre, entre 2023 et 2030, une intégration locale de 80% et un chiffre d’affaires de trois milliards d’euros. »

« Aujourd’hui, l’industrie automobile est au cœur de l’économie nationale. Le Maroc est une plateforme industrielle majeure pour le groupe, dont la production représente 17% des ventes de Renault Group dans le monde. Ce nouveau projet industriel de véhicule hybride, une première dans l’industrie automobile nationale, marque une nouvelle étape dans la fabrication marocaine et renforce notre rôle de locomotive de la filière automobile nationale », a conclu le directeur général de Renault Group Maroc.

Renault Group Maroc affiche un bilan positif pour 2022

Après un exercice 2021 mitigé, Renault Group est parvenu à redresser la barre en 2022. Autant sur le plan industriel que commercial, la filiale marocaine du constructeur français a affiché un bilan positif, malgré une conjoncture nationale et internationale peu favorable.

Sur le volet industriel, la pénurie persistante des composants électroniques, la guerre en Ukraine, la perturbation des circuits logistiques et la contraction du marché européen représentaient autant de vents contraires, laissant craindre une baisse de régime pour les usines marocaines de Renault Group.

Une production en hausse de 15,3%

Il n’en fut finalement rien. Au terme de l’année 2022, ce sont 350.018 véhicules qui ont quitté les chaînes des deux sites, en hausse de 15,3% par rapport à l’exercice 2021. À ce rythme, le chiffre record de 394.902 véhicules produits en 2019 ne semble plus si éloigné. Surtout, avec un tel volume, le pôle marocain consolide sa place dans le dispositif industriel de Renault Group, dont il a représenté en 2022 près de 17% de la production mondiale.

La majeure partie de cette production (86%) a pris le chemin de l’export : 301.398 véhicules estampillés Dacia ou Renault ont ainsi rejoint 71 marchés dans le monde (en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique), pesant près de 70% des exportations de véhicules du Royaume.

Locomotive industrielle du groupe, l’usine de Tanger a assuré la production de 255.494 véhicules, soit une progression de 11% par rapport aux chiffres de 2021. Cette performance doit beaucoup au succès du Renault Express, et surtout à celui de la Dacia Sandero en Europe, principal débouché du site tangérois. Malgré l’atonie de ce marché, la citadine “made in Morocco” a réussi à augmenter ses ventes d’un petit 1,3%, bien suffisant pour décrocher la seconde place au classement européen avec près de 192.000 exemplaires.

Un nouveau record pour Somaca

Quant à la Somaca, elle a littéralement explosé les compteurs. L’usine casablancaise, qui a récemment sorti son millionième véhicule dans le giron de Renault Group, a vu sa production augmenter de 20% par rapport à celle de 2021, pour atteindre un volume de 94.524 unités assemblées… effaçant des tablettes le record de 2019 (91.344 unités). La réussite commerciale de la troisième génération des Dacia Logan et Sandero, au Maroc comme à l’export, est le principal facteur de cette progression. Dans une moindre mesure, l’introduction sur ses chaînes de la Renault Taliant – un modèle inédit partageant sa plateforme avec la Dacia Logan et destiné au marché turc – a également contribué à doper les chiffres de production de l’usine.

Prochain grand rendez-vous industriel pour Renault Group Maroc : l’entrée en production du quadricycle électrique Mobilize Duo dans l’usine de Tanger, programmée pour le dernier trimestre de 2023. “Le processus industriel est verrouillé et les contacts sont déjà établis avec les équipementiers, dans l’objectif de démarrer l’industrialisation avant la fin de l’année avec une capacité maximale de 17.000 exemplaires par an”, a déclaré Mohamed Bachiri, directeur général de Renault Group Maroc et coordinateur du pôle industriel Maroc, qui est toutefois resté laconique sur le taux d’intégration local prévisionnel.

Une part de marché dépassant les 40%

Sur le plan commercial, la satisfaction est également de mise pour Renault Group Maroc. Dans un marché en baisse de 8%, les deux marques du groupe ont légèrement augmenté leurs parts de marché cumulées au-delà des 40%, et placé trois de leurs modèles sur le podium des ventes (Dacia Logan, Dacia Sandero et Renault Express).

