Le comédien Mohamed Choubi s’est éteint à l’âge de 62 ans

L’un des visages les plus marquants de la scène artistique marocaine s’en est allé. Mohamed Choubi, comédien, poète et écrivain, est décédé ce vendredi matin 2 mai 2025 à l’hôpital militaire de Rabat où il était admis depuis plusieurs semaines dans l’attente d’un donneur compatible pour une greffe de foie. Son état de santé s’était récemment aggravé.

Sa dépouille sera inhumée ce vendredi après la prière d’al-Asr au cimetière Achouhada à Rabat, en présence de ses proches, collègues et admirateurs.

Né en 1962, Mohamed Choubi était l’un des piliers du théâtre et du cinéma marocains. Membre de la première promotion de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) en 1985, il s’était distingué dès ses débuts par son engagement total pour l’art dramatique, quittant rapidement la fonction publique pour vivre de sa passion.

Acteur engagé, homme de lettres et de scène, Mohamed Choubi impressionnait par sa présence lumineuse, son humour vif et sa grande humanité. Il laisse derrière lui une carrière riche et respectée, avec des rôles marquants au théâtre, au cinéma et à la télévision, mais aussi une œuvre littéraire empreinte de sensibilité.

Son départ laisse un vide immense dans le paysage culturel marocain.

Décès du chanteur et compositeur marocain Mohcine Jamal

Maître incontesté de la musique marocaine et du oud, il a laissé derrière lui un répertoire riche et intemporel qui a marqué des générations de mélomanes.

Parmi ses titres les plus mémorables qui ont marqué plusieurs générations de mélomanes figurent « Zine F’Talattine », « Akid Akid », « Sma’ lia Nwssik », « A’younek Qalou Liya », « Ya El Ghadi F’Tariq Moulay Abdelssalam » ou encore « Hadi Snin ».

Né à Tanger en 1948, Mohcine Jamal a entamé sa carrière en 1983, se distinguant par sa maîtrise du oud et son profond attachement au répertoire traditionnel marocain.

Au cours de sa riche carrière artistique, il a collaboré avec de grands noms de la musique et du chant marocains, tels que Abdelwahab Doukkali, Abdelhadi Belkhayat, Mohamed El Hayani et Naïma Samih, ainsi qu’avec des compositeurs renommés comme Abdessalam Amer et Abderrahim Seqqat.

Message de condoléances du Roi Mohammed VI à la famille de feue Naïma Samih

Dans ce message, le Roi affirme avoir appris avec grande affliction la disparition de cette grande artiste, dont le décès constitue une « perte non seulement pour sa famille, mais aussi pour la scène artistique nationale, qui a perdu l’une de ses plus grandes étoiles ayant rayonné, des décennies durant, dans l’univers de la chanson arabe authentique, à la faveur de sa voix mélodieuse, de son timbre distinctif et de son sens artistique élevé, léguant des joyaux musicaux qui resteront gravés à jamais dans le répertoire de la chanson marocaine et dans la mémoire de son public national et arabe ».

En cette douloureuse circonstance, le Souverain exprime ses vives condoléances et ses sincères sentiments de compassion aux membres de la famille de la défunte et à l’ensemble de sa grande famille artistique nationale, ainsi qu’à tous ses proches et ses fans, implorant le Tout-Puissant de leur accorder patience et réconfort.

Le Roi affirme, par la même occasion, partager les sentiments de la famille de la défunte en cette douloureuse épreuve, la volonté divine étant imparable, se remémorant avec beaucoup d’estime les mérites de la grande regrettée, ses nobles qualités, son patriotisme sincère et son attachement indéfectible au Trône, implorons Dieu, en ces jours bénis du mois sacré du Ramadan, de la récompenser généreusement pour les services insignes qu’elle a rendus à son art et à sa patrie et de l’accueillir dans son vaste paradis parmi ses serviteurs vertueux.

Décès de l’icône de la chanson marocaine Naima Samih

Née à Casablanca, feue Naïma Samih fut la doyenne de la chanson marocaine moderne, comptant à son actif un riche répertoire de chansons ayant connu un large succès dans le monde arabe.

La regrettée a entamé dès son jeune âge sa carrière de chanteuse avant de faire sa première apparition à la télévision au début des années 70, à travers le programme « Mawaheb » animé par le grand compositeur, feu Abdenbi Jirari.

