À Bordeaux, Jean-Marie Heydt met en lumière le rôle stratégique du Sahara marocain dans la coopération afro-européenne

Une conférence a été organisée, le 2 mai à Bordeaux, autour de l’ouvrage « Le Sahara marocain : Terre de lumière et d’avenir » de l’universitaire franco-suisse Jean-Marie Heydt.

Tenue à l’initiative du consulat général du Royaume à Bordeaux en partenariat avec l’Institut culturel africain, cette conférence a été l’occasion de débattre du Sahara marocain et des enjeux économiques et stratégiques pour l’Afrique et l’Europe. Le débat s’est déroulé en présence d’un parterre de chercheurs, d’acteurs politiques régionaux, de diplomates africains, d’entrepreneurs et de plusieurs membres de la communauté marocaine établie à Bordeaux et sa région.

Lors de cette conférence, le professeur Heydt a invité l’auditoire à explorer la réalité sur le terrain à laquelle son ouvrage fait largement référence. Il a notamment cité la dynamique qui marque la vie quotidienne et l’enracinement du Sahara dans son identité marocaine et sa vocation résolument africaine.

Le conférencier a mis en exergue l’essor économique des provinces du Sud, ainsi que le rôle central qu’elles jouent pour « la mise en œuvre d’un projet africain planétaire et civilisationnel ».

Il a souligné qu’à l’égard de l’Afrique subsaharienne, la volonté royale entend favoriser des partenariats novateurs dans un esprit constructif où, travailler ensemble et échanger équitablement, s’inscrit dans une logique de coopération sud-sud mutuellement avantageuse. Les grands projets structurants, comme celui de Dakhla Atlantique, illustrent parfaitement cet esprit, a-t-il expliqué.

Pour M. Heydt, il s’agit d’une projection géostratégique qui vise à dynamiser cette idée de hub commercial et industriel entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Cette ambition, a-t-il ajouté, repose sur une redynamisation des liens culturels, religieux et économiques avec l’Afrique de l’Ouest, accompagnée d’une expansion significative des entreprises marocaines dans les secteurs bancaires, des énergies vertes et des infrastructures.

La conférence a aussi été l’occasion de débattre dans ce contexte des enjeux économiques majeurs pour les pays enclavés du sahel et ceux de l’Ouest africain pour lesquels la vision éclairée du Roi Mohammed VI propose une co-construction et un partenariat stratégique mutuellement bénéfique.

C’est ainsi qu’Abdou Khadre Sall, entrepreneur et acteur politique sénégalais a souligné l’importance pour la Nouvelle Aquitaine, en tant que collectivité publique mais aussi pour les investisseurs de s’engager pour des projets de développement régionaux avec le Maroc et les autres pays d’Afrique.

Dans sa communication intitulée « Le Sahara marocain, un hub régional pour l’économie africaine à la lumière de la coopération maroco-sénégalaise« , le conférencier a salué la diplomatie agissante du Royaume à l’égard de son continent, notamment la coopération exemplaire entre le Maroc et le Sénégal, ainsi que l’Initiative Atlantique lancée par Sa Majesté le Roi.

M. Sall a affirmé que « si l’avenir de l’Afrique est panafricain, il n’en demeure pas moins que l’avenir de l’Europe se dessine aussi par un partenariat de réciprocité avec l’Afrique », notant que le fait d’investir dans les provinces du sud du Royaume, c’est ouvrir des investissements aux pays du Sahel et partant booster les projets africains.

Ahmed Kathir, directeur du Pôle impulsion économique au CRI de Dakhla-Oued Eddahab a pour sa part mis en avant les atouts économiques de la région et les opportunités d’investissement qu’elle offre.

« La montée en puissance de Dakhla comme hub multidimensionnel offre une opportunité unique aux investisseurs nationaux et internationaux, en phase avec les ambitions royales et les attentes des partenaires africains et européens », a-t-il affirmé dans une intervention depuis Dakhla par visio-conférence sous le thème : « Région Dakhla Oued Eddahab: l’incarnation de la Vision Royale au service du partenariat euro-africain ».