Malgré des ventes en recul de 12% par rapport à 2021 (à 38.885 unités), Dacia a conservé son statut de leader, s’adjugeant une part de marché de 24% et faisant du Maroc son 5e marché mondial. Avec 21.545 unités écoulées, la marque Renault a en revanche progressé de 6%, pour accrocher une part de marché de 16%.

On s’en doute, Renault Group Maroc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et ambitionne de consolider ses positions à coups de nouveaux produits tout au long de l’année en cours.

Le virage de l’électrification

Chez Dacia, le lancement dans quelques semaines de la tant attendue Spring, petite citadine 100% électrique, n’aura probablement qu’un effet marginal sur les volumes de vente. En revanche, la commercialisation dès le second semestre du Jogger, crossover compact à 7-places (qui poussera le Lodgy vers la retraite), devrait contribuer davantage à noircir les carnets de commande.

Le programme est encore plus chargé pour la marque Renault, puisque sa gamme marocaine accueillera dans les prochains mois quatre modèles inédits. Il s’agira d’abord du SUV-coupé compact Arkana et du SUV compact Austral, tous deux dotés d’une motorisation hybride (non-rechargeable), ouvrant ainsi le chapitre de l’électrification chez la marque au Losange.

La suite ? Deux modèles 100% électriques, en l’occurrence la nouvelle Mégane E-Tech Electric et le Kangoo E-Tech Electric.

Cerise sur le gâteau : au printemps, le portefeuille de Renault Group Maroc sera enfin au grand complet avec l’arrivée de la marque Alpine, et la mise sur le marché de son unique modèle, le coupé sportif A110.

Mondial de l’Auto de Paris : retrouvailles en demi-teinte (1/3)

Après l’annulation de l’édition 2020 pour cause de crise sanitaire, le Mondial de l’Auto de Paris a retrouvé son public du 17 au 23 octobre derniers. Mais ce qui était le plus grand salon automobile européen n’est plus que l’ombre de lui-même. Avec le désistement d’une majorité de constructeurs, l’exposition parisienne a dû réduire la voilure en termes de superficie, et se contenter de la présence des marques de Renault Group et d’une petite partie de celles de Stellantis, auxquelles s’est adjointe une poignée de constructeurs chinois. À telle enseigne que la tenue du rendez-vous de 2024 semble presque compromise…

Plus que le Covid ou la déprime des marchés automobiles mondiaux, c’est surtout la désaffection des constructeurs pour les salons classiques qui a réduit leur présence comme peau de chagrin. Mais contrairement à celui de Francfort, qui a déménagé à Munich, ou celui de Genève, qui s’exilera au Qatar fin 2023, le Salon de Paris a fait de la résistance, concédant certes une contraction de sa durée à six jours (au lieu de dix auparavant).

Ses organisateurs annoncent d’ailleurs un bilan positif, revendiquant plus de 400.000 visiteurs du côté de la Porte de Versailles. Et malgré le nombre limité d’exposants, ces derniers ont pu découvrir nombre de nouveautés ou de premières internationales, dont Médias24 fait exhaustivement le tour dans ce long article scindé en trois parties.

Renault : feu d’artifice de concepts

Jouant “à domicile”, Renault a créé l’événement en présentant pas moins de trois concepts inédits, accompagnant une nouveauté majeure. La star du stand au Losange était bien évidemment le concept Renault 4Ever Trophy, étude de style annonçant la renaissance de la vénérable 4L.

Longtemps espéré, le retour de cette citadine rustique à l’horizon 2025 se fera sous la forme d’un petit SUV 100% électrique, dont le design définitif, déjà figé, réinterprète les identifiants esthétiques de la 4L. Au menu : une calandre englobant des phares ronds (ici à LEDs), des flancs lisses, une troisième vitre latérale en trapèze et un hayon plat encadré de petits feux arrière verticaux à LEDs. Le tout est agrémenté d’une panoplie d’aventurier (boucliers surdimensionnés, garde au sol généreuse, pneus tout terrain, roue de secours sur le toit, pelle et plaques de désensablage sur le hayon…), histoire de célébrer les 25 ans du rallye-raid “4L Trophy” qui se tient chaque année sur les routes marocaines.