La carrière artistique de la diva de la chanson marocaine a été marquée par la diversité de son répertoire qui comprend des chansons sentimentales, patriotiques et religieuses.

La défunte a collaboré avec des compositeurs et des poètes de renom, dont notamment Abdelkader Rachdi, Ahmed Alaoui, Ahmed Tayeb El Alj et Ali Haddani.

Parmi les chansons les plus célèbres de la regrettée figurent « Jrit W Jarit », « Yak A Jarhi », « Kif Lmaani » et « LBhara », ainsi que d’autres titres ayant connu un grand succès populaire et qui ont été repris par des artistes arabes.

Feue Naïma Samih fut aussi la plus jeune chanteuse arabe, la première chanteuse marocaine et la troisième artiste arabe à livrer un concert au célèbre « Olympia » de Paris, après les grandes Oum Kalthoum et Fairouz.

(Avec MAP)


Rougeole au Maroc : atteindre 95 % de couverture vaccinale, un impératif pour éradiquer l’épidémie (experts)

Lors d’un webinaire organisé le jeudi 30 janvier par l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE), dans un contexte de recrudescence alarmante de la rougeole et de déploiement de la campagne nationale de riposte menée par le ministère de la Santé et de la protection sociale, le Dr Mohamed Lyoubi, directeur de l’Épidémiologie et de la lutte contre les maladies (DELM), a présenté les derniers chiffres de la situation épidémiologique au Maroc. Il est également revenu sur l’historique des pics enregistrés dans le Royaume.

La dernière grande épidémie de rougeole au Maroc remontait à 1987, avec un nombre de cas quasi similaire à la situation actuelle, a rappelé le Dr Lyoubi. Depuis, des avancées majeures avaient permis de limiter la maladie à travers l’introduction progressive de la deuxième dose du vaccin en milieu scolaire, entre 2002 et 2008, et des campagnes de vaccination massives entraînant une diminution importante des cas.

Le Maroc avait alors été classé parmi les pays en phase de pré-élimination de la rougeole. En 2019, le Royaume enregistrait seulement 14 cas confirmés sur l’année. En 2022, année de référence, seuls 3 cas avaient été confirmés.

Cependant, la baisse progressive de la couverture vaccinale a entraîné l’accumulation de personnes vulnérables non immunisées, favorisant ainsi la résurgence du virus.

La dernière mise à jour fait état d’environ 25.000 cas suspects, dont 6.300 cas confirmés et 120 décès.

6.300 cas confirmés et 120 décès

La flambée actuelle a été signalée le 14 octobre 2023 par le CHU d’Agadir, avec la notification de plusieurs cas groupés dans une même localité.

L’enquête épidémiologique a permis d’établir que la transmission avait commencé à la mi-septembre 2023, notamment dans les communes d’Imouzzer Ida Outanane et de Taghazout.

En un mois, le nombre de cas confirmés a atteint 138, avec 7 cas en réanimation et un décès. La propagation s’est ensuite accélérée, touchant plusieurs villes et provinces.

La dernière mise à jour fait état d’environ 25.000 cas suspects, dont 6.300 cas confirmés et 120 décès.

Sur les décès recensés au début de cette vague, 42% concernaient des enfants de moins de 5 ansActuellement, Souss-Massa est la première région affectée avec une incidence très élevée, suivie de Drâa-Tafilalet, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Fès-Meknès, qui connaissent actuellement une propagation importante, a noté le Dr Lyoubi.

Les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat et Marrakech-Safi affichent actuellement des incidences comparables à celles de la région Souss-Massa.

Selon les données communiquées par le Dr Lyoubi, la maladie a touché toutes les tranches d’âge, y compris les nourrissons de moins de 6 mois, qui ne sont pas encore éligibles à la vaccination.

L’incidence la plus élevée a été observée chez les enfants de moins de 9 mois, qui ne sont pas encore vaccinés, et chez les enfants de 9 à 17 mois, dont l’immunité peut être insuffisante après une seule dose.

Hautement contagieuse, la rougeole peut entraîner des complications allant jusqu’au décès.

Sur les 115 décès recensés au début de cette vague, 42% concernaient des enfants de moins de 5 ans, confirmant la vulnérabilité des jeunes enfants non vaccinés. Les adultes de plus de 37 ans représentent 24% des décès.

