Nouaceur. Six élus dont deux présidents de communes révoqués

Les 19 et 28 août, six décisions du tribunal administratif de Casablanca sont tombées. Elles portent sur la révocation de six élus dont deux présidents de communes relevant de la province de Nouaceur. Il s’agit de la commune de Oulad Azzouz et celle de Dar Bouazza.

Suspendus par le ministère de l’Intérieur en raison de la mauvaise gestion des affaires des communes concernées, ces élus ont été, chacun de son côté, visés par une requête introduite à l’initiative du gouverneur de Nouaceur.

Des décisions judiciaires sont tombées les 19 et 28 août les concernant. Elles portent sur la révocation, avec effet immédiat de :

Mohamed Kortob, membre et président de la commune de Oulad Azzouz ;

Abdelkader Ben Hnia, également membre de la commune de Oulad Azzouz ;

Hicham Ghafir, membre et président de la commune de Dar Bouazza ;

Oussama Semou, membre du conseil communal de la collectivité territoriale de Dar Bouazza, et quatrième vice-président ;

Abderrahim Atik, membre du conseil communal de la collectivité territoriale de Dar Bouazza, et cinquième vice-président ;

Hanane Kamir, membre du conseil communal de la collectivité territoriale de Dar Bouazza, et sixième vice-présidente.

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Casablanca : les présidents des communes Oulad Azzouz et Dar Bouazza suspendus

L’information a été donnée en primeur par notre confrère Al3omk. La date de la première audience, qui se déroulera au tribunal administratif de Casablanca, a été fixée au 7 août.

Nous avons pu confirmer l’information sur le portail du ministère de la Justice Mahakim.ma. La requête a été introduite à l’initiative du gouverneur de Nouaceur.

Il s’agit de :

Mohamed Kortob, membre et président de la commune de Oulad Azzouz ;

Abdelkader Ben Hnia, également membre de la commune de Oulad Azzouz ;

Hicham Ghafir, président de la commune de Dar Bouazza ;

Oussama Semou, membre du conseil communal de la collectivité territoriale de Dar Bouazza, et quatrième vice-président ;

Abderrahim Atik, membre du conseil communal de la collectivité territoriale de Dar Bouazza, et cinquième vice-président ;

Hanane Kamir, membre du conseil communal de la collectivité territoriale de Dar Bouazza, et sixième vice-présidente.

Une connexion entre l’autoroute continentale Casa-Rabat à l’autoroute Casa-Had Soualem et Dar Bouazza à l’étude

La Direction régionale de l’Equipement, du transport et de la logistique de Casablanca-Settat vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation d’une étude de définition d’une autoroute reliant l’autoroute continentale Casablanca-Rabat et l’autoroute Casablanca-Had Soualem et Dar Bouazza.

« Cette liaison autoroutière reliera l’autoroute continentale Casablanca-Rabat à l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, et l’autoroute Casablanca-Berrechid (A3), et l’autoroute Casablanca-Had Soualem (A1) et la route régionale RR320, avec comme principal objectif la réduction significative de la distance et du temps de parcours des usagers à destination de Berrechid et Had Soualem et en provenance de Rabat », peut-on lire sur les documents relatifs à l’appel d’offres. »

« Une telle liaison autoroutière soulagerait l’autoroute A1 entre Tit Mellil et Had Soualem, renforcerait l’offre de transport de la métropole de Casablanca et des villes qui l’entourent, et accompagnerait la croissance importante enregistrée dans la zone du projet », promet enfin la direction régionale.

Le délai d’exécution de l’étude est de 5 mois pour un cout estimé à 3 millions de DH.

Rotary Club s’allie à SOS Villages d’enfants

Le Rotary Club Casa Corniche et son club Rotaract filleul de l’Ecole nationale de commerce et de gestion de Settat ont mené samedi 29 juillet une action au profit des enfants accompagnés par SOS Villages d’enfants à Dar Bouazza pour la fête de Achoura.