Autre icône à l’honneur : la R5, qui reviendra au catalogue en 2024, également en version 100% électrique. Elle est représentée sur le stand parisien par le concept R5 Prototype (dévoilé en 2021), mais aussi par une déclinaison radicale : la Renault R5 Turbo 3E. Évocation moderne de son homonyme des années 1980, ce concept délirant en reprend le look musclé, que l’on jurerait sorti d’un jeu vidéo, et même l’architecture mécanique à motorisation en position centrale arrière. Sauf que cette dernière se compose ici de deux moteurs électriques de 380 ch, permettant à la bombinette d’accélérer de 0 à 100 km/h en 3,5 secondes. Belle surprise : Renault envisage de produire cette sportive exubérante en petite série.

Troisième concept trônant sur le stand, le Renault Scénic Vision a été dévoilé en mai dernier, mais faisait sa première apparition publique au salon parisien. Ne vous fiez pas à silhouette assez basse, ses portières à ouverture antagoniste, son intérieur futuriste ou sa motorisation combinant moteur électrique et hydrogène. Ce prototype préfigure en réalité la transformation dès 2024 du monospace compact en SUV doté de motorisations exclusivement électriques.

La dernière animation du stand est un modèle de série : le Renault Austral, remplaçant du Kadjar, qui a la lourde mission de repositionner la marque française sur le segment des SUV compacts. Tout juste commercialisé en Europe, il devrait poser ses pneus dans les concessions marocaines à l’automne 2023.

Dacia : un “Manifesto” et le début de l’hybride

Plutôt que des nouveaux modèles, le stand Dacia donnait à découvrir l’intégralité de sa gamme remaniée, arborant la nouvelle identité de la marque. La “réunion de famille” s’est toutefois accompagnée de deux premières. Il s’agit d’abord de la série limitée du Duster, baptisée Duster Mat Edition, qui fête les deux millions d’exemplaires vendus du SUV. Cette édition limitée à 1.500 unités se singularise essentiellement par sa peinture grise mate, et ne sera proposée qu’avec le moteur 1.3 TCe essence de 150 ch, avec boîte automatique EDC et transmission 4×2. Cela signifie que la teinte, très en vogue, ne sera pas proposée chez nous… du moins pour le moment.

Plus significative est l’arrivée de l’hybridation chez Dacia, concrétisée par l’exposition d’un Dacia Jogger hybride. Dérivé de celui de la Renault Clio E-Tech (non commercialisée chez nous), son groupe motopropulseur “full hybrid” est composé d’un 1.6 l essence d’un électromoteur, pour une puissance cumulée de 140 ch et une consommation annoncée à 4,3 l/100 km. Si aucune information n’a filtré sur une éventuelle commercialisation de cette version chez nous, on sait en revanche que le Crossover 7-places fera son entrée sur le marché marocain à la mi-2023, avec l’inusable 1.5 dCi Diesel sous le capot.

Le Mondial parisien a aussi été l’occasion pour le concept Dacia Manifesto, dévoilé il y a quelques semaines, de prendre son premier bain de foule. Comme son nom le suggère, ce buggy futuriste est censé incarner les nouveaux identifiants de la marque, qui ambitionne de tourner définitivement le dos à son image “low-cost”. Au programme : des lignes carrées soulignant la robustesse, une motorisation électrique et un ensemble de solutions favorisant la simplicité et la durabilité. On s’en doute, ce concept n’a pas d’avenir commercial, mais certains éléments, tel le plastique recyclé, se retrouveront sur le futur Duster III, attendu pour 2024.

