D’ici 2034, création de 51 nouveaux centres d’enfouissement et réhabilitation de 270 décharges non contrôlées

Le conseil régional de Casablanca-Settat a adopté, le 23 janvier en session extraordinaire, le projet de convention-cadre relatif à la gestion du secteur des déchets ménagers et assimilés qui intervient dans le cadre du programme national de valorisation des déchets ménagers lancé en 2022 par le ministère de l’Intérieur.

Conclu avec les ministères de l’Intérieur, de l’Économie et de la Transition énergétique, ainsi que différentes régions du Royaume, ce projet vise la construction, sur la période 2025-2034, de 51 centres d’enfouissement techniques et centres d’enfouissement et de valorisation des déchets, ainsi que la réhabilitation ou la fermeture de 270 décharges non contrôlées. 

Une enveloppe budgétaire totale de 27,6 milliards de DH (MMDH) est allouée à ce projet, qui sera financée comme suit :

1,65 MMDH par le conseil régional de Casablanca-Settat ;

2,25 MMDH par le ministère de l’Intérieur ;

4,2 MMDH par le ministère de l’Économie ;

1,44 MMDH par le ministère de la Transition énergétique ;

577 millions de DH par les autres régions ;

17,47 MMDH par les autres partenaires du projet.

 

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/11/23/dechets-menagers-21-mmdh-pour-la-rehabilitation-de-230-decharges-non-controlees-dici-2034/

Casablanca : nouvelles révélations sur le Centre de valorisation des déchets

La convention entre ce groupement et la commune de Casablanca sera signée prochainement.

Selon nos sources, ce groupement investira environ 11 milliards de DH dans ce projet titanesque pour la conception de ses installations et de ses ouvrages, notamment la mise en place d’un centre de tri semi-mécanisé et d’une station de traitement des lixiviats. Il sera aussi chargé de la gestion post-fermeture des deux anciennes décharges, essentiellement la décharge contrôlée actuellement en exploitation.

L’autre nouveauté dans ce dossier est relative à la technique de traitement des déchets. D’après nos interlocuteurs, il n’y aura plus d’enfouissement à Casablanca. C’est une première au Maroc et au niveau du continent africain.

« Le groupement va valoriser tous les déchets qu’il pourra valoriser et détruire le reste« . C’est donc une avancée majeure pour la métropole, après plusieurs années de nuisances olfactives », commentent nos sources.

Une fois l’annonce du nouveau délégataire faite officiellement, les travaux devront démarrer rapidement pour rattraper le retard qu’accuse ce projet. La commune ambitionne de réaliser ce centre de valorisation de déchets, au plus tard, dans les deux ans à venir, soit vers début 2027.

Casablanca : l’exploitation de la décharge contrôlée confiée à SOS NDD

Clap de fin pour le suspense qui a longtemps entouré le marché de ’exploitation de la décharge contrôlée de Casablanca. La SDL Casa Baia a choisi «SOS Société Nouvelle Dynamique Durable» (SOS NDD) lors de l’ouverture des plis qui a eu lieu le 7 novembre alors que la commission a tranché en date du 21 du même mois. Le coût a été fixé à un peu plus de 40,2 millions DH, selon le PV de la commission.

Comme nous l’écrivions dans un précédent article, la gestion de la décharge contrôlée avait été décrochée par la même SOS NDD en 2020 pour une durée de 3 ans, reconductible d’année en année, pour chaque exercice budgétaire. Son contrat ayant pris fin, pour assurer la continuité du service de la décharge, un nouveau marché a été lancé par la SDL Casa Baia.

Site de la décharge
contrôlée de Casablanca.

Initialement, le coût des prestations a été estimé à 49,56 millions de DH. La gestion du lixiviat et la fermeture des casiers saturés sont les principaux points de ce marché.

Le périmètre d’exécution de ce marché comprend ce qui suit :

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/11/23/dechets-menagers-21-mmdh-pour-la-rehabilitation-de-230-decharges-non-controlees-dici-2034/

La Banque mondiale approuve un financement de 2,5 MMDH pour la gestion des déchets au Maroc

Le nouveau programme soutenu par la Banque mondiale contribuera directement à la réalisation des objectifs du programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés (PNDM) mis en place en 2023 par le Maroc, en aidant à améliorer les performances financières et environnementales du secteur tout en renforçant la gouvernance, les politiques et la gestion de ce dernier.

