Réhabilitation de l’ancienne décharge de Médiouna : la plantation des espaces verts achevée dans trois mois

Son ouverture au public, après réhabilitation, avait été promise pour fin 2024, comme l’avait déclaré Nabila Rmili, maire de Casablanca, lors de la session d’octobre de la même année.

Mais, pour des raisons jamais complètement élucidées, ce projet de grande envergure a pris beaucoup de retard.

Interrogé par Médias24, Ahmed Afilal, vice-président de la commune de Casablanca, nous apporte un début de réponse. « On avait promis aux Casablancais de réhabiliter l’ancienne décharge de Médiouna qui représentait un point noir pour la ville. La décharge a été fermée il y a quelques années (en 2021, NDLR) et nous sommes actuellement au dernier stade de la première phase de cette réhabilitation », nous répond l’élu casablancais.

« Cette première phase, qui consiste en la plantation des espaces verts, devrait s’achever dans environ 3 mois au maximum », poursuit Ahmed Afilal. Quid alors des autres installations promises dans le cadre de la réhabilitation de l’ancienne décharge de Médiouna ?

La maquette du projet de réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Médiouna.

« On avait également promis de mettre en place des espaces pour les jeunes et des aires de jeux. On attend sa stabilisation finale pour pouvoir entamer cette seconde phase, puisqu’elle était devenue une montagne de déchets », explique le vice-président du conseil de la ville.

Selon nos informations, les travaux de plantation des espaces verts sont en cours, mais aucune source n’a été en mesure de nous révéler le nom de la société chargée de ces travaux et nos recherches sont restées vaines pour retrouver la trace d’un éventuel marché public dans ce sens. Tout ce que l’on sait est que c’est la société NOVEC qui a été chargée de l’étude et de l’assistance technique relatives à ce projet.

Ouverte en 1986 sur une superficie de 60 hectares, la décharge sauvage de Médiouna a été fermée en 2021. Selon les premières estimations, sa réhabilitation devrait coûter plus de 181 millions de dirhams.

La maquette du projet de réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Médiouna.

Casablanca : un quatrième casier pour la décharge de Médiouna en attendant l’usine de valorisation

Ce nouveau casier permettra à la décharge contrôlée de Médiouna d’absorber les déchets ménagers de la ville de Casablanca, en attendant la construction de la future unité de valorisation.

Lors de l’ouverture de l’actuelle décharge contrôlée en novembre 2021, la commune de Casablanca s’était engagée à la fermer trois ans après, estimant que son casier de 11 ha ne pouvait être exploité plus longtemps.

En juin 2022, un appel d’offres avait été lancé pour doter la décharge d’un second casier, le casier initial étant quasiment plein, puis d’un troisième casier en octobre 2023. Le casier objet du marché qui vient d’être lancé est le quatrième de la décharge.

L’aménagement de l’extension des trois casiers existants traduit ainsi le retard du projet de mise en place de l’usine de valorisation des déchets, initialement prévu pour début 2025.

Un hectare supplémentaire

Ce nouveau casier sera aménagé au niveau de la zone de jonction entre la décharge contrôlée et l’ancienne décharge publique, comme le montre l’image ci-dessous :

Le coût de réalisation de ce nouveau casier, d’une surface de 1 ha, est estimé à 12,13 millions de DH (12.136.800 DH). Le délai de son aménagement est fixé à cinq mois et l’ouverture des plis est prévue pour le 25 avril prochain.

Les travaux d’aménagement de ce nouveau casier portent notamment sur :

– l’aménagement d’un casier d’une surface d’environ 1 ha entre la décharge contrôlée et l’ancienne décharge publique ;

– le raccordement (soudure) du nouveau dispositif d’étanchéité de l’extension à celui des casiers en cours d’exploitation au niveau de la décharge contrôlée et l’ancrage du dispositif d’étanchéité au niveau des talus de l’ancienne décharge publique :

– le raccordement du réseau de drainage des lixiviats à la bâche de lixiviats ;

– la dépose et la pose des mâts d’éclairage ;

– la mise en place d’un réseau de gestion des eaux pluviales ;

– la fourniture et la mise en place d’un poste de transformation et tous les travaux de raccordement y afférents.

Rappelons que le titulaire du marché relatif à la construction et à la gestion du nouveau centre de valorisation des déchets à Casablanca a été choisi. Il s’agit, selon nos informations, d’un groupement constitué d’une société marocaine et de deux sociétés japonaises. Le projet devrait voir le jour vers début 2027.

Futur centre d’enfouissement de Casablanca : l’annonce du gestionnaire est imminente

Selon nos informations, la commune a finalisé l’examen des offres financières de ce marché. Elle est à présent en train d’examiner le financement proposé par le groupement retenu avec des experts, d’autant que le montant est jugé élevé.

« Nous sommes en phase finale« , nous confient nos interlocuteurs. « Nous allons bientôt annoncer le nom du groupement retenu ».

Rappelons que trois groupements étaient en lice pour ce marché, dont chacun est composé d’au moins une société marocaine, comme exigé par le cahier des charges afin de garantir une représentation des entreprises nationales.

Ce projet est attendu par toute la communauté casablancaise pour tourner la page des décharges et de la problématique du lixiviat. Selon les termes du cahier des charges de ce marché, l’enfouissement, réalisé actuellement dans la décharge contrôlée à hauteur de plus de 90%, doit être réduit pour atteindre un maximum de 50% à partir du 24ème mois de la notification de l’ordre de service prescrivant le démarrage de la gestion du CEV.

