Tanger Tech et la ZAI de Kénitra au menu du prochain Conseil de gouvernement

Le premier projet de décret porte modification du décret relatif à la création de la Zone d’accélération industrielle (ZAI) de Kénitra et le second porte modification du décret relatif à la création de la zone franche d’exportation Tanger Tech.

Le Conseil suivra également un exposé du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, sur le bilan de l’action du gouvernement en lien avec ses relations avec le Parlement au cours de la session d’octobre 2024-2025 de la 11ᵉ législature (2021-2026).

Le Conseil examinera par la suite un accord de coopération dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture entre les gouvernements du Royaume du Maroc et de la République du Bénin, signé à Cotonou le 15 février 2024, et l’accord portant approbation dudit accord, ainsi qu’un accord de coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation entre les gouvernements du Maroc et de l’Angola.

A la fin de ses travaux, le Conseil examinera des propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Gouvernement : l’ordre du jour du dernier conseil pour 2024

Au début de ses travaux, le Conseil examinera quatre projets de décret. Le premier fixe la liste des congés exceptionnels dont bénéficient les magistrats et la liste des maladies leur accordant des congés de maladie de moyenne et longue durées.

Le deuxième projet de décret fixe les conditions d’attribution d’une indemnité aux fonctionnaires chargés de l’encadrement et de l’animation de stages de formation continue et de perfectionnement organisés au profit des cadres relevant du ministère de l’Education nationale, poursuit le document.

Le troisième projet de décret fixe le salaire minimum légal dans les activités agricoles et non agricoles, alors que le quatrième texte modifie et complète le projet relatif à l’application de la Taxe sur la valeur ajoutée.

Par la suite, le Conseil examinera une convention entre le Royaume du Maroc et la République du Tchad sur la non double imposition fiscale et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu, signée à Dakhla le 14 août 2024.

Le Conseil examinera, par ailleurs, la convention sur la sécurité sociale entre le Royaume du Maroc et la République de Corée, signée le 02 juin 2024, ainsi que deux projets de loi portant approbation de ladite convention.

Le Conseil de gouvernement achèvera ses travaux par l’examen de propositions de nomination à des fonctions supérieures, conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, avant de tenir une réunion spéciale consacrée à l’examen de certaines propositions de loi, conclut le communiqué.

Gouvernement Akhannouch II : publication du Dahir royal de nomination

Il s’agit du Dahir royal 1.24.56 portant nomination du gouvernement Akhannouch II et qui vient d’être publié au Bulletin officiel du 28 octobre. Cette même édition du BO comporte les Dahirs royaux portant nomination des directeurs des agences et des établissements nouvellement créés.

On y retrouve également les décrets fixant les prérogatives de chaque département ministériel.

Comme nous l’écrivions dans un précédent article, le premier Dahir royal vient lever une ambiguïté ayant entouré l’intitulé du poste du secrétaire d’Etat Hicham Sabiry. Ce dernier est bel et bien secrétaire d’Etat au Travail et non à l’Emploi.

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Le compte rendu du Conseil de gouvernement du jeudi 10 octobre 2024

 

 

Le compte rendu du Conseil de gouvernement du jeudi 3 octobre 2024

Voici le menu du Conseil de gouvernement de ce jeudi 18 juillet

Au début de cette réunion, le Conseil suivra un exposé du ministre de la Justice sur le rapport initial relatif à la mise en œuvre de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le 5e rapport périodique relatif à la mise en œuvre de la Convention contre la torture.

Le Conseil suivra également un exposé de la ministre de l’Économie et des finances sur les nouveautés les plus importantes à introduire dans la loi relative aux établissements de crédit et organismes assimilés, ainsi que sur la loi portant statut de Bank Al-Maghrib, en vue de faire face aux potentielles crises des établissements de crédit.

Par la suite, le Conseil examinera deux projets de décrets, le premier portant sur la détermination des types et des montants des bourses scolaires des internats et cantines scolaires des établissements d’éducation et d’enseignement public, ainsi que les conditions pour en bénéficier, et le second modifiant et complétant le décret relatif à la création du Grand prix national de la presse.

Le Conseil achèvera ses travaux par l’examen de propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Le compte rendu du Conseil de gouvernement du 26 juin 2024

Le compte rendu du Conseil de gouvernement du 1er février 2024

Trois projets de décret au menu du prochain Conseil de gouvernement

Au début de ses travaux, le Conseil suivra une présentation de la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, sur le thème « Les orientations générales pour le développement du digital – Maroc digital 2030 ».

Le Conseil planchera ensuite sur l’examen de trois projets de décret, le premier portant sur la création et l’organisation d’un institut de formation aux métiers de boulangerie et de pâtisserie à Casablanca, tandis que le deuxième modifie et complète le décret relatif à la caution de bonne exécution des opérations d’importation des céréales et des légumineuses.

Le troisième texte modifie le décret concernant la création d’une zone franche d’exportation à Kénitra.

À l’issue de ses travaux, le Conseil examinera des propositions de nomination à de hautes fonctions.

