Londres évalue à 410 milliards de DH les marchés publics d’ici 2028 au Maroc

Les deux pays ont annoncé une série d’accords visant à approfondir leur collaboration et à consolider leurs liens commerciaux, précise un communiqué du gouvernement britannique. Ces accords s’inscrivent dans une volonté commune de « stimuler la croissance économique et de créer des emplois« .

Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères britannique, David Lammy, a dans ce sens signé plusieurs partenariats ouvrant la voie à la participation d’entreprises britanniques à des projets à travers le Maroc. Les opportunités liées aux marchés publics sont estimées selon le gouvernement « à environ 33 milliards de livres sterling (410,7 milliards de DH) pour les trois prochaines années ». Parmi celles-ci figure la possibilité pour des entreprises spécialisées dans les infrastructures de « contribuer aux préparatifs des villes hôtes de la Coupe du monde, telles que Marrakech, Casablanca et Rabat ».

D’autres annonces concernent une coopération accrue entre le Royaume-Uni et le Maroc dans les domaines de la migration, de la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’une action conjointe pour faire face au stress hydrique et au changement climatique, ajoute-t-on. « Ces initiatives visent à renforcer la sécurité et à promouvoir des opportunités de croissance verte pour les deux nations ».

Un accord de coopération portant sur les infrastructures hydrauliques et portuaires, d’une valeur potentielle de 200 millions de livres sterling (2,4 milliards de DH), a également été conclu, poursuit le communiqué. Il mettra en avant l’expertise britannique en matière de gestion durable de l’eau, de logistique intelligente et de technologies portuaires vertes.

Un autre accord, relatif aux marchés publics, « facilitera l’accès des entreprises britanniques aux appels d’offres publics au Maroc, en garantissant des conditions de concurrence équitables ».

David Lammy a souligné le potentiel de croissance de l’Afrique et l’importance de la relation avec le Maroc pour créer des opportunités mutuelles. Sur le volet diplomatique, le secrétaire d’État a souligné que le Royaume-Uni soutient désormais l’autonomie au sein de l’État marocain comme base pour une solution durable au différend du Sahara.

Le secrétaire d’État britannique de la politique commerciale, Douglas Alexander, a pour sa part insisté sur l’importance croissante du Maroc « comme partenaire commercial et d’investissement, et sur le rôle que peuvent jouer des liens économiques renforcés dans la création d’emplois et le soutien aux entreprises ».

Dans ce sillage, un nouvel accord a été annoncé concernant le secteur de la santé, prévoyant la fourniture d’équipements britanniques à des hôpitaux et centres médicaux marocains, dans un contexte où le Maroc prévoit des investissements importants pour la modernisation de son système de santé, conclut-on.