Il contribuera notamment à :

– améliorer la gestion de plusieurs décharges contrôlées et à étendre les efforts de valorisation des déchets, en utilisant des modèles économiques financièrement viables,

– fermer et réhabiliter un certain nombre de décharges abandonnées non contrôlées,

– identifier des sources de revenus supplémentaires pour le secteur et soutenir le suivi et le rapportage des émissions de gaz à effet de serre du secteur, conformément aux engagements du Maroc dans le cadre de l’Accord de Paris.

« Contribuer à la promotion de villes plus agréables à vivre et plus attractives est une priorité pour la Banque mondiale au Maroc. Notre cadre de partenariat actuel met l’accent sur la nécessité d’améliorer les services d’infrastructures clés dans les zones urbaines », a déclaré Moustapha Ndiaye, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, cité dans le communiqué. « Ce nouveau programme s’inscrit dans la continuité de notre engagement de longue date dans le secteur de la GDMA et complète les efforts du gouvernement pour améliorer la fourniture de services locaux et la qualité de vie des citoyens tout en soutenant les efforts du Maroc, d’adaptation et d’atténuation au changement climatique », a-t-il ajouté.

Le nouveau programme est soutenu par l’assistance technique et le financement de la Facilité mondiale pour la réduction des risques de catastrophe (GFDRR) et de la Facilité de conseil public-privé pour les infrastructures (PPIAF).

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/11/23/dechets-menagers-21-mmdh-pour-la-rehabilitation-de-230-decharges-non-controlees-dici-2034/

Déchets ménagers : 21 MMDH pour la réhabilitation de 230 décharges non contrôlées d’ici 2034

En collaboration avec le département de l’Environnement durable relevant du ministère de la Transition énergétique, et avec l’appui de la Banque mondiale, le ministère de l’Intérieur avait lancé en 2008 le Programme national des déchets ménagers et assimilés (PNDM) dans l’objectif d’assurer la collecte et le nettoiement des déchets ménagers, la réalisation de centres d’enfouissement et de valorisation (CEV), la réhabilitation ou la fermeture de décharges sauvages, ainsi que la modernisation du secteur des déchets par la professionnalisation du secteur. Où en est ce programme ? Et quels sont ses résultats ? Le point avec la Direction des réseaux publics locaux relevant du ministère de l’Intérieur.

Le PNVDM pour rattraper le retard du PNDM

« La réhabilitation des décharges sauvages au Maroc a été lancée pour la première fois dans le cadre du PNDM, mis en place par l’Etat en 2008 pour une durée de 15 ans« , nous rappelle la Direction.

« Ce programme avait pour objectif principal de résorber la pollution due aux déchets ménagers via, entre autres, la réalisation de décharges contrôlées, la réhabilitation de décharges sauvages en milieu urbain au niveau de 220 collectivités territoriales, ainsi que le développement de la filière de tri-valorisation, et ce, dans le but de porter le taux de recyclage des déchets ménagers et assimilés à 20% à l’horizon 2022″.

« Après l’achèvement de ce programme en 2022, le ministère de l’Intérieur a mis en œuvre un nouveau programme intitulé Programme national de valorisation des déchets ménagers (PNVDM), visant à consolider les acquis et à rattraper les retards enregistrés dans le cadre du programme précédent, notamment en ce qui concerne la réhabilitation des décharges et la valorisation des déchets ménagers », explique notre source.

« Dans ce contexte, le ministère de l’Intérieur, en concertation avec les collectivités territoriales, a mis en œuvre un plan d’action visant à éliminer les dépotoirs de déchets ménagers et à réhabiliter toutes les décharges non contrôlées d’ici 2034, dont le nombre est d’environ 230″.

« Cette étape interviendra après la réalisation des centres d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers (CEV), ou des centres d’enfouissement technique (CET) », précise la Direction.

« Le coût global de l’investissement pour la période 2023-2034 est de 21,14 milliards de DH, dont 695,46 millions de DH seront consacrés aux projets de réhabilitation des décharges sauvages« .