Dans le cadre de cette action, un spectacle de Baba Achour a été organisé par l’académie internationale Morocco Storytelling. La troupe de danse indienne de l’Association de l’amitié maroco-indienne à également pris part à cet événement.

Cette journée a également été marquée par la signature de la convention de partenariat entre Rotary Club et SOS Villages d’enfants.

L’Hôpital universitaire Mohammed VI prend la gestion d’un nouveau centre de santé à Dar Bouazza

En vertu de cet accord, « la gestion de ce centre est confiée à l’Hôpital universitaire international Mohammed VI de Bouskoura, qui mettra en place les ressources humaines nécessaires à la réalisation des prestations médicales de base et spécialisées prévues dans ce centre », indique l’Hôpital universitaire international Mohammed VI dans un communiqué.

L’ouverture officielle de ce centre, lancé dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), aura lieu « ce lundi 20 février en présence du gouverneur et du secrétaire général de la province de Nouaceur, du directeur délégué, du secrétaire général et du directeur exécutif de la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaid », précise la même source.

Lancement des activités du centre médical de proximité d’Errahma (Casablanca)

Un investissement global de 37 millions de dirhams (MDH) a été nécessaire pour construire et mettre en service ce centre médical. Il s’étend sur un terrain de 6.314 m² (dont 4.210 m² couverts) dans la commune de Dar Bouazza.

Cette structure intermédiaire entre le centre de santé primaire et le centre hospitalier provincial devrait bénéficier à 60.000 personnes par an.

Le centre comprend des pôles de consultation médicale spécialisée et d’autres traitant les maladies chroniques et traumato-orthopédiques, les soins bucco-dentaires et les urgences médicales de proximité.

Il englobe également un pôle de santé mère-enfant abritant une unité d’accouchement, des services de gynécologie et obstétrique, de pédiatrie, de vaccination, de pédopsychiatrie et de chirurgie pédiatrique.

Casablanca : voici à quoi ressemblera la nouvelle corniche de Dar Bouazza

Située sur le territoire de la province de Nouaceur, sur une superficie de 4.836 ha, la commune urbaine de Dar Bouazza, qui était une commune rurale périphérique comportant essentiellement des terrains agricoles en arrière-pays, a connu une croissance démographique importante. A présent, elle se compose d’un ensemble de quartiers résidentiels et continue d’accueillir d’importants projets immobiliers.

Casa Aménagement, en étroite coordination avec la commune de Dar Bouazza, vient de lancer un appel d’offres pour la réalisation des travaux d’aménagement de la corniche.

Ce projet entre dans le cadre du Plan de développement du Grand Casablanca 2015-2020 (PDGC), qui a notamment pour objectif la valorisation du littoral allant de la ville de Mohammédia à Dar Bouazza. Le PDGC prévoit en effet l’aménagement des corniches de Dar Bouazza, Aïn Diab, Aïn Sebaâ et Mohammédia. Une partie du programme a déjà été réalisée, comme la corniche de Aïn Diab. Les travaux d’aménagement de la corniche de Mohammédia, tronçon plage Miramar, sont en cours pour une enveloppe de 200 MDH. L’appel d’offres de la corniche de Aïn Sebâa, lancé fin 2020, a été attribué, mais le PV d’attribution n’a toujours pas été publié.

43 MDH, 18 mois de travaux

A présent, place à la corniche de Dar Bouazza, dont le coût des prestations est estimé par Casa Aménagement à 43 millions de DH. L’ouverture des plis est prévue pour le 26 octobre prochain.

Le chantier devrait durer 18 mois, un délai qui s’applique à l’achèvement de tous les travaux incombant au titulaire, notamment les terrassements généraux et la préparation des plateformes (y compris la démolition de l’existant), les travaux de voirie et d’assainissement, ceux de revêtement, de bâtiments, de murs de soutènement, de signalisation, d’arrosage, d’eau potable, de protection des incendies, d’éclairage public, de plantation, ainsi que la mise en place de mobiliers urbains et l’aménagement d’espaces de jeux et de sport.