Le futur gestionnaire devra donc privilégier la valorisation des déchets, pour atteindre un minimum de 25%.

Une fois l’annonce du nouveau délégataire faite, les travaux devront démarrer rapidement pour rattraper le retard qu’accuse ce projet. La commune ambitionne de réaliser ce CEV au plus tard dans les deux ans à venir, soit vers fin 2026, ou début 2027.

Casablanca : le marché d’exploitation de la décharge contrôlée relancé

La gestion de la décharge contrôlée avait été décrochée par SOS NDD en 2020 pour une durée de 3 ans, reconductible d’année en année, pour chaque exercice budgétaire. Son contrat a pris fin, apprend-on auprès d’une source de la commune, et pour assurer la continuité du service de la décharge, un nouveau marché a été lancé par la SDL Casa Baia relatif à son exploitation.

Le nouveau contrat d’exploitation sera conclu pour une année n’excédant pas l’année budgétaire en cours, toutefois le marché sera reconductible d’année en année pour une période de trois ans, lit-on sur les documents de cet appel d’offres. Un délai durant lequel la commune de Casablanca espère finaliser la construction du futur centre d’enfouissement et de valorisation, qui devrait remplacer cette décharge contrôlée.

Le coût des prestations est estimé à 49,56 millions de DH. La gestion du lixiviat et la fermeture des casiers saturés sont les principaux points de ce marché. L’ouverture des plis est prévue pour le 20 novembre prochain.

Trois casiers existants à gérer en plus des casiers d’extension prévus

Le périmètre d’exécution de ce marché comprend ce qui suit :

– La décharge contrôlée de Casablanca contenant :

– Les casiers d’extension, qui seront éventuellement aménagés par les soins du maître d’ouvrage et mis à la disposition de l’exploitant.

Comme le montre l’image ci-dessous, le site de la décharge se situe sur le territoire de la commune Mejjatia Ouled Taleb relevant de la province de Médiouna. Il est accessible via la RR315, qui passe à environ 600 m du portail d’entrée de la décharge.

Près de 1,3 million de tonnes enfouies par an

Le tonnage enfoui au niveau de cette décharge durant les deux dernières années s’élève à près de 1,27 million de tonnes en 2022, contre 1,3 Mt en 2023.

Ce tonnage comprend les déchets ménagers et assimilés, les déchets verts et les déchets industriels banals provenant des unités industrielles.

Cette structure reçoit les déchets collectés sur le territoire de la commune de Casablanca ainsi que les communes avoisinantes relevant des provinces de Médiouana et de Nouaceur, à savoir les communes de Médiouna, Mejjatia Ouled Taleb, Sidi Hajjaj Oued Hassar, Tit Mellil, Lahraouiyine, ainsi que les communes relevant de l’Etablissement de coopération intercommunal Al Bayda, notamment Dar Bouazza, Ouled Saleh, Ouled Azzouz, Bouskoura, et Nouaceur.

La gestion du lixiviat, l’un des principaux engagements du titulaire

Outre les engagements classiques habituels relatifs à la gestion de cette décharge, le titulaire de ce marché est également tenu de prendre en considération toutes les conditions et les contraintes existantes au niveau du site de la décharge concernant la gestion du lixiviat. Il devra ainsi assurer le pompage des lixiviats vers tout exutoire, et réaliser un réseau de collecte des lixiviats aux niveaux supérieurs des casiers avec un raccordement vers le réseau de drainage.

Sur le volet du traitement des lixiviats, Nabila Rmili, maire de Casablanca, avait annoncé le 7 octobre dernier, lors de la session ordinaire du conseil de la ville, que 700 m3 sont quotidiennement traités dans une station d’épuration ; ce qui a permis de régler la problématique des odeurs nauséabondes dont souffraient les riverains.

Le titulaire devra également réaliser, en fin d’exploitation, les travaux de fermeture de l’ensemble des casiers saturés (casier 1, 2 et 3, ainsi que les casiers d’extension).

Le CEV, un projet qui prend beaucoup de retard

Rappelons que cette décharge contrôlée est temporaire. Elle devrait être réhabilitée et laisser place au futur centre d’enfouissement et de valorisation, un projet d’envergure qui nécessite un investissement de plus de 3 milliards de DH.

Il s’agit d’un projet ambitieux qui a connu plusieurs blocages relatifs notamment au foncier. La commune Mejjatia Ouled Taleb, qui accueille actuellement la décharge contrôlée, avait refusé d’accueillir de nouveau un projet en relation avec les déchets, ce qui avait bloqué le projet pendant des mois. Le dossier a été débloqué par le nouveau wali à son arrivée.

Ces blocages ont retardé le projet qui devait voir le jour après trois ans d’exploitation de la décharge contrôlée par SOS NDD, mais il n’en est toujours rien.

Le marché relatif à la réalisation de ce projet en est encore au stade de l’appel d’offres, dont l’ouverture des plis a été reportée au moins à deux reprises.

« Nous avons reçu plusieurs demandes de la part de plusieurs grandes sociétés qui désirent participer à ce marché. Pour n’en exclure aucune, nous avons alors décidé de reporter l’ouverture des plis au 19 novembre prochain« , nous explique notre source à la commune.