Il a relevé que « la région est en train de construire son propre modèle de développement fort, inclusif, panafricain, mais surtout un model axé sur une coopération durable afro-européenne ».

M. Kathir a mis l’accent à cet effet sur les énergies vertes dont les projets sont accompagnés par le CRI et qui permettront notamment à l’Europe de réaliser ses objectifs en matière de décarbonation et de transition énergétique (hydrogène vert, ammoniac vert et acier vert) qui verront le jours dans la région de Dakhla-Oued-Eddahab et dont le gouvernement avait donné l’aval récemment dans le cadre de l’offre hydrogène vert du Royaume.

Pour sa part, Alain Dupouy, président du club Objectif Afrique Avenir (O2A) et ancien élu en charge des relations avec l’Afrique, a souligné la forte capacité des régions et des villes de lancer et de développer facilement des synergies de collaboration décentralisées.

Dans son intervention sur le thème : « La coopération décentralisée: un instrument de codéveloppement durable », il a affirmé que « si les Etats ont besoin de plus de temps pour s’engager, les régions et les villes ont montré qu’elles ont la capacité de développer des coopérations décentralisées, au-delà des relations internationales inter-étatiques».

A cet égard, il a invité les grandes régions françaises et les provinces du sud « à poursuivre en intensifiant et en accompagnant cet élan mené par Sa Majesté le Roi », dans cette coopération avec les pays africains y compris ceux du Sahel pour faciliter des relations de partenariat triangulaire Maroc-France-Afrique, dans une logique d’intérêts mutuels notamment dans les domaines culturel, touristique, universitaire et économique.

Des perspectives pour de nouveaux partenariats et des actions concrètes entre Bordeaux, la région de la Nouvelle Aquitaine et le Maroc ont aussi été évoquées, dans la mesure où la dynamique que connaissent aujourd’hui les provinces du Sud, leur essor économique, les opportunités d’investissement et le potentiel que recèle la région, la coopération décentralisée est à mettre à profit pour créer des passerelles d’échange en faveur de partenariats multiformes et mutuellement profitables, a affirmé pour sa part la consule générale du Maroc à Bordeaux, Nouzha Sahel.

Elle a rappelé que l’Initiative Atlantique, portée par la vision éclairée du Roi Mohammed VI, vise à connecter le Royaume, l’Afrique de l’ouest et le Sahel à l’océan atlantique à travers le Sahara marocain comme porte d’entrée, permettant ainsi de consolider son statut de hub régional énergétique et économique.

Et d’ajouter que « le Sahara marocain n’est pas seulement une région du sud du Royaume, il est aujourd’hui un véritable carrefour stratégique en pleine transformation, où se croisent les ambitions de développement durable, de coopération sud-sud et d’intégration régionale dans un esprit de solidarité, de co-développement et de respect mutuel, fidèle à l’ambition royale d’une Afrique maîtresse de son destin ».

(Avec MAP)

Zine El Abidine Charafeddine : « Le capital culturel local de Dakhla est immensément riche et nous voulons le montrer et le partager avec tous »(2/2)

À la tête du Festival international du film de Dakhla depuis sa création en 2008, Zine El Abidine Charafeddine est un acteur local qui œuvre pour le rayonnement culturel de la ville et de la région depuis plus d’une dizaine d’années. Pour Médias24, il revient sur ce potentiel qui prédestine cette destination touristique phare à devenir également une destination culturelle et cinématographique majeure.

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La dune blanche à Dakhla – CP VisitDakhla

Médias24 : Quelles sont les perspectives de développement de projets à Dakhla qui auront, sans doute, un impact sur le rayonnement touristique de toute la région ? 