La nouvelle corniche s’étendra sur 7,2 km

Joint par nos soins, Driss Moulay Rachid, directeur général de Casa Aménagement, maître d’ouvrage délégué du projet, nous a confié que « l’objectif de l’aménagement de cette corniche est de créer un baladoir dans la partie de Dar Bouazza, et d’essayer d’homogénéiser les différents aménagements et projets existants, en créant, comme dans toutes les corniches qu’on réalise, des zones de sport en plein air et des espaces de jeux pour enfants ».

« Nous désirons par ce projet ramener un éclairage à la hauteur, pour que les gens puissent profiter de cette partie de Casablanca, en particulier avec les projets d’habitat et de développement que connaît cette commune, spécialement de la Mrissa jusqu’à Tamaris. » C’est sur ce linéaire qu’interviendront les travaux de la SDL.

Et d’ajouter : « La corniche de Dar Bouazza n’a jamais été aménagée jusqu’à présent », malgré la croissance démographique qu’elle connaît depuis quelques années. « Il y a eu quelques places réalisées par la commune locale, mais il n’y a jamais eu d’aménagement moderne comme ce qu’on est en train de faire sur tout le littoral, notamment au niveau de la Mosquée Hassan II, la corniche de Aïn Diab, et ce qu’on va lancer au niveau de la corniche de Aïn Sebaâ-Bernoussi. Il s’agit d’une approche intégrée globale sur le littoral du Grand Casablanca. »

Driss Moulay Rachid précise toutefois que « la zone où nous intervenons n’est pas celle qui a été concernée par les démolitions de kiosques et d’écoles de surf pour occupation de domaine public maritime. Cette dernière fait partie d’une autre phase, qu’on entamera lorsqu’on aura les financements nécessaires. Actuellement, le plus important pour nous, c’est qu’il y ait de la sécurité, notamment la gendarmerie et les sapeurs-pompiers, sur la partie concernée par les travaux, afin de maintenir la quiétude des habitants ».

Toujours d’après le directeur général de Casa Aménagement, « les travaux s’étaleront sur environ 7,2 km. Plusieurs installations sont prévues, notamment des kiosques et des zones sanitaires ». Une promenade maritime sera également aménagée, dotée de placettes panoramiques, de places réservées aux food trucks et aux commerçants, ainsi que de parasols en paille et d’accès à la plage.

En images, la nouvelle cornique de Dar Bouazza

Selon les documents du projet, consultés par nos soins, l’on constate que la SDL va intervenir sur plusieurs zones de la corniche. La couleur bleu ciel, sur l’image ci-dessous, correspond à la plateforme existante qui sera réaménagée, tandis que la couleur bleu foncé correspond à la nouvelle plateforme qui sera mise en place.

Plan général du zoning

Dans le détail, voici à quoi ressembleront les différentes parties de la corniche.

Plan paysager de masse de la première zone d’intervention. Cette partie correspond à la zone indiquée en bleu foncé, à droite, sur le plan général de zoning ci-haut.

Présentation Zoom 1 du premier plan paysager. Cette partie sera dotée d’une promenade maritime, de placettes panoramiques et de places réservées aux kiosques.

Présentation Zoom 2 du premier plan paysager. Cette partie sera dotée d’une promenade maritime, de places réservées aux food trucks et d’un parking.

Parking de la corniche

Plan paysager de masse de la seconde zone d’intervention. Cette partie correspond à la zone indiquée en bleu ciel, à gauche, sur le plan général de zoning ci-haut.

Présentation détaillée du plan paysager de masse de la seconde zone d’intervention. Cette partie sera dotée de sanitaires et d’accès à la plage.

Le reste de la corniche sera aménagé de la même manière.

Daya de Dar Bouazza: la police de l’eau remet la mare à son état initial

Le lac de Dar Bouazza fait l’objet d’une mobilisation de la société civile, depuis plusieurs mois. Associations et habitants craignent la réquisition de cette dernière zone humide de la région pour un projet immobilier.