Alpine : baroud d’honneur et visions d’avenir

Sur le stand Alpine, marque qui sera commercialisée au Maroc courant 2023, le spectacle était assuré par le concept Alpine Alpenglow, annonçant l’allure de l’hypercar participant au Championnat du monde d’endurance WEC en 2024. Motorisée par un moteur à hydrogène, cette étude style donne aussi quelques indices esthétiques sur les futurs modèles de la marque, notamment la signature lumineuse horizontale prenant toute la largeur de la face avant. Deux variantes de la A110 complètent le stand de la marque sportive de Renault Group. Il s’agit d’abord du concept Alpine A110 e-Ternité, mû par deux moteurs électriques de 380 ch, qui amorce le virage “zéro émission” chez le constructeur.

À l’opposée, l’Alpine A110 R est une version radicale de la berlinette qui apparaît comme un baroud d’honneur avant la disparition des motorisations thermiques. Allégée, habillée d’appendices en carbone et dotée d’un châssis ultra-affuté et de performances améliorées, elle existera également dans une édition limitée développée avec Fernando Alonso… qui quittera l’écurie au terme de cette saison 2022. Cette version collector ne sera produite qu’à 32 exemplaires, comme le nombre de courses remportées en F1 par le pilote espagnol, et chacun arborera une plaque mentionnant le circuit et l’année de la victoire.

Avec la Spring, Dacia rêve d’électrifier les routes marocaines

Fin 2013, le groupe Renault Maroc faisait le pari du 100% électrique en commercialisant toute une gamme de modèles “zéro émission”, allant du quadricycle Twizzy à la citadine Zoé, en passant par les variantes électriques du Kangoo et de la Fluence. Las. Tenté trop tôt, le coup d’essai s’avéra peu concluant, se soldant par une poignée de ventes.

Guère échaudé, le constructeur français revient à la charge presque une décennie plus tard. C’est qu’entre-temps, les données de l’équation ont bien changé. En Europe, la voiture électrique est entrée dans les mœurs d’achat et ses ventes connaissent une véritable explosion, jusqu’à représenter en 2021 plus de 11% de l’ensemble du marché.

Loin d’avoir un tel succès, l’automobile “à piles” n’en est certes qu’à ses balbutiements au Maroc, avec des immatriculations se chiffrant au compte-gouttes. Et encore, elles ne concernent que le segment du haut de gamme, où l’offre commence à bourgeonner (Audi e-Tron, e-Tron Sportback, BMW i4 et iX, Porsche Taycan…), dopée par l’exonération du droit de timbre proportionnel ou “Taxe sur les voitures de luxe”. C’est pourtant à l’autre bout du spectre que le Groupe Renault Maroc entend attaquer le marché des BEV (Battery Electric Vehicles).

Petite taille, grandes ambitions

Ainsi, dès le mois de novembre prochain, les routes marocaines verront débarquer la Spring, premier modèle 100% électrique de Dacia, avec lequel la marque “casse-coûts” veut donner un nouveau coup de pied dans la fourmilière automobile, cette fois au chapitre des voitures électriques. “Dacia a bouleversé l’automobile avec son offre au meilleur rapport prix-prestations. La Spring marque une nouvelle révolution : une voiture qui allie les codes de Dacia aux atouts d’une motorisation 100% électrique”, s’enthousiasme Fabrice Crevola, Directeur général de la marque au Maroc.

L’arme de disruption est donc cette petite citadine longue de 3,73 m de long, soit une dizaine de centimètres de plus qu’une Kia Picanto, mais 30 de moins qu’une Renault Clio.

Histoire de surfer sur les canons du moment, ce gabarit réduit s’habille d’une panoplie de SUV avec une silhouette haute, une garde au sol importante, des lignes musclées et des passages de roue parés de plastique noir. L’ensemble, plutôt plaisant (surtout avec les inserts colorés optionnels), arrivera dans les concessions marocaines paré du nouveau logo de la marque.

A l’intérieur, on retrouve en revanche l’univers des Dacia “ancienne génération”. Comprendre : une présentation sans grande fantaisie, des plastiques solides mais fleurant bon le “design to cost”, et une ergonomie imparfaite, comme c’est le cas des commandes des vitres placées sur la console centrale.