Les spécialistes sont unanimes : seule une couverture vaccinale suffisante peut aider à endiguer la rougeole.

Booster le taux de rattrapage

Étayant les mesures déployées par le ministère de tutelle dans le cadre de la campagne nationale de riposte à la rougeole, le Dr Mohamed Benazzouz, chef du Service de la protection de la santé infantile, a insisté sur l’importance de la vaccination.

« Nous disposons d’un vaccin sûr, efficace et disponible gratuitement dans les établissements de santé primaire », a-t-il souligné.

Une campagne nationale de vérification du statut vaccinal et de rattrapage au profit des enfants âgés de moins de 18 ans s’est déroulée du 28 octobre 2024 au 27 janvier 2025.

Selon le Dr Benazzouz, le taux de vérification a atteint 82,46%, tandis que le taux de rattrapage pour la vaccination contre la rougeole et la rubéole (vaccin RR) ne dépassait pas 47,07% de la population cible.

Atteindre une couverture vaccinale de 95%

Les spécialistes sont unanimes : seule une couverture vaccinale suffisante peut aider à endiguer la rougeole.

S’exprimant à l’occasion du webinaire, la vice-présidente de l’ONDE, Ghizlane Benjelloun, s’est félicitée de la dynamique en cours pour contrer la propagation rapide de la rougeole dans le pays. Elle a également relevé que le nombre de cas enregistrés au cours de ces derniers mois souligne l’impératif de la vaccination, rappelant que cette maladie est « grave et peut provoquer des complications chez les enfants et les adultes ».

« Seule une vaccination efficace peut protéger les enfants, mais aussi les adultes de cette maladie contagieuse », a fait remarquer Ghizlane Benjelloun, lançant un appel pressant aux familles pour veiller à l’administration du vaccin à leurs enfants.

L’épidémie actuelle aurait pu être évitée si la couverture vaccinale était restée stable au-dessus de 95%, un seuil nécessaire pour empêcher la transmission du virus, a déploré pour sa part le Dr Lyoubi. Cette situation met également en lumière le risque de résurgence d’autres maladies évitables par la vaccination, telles que la diphtérie, la coqueluche, la polio ou le tétanos.

Pour clore le webinaire, qui a couvert plusieurs aspects épidémiologiques, statistiques, etc., le Dr Moulay Said Afif, président du Congrès et de l’Association casablancaise des pédiatres privés et qui a animé cet échange, a décliné les recommandations des différentes sociétés savantes de pédiatrie comme suit :

– Poursuivre la campagne de rattrapage jusqu’à l’atteinte d’une couverture vaccinale de plus de 95% dans toutes les régions du Maroc afin de stopper l’épidémie.

– Lutter contre les fake news en poursuivant la sensibilisation et la communication auprès du grand public sur le vaccin contre la rougeole, un vaccin sûr, efficace et très bien toléré.

– Vacciner systématiquement autour d’un cas de rougeole, quel que soit l’âge (à partir de 6 mois), dans un délai de 72 heures pour éviter la propagation du virus.

– Poursuivre la campagne de sensibilisation menée par le ministère de l’Éducation nationale : les enseignants (écoles primaires, collèges, lycées) se sont impliqués en vérifiant les carnets de santé des élèves.

– Renforcer la campagne de sensibilisation auprès des familles, menée par le ministère de l’Intérieur.

– Faciliter la déclaration obligatoire de la rougeole par les professionnels de santé du secteur privé (médecins généralistes et pédiatres) en mettant en place un numéro WhatsApp dédié.

– Impliquer le secteur privé : les vaccins figurant dans le Programme national d’immunisation (PNI) doivent être remboursés à 100%. Cette mesure permettra un gain économique notable, car la prise en charge de la maladie et de ses complications est bien plus coûteuse que la prévention vaccinale.

– Impliquer le secteur privé : les vaccins figurant dans le Programme national d’immunisation (PNI) doivent être remboursés à 100% . Cette mesure permettra un gain économique notable, puisque la prise en charge de la maladie et de ses complications est plus coûteuse que la vaccination.

– Digitaliser le carnet de santé de l’enfant, y compris la vaccination.