Suite à des requêtes reçues par l’Agence du bassin hydraulique de Bouregreg et Chaouia, à la fin du mois de janvier 2020, concernant la mare d’eau située à Dar Bouazza, province de Nouaceur, une brigade de la police de l’eau a effectué une visite de terrain pour s’enquérir de l’état des lieux, annonce le ministère de l’Equipement dans un communiqué.

Après inspection de l’état de la mare, la police a constaté:

– L’existence des tas de remblais dans l’emprise de la mare, sous forme d’une barrière hydraulique aléatoire, sur une longueur de 24 m et une largeur de 3 m visant l’assèchement de la mare;

– Le changement du cours d’eau de la Grande Aïn Masroubia, qui alimente la mare d’eau, avec un débit de 50 litres/seconde sur plus de 18 hectares couverts totalement par les eaux en direction de la mer et ce, à travers le creusement d’une tranchée d’une largeur de 2 m et une longueur de 640 m, ce qui a causé une baisse remarquable du niveau des eaux de la mare;

– L’élargissement de l’entrée des piétons à travers une paroi creusée dans le mur de protection de la mare, situé à proximité de la Petite Aïn Masroubia dont le débit est d’environ 8 litres/seconde, ainsi que le renforcement du passage par des remblais, afin de permettre la circulation des camions, ce qui a causé la division de la mare en deux parties séparées;

– La fermeture du canal qui assurait le passage et l’écoulement des eaux vers le centre de la flaque.

A cet effet, et afin de protéger le domaine public hydraulique des différentes violations, des changements de ses aspects et de son appropriation, les services de l’Agence du bassin hydraulique de Bouregreg et Chaouia ont intervenu pour remettre la situation de la mare à son état initial, soutenue par les autorités locales concernées.

Ainsi, il a été procédé à:

– L’enlèvement de plus de 200 m3 de remblais jetés dans l’emprise de la mare;

– La fermeture de la tranchée ouverte en direction de la mer;

– Le rétablissement du mur de protection endommagé;

– Le nettoyage du canal pour permettre l’écoulement des eaux à nouveau.

La police de l’eau a également constaté, lors de son intervention, une infraction relative au creusement de trous géotechniques, dans l’emprise de la mare, sans autorisation préalable par un laboratoire privé. A cet effet, il a été procédé à l’arrêt des travaux et la fermeture des trous, en prenant les dispositions et les procédures juridiques nécessaires contre le contrevenant.

Sauver la dernière zone humide de la région

Janvier 2018, un particulier a revendiqué le terrain de la zone centrale de la Daya de Dar Bouazza et a déposé un dossier de réquisition des 18 hectares.

Selon l’article 5-a de la loi 36-15, la zone devrait appartenir au domaine public et donc à l’Agence du bassin hydraulique Bouregreg et Chaouia.

Considérée en tant que lieu de loisir et de promenade pour la population locale, la Daya de Dar Bouazza est la dernière zone humide naturelle de toute la région du Grand Casablanca. Elle abrite 180 espèces d’oiseaux, dont certaines rares et menacées.

Les habitants de Dar Bouazza lèvent le voile sur leur cauchemar quotidien!

Ces questions, une fois posées, permettront à l’ensemble des parties prenantes concernées (habitants, futurs acquéreurs, promoteurs immobiliers, autorités locales) de trouver, ensemble, des solutions satisfaisantes.

Dar Bouazza est une ville qui accueillait, en 2004 une population de plus de 67.000 personnes et, en 2014, recensait plus de 151.000 habitants (Source HCP-2016).

Si les données concernant les habitants de Dar Bouazza à date et pour les prochaines années ne sont pas publiques, le chiffre doit être considérable, sans aucun doute.

Le collectif  » Darb in Tamara* » n’a pas vocation à limiter l’arrivée de nouveaux habitants à Dar Bouazza mais à mobiliser toutes les parties prenantes concernées pour que les infrastructures de circulation, transport, santé soient mises à niveau, pour le bien-être de tous les habitants de la commune et dans le respect de l’écosystème naturel.