67 décharges réhabilitées entre 2008 et 2022 pour 900 MDH

Selon la Direction des réseaux publics locaux, à peine 67 décharges ont été réhabilitées dans le cadre du programme PNDM, avec un budget de 900 MDH.

Celles-ci se trouvent dans les douze régions du pays, et principalement au niveau de :

Casablanca-Settat : l’ancienne décharge sauvage de Médiouna, fermée à l’arrivée du nouveau bureau du conseil de la ville de Casablanca ; les décharges au niveau des provinces et préfectures de Mohammédia et Benslimane, gérées par le groupement solidaire pour l’environnement ; et les décharges d’El Jadida, Moulay Abdellah et Bir Jdid.

L’Oriental : les décharges d’Oujda, Nador, gérée par l’ECI ‘Grand Nador’, Berkane, gérée par le groupement ‘Trifa’, Figuig et Taourit.

Fès-Meknès : les décharges de Fès, Taza, Taounate, Meknès, Ifrane et Boulemane.

– Rabat-Salé-Kénitra : les décharges de Rabat, Salé, Témara, Sidi Slimane, Sidi Yahya, Khémisset, Sidi Allal Bahraoui, Kénitra, Souk Larbaâ du Gharb, Mehdia et Moulay Bousselham.

La carte ci-dessous montre, dans le détail, les communes concernées par la réhabilitation des décharges sauvages par région.

27 décharges contrôlées construites au niveau de 178 communes

De nouvelles décharges contrôlées ont par ailleurs été construites au niveau de 178 communes par le ministère de l’Intérieur. Il s’agit d’un total de 27 centres d’enfouissement et de valorisation (CEV) et centres d’enfouissement technique (CET).

Ces centres ont été construits dans les 11 régions suivantes : l’Oriental, Marrakech-Safi, Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, TTAH, Fès-Meknès, Beni Mellal-Khénifra, Souss-Massa, Laâyoune-Sakia El Hamra, Guelmim-Oued Noun et Dakhla-Oued Eddahab.

Toujours selon la même source :

– Dans la région de l’Oriental, les nouvelles décharges contrôlées construites se trouvent à Oujda, Nador, Berkane, Figuig et Taourirt.

– Dans la région de Marrakech-Safi, elles se trouvent à Marrakech, Essaouira et Safi.

– Dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, elles ont été construites à Salé (décharge d’Oum Azza) et à Kénitra.

– Dans la région de Casablanca-Settat, elles se trouvent à Casablanca (la décharge contrôlée en cours d’exploitation actuellement), à Mohammédia-Benslimane et à El Jadida.

– Dans la région de TTAH, de nouvelles décharges contrôlées ont par ailleurs été ouvertes à Al Hoceima, M’diq-Fnideq, Assilah et Tétouan.

– Dans la région de Fès-Meknès, elles se trouvent à Béni Mellal et à Khénifra.

La carte ci-dessous détaille les provinces et préfectures ayant connu la construction de nouvelles décharges contrôlées.

37 décharges en cours de réhabilitation dans le cadre du PNVDM

Par ailleurs, dans le cadre du PNVDM lancé en septembre 2023 par le ministère de l’Intérieur, 37 décharges sauvages sont en cours de réhabilitation, pour un budget de 695,46 MDH.

Parmi les décharges concernées, la Direction des réseaux publics locaux cite celles de Casablanca (233 MDH), de Rabat (76 MDH), de Béni Mellal (26 MDH) et de Tarfaya (48 MDH).

« Toutes les mesures seront mises en place pour que l’ensemble des décharges (230 au total) soient réhabilitées dans le cadre du PNVDM à l’horizon 2034 », assure la Direction. Pour ce faire, un plan d’action a été élaboré, structuré autour des trois étapes suivantes :

– l’identification et la localisation des décharges non contrôlées en concertation avec les collectivités territoriales ;

– l’accompagnement des communes concernées pour la réalisation des études de réhabilitation de chaque décharge ;

– l’accompagnement des communes pour la réalisation des CEV/CET et la réhabilitation des décharges correspondantes.

> LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/11/12/centre-denfouissement-de-casablanca-annonce-imminente-du-nouveau-delegataire-trois-groupements-en-lice/

Centre d’enfouissement de Casablanca : annonce imminente du nouveau délégataire, trois groupements en lice

Ce projet structurant accusait beaucoup de retard en raison de difficultés liées au foncier, réglées par Mohamed Mhidia à son arrivée. Sa réalisation permettra à la métropole une meilleure gestion des déchets et du lixiviat, et contribuera à diminuer les odeurs nauséabondes dont souffrent les riverains des décharges sauvages et contrôlées depuis plusieurs années.

Trois groupements en lice

Selon nos informations, trois groupements sont en lice pour la gestion du futur Centre d’enfouissement et de valorisation (CEV) des déchets ménagers et assimilés, qui sera érigé sur le territoire de la commune de Mejjatia Ouled Taleb sur une superficie de 264 ha.

« Ces groupements se composent tous d’au moins une société marocaine, comme exigé par le cahier des charges, pour garantir une représentation des entreprises nationales », expliquent nos sources.

« Nous avons également insisté, dans notre sélection, sur le génie civil. Les sociétés soumissionnaires doivent absolument avoir de l’expérience dans le génie civil, notamment pour la construction de la station de traitement des lixiviats » reçus et produits au CEV et des lixiviats provenant éventuellement d’anciennes décharges réhabilitées.

En effet, en plus de la conception des installations et des ouvrages de ce CEV, le futur délégataire sera chargé de la réalisation des investissements nécessaires à son exploitation, à sa gestion, ainsi qu’à la mise en place d’un centre de tri semi-mécanisé, d’ouvrages et d’installation nécessaires à l’enfouissement, et d’une station de traitement des lixiviats. Il sera aussi chargé de la gestion post-fermeture des deux anciennes décharges.

Annonce imminente du futur gestionnaire

Les examens des dossiers des soumissionnaires sont à l’étape finale, d’après nos interlocuteurs. Les plis financiers, dernière phase d’étude des dossiers, ont été ouverts. « L’annonce du nouveau délégataire est donc imminente, et on espère que ce sera une bonne nouvelle pour Casablanca ».

Parmi les exigences prises en considération dans l’examen de ces dossiers, la créativité dans les solutions apportées, notamment pour réduire l’enfouissement au profit de la valorisation des déchets. « Nous avons, sur ce point, laissé la porte ouverte à différents choix et propositions ».

Selon les termes du cahier des charges de ce marché, consulté par Médias24, l’enfouissement, réalisé actuellement dans la décharge contrôlée à hauteur de plus de 90%, doit être réduit pour atteindre un taux maximal de 50% à partir de 24 mois de la notification de l’ordre de service prescrivant le démarrage de la gestion du CEV.

Le futur gestionnaire devra donc privilégier la valorisation des déchets pour atteindre un minimum de 25% (recyclage, combustibles solides de récupération et compostage). C’est d’ailleurs un engagement du délégataire. En cas de non atteinte de ce taux, selon le planning contractuel proposé dans le contrat de gestion, les prix à la tonne seront impactés, tenant compte des taux atteints effectivement.

« On encourage l’autofinancement »

Ce projet nécessitera un investissement de plus de 3,15 milliards de DH, dont 400 MDH pour le foncier.

« La gestion des lixiviats et des gravats, que nous avons déjà réalisée, entre également dans ce budget total », précisent nos sources. « L’on peut alors dire que le budget pour la réalisation et la gestion de cette structure s’élève à 2 MMDH, dont plus de 1 MMDH financés par la commune de Casablanca ».

« Au-delà de ce budget, nous demandons aux sociétés privées soumissionnaires de s’autofinancer. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines ont demandé une gestion de 24 ans, voire de 30 ans« , alors que dans le cahier des charges, la gestion de ce centre est fixée à 20 ans.

« Nous sommes également en train de négocier le coût à la tonne de traitement des déchets qui s’élève actuellement à 35 DH. Il s’agit d’un traitement basique, sans le lixiviat », et sans la valorisation des déchets prévue. Ce coût sera donc sûrement revu à la hausse.

Deux ans pour la concrétisation de ce projet

« Une fois l’annonce du nouveau délégataire faite, les travaux devront démarrer rapidement pour rattraper notre retard », concluent nos sources. « Nous espérons que ce CEV sera réalisé, au plus tard, dans les deux ans qui viennent », vers fin 2026 ou début 2027, avant l’accueil du Mondial 2030.