L’objectif de la riposte est de réduire la morbidité en assurant une prise en charge appropriée des cas, d’arrêter la progression de l’épidémie et de rehausser la couverture vaccinale contre la rougeole et la rubéole au niveau requis. Il est donc recommandé d’insister sur la vaccination dès l’âge de 9 mois, avec deux doses de vaccin espacées d’au moins un mois, et ce quel que soit l’âge.

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Décès du grand poète marocain Mohamed Aniba Al Hamri

Le poète marocain Mohamed Aniba Al Hamri n’est plus. Il était l’une des figures « lumineuses » de la poésie marocaine, « qui a été toujours fidèle à la poésie et à l’esprit de l’écriture créative », et ce, depuis la parution de son premier recueil L’amour, la farce des siècles en 1968, a indiqué la Maison de la poésie dans un communiqué.

Mohamed Aniba Al Hamri avait marqué de son empreinte la scène poétique nationale par la publication prolifique de plusieurs recueils, dont Le Désir de Naviguer (1973), Épitaphe pour les Crucifiés (1977), La Maladie des Amants (1987), Frissons du Lieu (1996), Le Goût de ce Blanc (2000) et Tartaoui Banjiaê Alqassid (2019), qui lui a valu le Prix du Maroc du Livre 2020, catégorie poésie. Il est également l’auteur de plusieurs études critiques et littéraires d’importance.

Natif de Casablanca en 1946, le défunt a obtenu une licence en lettres en 1969 de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Fès, suivie d’un certificat d’aptitude pédagogique de l’École normale supérieure de Rabat, et d’un diplôme d’études approfondies en décembre 1976. Il a exercé dans le secteur de l’Education nationale jusqu’à la retraite.

(Avec MAP)

Panne d’oxygène à l’hôpital Moulay Youssef de Rabat : les explications du ministère de la Santé

Suite à ce qui a été relayé concernant la mort de quatre patients au Centre hospitalier Moulay Youssef à Rabat, coïncidant avec une panne technique survenue au niveau des canaux d’alimentation en oxygène, une commission de l’Inspection générale du ministère a été dépêchée d’urgence à cet établissement de santé pour enquêter sur les circonstances de ces décès, indique le ministère dans une mise au point.

Contrairement à ce qui a circulé à ce sujet, deux décès ont été enregistrés le mardi 10 décembre 2024, le premier après deux heures et demie après la panne, tandis que le deuxième décès est survenu plus de quatre heures plus tard. Le rapport a confirmé que leurs décès n’étaient pas liés à la panne technique, mais plutôt à des complications de leur maladie suite à laquelle ils ont été admis au service de réanimation pendant plus de 14 et 4 jours, respectivement.

Le rapport de la commission, composée de responsables de l’administration centrale, de médecins spécialisés en réanimation et en anesthésie, et de techniciens spécialisés dans la maintenance des équipements, précise que le service de réanimation du Centre hospitalier Moulay Youssef de Rabat a connu une panne technique soudaine liée aux canaux d’alimentation en oxygène le mardi 10 décembre 2024 à 10h40.

Il ne s’agit pas ainsi d’un manque d’oxygène ou d’une coupure de courant électrique à l’hôpital, contrairement à ce qui a été relayé à ce sujet, ajoute la même source, notant qu’au bout d’une quarantaine de minutes, les canaux d’alimentation en oxygène ont recommencé à fonctionner de manière normale.

Malgré cette panne soudaine, tous les patients du service concerné ont continué à être alimentés en oxygène grâce à l’utilisation de bouteilles d’oxygène mobiles, ce qui a permis d’assurer la continuité du traitement pour tous les patients.

Le ministère de la Santé et de la protection sociale « exprime ses condoléances aux familles des défunts et réitère son engagement à fournir des services de santé de qualité aux citoyens et à informer le public de tout développement dans cette affaire », conclut la même source.

Jaouad Chami, ex-commissaire du SIAM et député du PAM, est décédé

Selon des sources au sein du Parti authenticité et modernité (PAM), Jaouad Chami a rendu l’âme dans une clinique privée de Meknès, sa ville natale, dans la nuit de mercredi à jeudi (11-12 décembre), des suites d’une longue maladie.

Né dans la capitale ismaélienne le 22 septembre 1962, le défunt a étudié au Maroc et en France. Au Maroc, il a dirigé plusieurs entreprises actives dans les secteurs de l’agriculture et de l’éducation.