Réhabilitation de la décharge sauvage : le taux d’avancement des travaux atteint près de 50%

En ce qui concerne l’ancienne décharge sauvage de Casablanca, Nabila Rmili avait annoncé, lors de la session ordinaire du conseil de la ville, que le projet de réhabilitation était en cours. « Comme promis aux citoyens de la commune Mejjatia Ouled Taleb, la décharge sauvage est en cours de réhabilitation pour être transformée en jardin. Les travaux sont à 50% de réalisation ».

« Nous avons prévu une visite des lieux dans les prochains jours pour constater à nouveau l’état d’avancement. L’objectif est de supprimer tout ce qui a porté préjudice à l’environnement durant plusieurs années ».

Centre d’enfouissement de Casablanca : le marché relancé, la consistance et le périmètre de gestion détaillés

La commune de Casablanca a relancé l’appel d’offres international relatif à la gestion déléguée du centre d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés de la métropole, dont l’ouverture des plis est prévue le 19 novembre prochain.

Aucune entreprise ni groupement ne se sont manifestés pour celui ouvert en début d’année, ni pour l’appel international pour la préqualification des sociétés éligibles à la procédure de cet appel d’offres.

Consistance et périmètre de gestion

Ce nouvel appel d’offres présente le cahier des charges à respecter par le futur délégataire, mais aussi la convention de gestion déléguée de 20 ans, qui sera signée entre la Commune de Casablanca, le nouveau délégataire et le ministère de l’Intérieur.

Consulté par nos soins, le cahier des charges définit les conditions techniques et administratives pour cette gestion, qui couvre la conception, le financement, la réalisation, l’exploitation, l’entretien du centre d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés (CEV) ainsi que la réhabilitation de la décharge contrôlée de Casablanca et des casiers saturés et fermés, ainsi que la gestion post fermeture des décharges réhabilitées (décharge contrôlée actuellement en service et l’ancienne décharge de Médiouna).

Le futur délégataire aura l’exclusivité de l’enfouissement et de la valorisation des déchets ménagers collectés dans le périmètre de la gestion déléguée.

Il s’agit d’un terrain situé à la commune Mejjatia Ouled Taleb, à la province de Médiouna. Ce site est accessible par la RR315 et par la RP 3020. La population la plus proche est implantée à moins de 500 m du site.

Le terrain dédié à la réalisation du CEV, comme le montre le plan ci-dessous, est une parcelle du foncier objet du TF 3395/48 d’une superficie globale de 264 ha. Le délégataire doit utiliser la partie du foncier nécessaire à l’implantation du CEV. Le reste du foncier sera affecté par le déléguant à d’autres projets.

Ce CEV est destiné à recevoir les déchets ménagers et assimilés du périmètre délimité par le découpage administratif des communes de Casablanca, et celles relevant des provinces de Médionna (Lahraouine, Mediouna, Tit Mellil, Majjatia Ouled Taleb, Sidi Hajjaj Oued Hassar) et de Nouaceur (Bouskoura, Dar Bouazza, Nouaceur, Ouled Azzouz, Ouled Saleh).

La population cible s’élève ainsi à près de 3,9 millions de personnes, dont 3,36 millions situées au niveau de la commune de Casablanca.

Le délégant, qui est la commune de Casablanca, confie à titre exclusif au délégataire, à ses risques et périls, les prestations de mise en décharge, de tri et de valorisation des déchets ménagers et assimilés du délégant. La responsabilité du délégataire est engagée dès lors que les déchets franchissent la barrière d’entrée du site du CEV, et qu’ils sont acceptés.

Le traitement mécano-biologique préconisé, pour un minimum de 25% de valorisation

La solution proposée pour le traitement et la valorisation des déchets ménagers et assimilés à l’intérieur du périmètre de gestion déléguée peut intégrer toute opération physique, thermique, chimique ou biologique en vue de réduire dans des conditions contrôlées le volume des déchets à enfouir et atteindre au minimum les objectifs de valorisation ci-dessous :

réduire le volume des déchets enfouis par rapport aux déchets reçus à moins de 50%. Actuellement, ce taux est à plus de 90%.

– atteindre un taux de valorisation minimum de 25% (recyclage, combustibles solides de récupération- CSR, compostage).

Ce taux désigne le rapport des quantités recyclées et/ou valorisées sur les quantités de déchets arrivées à l’entrée du CEV. C’est un engagement du délégataire. En cas de non atteinte de ce taux selon le planning contractuel proposé, les prix à la tonne seront impactés tenant compte des taux atteints effectivement.

La commune exige par ailleurs que la qualité du CSR produit respecte les exigences et les valeurs limites en matière de teneurs en polluants. Sa production doit toutefois monter en charge. Selon les chiffres prévisionnels, elle doit atteindre 270.000 tonnes à partir de 2030, jusqu’à la fin du contrat de gestion, contre environ 144.000 tonnes en 2024.

Toutefois, le traitement préconisé pour le traitement et la valorisation des déchets à l’intérieur du périmètre de gestion déléguée est le traitement mécano-biologique (MBT). Il consiste en l’imbrication étroite d’opérations mécaniques (tri, broyage et séchage pour la production du combustible solide de récupération…) et d’étapes biologiques (compostage…)

En plus de cette solution de base, le délégataire pourra proposer toutes autres solutions de traitement et de valorisation tant qu’elle permet d’améliorer le taux de valorisation de 25% exigé ou d’améliorer la rentabilité du projet dans sa globalité à la tonne pour le déléguant en respectant les capacités budgétaires y afférentes.

