Le Future Leaders Challenge s’installe à Benguérir les 2 et 3 juin 2025

Le Maroc s’apprête à accueillir l’édition nationale du Future Leaders Challenge (FLC) les 2 et 3 juin 2025, au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Ben Guerir. Cet événement de deux jours réunira plus de 150 étudiants parmi les plus brillants, des dirigeants du secteur, des représentants gouvernementaux et des sommités académiques. Ensemble, ils relèveront des défis stratégiques concrets du secteur de l’hospitalité et du tourisme, et concourront pour une place aux Finales Régionales MEA (Moyen-Orient et Afrique) à Dubaï, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Un carrefour du capital humain au croisement des secteurs clés

En fédérant le monde académique, les instances gouvernementales et l’industrie, Future Leaders Platform cultive une communauté où l’éducation rencontre l’opportunité, et où les talents sont formés pour répondre aux horizons changeants du secteur. Grâce au dialogue entre directeurs d’établissements, décideurs politiques et cadres dirigeants, le FLC Maroc veille à ce que les diplômés soient non seulement préparés à diriger et à innover, mais aussi à surpasser les standards internationaux avec vision et détermination.

Une opportunité stratégique pour le Maroc

Alors que le Royaume se prépare à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde de la FIFA 2030, ces événements phares offrent une occasion exceptionnelle de positionner le Maroc comme un modèle régional d’excellence en matière de tourisme, d’hospitalité et de service.

Pour relever ces défis, il est impératif de renforcer les compétences locales, de professionnaliser les carrières dans l’hospitalité et de préparer une nouvelle génération de talents à adopter les normes internationales.

Le Future Leaders Challenge survient à un moment opportun, agissant comme un levier concret pour accélérer la croissance de ce secteur et contribuer à l’attractivité durable du Maroc sur la scène mondiale.

Le leadership en action

Au cœur du FLC Maroc siège un Conseil stratégique composé de cadres supérieurs, parmi lesquels Imad Barrakad (SMIT), Frédéric Feijs (Radisson Hotel Group), Hubert Ummels (Fondateur du FLC), Abbas Azzouzi (Experienciah Morocco), Raouf Ben Chedli (Hilton), Hamid Bentahar (Président, Confédération Nationale du Tourisme CNT), Laila Bensouda (Madaëf Sports & Events), Joafar Mrhardy (TMSA), Souleymane Khol (Accor) et Karim Sentici (SHB). Leur expertise garantit que le programme demeure étroitement aligné sur les priorités nationales et les meilleures pratiques mondiales.

Catalyser la transformation et l’impact

À travers des ateliers pratiques, des panels d’experts et le défi étudiant lui-même, les participants affûteront leurs compétences stratégiques, opérationnelles et en intelligence culturelle.

Une réunion spéciale de l’Alliance des directeurs d’établissements d’enseignement permettra également d’affiner les programmes d’études pour qu’ils soient en phase avec les besoins futurs de l’industrie.

« Dans un monde globalisé, l’hospitalité et le tourisme peuvent être des moteurs de croissance économique, d’inclusion et d’innovation – si nous unissons nos forces », déclare Hubert Ummels. « Le FLC fédère le gouvernement, l’industrie, les éducateurs et les jeunes leaders autour d’un agenda commun pour le capital humain, ancré localement et connecté mondialement ».

Les inscriptions pour le Future Leaders Challenge Maroc 2026 sont désormais ouvertes.

Débat sur l’emploi: Nizar Baraka et Chakib Alj devant l’Alliance des économistes istiqlaliens

A l’approche de son 18e congrès qui aura lieu du 26 au 28 avril 2024, l’Istiqlal vit un remue-méninges. 7 commissions thématiques ont travaillé sur le congrès et l’Aliance des économistes istiqlaliens a organisé une conférence sur la thématique Ô combien complexe de l’emploi. D’autres conférences devraient suivre sur les thèmes chers à l’Istiqlal et qui relèvent de son positionnement sur l’échiquier politique.

Ce parti est membre de la coalition gouvernementale et il n’est pas tombé dans le piège de la critique. Au contraire, en choisissant ce thème propice aux populismes, il n’a pas hésité à mettre en avant les inititiaves gouvernementales, tout en ajoutant ce que les orateurs du parti ont qualifié de propositions et pistes pour créer des emplois.

Avec sa voix douce et son ton didactique, Nizar (comme l’appellent les dirigeants istiqlaliens dans les conversations courantes) qui s’adressait à une salle conquise, a eu une approche constructive. Il a rappelé avec des mots objectifs, le pic de chômage de 2023, l’imputant, à raison, à la sécheresse qui a fait perdre 200.000 emplois dans le monde rural.

Parmi les mécanismes pour la création d’emplois figure la croissance. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous sommes très loin des 6% de croissance annuelle fixés par le Nouveau Modèle de développement, ce qui impacte bien évidemment les opportunités d’emploi créées ».

Avec les avancées technologiques, le contenu de l’emploi dans le développement a régressé, souligne par ailleurs Nizar Baraka. « Un point de croissance permettait la création de 35.000 emplois. Aujourd’hui, il n’en crée que 20.000″, constate le secrétaire général de l’Istiqlal.