En 2006, il a été désigné commissaire du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM), fonction où il est resté jusqu’à 2023.

Jaouad Chami, qui a également assumé la présidence de la CGEM pour la région Meknès-Tafilalet, a fait son entrée en politique au sein du PAM. Élu communal, il était aussi membre de la Chambre des représentants pour le mandat en cours (2021-2026).

Figure emblématique du cinéma et du théâtre marocains, l’actrice Naima Lamcharki n’est plus

La défunte, l’une des figures emblématiques du théâtre et du cinéma, avait fait montre d’un talent exceptionnel dans une série d’œuvres théâtrales avec les plus célèbres troupes de théâtre, à l’instar de la troupe de Maâmoura, Bassatine et de la troupe de la Radio et de la télévision marocaines.

La regrettée avait aussi brillé dans les télé feuilletons en interprétant des premiers rôles dans plusieurs séries télévisées comme « La famille Ramdam« .

Au cinéma, elle avait participé à une vingtaine de courts et longs métrages marocains et étrangers, comme « Noces de sang« , « Lalla hobbi » et « la bataille des trois Rois« .

La défunte avait aussi entamé une expérience unique dans le domaine de l’animation télévisuelle, en présentant entre 2000 et 2004 l’émission éducative et culturelle « Alif Lam » sur la chaîne Al Oula, destinée à la lutte contre l’analphabétisme.

Elle était ambassadrice de bonne volonté auprès de l’UNICEF.

Othmane Demnati, ancien ministre de l’Agriculture, n’est plus

L’information nous a été confirmée par des sources dans l’entourage familial du défunt qui devait être inhumé, ce même vendredi, à Rabat.

Décédé à son domicile dans la capitale, Othmane Demnati a vu le jour le 27 août 1936 à Taroudant d’un riche homme d’affaires marocain et d’une mère française tombée amoureuse du Maroc dès son adolescence.

Nommé ministre de l’Agriculture en 1981, il va rempiler au même poste en 1983 et en 1985. À l’automne 1992, il demande à feu Hassan II de le décharger de ses fonctions. Sa demande a été acceptée.

Ce n’est qu’en avril 2002 que Othmane Demnati reprend du service dans un poste officiel en tant que directeur général de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) en remplacement de Mostafa Terrab.

Ingénieur de formation, Othmane Demnati a toujours été amoureux de la terre, de l’agriculture et des petits fellahs.

Le Syndicat national des ophtalmologistes libéraux du Maroc rend hommage à la mémoire du Dr Ezzouhairi

La communauté des ophtalmologistes au Maroc a été profondément attristée et endeuillée le jeudi 29 août 2024 par la disparition tragique de notre confrère, frère et ami, le Docteur Sidi Mohammed Ezzouhairi, décédé au Mexique, peut-on lire dans un communiqué du Syndicat.

Figure emblématique de l’ophtalmologie au Maroc et à l’international, feu Dr Sidi Mohammed Ezzouhairi s’est distingué comme un éminent spécialiste du glaucome. Son dévouement sans faille et son engagement pour le développement de cette spécialité au Maroc, en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient témoignent d’un esprit pionnier, animé par une passion profonde pour la science, le savoir et l’humanité, poursuit la même source.

Après un parcours académique brillant à Bordeaux, il s’est installé à Mohammédia où, grâce à un travail acharné, il a fondé le Centre du glaucome dont la renommée a largement dépassé les frontières du Royaume. Il fut également l’initiateur des premières campagnes de dépistage du glaucome au Maroc, l’organisateur des Ateliers de controverses en ophtalmologie et réflexions (ACOR), et l’instigateur de nouvelles méthodes de traitement chirurgical du glaucome.

Son engagement indéfectible et ses efforts constants ont fait de lui l’un des membres fondateurs de la Société marocaine du glaucome (SMG), dont il a assuré la présidence depuis 2020 jusqu’à son décès. Sous sa direction éclairée, cette société savante a brillamment rayonné à l’échelle internationale, participant activement à de nombreux congrès mondiaux d’experts en glaucome et atteignant ainsi un niveau de reconnaissance sans précédent, souligne le communiqué.