Principales missions du futur délégataire

Le futur délégataire devra couvrir un ensemble de prestations, dont les plus importantes sont les suivantes :

– La conception des installations et des ouvrages du CEV ;

– La réalisation des investissements nécessaires à l’exploitation du CEV ;

– La gestion du CEV ;

– La mise en place d’un centre de tri semi-mécanisé et la mise en place des lignes pour le tri de la totalité des déchets reçus pour atteindre les objectifs exigés ;

– La réception, la pesée et le contrôle de la nature des déchets rentrant au CEV ;

– La mise en place des ouvrages et des installations nécessaires à l’enfouissement des déchets ménagers et assimilés pour atteindre un taux d’enfouissement maximal de 50% à partir de 24 mois de la notification de l’ordre de service prescrivant le démarrage de la gestion du CEV. Il s’agit notamment de :

– La réalisation d’une station de traitement des lixiviats dimensionnés pour le traitement des lixiviats reçus et produits au CEV et des lixiviats provenant éventuellement des anciennes décharges réhabilitées, y compris le système d’évacuation et de stockage des eaux traitées à réutiliser pour l’arrosage des espaces verts et le branchement au réseau d’assainissement des eaux usées pour l’évacuation des eaux traitées non réutilisées ;

– La production et la commercialisation des produits de valorisation (produits recyclables, CSR, compost, électricité…) ;

– La gestion post-fermeture des anciennes décharges (la décharge de Médiouna qui sera réhabilitée par la commune et la décharge contrôlée qui sera réhabilitée par le futur délégataire) et des casiers saturés et fermées.

Le premier centre d’enfouissement construit 6 mois après l’entrée en vigueur du contrat de gestion

En ce qui concerne le délai de réalisation de ces prestations, le cahier des charges précise que le délégataire devra prendre en charge toutes ses responsabilités vis-à-vis de la gestion et l’exploitation, y compris la réception et l’enfouissement des déchets de la commune pendant la durée des travaux et ce à compter de 6 mois après la date de l’entrée en vigueur du contrat.

Il devra aussi assurer une gestion transitoire du CEV (y compris la gestion, le transport et l’évacuation des lixiviats dans une station de traitement à l’extérieur du site) pendant la durée de la réalisation des installations du nouveau CEV, lesquelles doivent être mises en place dans un délai maximum de 24 mois à compter de l’entrée en vigueur du contrat de gestion.

Le premier casier d’enfouissement doit être mis en place 6 mois après cette date pour assurer la continuité de réception des déchets du déléguant, et 14 mois après ladite date pour la station de traitement des lixiviats. Le casier d’enfouissement doit être aménagé par le dispositif d’étanchéité, et le délégataire devra privilégier la subdivision des casiers exploités en alvéoles pour réduire au maximum la surface d’exploitation à ciel ouvert.

Les centres de tri et de valorisation devront pour leur part être mis en place, respectivement, 12 mois et 14 mois après l’entrée en vigueur dudit contrat. En ce qui concerne la réhabilitation de la décharge contrôle, elle devra être achevée 14 mois après l’entrée en vigueur du contrat de gestion.

Une moyenne de 1,63 million de tonnes par an

Le cahier des charges donne également des indications sur le taux d’accroissement annuel moyen de la quantité de déchet. L’évolution est de 1,1% par an pour Casablanca et de 5,8% pour les provinces de Nouaceur et de Médiouna. La moyenne de production des déchets par an est estimée à 1,63 million de tonnes, soit environ 4.400 tonnes par jour.

En 2043, les déchets prévus d’être produits s’élèvent à une moyenne de plus de 2 millions de tonnes. Et seuls les déchets ménagers, les déchets verts et les déchets industriels banals sont admissibles. Les déchets ménagers, qui représentent 55% des déchets de la ville, sont caractérisés par une forte humidité, entre 65 et 70%.

En ce qui concerne les déchets inertes (matériaux de démolition, déblais..) parvenant à la décharge, soit par des apports volontaires, soit par le délégataire, devront être déposés séparément dans un endroit de la décharge autre que les casiers aménagés pour l’enfouissement des déchets. Le délégataire devra se servir ultérieurement de ce type de déchets pour l’aménagement des pistes tertiaires, s’ils sont de nature appropriée. Sont toutefois interdits tous les déchets liquides, toxiques, explosifs et plus généralement tous les déchets dangereux.

Sur le volet investissement, au cours des premières années du contrat, les travaux d’investissement se rapportent essentiellement à la construction de l’ensemble des ouvrages et installations relatives au CEV, y compris les travaux de réhabilitation et de fermeture de la charge contrôlée de Casablanca et la réhabilitation des nouveaux casiers au fur et à mesure de leur exploitation et à la fin de leur exploitation.

Centre des déchets à Casablanca : le gestionnaire sera connu en août (Rmili)

L’annonce a été faite par Nabila Rmili, maire de Casablanca, lors de la session ordinaire du Conseil de la ville le mercredi 8 mai.

« Le projet de l’usine de valorisation des déchets avance bien. Nous devrions connaître en août prochain le nom de la société qui pourrait la gérer », a-t-elle annoncé.

L’appel international pour la pré-qualification des sociétés éligibles à la procédure d’appel d’offres pour la gestion déléguée de ce centre a été lancé il y a quelques mois. Ce centre d’enfouissement et de valorisation des déchets sera construit dans la commune de Mejjatia Ouled Taleb, dans la province de Médiouna, sur un terrain d’une superficie de 260 hectares qui a été évalué à près de 400 millions de DH.