« Ces chiffres ont été enregistrés malgré les efforts fournis par le gouvernement : augmentation des investissements publics qui ont atteint cette année 330 MMDH, mise en place des programmes Awrach et Forsa, le dispositif d’exonération d’impôt sur le revenu durant les deux premières années de recrutement des entreprises… ».

Le ministre ajoute toutefois sur un ton confiant : « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour savoir s’il est possible de dépasser cette situation. Nous affirmons, à cette occasion, que le Maroc a de fortes chances de dépasser cette problématique, notamment en profitant des changements à l’échelle mondiale (baisse de la natalité, pénurie de cadres qualifiés…) pour libérer le potentiel de la création d’emplois et exploiter les nouveaux gisements de l’emploi. Or, de nouveaux métiers, au niveau national comme international, se présentent aujourd’hui ».

Ce que veut dire Baraka, c’est que dans l’évolution du monde, et dans le contexte international, se présentent de nouvelles opportunités. Mais celles-ci, bien évidemment, ne fourniront pas une solution immédiate à l’impatience des chômeurs et au pic de chômage. Ce sont des dispositifs qui se mettront en place progressivement. Tout y est passé: les grands chantiers en prévision du Mondial 2030; le tourisme et les dizaines de milliers de lits supplémentaires prévus; l’offre hydrogène vert et les énergies renouvelables; le gaz et la feuille de route d’infrastructures gazières; les nouvelles technologies; la formation d’ingénieurs; le déclin démographique de l’Europe; le co-développement; l’intégration économique africaine…

« La nouvelle Charte de l’investissement et le produit Cap Access permettront d’accélérer la dynamique de création d’emplois » (Chakib Al Alj)

Présent également lors de la conférence- et c’est une première car il s’agit d’un parti politique, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a rappelé les messages du patronat. A juste titre, il a évoqué le problème de la compétitivité des entreprises et de l’économie marocaine: « Notre objectif est d’assurer une relance économique forte et pérenne, via la promotion de l’investissement productif et le renforcement de la compétitivité des entreprises nationales qui souffrent aujourd’hui des séquelles d’une conjoncture mondiale difficile, à laquelle vient s’ajouter une sécheresse sans précédent ». Il affirme que le patronat reste très optimiste, et rappelle CapAccess et la charte de l’Investissement, sans oublier le programme ambritieux d’investissements à l’horizon 2030. Le secteur privé veut atteindre l’objectif de 550 milliards de DH d’investissements d’ici 2026et d’une part des deux tiers pour l’investissement privé.

Mais « à la CGEM, nous attendons avec impatience le dispositif de la charte de l’investissement relatif aux PME ». Il évoque les zones industrielles, revient sur les TPME, le financement bancaire dédié aux PME qu’il qualifie de lent et difficile, la réduction des coûts des facteurs, la nécessaire libération de l’investissement dans la production électrique et la simplification des procédures. Pour le dialogue social, la CGEM « demande un dialogue équilibré, elle ne tient pas à tirer la couverture ». Concernant la formation professionnelle, « financée par les entreprises, celles-ci sont assez rares à pouvoir y accéder ». Le patronat, attend également, énième rappel, la loi organique sur la grève et les amendements du code du travail.

Davos : les trois principaux défis pour une transition verte équitable en Afrique (Abdelmalek Alaoui)

Lors d’un panel qui s’est tenu le jeudi 19 janvier sur l’intégration de l’équité et de la justice dans la transition vers des économies plus vertes, Abdelmalek Alaoui a expliqué qu’une transition équitable ne pouvait se faire sans trois éléments : l’opportunité, la connaissance et le savoir-faire.

Les pays africains « font face actuellement à trois gros écarts, dont nous ne sommes pas responsables, mais que nous devons dépasser pour pouvoir avancer », a-t-il déclaré.

Le premier écart est l’inégalité dans la production des connaissances et du savoir. « Les Africains sont des géants en termes de démographie, mais ne produisent pas de connaissances », a-t-il déclaré. « Concernant leur avenir, ce savoir émane généralement d’autres pays. »

Le deuxième écart est la divergence structurelle entre la stratégie et l’exécution, provoquée principalement par la fuite générale des cerveaux.

Sur la réduction de cet écart dans les pays du Sud, Abdelmalek Alaoui a cité l’exemple des réalisations de l’équipe nationale marocaine de football lors de la Coupe du monde 2022 « qui, grâce à un coach marocain, à une stratégie marocaine, à une vision marocaine, à une infrastructure d’entraînement mise en place par le Roi Mohammed VI en 2010, à un multiculturalisme, est une diversité tirée par des talents locaux et des footballeurs concentrés sur l’exécution ». Un exemple qui illustre l’idée que les solutions aux défis de ces pays doivent émaner localement.

La troisième problématique, la plus importante selon Abdelmalek Alaoui, est l’écart entre l’engagement financier et les décaissements réels des organisations multilatérales.

Enfin, l’expert a mis l’accent sur l’importance et la nécessité de l’équité sociale pour le développement des pays du Sud, à l’instar de la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) au Maroc.