Tribut payé à son gabarit XS, la Spring ne fait pas de miracle côté habitabilité, comparable à celle d’une mini-citadine. L’intérieur étroit (1,50 m de largeur) ne peut accueillir que quatre passagers, et ceux occupant les places arrière devront composer avec un espace aux genoux limité. Ils pourront tout de même glisser leurs pieds dans de profondes caves placées sur les sièges avant. Pas de surprise non plus côté coffre, qui cube un modeste 270 litres roue de secours en place. La petite électrique se rattrape avec un équipement très correct. Selon les finitions, la dotation inclut les quatre lève-vitres électriques, les six airbags, le freinage autonome d’urgence, la climatisation manuelle ainsi qu’un système d’infodivertissement à écran tactile de 7 pouces, compatible Android Auto et Apple CarPlay.

Le plat de résistance se niche sous le capot, qui abrite un électromoteur de 45 ch et 125 Nm de couple. Il est alimenté par un pack de batteries lithium-ion, placé sous la banquette arrière, d’une capacité de 26,8 kWh.

Le constructeur promet une autonomie maximale de 305 km en cycle urbain WLTP, et de 230 km en cycle mixte, toujours selon la norme WLTP. Quant aux temps de recharge, ils varient naturellement selon les types de chargeurs. Pour passer de 0 à 100%, il faut ainsi compter plus de 13 heures sur une prise domestique classique, 8h30 sur une prise renforcée, un peu moins de 5 heures sur la Wallbox (dont l’installation pourrait être prise en charge par la marque), et environ une heure sur les chargeurs publics rapides CCS, encore rares dans nos contrées.

“Eu égard à sa vocation essentiellement urbaine, la Spring souffrira moins que d’autres voitures électriques de l’absence d’une infrastructure de recharge. Nous espérons quand même que le réseau se développera rapidement, afin de permettre un réel décollage de la voiture zéro émission”, précise Fabrice Crevola. Le groupe Renault Maroc apportera d’ailleurs sa pierre à l’édifice : un partenariat verra bientôt le jour avec un opérateur spécialisé pour implanter un certain nombre de bornes de recharge électrique.

Des prix (relativement) compressés

“En Europe, la Spring est la citadine électrique la moins chère du marché. Elle occupera le même positionnement au Maroc, avec l’objectif de donner une véritable impulsion à l’électrification du parc automobile marocain”, affirme Fabrice Crevola.

Certes, fidèle à son pedigree, la Spring place comme premier argument ses tarifs relativement compressés. Toutefois, ces derniers sont moins spectaculaires que ceux de ses congénères : ils varient de 190.400 DH pour la finition “Cargo”, destinée à un usage utilitaire et dépourvue de banquette arrière, à 238.500 DH pour la version “Expression”, à l’équipement le plus complet. Entre les deux se situe la finition intermédiaire “Essential”, qui devrait composer l’essentiel des ventes.

Ces prix, proches de ceux de la catégorie supérieure avec des motorisations thermiques, trouvent leur justification dans le coût élevé de la technologie électrique, conjuguée à l’absence de toute mesure incitative gouvernementale, contrairement à l’usage dans nombre de pays. “La technologie électrique est une technologie chère, et son développement rapide et accessible à tous ne peut se faire qu’avec un engagement fort du gouvernement avec des mesures concrètes, comme des subventions à l’achat des véhicules électriques”, argumente Fabrice Crevola.

“L’exonération de la vignette automobile, seule mesure incitative actuellement, n’est pas suffisante pour encourager la transition vers une mobilité verte”. Et en tout état de cause, la facture réclamée par la Spring reste, de loin, la plus compétitive du marché : la voiture 100% électrique la moins coûteuse commercialisée chez nous est le SUV compact chinois Seres 3, qui s’affiche à un peu moins de 400.000 DH.