Ce projet a fait polémique pendant plusieurs semaines avant d’être débloqué sur ordre du nouveau wali.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/11/28/gestion-des-dechets-a-casablanca-le-dossier-debloque-par-le-wali-lappel-a-prequalification-lance/

https://medias24.com/2024/02/07/casablanca-le-terrain-qui-accueillera-le-nouveau-centre-denfouissement-est-evalue-a-plus-de-400-mdh/

181 MDH pour réhabiliter l’ancienne décharge de Médiouna

La réhabilitation de la décharge publique de Médiouna implique une série de travaux, incluant le nettoyage des zones concernées, la démolition des structures obsolètes et l’aménagement des bassins destinés à stocker les lixiviats et les eaux de pluie. Des travaux sont également prévus pour la mise en place d’un réseau de collecte des eaux pluviales et l’installation des infrastructures nécessaires pour la gestion des lixiviats, y compris des puits de dégazage. En outre, le projet comprend l’installation d’un système d’arrosage et d’irrigation pour les plantations, l’acquisition et la mise en terre des végétaux, ainsi que l’entretien régulier, la maintenance et l’arrosage des espaces verts pour assurer leur pérennité.

Le budget alloué à ces travaux est fixé à 181,1 millions de DH, avec un délai d’exécution estimé à 10 mois.

Emplacement de l’ancienne décharge de Médiouna.

L’ouverture des plis est programmée le 23 avril 2024 à 11h au sein des locaux de Casa Baia.

Avant sa fermeture définitive en novembre 2021, l’ancienne décharge était exploitée depuis 1986, sur une surface d’environ 60 hectares. Faute d’étude pour déterminer son exploitation, elle consistait en un simple dépôt qui accueillait les déchets produits par la ville de Casablanca et les communes avoisinantes, estimés à 3.800 tonnes par jour (contre environ 1.850 t/j en 1989).

Le lixiviat, avec des concentrations élevées en métaux et de forts débits journaliers, estimés à environ 400 m³ par jour, lié en grande partie à l’eau contenue dans la matière fermentescible des déchets, s’est infiltré durant des années dans l’aquifère, conduisant à sa pollution.

Ce site, arrivé à saturation depuis bien plus d’une année, « laissera place à un espace vert accessible au public« , avait annoncé Médias24. Le site sera complètement couvert de terre végétale.

Casablanca : le terrain qui accueillera le nouveau centre d’enfouissement est évalué à plus de 400 MDH

La valeur foncière pour l’acquisition du terrain portant le titre foncier 48/3395, dont la superficie s’élève à 260 hectares, et qui sera dédié à la réalisation du nouveau centre d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés à Médiouna, a été déterminée par la Commission administrative d’évaluation du Conseil.

Cette valeur s’élève à 157 DH/ m2, apprend-on auprès de Moulay Ahmed Afilal, vice-président du Conseil chargé du nettoiement .

« Ce chantier avance bien, en coordination avec le Wali de la région Casablanca – Settat, qui a joué un grand rôle dans son accélération », a déclaré Nabila Rmili, maire de la ville, à l’occasion de la session ordinaire tenue ce mercredi.

« Les dispositifs réglementaires pour l’acquisition du foncier, dans l’objectif de réaliser ce projet, avancent bien », a-t-elle ajouté, notant que la nouvelle décharge actuelle est presque remplie.

« Ce centre d’enfouissement est très urgent. La décharge contrôlée actuelle devait être exploitée durant 3 ans, une durée à laquelle on pourra ajouter quelques mois ». Un appel d’offres a d’ailleurs été lancé pour la doter d’un troisième casier d’enfouissement.

« Nous sommes actuellement à plus de deux ans d’exploitation, et cette décharge pourra encore être exploitée durant 18  mois au maximum », a ajouté Mme Rmili.

La fixation de cette valeur foncière d’acquisition est donc une étape majeure de ce projet, « qui permettra le lancement des travaux, après l’acquisition du terrain ».

« Nous avons également réalisé des visites au niveau de la décharge actuelle contrôlée et de l’ancienne décharge, pour faire le point sur la problématique des odeurs nauséabondes dans la ville. De grands efforts ont ainsi été fournis pour traiter une grande partie du lixiviat stocké dans les bassins des deux décharges, et l’on peut dire qu’on ne sent quasiment plus ces odeurs », a-t-elle conclu à ce sujet.

Lire aussi : 

https://medias24.com/2023/11/28/gestion-des-dechets-a-casablanca-le-dossier-debloque-par-le-wali-lappel-a-prequalification-lance/

https://medias24.com/2023/12/14/decharge-de-casa-revision-des-criteres-techniques-du-marche-du-futur-cev-plus-dune-dizaine-dentreprises-deja-interessees/

 

Décharge de Casa : révision des critères techniques du marché, une dizaine d’entreprises intéressées

Lancé en novembre 2023, le tant attendu marché de gestion du futur centre d’enfouissement et de valorisation des déchets (CEV) « connaîtra des modifications qui toucheront au volet technique », nous apprend une source de la mairie de Casablanca, jointe par Médias24.

Le candidat doit satisfaire différents critères dont : « Avoir au minimum une expérience relative aux travaux de génie civil comprenant les terrassements, les casiers d’enfouissement ou les bassins de stockage et les digues de protection, ou bien encore les dispositifs d’étanchéité et de complexe de drainage d’un montant supérieur ou égal à 500 millions de DH« . En cas de groupement, « le chef de file mandataire doit à lui seul satisfaire ce critère notamment ».