Le compte rendu du Conseil de gouvernement du 10 janvier 2024

Produits et matériels agricoles : enfin une procédure digitalisée pour bénéficier de l’exonération de la TVA

Les produits et matériels agricoles, acquis dans le pays ou importés, sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Mais cette exonération présentait une faille majeure, puisqu’aucune procédure réglementaire et simplifiée n’était mise en place pour permettre aux agriculteurs d’en bénéficier. 

Du moins, avant l’adoption par le Conseil de gouvernement, le jeudi 12 janvier, du projet de décret n°2.22.809 portant application de la TVA, régi par le titre III du Code général des impôts. Selon Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, ce projet vise à modifier et à compléter le décret n°2.06.574 relatif à l’application de la TVA par l’insertion d’un nouvel article.

Pour bénéficier de cette exonération sur la TVA, l’exploitant agricole devra fournir les éléments suivants, par voie électronique :  

– une demande d’exonération prévue par voie électronique, adressée à l’Administration fiscale, selon un modèle établi par l’administration ; 

– une facture proforma établie par le fournisseur indiquant les produits ou matériels, le prix hors taxe et le montant de la taxe y afférente ; 

– un engagement d’utiliser les produits et matériels en question pour un usage exclusivement agricole dans son exploitation agricole, en précisant l’adresse de ladite exploitation.

Après examen de la demande, l’Administration fiscale délivre, par procédé électronique, une attestation d’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée, qui doit être conservée par le bénéficiaire et le fournisseur dans leurs documents comptables. 

Les factures et tout document se rapportant aux ventes réalisées sous le bénéfice de l’exonération à l’intérieur doivent être revêtus d’un cachet portant la mention “vente en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée en vertu de l’article 92-I-5° du Code général des impôts ». 

La date d’entrée en vigueur de cette procédure n’est pas encore fixée. Le ministère de l’Economie et des finances est chargé de l’exécution du décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Son objectif annoncé est d’assujettir l’acquisition des produits et matériels à usage agricole à l’intérieur et à l’importation, mentionnés dans les articles I-92-°5 et 123-°15 dudit Code, à des mesures réglementaires afin de bénéficier de l’exonération de la TVA.

Une procédure qui facilitera la tâche des agriculteurs et importateurs

“En effet, le but est de créer un cadre réglementaire, car jusqu’à présent, il n’y avait aucune procédure destinée à l’obtention de cette exonération”, confirme Issam El Maguiri, expert-comptable, joint par Médias24. 

“Par le passé, l’absence de procédure posait quelques problèmes pratiques aux agriculteurs qui devaient se déplacer pour demander une attestation auprès du ministère de l’Agriculture, justifiant l’utilisation du produit ou du matériel exonéré à des fins agricoles dans telle parcelle”, ajoute notre interlocuteur.  

Ce projet de loi, qui s’applique aux importations, “facilitera la tâche également aux importateurs et aux sociétés de négoce de produits et matériels agricoles”, assure M. El Maguiri. 

La seconde problématique que le projet de décret n°2.22.809 tente de résoudre est de s’assurer “que les produits et matériels exonérés seront strictement utilisés dans le cadre d’une activité agricole”, ajoute notre interlocuteur. 

En théorie, ce projet de loi s’avère très utile. Mais son application risque de souffrir de certains manques. Tous les agriculteurs ne maîtrisent pas l’outil informatique et n’ont pas accès à internet et à une imprimante afin de pouvoir suivre la procédure mise en place”, déplore l’un d’entre eux.  

“Aujourd’hui, tout le monde est conscient que la digitalisation est une solution en vue de simplifier les formalités et procédures”, rappelle Issam El Maguiri. “Concernant les connaissances et moyens logistiques des agriculteurs dans le cadre des procédures digitalisées, la solution est de mettre en place des mesures d’accompagnement et d’assistance au niveau des communes et des régions en particuliers.” 

D’après le Code général des impôts (2023), les produits et matériels exclusivement destinés à un usage agricole et assujettis à l’exonération de TVA se déclinent comme suit : 

– Les produits phytosanitaires ;

– Les tracteurs ;

– les tracteurs à roues et à chenilles ;

– Le semoir simple ou combiné ; 

– L’épandeur d’engrais ;

– Le plantoir et les repiqueurs pour tubercules et plants ;

– Les ramasseuses presses ;

– Les motoculteurs ;

– Les appareils mécaniques à projeter des produits insecticides, fongicides, herbicides et similaires ;

– Les charrues ;

– Le matériel génétique animal et végétal ;

– Les chisels ;

– Les cultivateurs à dents ;

– Les herses ;

– Les billonneurs ;

– Les buteuses et bineuses ;

– Les batteuses à poste fixe ;

– Les moissonneuses lieuses ;

– Les faucheuses rotatives ou alternatives et les girofaucheuses ;

– Les ensileuses ;

– Les faucheuses conditionneuses ;

– Les débroussailleurs ;

– Les égreneuses ;