Zine El Abidine Charafeddine : Les deux prochaines années vont être très riches en projets de renouvellement et de réaménagement de la ville. Cette nouvelle dynamique va venir conforter, soutenir et impulser la vocation touristique de la ville. Elle est même cruciale pour son avenir : aujourd’hui, on se retrouve dans la situation où la demande sur la ville dépasse l’offre existante. Il faut donc plus de développement, dans le domaine hôtelier certes, mais également en équipements de loisirs, d’animation, etc. Il ne faut pas oublier non plus que la ville va se doter d’un grand port qui sera la façade atlantique de la région et de l’Afrique. Il y a donc une dynamique marchande et commerciale qui se greffera aux activités touristiques et aura un grand impact sur le développement de la ville.

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La culture est un pilier essentiel de la consécration de « Dakhla Atlantique »

Zine El Abidine Charafeddine

– Comment cette ouverture sur le monde peut-elle contribuer au rayonnement de la ville ?

– Notre festival international du film s’inscrit dans cette perspective d’ouverture de Dakhla sur le monde. C’est une sorte de vitrine culturelle de la ville vis-à-vis de l’Afrique. La culture est un pilier essentiel de la consécration de « Dakhla Atlantique ». Pour cela, on a besoin d’une économie dynamique, d’un tourisme durable et d’une culture florissante. C’est dans ce cadre que nous travaillons aujourd’hui, dans une perspective stratégique de développement de la ville, de la région et de l’Afrique. Pour que Dakhla soit une capitale atlantique, africaine, développée, prospère au niveau économique, touristique et même agricole, la culture a elle aussi un rôle à jouer et doit suivre cette tendance. Dans notre cas, il s’agit du cinéma.

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La plage de Porto Rico à Dakhla – CP VisitDakhla

 

– Ces dernières années, il y a eu un développement hôtelier sans précédent…

– Aujourd’hui, il y a plus que de simples hôtels. Des groupes et de grandes chaînes hôtelières s’installent à Dakhla. Pour développer le tourisme, la priorité est de développer l’infrastructure touristique. Et comme la demande est supérieure à l’offre, il est évident qu’il y a encore du travail à faire dans ce domaine, des investissements à engager pour diversifier l’offre hôtelière, et plus globalement des projets touristiques. Je souligne à ce titre que tous les efforts sont consentis aujourd’hui pour y parvenir.

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Le projet portuaire va créer une dynamique, et donc attirer beaucoup de visiteurs pour le commerce et les transactions commerciales

L’île du Dragon à Dakhla – CP VisitDakhla

– Quels sont les marchés cibles pour la destination Dakhla ? 

– La première niche qui s’impose actuellement a trait aux sports nautiques. Avec le potentiel de vents de nos plages, les sportifs viennent du monde entier. En plus, il y a tous les équipements pour pratiquer ces sports. Maintenant, le projet portuaire va créer une dynamique, et donc attirer beaucoup de visiteurs pour le commerce et les transactions commerciales. Ce qui aura aussi un impact sur l’offre hôtelière, sur les infrastructures et les équipements de la ville, etc. Sans oublier que l’on sera un point de passage entre l’Europe et l’Afrique. Et puis, je pense à tous ceux qui vont venir pour tout autre chose : chercher un havre de tranquillité où se reposer, parce que Dakhla peut offrir cela aussi. Par expérience, tous les visiteurs de Dakhla et de ses environs sont happés par cette ambiance paisible qui les pousse à revenir avec leurs proches et leurs familles.

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Notre culture locale s’exporte et touche beaucoup de personnes à travers le monde

La piste d’atterrissage de Tarfaya lors d’un raid.

– Vous êtes président de l’Association pour l’animation culturelle et artistique dans les provinces du Sud. Quel regard portez-vous sur la dynamique culturelle indéniable à Dakhla et quelles sont vos ambitions dans ce domaine à l’avenir ?