Les exigences de cet appel d’offres sont jugées élevées, notamment par les entreprises de taille moyenne.

« Ce critère pourrait exclure les petites ou moyennes entreprises de ce marché, alors que l’on ne dispose que d’un faible nombre de grandes entreprises dans le domaine. Ce critère de chiffre d’affaires sera donc revu à la baisse, de manière à rendre cet appel d’offres accessible aux entreprises de toutes tailles », nous explique notre source à la mairie.

Un avis modificatif sera ainsi publié dans les jours à venir afin de permettre aux candidats intéressés de déposer leurs dossiers.

Plus d’une dizaine de sociétés ont visité le lieu du futur centre d’enfouissement

Après le lancement de cet appel international pour pré-qualification, une visite des lieux a été effectuée le 7 novembre au site de la décharge de Médiouna, de la décharge contrôlée actuelle et du futur centre d’enfouissement et de valorisation.

Au total, 12 entreprises ont participé à cette visite, selon le procès-verbal dont dispose Médias24 :

Rappelons que le CEV sera construit dans la commune de Mejjatia Ouled Taleb, dans la province de Médiouna. D’une superficie de 260 hectares, ce centre est destiné à recevoir les déchets ménagers et assimilés de la commune de Casablanca et des communes relevant de Médiouna et Nouaceur.

Ce marché représente la première étape du processus de pré-qualification pour ce projet. Elle sera suivie par l’analyse des candidatures, à l’issue de laquelle les candidats retenus devront soumettre leur offre dans un délai de 60 jours à compter de la date de notification.

Les objectifs fixés par la ville de Casablanca sont les suivants : un taux de valorisation minimum de 25% et un taux d’enfouissement maximum de 50%.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/11/28/gestion-des-dechets-a-casablanca-le-dossier-debloque-par-le-wali-lappel-a-prequalification-lance/

Gestion des déchets à Casablanca : le dossier débloqué par le wali, l’appel à préqualification lancé

La commune de Casablanca a récemment lancé un appel international pour la préqualification des sociétés éligibles à la procédure d’appel d’offres pour la gestion déléguée du centre d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés de Casablanca.

Selon les documents de cet appel d’offres, consultés par Médias24, ce CEV sera construit dans la commune de Mejjatia Ouled Taleb, dans la province de Médiouna. D’une superficie de 260 hectares, ce centre est destiné à recevoir les déchets ménagers et assimilés de la commune de Casablanca, et des communes relevant de Médiouna et Nouaceur.

Ce projet a fait polémique durant plusieurs semaines car on ne savait pas s’il allait être maintenu ou pas sur le même site.  Contacté par nos soins, Mohamed Afilal, vice-président du conseil de la ville de Casablanca, chargé du nettoiement, indique que ce dossier a été débloqué sur ordre du ministre de l’Intérieur. « A son arrivée, le nouveau wali de la région a accéléré plusieurs projets phares de la ville, en priorité celui du CEV et celui relatif à l’exploitation des sources d’eau de Casablanca ».

« Le CEV est un projet très important pour la métropole. Nous devons donner l’exemple à Casablanca, d’autant que le pays accueillera dans quelques années des évènements internationaux tels que la CAN 2025 et le Mondial 2030. De plus, avec le nouveau casier dont sera dotée la décharge contrôlée actuelle, celle-ci n’est encore exploitable que pour un an et demi tout au plus. Ce projet doit voir le jour au plus tôt », justifie-t-il.

Près de 6.000 tonnes de déchets par jour à Casablanca, Nouaceur et Médiouna

En effet, rien qu’en 2023, une moyenne journalière de plus de 6.000 tonnes de déchets est produite dans ces trois provinces/préfectures, soit une moyenne annuelle de 2,2 millions de tonnes dont 1,6 rien qu’à Casablanca.

Cette quantité est appelée à évoluer. Selon la commune, la quantité des déchets qui devrait être produite dans les trois provinces s’élève à 2,791 MT dans 20 ans, en 2043.

Ces derniers sont caractérisés par une forte humidité (65 à 70%) et composés à hauteur de 55% de déchets alimentaires, 10% de papier carton, 8% de plastique, 5% de déchets verts, 3% de bois et paille, 2% de verre, 2% de textile, 2% de métal et 1% d’aluminium, d’où l’importance du projet de CEV et du centre de tri dont il sera composé.

Élimination du stock de lixiviat en moins de 2 ans

Les prestations de l’appel à préqualification lancé par la commune couvrent la conception, le financement, la réalisation, la gestion, l’exploitation et l’entretien du CEV des déchets ménagers et assimilés du déléguant à l’intérieur du périmètre de la gestion déléguée, y compris le traitement et l’élimination des lixiviats stockés dans les bassins situés dans les anciennes décharges (décharge publique de Médiouna et décharge contrôlée de Casablanca), et ce pendant une durée de vingt ans.