Ces questions, une fois posées, permettront à l’ensemble des parties prenantes concernées (habitants, futurs acquéreurs, promoteurs immobiliers et autorités locales) de trouver, ensemble, des solutions satisfaisantes.

Le point le plus critique pour le collectif, à date porte sur l’axe de circulation Dar Bouazza – Casablanca. C’est un sujet critique à la fois pour les personnes disposant de voitures individuelles et pour celles et ceux qui comptent sur les transports en commun pour rallier Casablanca.

Ainsi, nous souhaitons médiatiser et aider à faire avancer les points suivants:

– Trouver une solution à l’axe de circulation actuel: une voie unique, souvent dans un état dégradé (inondations, nids de poule, etc.), qu’il faudrait entretenir et remettre en état;

– Soumettre un projet d’élargissement de la route pour désengorger l’axe unique de circulation;

– Avoir de la visibilité sur l’échéancier du projet de route alternatif à la R320;

– Avoir un dispositif de transport en commun (bus) de qualité;

– Avoir de la visibilité sur le plan d’aménagement des infrastructures, en lien avec l’accroissement exponentiel de projets immobiliers.

De nombreux autres sujets seront abordés au fur et à mesure, tels que la santé publique, la protection de l’environne ment, la sécurité des biens et des habitants, etc., pour mobiliser les parties prenantes concernées et trouver les solutions idoines.

Ainsi, les objectifs du collectif « Darb in Tamara » sont:

– La médiatisation, par des campagnes de sensibilisation, de ces sujets afin de les porter à la connaissance du plus grand nombre;

– La sensibilisation des parties prenantes aux risques de ne pas prendre en charge ces sujets dans les meilleurs délais;

– Le rassemblement des différents acteurs locaux et nationaux autour d’une cause commune pour faire avancer les sujets relevés.

Dar Bouazza se dote de son premier centre commercial

Le Mercato d’Anfa propose, sur 6.000 m², une offre de produits et services autour des univers des produits d’épicerie, de la restauration et de l’électronique.

Développé par Anfa Realties et géré par City Retail Group, Le Mercato d’Anfa est intégré au projet Les Villas d’Anfa 3. Il offre un accès à des enseignes et formats variés, dont un supermarché de 1.500 m², ainsi qu’une surface dédiée à l’électroménager et de nouveaux concepts de restauration.

« A l’intersection des routes d’Azemmour et de Dar Bouazza, Le Mercato d’Anfa bénéficie d’un positionnement central. Il constitue un point de passage pour les habitants des communes alentours, mais aussi pour les visiteurs qui se rendent nombreux sur les plages proches. Il répond en outre aux besoins d’une population très large, puisque sa zone de chalandise couvre une population de plus de 60.000 habitants dont la croissance et le pouvoir d’achat augmente année après année », a déclaré Youness Essassi, president directeur général d’Anfa Realties, cité dans un communiqué.

Dar Bouazza: Polèmique autour du projet immobilier The Sand House

Que se passe-t-il autour du projet The Sand House ? A Dar Bouazza (Casablanca), ce grand chantier de résidence en villégiature suscite l’ire des habitants de la copropriété avoisinante (résidence Villas d’Anfa 1), qui dénoncent un projet « non-conforme aux règles urbanistiques ».

Principal grief : Le projet est réalisé avec une surélévation de plus de 2.5 mètres du niveau du sol par rapport aux constructions mitoyennes. « Le promoteur construit en infraction des lois une résidence R+2 dans une zone R+1 », accuse Mehdi Bouyach, syndic de la résidence Villas d’Anfa 1.

Représentant les copropriétaires, le syndic a signalé par deux fois le problème aux autorités. D’abord, dans un courrier du 10 août 2018, adressé simultanément au gouverneur de la province, au Directeur de l’Agence urbaine de Casablanca, au Caid et au président de la commune. Et tout récemment, par une lettre de relance datée du 2 mai 2019.