En attendant un éventuel coup de pouce étatique, la Spring ne pourra compter que sur ses propres qualités pour convaincre sa future clientèle, que Dacia Maroc ira recruter parmi les professionnels comme les particuliers. Cibles désignées au sein des flottes : les grandes entreprises “éco-conscientes”, les ministères et les entreprises publiques, ainsi que les professions libérales. Côté particuliers, l’idée est de séduire les ménages déjà “multimotorisés”, mais également les technophiles sensibles à la question environnementale.

La ville comme terrain de prédilection

Nous nous sommes glissés dans la peau de ces “early adopters” pour prendre, en avant-première et quelques jours durant, le volant de la Dacia électrique. Un petit temps d’adaptation est nécessaire pour trouver ses marques, entre la position de conduite surélevée et le volant sans réglage en hauteur. Étapes suivantes : tourner la clé de contact démarre l’électromoteur, qui se signale par un simple voyant “OK” sur le tableau de bord, et placer la molette rotative de la transmission sur D. Et c’est parti !

Dès les premières dizaines de mètres, la Spring surprend par sa vivacité. Les démarrages énergiques et les accélérations toniques (merci au couple instantané et au poids plume), conjugués à une direction douce et à un diamètre de braquage réduit, en font un redoutable outil pour se faufiler dans la jungle casablancaise. Le tout sans sacrifier le confort, servi par l’amortissement souple et le moelleux des suspensions qui encaisse sans rechigner les saignées de la chaussée et autres dos d’âne. Et bien que troublé par les bruits de roulement, le silence du moteur électrique change des ronronnements entêtants d’un Diesel.

En bifurquant vers l’autoroute urbaine, le bilan se fait plus mitigé. Puissance limitée, direction un brin floue, généreux mouvements de caisse… Comme l’augure son rayon d’action, la Dacia à watts n’est pas faite pour les longs trajets, ni pour une conduite active. À son volant, on profite plutôt d’une conduite zen, en surveillant du coin de l’œil l’autonomie restante et l’indicateur de la récupération d’énergie sur le tableau de bord.

Et si la “Range Anxiety” vous guette, enclenchez le mode “Eco” qui réduit la puissance à 30 chevaux et la vitesse maxi de 125 à 90 km/h, faisant ainsi remonter les chiffres de l’autonomie. Et pour retrouver le sourire, rappelez-vous que 40 DH suffisent pour faire le plein. Sur une voiture à moteur thermique, ce montant vous donnera à peine droit au sourire apitoyé du pompiste…

La Dacia Sandero se pare de Street Art

Au sein de la gamme Dacia, les rôles sont clairement répartis. Positionnée en entrée de gamme, la Logan s’adresse essentiellement aux professionnels et aux familles, tandis qu’à l’autre bout du spectre, le Duster chasse sur les terres des SUV urbains. Entre les deux, la Sandero, best-seller de la marque, ratisse large avec ses deux versions Stepway et Streetway.

La première évolue dans le créneau des baroudeuses des villes, alors que la seconde, plus classique, entend séduire une clientèle plus jeune, plus féminine et davantage sensible au design. Et histoire d’offrir à sa citadine une image ‘branchée’, Dacia Maroc puise dans les ficelles de « l’Artketing » (contraction des termes Art et Marketing) en lançant une édition spéciale de la Sandero Streetway.

De l’art urbain… mobile

Affublée du suffixe ‘Artway’ et limitée à 50 petits exemplaires, elle se différencie par une décoration en vague courant le long des flancs, signée par la jeune street artiste marocaine Sara Lamine, plus connue sous son pseudonyme Rose. « Au Maroc, l’art urbain prend de plus en plus d’ampleur. Preuve en est la multiplication des fresques murales dans les villes, signées par des artistes marocains et internationaux, argumente-t-elle. Cette collaboration avec Dacia permet d’apporter une dimension mobile au street art. »

Du côté du constructeur, on n’exclut pas que cette première expérience soit suivie d’autres opérations dans le même esprit, mêlant automobile et pop culture.

Basée sur la finition Confort, la Sandero Streetway Artway en reprend les caractéristiques techniques comme les équipements (climatisation automatique, projecteurs à LEDs, carte mains libres, système multimédia à écran tactile et réplication de smartphone, frein de parking électrique, caméra de recul…).