Dans le détail, les prestations couvertes concernent :

– le traitement et l’élimination des lixiviats stockés dans les bassins situés dans la décharge publique et la décharge contrôlée dans un délai ne dépassant pas 2 ans, à compter de la date de signature du contrat de gestion déléguée ;

– la mise en place d’un centre de tri semi-mécanique et la mise en place des lignes de tri semi-automatique pour trier les déchets reçus ;

– les ouvrages et installations de mise en décharge comprenant notamment :

Au moins 25% de valorisation de déchets

Elles concernent également :

– les ouvrages et installations des déchets permettant un taux de valorisation des déchets de 25% au minimum, avec la production de CSR (combustible solide de récupération) et d’autres produits valorisables ;

– les ouvrages et installations de production du compost, si c’est intégré comme variante dans l’offre du soumissionnaire ;

– la réalisation d’études topographiques, investigations géotechniques, plans d’exécution et toutes autres études complémentaires, notamment l’étude relative à la caractérisation des déchets reçus au CEV ;

– la clôture et l’aménagement extérieur du terrain affecté au CEV ;

– la réalisation des locaux d’exploitation nécessaires ;

– la plantation d’un écran végétal en haie périphérique sur l’ensemble du périmètre du CEV ;

– la mise en place de moyens humains et matériels nécessaires.

Élimination des odeurs

Le délégataire ou le groupement retenu sera également tenu de :

– la gestion, l’entretien, le renouvellement et l’exploitation de l’ensemble des ouvrages matériels et installations du CEV dans le respect des normes et réglementations en vigueur ;

– le contrôle et le suivi des impacts environnementaux liés à la réalisation des ouvrages et l’exploitation du CEV de sorte à éliminer toute nuisance éventuelle notamment les odeurs ;

– la remise au déléguant de l’ensemble des données d’exploitation, comptables et financières relatives à l’ensemble des prestations de la gestion déléguée, conformément aux exigences du déléguant, ainsi que la mise en œuvre d’un système de suivi et contrôle partagé avec le déléguant à sa satisfaction et accessible par lui dans ses locaux.

Enfouissement, valorisation et gestion du lixiviat : le candidat doit décrire la solution proposée

Cet appel représente la première étape du processus de préqualification des candidats suite à l’analyse des candidatures, à l’issue de laquelle les candidats retenus devront soumettre leur offre dans un délai de 60 jours, à compter de la date de notification.

Les candidats doivent alors fournir avec leurs dossiers de candidature une description sommaire de l’ensemble des installations et des prestations, ainsi que leurs consistances qu’ils envisagent de mettre en œuvre, permettant de répondre aux objectifs fixés, qui sont un taux de valorisation minimum de 25% et un taux d’enfouissement maximum de 50%.

En plus de la solution de base, les candidats peuvent présenter des solutions variantes. Le candidat devra alors présenter sommairement les solutions et précédés techniques, en prédisant le bilan massique, la consistance des objectifs attendus et la description des ouvrages.

« Le taux de valorisation désigne le rapport des quantités recyclées et/ou valorisées sur les quantités de déchets arrivées à l’entrée du CEV », précise la commune dans ses documents. « Les pertes en masse / poids et en eau des déchets lors du traitement, ne sont pas considérées comme valorisation. »

Pour le traitement et l’élimination des lixiviats stockés dans les bassins des décharges (environ 800.000 m3), les candidats doivent présenter la solution envisagée et la planification dans le temps des interventions. Le candidat doit aussi décrire le circuit emprunté par les déchets depuis l’admission au CEV jusqu’aux différents produits de valorisation ou enfouissement.

Les informations d’ordre général sur le périmètre de la gestion déléguée et les caractéristiques des déchets du futur CEV feront pour leur part l’objet du contrat de gestion déléguée. Une visite des lieux sera organisée au site de la décharge de Médiouna (l’ancienne décharge sauvage), de la décharge contrôlée de Casablanca et au site du centre d’enfouissement et de valorisation le 7 décembre prochain.

En ce qui concerne le financement prévu du programme d’investissement contractuel, une subvention d’investissement sera accordée au futur délégataire.

Critères d’éligibilité au marché

Pour être préqualifié, le candidat devra satisfaire plusieurs critères relatifs à sa situation administrative, la taille de son entreprise, sa situation financière et ses expériences professionnelles.

En ce qui concerne la capacité financière du candidat, ce dernier doit justifier des capitaux propres supérieurs ou égaux à 300 millions de DH. En cas de groupement, les membres doivent justifier leur capacité en cumul du montant susvisé.

Pour ce qui est de la taille du candidat, il doit justifier d’un chiffre d’affaires annuel hors taxes d’un montant supérieur à 200 MDH lors des trois derniers exercices. En cas de groupement, le chef de file mandataire (opérateur de référence) doit à lui seul réaliser un chiffre d’affaires annuel moyen égal ou supérieur à 200 MDH hors taxe et ce lors des trois derniers exercices.

S’agissant de la santé financière de l’entreprise, le candidat doit soumettre les bilans et états financiers audités des trois derniers exercices, qui devront démontrer sa solidité financière à court terme et sa rentabilité à long terme.

Quant à l’expérience technique, le candidat doit justifier au minimum d’une expérience dans le domaine de l’exploitation des décharges contrôlées et d’une expérience relative aux travaux de génie civil comprenant les terrassements, les casiers d’enfouissement, les bassins de stockage et les digues de protection, ou encore les dispositifs d’étanchéité et de complexe de drainage d’un montant supérieur ou égal à 800 MDH. En cas de groupement, le chef de file mandataire doit à lui seul satisfaire au critère susmentionné.

Par ailleurs, un candidat peut être préqualifié sous réserve de corriger certaines insuffisances mineures aux conditions de préqualification, d’une manière satisfaisante par le délégant avant de présenter une offre.