Dans leur plainte, les habitants disent avoir été surpris que le projet mitoyen « dont le terrain est au même niveau que le nôtre, prévoit une surélévation du terrain naturel dépassant notre mûr de clôture » avec « plus de deux mètres de différence ».

Au delà des considérations esthétiques (ex: discontinuité dans l’harmonie des paysages et du relief), les plaignants font valoir, entre autres, « un problème de sécurité » lié au fait que « la circulation des voitures de la résidence mitoyenne sera plus élevée que les piétons dans notre propre résidence ». Ils évoquent  aussi « un risque d’effondrement » du mur de clôture en raison du « remblais important ».   

Au final, « les copropriétaires se demandent comment les services concernés peuvent autoriser une telle disparité de topologie de terrain sur des résidences de même élévation ? »

« Le problème est courant à Dar Bouazza. Il est essentiellement dû à la variété du relief dans cette zone », affirme Abdenbi El Hamami, architecte de la commune de Dar Bouazza. Malgré la proximité des deux résidences, « le niveau de nivellement dans cette zone dépasse les trois mètres », explique-t-il à Médias24.

Quant au risque de sécurité, M. Abdenbi se montre catégorique : « Impossible que la commune autorise une construction qui puisse constituer un danger pour autrui. Cela engage notre responsabilité directe. Non seulement nous avons exigé les attestations nécessaires, que nous avons vérifiées, mais nous examinons le chantier au fur et à mesure de l’exécution », affirme l’architecte.

Le raccordement au cœur du problème

Selon M. El Hamami, la surélévation s’explique par la nécessité de raccorder la future résidence au réseau d’eau et d’assainissement. Ce serait même le nœud du problème. S’agissant de « deux résidences fermées sans lien de connexité » et vu « leurs dispositions topographiques », chacune dépend d’une voirie différente.

Après le second courrier des copropriétaires, une commission d’enquête a été mise en place pour vérifier le contenu de la plainte. Versé au dossier, un rapport de la Lydec fait dépendre en effet le raccordement à la surélévation du terrain.

« Nous n’avons enfreint aucune loi », rétorque Youssef Chaabane, promoteur du projet The Sand House, contacté par Médias24.

« Nous avons été auditionnés plusieurs fois par les autorités. Nous avons présenté un dossier technique qui a été validé par elles. Tous les services concernés se sont déplacés sur les lieux pour faire leur constat. L’étude a conclu qu’on ne peut raccorder la résidence au réseau qu’en surélevant le sol. Et la Lydec a produit des conclusions en ce sens », rapporte ce dernier.

Pas de quoi convaincre les copropriétaires : « Le cas présent est une dérive liée à l’assainissement dont les élus ne se soucient pas. Afin de minimiser la viabilisation du terrain, la Lydec propose au promoteur un raccord à un collecteur plus loin et plus bas mais imposant la contrainte de surélever plusieurs hectares de terrain», accuse le syndic M. Bouayad.

De leur côté, des sources auprès des autorités locales concèdent l’existence de lacunes au niveau du plan d’aménagement.

Face à la crise, de plus en plus d’Espagnols vendent leur voiture au Maroc

De plus en plus d’habitants de Melilia passent la frontière avec le Maroc pour vendre leur voiture, selon une déclaration du porte-parole du syndicat de police espagnol UFP cité par le site El Faro Digital.

Confrontés à la crise économique, ils choisissent de séparer de leur voiture, et préfèrent le faire au Maroc où les autos d’occasion valent beaucoup plus cher que dans l’Union européenne. Parfois, le prix peut atteindre le double, sachant qu’il s’agit de véhicules en mauvais état dont les réparations sont trop onéreuses en Espagne.

Mais la pratique est souvent synonyme d’illégalité. La combine consiste à passer la frontière vers le Maroc sans carte verte et sans se faire contrôler, ni par les Espagnols et ni par les Marocains. La voiture vendue, le conducteur rentre à Melilia et déclare le vol de sa voiture.