Animé par sa passion pour l’enseignement et le partage des connaissances, et fort d’une expérience chirurgicale exceptionnelle dans le traitement du glaucome, le Dr Sidi Mohammed Ezzouhairi étant un contributeur clé et participant à l’élaboration des consensus internationaux sur la chirurgie du glaucome, les cas les plus complexes lui étaient confiés. Véritable globe-trotter, il ne se lassait jamais de parcourir les cinq continents pour transmettre son savoir et échanger avec ses pairs.

Ses qualités d’orateur et d’enseignant étaient hautement appréciées, notamment au sein de la section Glaucome du Middle East Africa Council of Ophtalmology (MEACO), où il a occupé le poste de vice-président, ainsi qu’à la Société française du glaucome, dont il fut élu administrateur en 2019. La European Glaucoma Society (EGS) l’a également reconnu comme un médiateur-ambassadeur indispensable pour l’animation de la section Afrique et Moyen-Orient du comité dédié aux activités extra-européennes.

Feu Dr Sidi Mohammed Ezzouhairi a consacré sa vie à partager ses connaissances et son savoir avec les nouvelles générations de spécialistes et à promouvoir des soins de qualité pour les patients.

Les ophtalmologistes du Maroc se souviendront de lui comme étant un homme d’une grande humilité, toujours prêt à soutenir, à aider et à conseiller. Son esprit fraternel, inspirant et rassembleur a fait de lui non seulement un brillant confrère, un exemple de réussite et un mentor, mais aussi un ami sincère et un frère pour la plupart d’entre eux.

Son départ laisse un immense vide dans nos cœurs. Cependant, nous nous engageons à honorer sa mémoire en poursuivant son œuvre avec la même passion et le même dévouement, déclare le Syndicat national des ophtalmologistes libéraux du Maroc.

« En ses moments douloureux, nous exprimons nos plus sincères condoléances à son épouse Pr Asmaa Kettani Ezzouhairi, à sa famille et ses proches, et à tous ceux qui ont eu le privilège de travailler avec lui ou de le côtoyer.

Repose en paix Dr Sidi Mohammed Ezzouhairi

Que Dieu t’accueille en sa sainte miséricorde », conclut le communiqué.

Témoignage. Décès du Dr Ezzouhairi, une grosse perte pour l’ophtalmologie (Pr Amraoui)

J’ai connu le Dr Ezzouhairi au début des années 90. Il portait alors le projet de participer à la lutte contre le glaucome en l’absence d’un plan national.

J’ai senti son engagement total et désintéressé pour ce chapitre important de l’ophtalmologie et j’ai couvert avec lui sa première conférence de presse dans un hôtel de la place. Son plan était clair et les objectifs, malgré les difficultés, étaient pertinents. Ce fut sa première association, aidée par la Société marocaine d’ophtalmologie.

Son parcours scientifique et professionnel témoigne d’une grande volonté de rendre service aux patients et à l’ophtalmologie.

Très apprécié par ses confrères, il apportait l’information utile et de qualité par des conférences nationales et internationales, organisant des séances de chirurgie en direct avec d’éminents ophtalmologistes nationaux et mondiaux.

En d’autres termes, il a hissé et j’en suis témoin, l’ophtalmologie marocaine au rang mondial et surtout dans les pays maghrébins et africains.

Sa disponibilité et son savoir-faire l’ont rendu incontournable dans le domaine du glaucome au Maroc. Il a su, avec le Professeur Zaghloul et l’ensemble du bureau, rendre la Société marocaine de glaucome parmi les sociétés reconnues et appréciées et cela se traduisait par le nombre important des ophtalmologistes qui assistent avec une assiduité exemplaire.

Je l’ai rencontré pour la dernière fois à Mohammadia, invité par le Dr Bennani, président de la Société marocaine d’ophtalmologie en exercice, avec l’ensemble des sociétés savantes en ophtalmologie où il a apporté un fort soutien au projet de la SMO d’acquérir un local digne de l’ophtalmologie marocaine.

Dr Sidi Mohamed Ezzouhairi, repose en paix, ton œuvre est pérenne, le flambeau sera hissé par tes collègues qui partagent fortement les mêmes valeurs que toi.

Nos condoléances attristées vont d’abord à son épouse Professeur Asma Kettani, sa mère, ses enfants et toute la famille.
أنا لله وانا اليه راجعون
رحمه الله برحمته الواسعة وأسكنه فسيح جناته

Pr Abdelouahed Amraoui

Ancien président de la Société Marocaine d’Ophtalmologie