Seule contrainte pour l’acheteur de ce futur collector roulant : affiché au prix de 152.700 DH, le modèle n’est proposé qu’avec la teinte Blue Iron.

Dacia : la leçon d’économies

Depuis quelques mois, Dacia s’est engagée dans une progressive mue : entre un logo réinventé, une gamme renouvelée et des points de vente bientôt repensés, la marque roumaine veut se débarrasser de l’image “low-cost” qui lui colle aux basques depuis sa naissance.

L’anglicisme est d’ailleurs honni chez les communicants du constructeur, qui préfèrent parler d’achat intelligent, de technologie utile ou d’offre répondant aux besoins réels du consommateur.

Pour autant, le crédo initial de Dacia ne change pas : il s’agit toujours de proposer des produits aux rapport prix-prestations imbattable, en s’appuyant sur une maîtrise obsessionnelle des coûts. Cette dernière passe par une organisation industrielle spécifique, mais aussi par les préceptes du “design to cost”, consistant à assujettir la conception de chaque modèle à l’impératif du coût.

Une démarche élégamment rebaptisée “Smart Engineering” et explicitée via un webinaire par Marc Suss, directeur de l’ingénierie de Dacia, et Lionel Jaillet, son directeur produit.

Une démonstration de “Smart engineering”

“Nos clients ne veulent pas payer des équipements qu’ils n’utilisent pas. Nous préférons répondre à leurs besoins essentiels, plutôt qu’aux souhaits de nos ingénieurs qui seraient tentés par la course à la technologie”, annonce d’emblée Marc Suss. Comprendre : ces derniers ont pour consigne de “faire plus avec moins”, d’optimiser la genèse des modèles avec des solutions techniques moins chères, permettant de comprimer le prix final.

Pour illustrer le propos, Marc Suss s’est livré à une démonstration détaillée sur le Jogger, dernier-né de la gamme (dont la commercialisation au Maroc n’est pas encore décidée). Pour la conception de ce break 7-places aux faux airs de SUV, différents choix techniques ont été faits pour contenir les coûts. Ainsi, si le Jogger emprunte la plateforme (rallongée) de la Sandero, il se devait d’offrir une hauteur supérieure aux places arrière.

Pas question toutefois de revoir intégralement la carrosserie : la partie avant de la Sandero Stepway est reprise telle quelle jusqu’au montant central, où les designers ont crayonné un décroché au niveau du pavillon. Dans le même ordre d’idées, le mobilier intérieur et la planche de bord sont empruntés à la Sandero, alors que la troisième rangée de sièges est celle du monospace Lodgy. Quant aux feux arrière, spécifiques au Jogger, ils optent pour un dessin vertical et monobloc, plutôt qu’en largeur et en deux parties, une option autrement plus dispendieuse.

Et comme il n’y a pas de petites économies, la ligne d’échappement a été raccourcie de moitié, et de simples stickers noirs font office de protection sur les portières. Enfin, au rayon des astuces pratiques, on citera les barres de toit longitudinales qui se transforment après quelques manipulations en galerie de toit.

Frugal, plutôt que “low-cost”

Toutefois, “Smart engineering” ne signifie pas dépouillement. Il est loin le temps de la première Logan, de ses lignes taillées à la serpe, de son équipement ascétique et de sa technologie minimaliste : les Dacia actuellement ne sont plus des voitures au design ingrat et au confort spartiate, qui s’attachent moins à séduire qu’à convaincre par leur prix.

“Les attentes du marché ont beaucoup évolué. Des équipements comme la climatisation ou les lève-vitres électriques sont devenus incontournables, argumente Lionel Jaillet, directeur de produit. Nous voulons donner à nos clients un design plus valorisant et une vraie fierté de posséder une Dacia”. Et au passage, remplacer, dans le dictionnaire de la marque, le terme “low-cost” par des mots comme “frugalité” et “simplicité”, davantage dans l’air du temps.