– Notre association œuvre dans un but important, à deux niveaux : d’abord, faire en sorte que les populations du Sud marocain s’ouvrent sur d’autres cultures. C’est important de connaître le monde et les autres civilisations, surtout si nous voulons accueillir des visiteurs. C’est une richesse pour notre région. Ensuite, nous avons un capital culturel local immensément riche, que ce soit dans la poésie, la musique, l’image, etc., que nous voudrions montrer et partager avec les gens. Et, aujourd’hui, notre culture locale s’exporte et touche beaucoup de personnes à travers le monde. Et même localement, elle est valorisée et partagée avec tous les visiteurs de passage à Dakhla : les traditions, l’art culinaire, la musique, l’artisanat… C’est important également. C’est aussi l’objectif sous-jacent à nos événements culturels : comprendre l’autre et sa façon de voir et de réfléchir, et partager avec lui en retour notre culture et nos us et coutumes. Toute forme de tourisme sans animation culturelle n’est pas intéressante ni créatrice de valeur. Il y a des musées qui ont été créés, mais nous devons faire plus. Je pense que nous sommes sur la bonne voie.

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Les études techniques du projet de dessalement à Dakhla bientôt lancées

Le projet de dessalement pour l’alimentation en eau potable de la ville de Dakhla et du nouveau Port Dakhla Atlantique (NPDA) aura une capacité de 22.500 m3/j et sera mutualisé avec le projet de dessalement initié par le département de l’Agriculture pour l’irrigation de 5.000 ha.

Ce projet nécessitera la réalisation des ouvrages suivants :

• Une station équipée pour un débit de 280 l/s et une HMT=100 m ;
• Une conduite de refoulement, entre cette station et un réservoir de mise en charge sur environ 35 km
• Un réservoir de mise en charge de 1.000 m3, surélevé de 35 m ;
• Une adduction gravitaire sur environ 91 km, qui dessert les réservoirs existants 2×7.500 m3 du nouveau complexe de la ville de Dakhla ;
• Un réservoir de stockage de 10.000 m3 ;
• Equipements électriques et de télégestion.

La mission d’assistance technique concernera le suivi et la supervision des travaux relatifs au projet. Il s’agit des éléments suivants :

La mise en œuvre de cette assistance technique est prévue sur une période de 30 mois. Le coût de ces services est estimé à environ 8,5 millions de DH.

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Port Dakhla-Atlantique : le groupement SGTM-Somagec remporte la phase de présélection

Le ministère de l’Equipement a publié les résultats de la phase de présélection pour la réalisation des travaux de construction du nouveau port de Dakhla-Atlantique.

Selon le procès-verbal de la séance d’admission de l’appel d’offres avec présélection, tenue mercredi 28 avril, seul le groupement SGTM–Somagec-Sud a été retenu comme concurrent admissible sans réserves.

La prochaine phase portera sur la présentation et l’évaluation de l’offre technique et financière du groupement retenu, avant l’annonce de l’attribution du marché et le démarrage des travaux.

Pour rappel, suite à l’achèvement des études relatives à la réalisation de ce complexe portuaire, le ministère de l’Equipement a lancé l’appel d’offres avec présélection pour la réalisation des travaux de construction du nouveau port Dakhla Atlantique. Quatre candidats avaient déposé des offres:

– le groupement Archidoron (Grèce)/SEPROB (Maroc),

– le groupement Somagec (Maroc)/ SGTM (Maroc),

– le groupement Eiffage (France)/DI,

– The Arab Contractors (Egypte).

Un port stratégique, évolutif et extensible

Le nouveau port de Dakhla-Atlantique constitue un méga-projet phare du modèle de développement des provinces du sud. Ce projet, qui revêt une importance stratégique pour l’Afrique de l’Ouest et pour les provinces du Sud, permettra de:

– soutenir le développement économique, social et industriel dans tous les secteurs productifs (pêche, agriculture, mines, énergie, tourisme, commerce, industries manufacturières…) dans la région;

– doter cette région d’un outil logistique moderne et évolutif;

– valoriser la ressource halieutique en mettant en place des infrastructures portuaires et des espaces industriels bord à quai, offrant les meilleures conditions de compétitivité à l’ensemble de la filière pêche.