Déchets : les 272 MDH de contribution de la région de Casa seront consacrés à la gestion du lixiviat

Réuni ce mercredi 22 novembre en session extraordinaire, le Conseil régional de Casablanca-Settat a voté à la majorité (47 voix pour et une abstention) un amendement à la convention-cadre de coopération la liant au ministère de l’Intérieur, à la Wilaya de Casablanca-Settat, à la préfecture de Médiouna et à la commune de Casablanca, pour la création et la gestion du centre de valorisation et d’enfouissement (CEV) des déchets ménagers.

Joint par Médias24, un membre du conseil régional nous explique que le principal point à retenir de cet amendement est relatif aux prérogatives de la région.

« La région participe à la gestion de l’aspect environnemental du projet. Elle ne peut pas gérer la décharge comme le stipule la convention. Les 272 millions de DH, part avec laquelle la région participera à ce projet, seront ainsi dédiés à la gestion du lixiviat et à la réhabilitation de l’ancienne décharge. La gestion de ce CEV ne relève pas de nos compétences. »

Rappelons que ce projet fait polémique depuis plusieurs mois. Dans un courrier adressé en mai dernier à la maire de la ville, le gouverneur et directeur des Affaires rurales relevant du ministère de l’Intérieur l’avait informé que le projet de réalisation de ce futur centre d’enfouissement, qui était initialement prévu dans la commune d’Al Majjatia Oulad Taleb, ne correspondait pas aux orientations du plan d’aménagement de celle-ci, adopté en 2019.

Le blocage persiste à ce jour, la commune qui pourrait l’accueillir n’ayant pas encore été identifiée. Ses travaux devaient démarrer cet été, pour être prêts vers début 2025. Le projet connaîtra donc du retard alors que dans l’actuelle décharge contrôlée, 11 hectares ont déjà été exploités.

Pour gérer la situation, un appel d’offres a été récemment lancé par Casa Baia, pour doter la décharge contrôlée d’un troisième casier d’enfouissement.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/10/02/centre-denfouissement-et-de-valorisation-des-dechets-a-casablanca-le-blocage-persiste/

Casablanca : un troisième casier pour la décharge de Médiouna, le blocage sur l’usine de valorisation persiste

Le lancement de cet appel d’offres démontre que le blocage persiste quant au dossier relatif à la mise en place de l’usine de valorisation des déchets.

Lors de l’ouverture de la nouvelle décharge contrôlée en novembre 2021, la commune de Casablanca s’était engagée à la fermer trois ans après, estimant que son casier de 11 ha ne pouvait être exploité plus longtemps.

En juin 2022, un appel d’offres avait été lancé pour doter la décharge d’un second casier , le casier initial étant quasiment plein. Le casier objet du marché qui vient d’être lancé est le troisième de la décharge.

L’aménagement de l’extension des deux casiers existants traduit le retard du projet de mise en place de l’usine d’enfouissement et de valorisation des déchets, prévu pour début 2025.

7,5 hectares supplémentaires

Le coût de réalisation de ce nouveau casier, d’une surface de 7,5 ha subdivisée en deux alvéoles, est estimé à 31,5 millions de DH (31.182.862,97 DH). Le délai de son aménagement est fixé à six mois et l’ouverture des plis est prévue pour le 23 novembre prochain.

Les travaux d’aménagement de ce nouveau casier portent notamment sur :

– Le raccordement (soudure) du nouveau dispositif d’étanchéité de l’extension à celui des casiers en cours d’exploitation :

– Le raccordement du réseau de drainage des lixiviats à la bâche de lixiviats ;

– La mise en place d’un réseau de gestion des eaux pluviales ;

– L’aménagement de la voie périphérique d’accès au casier ;

– La fourniture et la mise en place de projecteurs d’éclairage du casier d’extension n°3.

Plan du troisième casier de la décharge contrôlée

Un dossier politisé

Le projet de réalisation de l’usine d’enfouissement et de valorisation de déchets de Médiouna a suscité un long débat lors de la dernière session ordinaire du Conseil régional de Casablanca-Settat, tenue début octobre. Il y avait eu plusieurs passages critiques délus de la majorité, notamment du PAM et de la province de Médiouna, qui avaient dénoncé le fait que la province a toujours été désignée pour accueillir ce genre de projets, mais aussi le flou qui persiste autour du foncier qui devra abriter cette usine.

En effet, dans un courrier adressé en mai 2023 à la maire de Casablanca, le ministère de l’Intérieur l’avait informée que la commune d’Al Majjatia Oulad Taleb ne pouvait accueillir le futur ce futur centre d’enfouissement et de valorisation des déchets car il ne correspondait pas aux orientations du plan d’aménagement de celle-ci, adopté en 2019.

Pour apaiser les tensions, Abdellatif Maâzouz, président de la région, avait alors suspendu la session pour se réunir avec les membres du conseil. A sa reprise, il avait annoncé avoir trouvé un arrangement avec les élus. Il a ainsi été décidé dajouter deux conditions au déblocage de la participation de la région à ce projet :

– Le foncier doit d’abord être identifié ;

– Le centre d’enfouissement et de valorisation des déchets peut être construit dans la province de Médiouna ou toute autre province du Grand Casablanca.

La convention relative à la réalisation de cette usine a par la suite été adoptée par le Conseil régional, après son adoption par le Conseil de la ville de Casablanca, mais le blocage semble persister, retardant ainsi sa mise en œuvre.

Pour éviter de se retrouver avec des montagnes de déchets, comme ce fut le cas dans l’ancienne décharge sauvage, la SDL lance alors le présent appel d’offres.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/10/03/a-casablanca-adoption-de-la-convention-sur-les-dechets-mais-sera-t-elle-appliquee-de-sitot/