– Les arracheuses de légumes ;

– Le matériel de traite : pots et chariots trayeurs ;

– Les salles de traite tractées et les équipements pour salles de traite fixes ;

– Les barattes ;

– Les écrémeuses ;

– Les tanks réfrigérants ;

– Le matériel apicole : machines à gaufrer, extracteurs de miel et maturateurs ;

– Station de tête et de filtration : filtres à gravillon, à sable et à boues (acier inox), à tamis (acier inox) ;

– Injecteurs d’engrais ou mélangeurs (acier inox) ;

– Vannes diverses (bronze, fonte ou laiton, polyéthylène) ;

– Manomètres (métallique) ;

– Robinets pour manomètres ;

– Purges d’air (laiton) ;

– Clapets de non-retour (laiton ou fonte) ;

– Valves de contrôle ou régulateur ou contrôleur de pression (bronze) ;

– Jonctions acier (brides, coudes, réduction tubes) ;

– Programmateurs ou coffrets de commande (armoire ou tableau) ;

– Réseau d’amenée d’eau à la parcelle ;

– Tubes en chlorure polyvinyle (PVC) ;

– Tuyaux en PEHD (polyéthylène haute densité) ;

– Tuyaux en PEBD (polyéthylène basse densité) ; 

– Granulé de polyéthylène et rilsan ou polyéthylène destiné à l’extrusion de tuyaux d’irrigation et à l’injection d’articles d’irrigation ;

– Réseau de distribution ; 

– Rampes comprenant goutteurs montés en série sur tuyaux PEBD ;

– Goutteurs en polypropylène injecté ;

– Micro-jets en polypropylène injecté ;

– Diffuseurs en laiton ou polypropylène ;

– Tuyaux capillaires en polyéthylène ;

– Accessoires de raccordement en métal, polypropylène ou rilsan ou PVC ;

– Raccords pas de gaz, mamelons, manchons, réductions, tés, coudes, accords union ;

– Raccords plasson de différents diamètres ; 

– Colliers, lanières de collier, rondelles, tés, croix, brides, boulons, embouts, collets et fermetures de bout de ligne.

CNSS. Le rappel des pensions revalorisées attendu pour fin octobre

Houcine Yamani, représentant de la Confédération démocratique du travail (CDT) au conseil d’administration de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), indique à Médias24 que les retraités concernés par la revalorisation de leur pension avec effet rétroactif au 1er janvier 2020, peuvent s’attendre à “encaisser leur argent fin octobre 2022”.

Entre-temps, et dans les prochains jours, les décrets d’application de cette décision et celle de la baisse du seuil du nombre de jours cotisés exigés seront publiés, comme l’a promis la ministre des Finances, Nadia Fettah Alaoui.

Une décision avec effet rétroactif

La revalorisation de la pension est une décision datant de 2019. Elle devait initialement être appliquée dès le 1er janvier 2020. “Le nouveau gouvernement veut exécuter les engagements gouvernementaux. La ministre des Finances a donc placé le sujet à l’ordre du jour. C’est ainsi que la décision de revalorisation des pensions à hauteur de 5% avec un minimum de 100 dirhams a été approuvée, avec effet rétroactif au 1er janvier 2020”, explique Houcine Yamani.

Selon ce dernier, “le nombre de personnes concernées est répertorié, la caisse est prête et les simulations ont déjà été faites”. Celles-ci prévoient un coût de 748 MDH en 2022 pour la CNSS, avec un coût additionnel de 6,23 MMDH en dix ans (2022-2031) qui atteindra 8,25 MMDH sur une période de soixante ans (2022-2082).

Seuil des jours cotisés en baisse : oui, mais…

La seconde décision du conseil d’administration de la CNSS, tenu ce vendredi 9 septembre, porte sur la baisse du seuil du nombre de jours cotisés. Celui-ci passe à 1.320 jours, au lieu des 3.240 actuellement exigés.

Contrairement à la première, cette mesure n’a pas d’effet rétroactif. “La date d’effet sera fixée par le décret”, indique le syndicaliste, qui dit n’être “ni pour ni contre” cette nouvelle décision. Mais selon lui, elle ne mettra pas fin aux véritables problèmes auxquels est confrontée la retraite du secteur privé : la non-déclaration et la sous-déclaration. “Certaines personnes travaillent 26 jours par mois, mais leurs employeurs ne déclarent que 12 ou 13 jours. Par conséquent, 60% des affiliés à la CNSS ne parviennent pas à accumuler les 3.240 points.”

“Le problème revient aux autorités compétentes de contrôle et à l’absence d’esprit volontariste du patronat marocain pour se conformer à la législation sociale. En baissant le seuil à 1.320 jours, nous allons nous retrouver avec des pensions de 300 et 400 dirhams. Certes, cela permet à ceux qui n’avaient même pas le droit à une retraite de toucher une pension, mais elle reste dérisoire. Cette mesure n’encourage pas les employeurs qui sous-déclarent leurs employés à y remédier”, déplore Houcine Yamani.