Objet d’une convention signée en février 2016, le projet du port Atlantique-Dakhla est doté d’une conception évolutive et extensible. Il portera sur la réalisation d’un port en eaux profondes sur la façade Atlantique de la région de Dakhla Oued Eddahab, selon trois composantes:

Ce port sera adossé à une zone industrialo-logistique de 1.650 hectares. Les trafics prévisionnels pour les premières années sont estimés à 2,2 millions de tonnes pour les marchandises. Le volume de produits de la mer est, lui, estimé à 950.000 tonnes.

Le projet totalisera un investissement de 10 milliards de DH et demandera au moins 8 ans de travaux.

Le site choisi pour abriter le port est celui de Ntireft, qui se situe à 40 km au nord de la ville de Dakhla, dans une zone relevant de la commune rurale El Argoub.

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Dakhla Atlantique: les appels d’offres seront lancés fin 2019

Le Conseil de gouvernement, tenu ce jeudi 5 septembre, a adopté le décret 2.19.737 portant création d’une direction provisoire au ministère de l’Equipement, qui supervisera la réalisation du port Dakhla Atlantique.

Le lancement des appels d’offres est prévu dans les trois derniers mois de 2019 pour une durée de réalisation de 7 ans. Le projet nécessitera un investissement de 10 milliards de DH.

Le port sera composé d’une digue principale de 2.800 mètres, d’une digue secondaire de 600 m, d’un quai de commerce de 800 m sur 12, d’un quai de pêche hauturière de 1.500 m sur 7, d’un bassin de 39 hectares et d’un élévateur de bateaux d’une capacité de 450 tonnes. 

Le trafic prévisionnel pour les premières années est de 2,2 millions de tonnes.

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Dakhla Atlantique: lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêts

Durant cette réunion, il a été question de présenter et de discuter des résultats de l’étude technique sur le nouveau port.

La réunion a permis en effet de trancher sur les choix techniques à l’horizon d’un lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêt, annonce Abdelkader Amara sur sa page Facebook.

La réunion du mercredi a connu la participation de responsables du ministère, de l’ANP, de LPEE, de Nador west Med, …

Pour rappel, le port sera composé d’une digue principale de 2.800 mètres, d’une digue secondaire de 600 m, d’un quai de commerce de 800 m sur 12, d’un quai de pêche hauturière de 1.500 m sur 7, d’un bassin de 39 hectares et d’un élévateur de bateaux d’une capacité de 450 T. 

Les trafics prévisionnels pour les premières années est de 2,2 millions de tonnes.

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L’ONMT crée un fonds pour renforcer les connexions aériennes vers le Maroc

L’Office National Marocain du Tourisme crée un fonds pour renforcer les connexions vers le Maroc, fonds qui sera alimenté par les recettes liées à la nouvelle taxe pour la solidarité et la promotion touristique. Cette mesure permettra de consolider les ressources de l’ONMT et répondre ainsi aux attentes relatives au développement des connexions aériennes vers le Maroc, en particulier au départ de plusieurs pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Pologne, la Russie et d’autres marchés à fort potentiel. Le fonds servira également à aider au désenclavement à l’international de certaines régions touristiques marocaines, annonce un comuniqué de l'ONMT.


 

La Banque mondiale et le Maroc préparent le nouveau cadre de partenariat stratégique pour la période 2014-2017

La nouvelle stratégie de partenariat définira les priorités de développement du Royaume et les domaines sur lesquels le Groupe de la Banque mondiale concentrera son appui, qu'il soit financier, technique ou analytique, indique un communiqué de l'institution financière mondiale.

Le nouveau cadre de partenariat vise à «assurer au gouvernement du Maroc l'appui de la BM dans sa poursuite d'une société plus ouverte à travers une promotion de davantage d'opportunités économiques et sociales pour tous les Marocains».

La préparation du nouveau CPS a pour principale mission de «redéfinir les priorités de développement du pays aux vues du nouveau contexte politique et économique tout en se conformant à la nouvelle stratégie de la Banque mondiale dans la région MENA».

Tout en continuant à offrir son appui financier et technique, la Banque mondiale tentera aussi de diversifier et de rééquilibrer la composition de son portefeuille pour ce prochain mandat.

La réalisation du CPS suppose la mise en œuvre d'un processus participatif impliquant acteurs gouvernementaux, société civile, et tout autre partenaire de développement, tels que le secteur privé et la communauté des bailleurs, pour aider à définir les priorités sur lesquels la coopération entre la Banque et le Maroc devra se concentrer pendant la période de mandat du CPS.

Dans ce cadre, des consultations élargies seront menées avec des acteurs publics, la société civile, le secteur privé, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes dans le domaine du développement, pour discuter et aider à définir les domaines de cet appui, précise la même source.

Les résultats de ces consultations permettront en dernier lieu d'alimenter le document final du CPS, en coordination avec la contrepartie gouvernementale marocaine, avant d'être présenté au Conseil d'administration de la Banque mondiale en février 2014.

La mise en œuvre du dernier CPS, couvrant la période 2010-2013, s'est concentrée sur trois piliers stratégiques. Le premier a concerné la croissance, la compétitivité et l'emploi, le deuxième a porté sur la prestation de services aux citoyens, et le troisième avait trait au développement durable dans un climat en pleine évolution, avec deux axes transversaux qui sont la gouvernance et la territorialité.

Au cours du mandat du CPS qui s'achève, l'enveloppe annuelle moyenne des prêts consentis a varié entre 500 et 700 millions de dollars, précise la même source. Ainsi, pour l'exercice budgétaire 2010, l'enveloppe des opérations s'est située à 729,5 millions de dollars, à 480,3 millions de dollars pour l'exercice budgétaire 2011, et à 665,8 millions de dollars pour l'exercice budgétaire 2012, tandis qu'elle a atteint 593,2 millions de dollars pour l'exercice budgétaire 2013.

(Par MAP)

Toxine botulique : le Maroc n’a pas importé les produits incriminés

Les différentes investigations menées par les services du contrôle de l'Onssa (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires) sur les importations de produits laitiers à partir de la Nouvelle Zélande ont révélé que l'essentiel des produits laitiers importés de ce pays est constitué du beurre pasteurisé, de fromages et de protéines laitiers qui ne font pas partie des produits concernés par cette alerte, précise un communiqué de l'Onssa.

Toutefois, et par principe de précaution, l'Onssa a saisi tous ses services de contrôle opérant au niveau des directions de contrôle et de la qualité (DCQ) et des postes d'inspection frontaliers du royaume pour renforcer le contrôle sanitaire à l'importation de tous les produits laitiers fabriqués dans ce pays, ajoute la même source.

De même, il a procédé à la sensibilisation des importateurs des produits laitiers sur la nécessité de s'assurer de la salubrité et de la conformité des produits fabriqués en nouvelle Zélande avant leurs importations.

Afin de protéger la santé du consommateur, les services du contrôle opérant au niveau des direction contrôle et de la qualité et des postes d'inspection frontaliers procèdent, avant l'admission des produits importés sur le territoire national, au contrôle systématique des produits alimentaires pour s'assurer de leur salubrité et leur conformité à la réglementation en vigueur.

Il s'agit d'un contrôle documentaire, destiné à vérifier l'authenticité des documents accompagnants les produits à l'importation et attestant que les produits sont propres à la consommation et d'un contrôle d'identité, destiné à vérifier la conformité du produit importé par rapport au produit certifié par les autorités sanitaires du pays d'origine.

Il s'agit également d'un contrôle physique, destiné à vérifier les conditions de transport et d'étiquetage du produit. Des investigations analytiques de laboratoire peuvent également être entreprises pour vérifier la conformité et la salubrité du produit.

Dans le cas où ces investigations d'usage révèlent une non-conformité du produit, celui-ci est refoulé ou détruit conformément à la réglementation en vigueur.

(Avec MAP)