Les investissements directs étrangers progressent de 24,1% à fin janvier 2025

Selon les dernières données de l’Office des changes, à fin janvier 2025, les recettes liées aux investissements directs étrangers (IDE) ont atteint 4,95 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2025, enregistrant une hausse de 24,1% par rapport à la même période en 2024.

Les dépenses liées aux IDE ont également augmenté de 40,4%, s’établissant à 1,71 MMDH. Ainsi, le flux net des IDE s’est amélioré de 16,9%, atteignant 3,24 MMDH contre 2,77 MMDH un an auparavant.

De ce fait, les flux nets des IDE ont atteint +3,24 MMDH contre +2,77 MMDH à la même période en 2024.

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Forte hausse des recettes fiscales et baisse des charges de compensation à fin juillet (TGR)

La Trésorerie générale du Royaume a publié le bulletin mensuel de statistiques des finances publiques à fin juillet 2024.

Il en ressort que les recettes ordinaires progressent de 11,4%, à 202,8 MMDH. Parallèlement, les dépenses ordinaires ont augmenté de 7,5%, à 194,6 MMDH.

Les recettes fiscales ont, elles, progressé de près de 12%, à 179 MMDH, poussées par la progression de 13,3% des impôts directs, à 81,6 MMDH. Dans le détail, l’IS et l’IR ont progressé respectivement de 14,2%, à 43,8 MMDH, et 11,8%, à 35,2 MMDH.

Quant aux recettes provenant des impôts indirects, elles ont progressé de 12,4%, à 75,6 MMDH. Elles ont été tirées par la hausse des recettes de TVA (14,3%), à 57 MMDH, et celle de la taxe intérieure de consommation (TIC) de près de 7%, à 18,6 MMDH.

Les dépenses ordinaires progressent moins fortement que le total des dépenses. Elles sont principalement tirées à la hausse par la progression des dépenses de biens et services (+10,2%, à 152 MMDH). Les dépenses de personnel ont légèrement évolué de 5,2%, à 93,3 MMDH, alors que les dépenses de biens et services ont augmenté de 19,3%, à 58,7 MMDH.

La hausse des dépenses provient également de l’alourdissement de l’intérêt de la dette qui progresse de 14,1%, à 26,45 MMDH. Cet alourdissement est principalement causé par la hausse du poids de la dette extérieure. Cette dernière progresse de 45,5%, à 6,27 MMDH par rapport à la même période en 2023. La charge de compensation, elle, recule nettement de 42,5% par rapport à fin juillet 2023, à 8 MMDH contre 14 MMDH.

Le solde ordinaire du Trésor ressort dans le vert à 7,6 MMDH, et le déficit global du Trésor à fin juillet ressort à 35,2 MMDH, en hausse de 27% par rapport à la même période l’an dernier.

À fin mai 2024, les recettes des IDE ont augmenté de 19% à 16 MMDH

D’après les derniers chiffres de l’Office des Changes à fin mai, les recettes des investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 19,6% à 16,1 MMDH. Parallèlement, les dépenses des IDE accusent un retrait de 30,4% à 6 MMDH.

Le flux net des IDE se bonifie fortement pour atteindre 10 MMDH contre 4,8 MMDH à la même période en 2023.

Les recettes des investissements marocains à l’étranger ont augmenté de 26,3% à 7,77 MMDH et les dépenses ont reculé de près de 31% à 7,51 MMDH.

Ainsi, les recettes sont légèrement supérieures aux dépenses.

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Trésor : les recettes fiscales progressent de 13,5% à fin mai

La Trésorerie générale du Royaume a publié son bulletin mensuel sur la situation des charges et des ressources du Trésor à fin mai 2024.

Dans les grandes lignes, les recettes ordinaires progressent de 10% à 135,3 MMDH, alors que les dépenses globales augmentent de 3,4% par rapport à fin mai 2023, à 153 MMDH.

Les recettes non fiscales ont baissé de 22,8 % à fin mai, à 9,5 MMDH. En 2023, le montant intégrait 5 MMDH au titre des mécanismes de financements innovants. Les recettes en provenance des EEP ont progressé de 809 MDH en valeur pour atteindre 3,7 MMDH.

La charge de compensation atteint 12,9 MMDH en retrait de 9,3% à fin mai.

Parallèlement, l’intérêt de la dette est resté stable à 12,3 MMDH. Le poids de la dette intérieure s’est allégé de 19,7% pour se fixer à 8 MMDH. L’intérêt de la dette extérieure progresse de 78,9% à 4,28 MMDH.

À fin mai, le Trésor affiche un déficit global de 17,6 MMDH, contre un déficit de 25 MMDH à la même période en 2023.

Ci-dessous, le détail de l’évolution des recettes et des dépenses du Trésor.

AMO : Ce que va changer l’adoption des protocoles thérapeutiques

Ces 14 protocoles ont été approuvés dans le cadre d’une convention regroupant le ministère de la Santé, l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et la Société marocaine des sciences médicales (SMSM).

Joints par nos soins, le Dr Said Afif, président de la SMSM et le Dr Tayeb Hamdi, président du Syndicat national de la médecine générale (SNMG), nous expliquent ce qu’apporteront concrètement ces nouveaux protocoles.

Des pathologies qui absorbent une grande partie des dépenses de l’AMO

« De manière générale, les protocoles thérapeutiques sont élaborés en suivant plusieurs étapes », nous indique le Dr Hamdi, « dont la première est le ciblage des situations à évaluer ».

« Les protocoles approuvés vendredi par le ministère de la Santé sont relatifs au cancer, au diabète et à la césarienne, trois pathologies lourdes qui pèsent grandement sur le budget de l’AMO. »

Les protocoles approuvés par le ministère de la Santé sont relatifs aux motifs de prescription d’une césarienne, aux infections bactériennes précoces chez les nouveau-nés, au diabète, au cancer du sein, au cancer du col de l’utérus, au cancer des ovaires, au cancer de l’endomètre, au cancer du poumon, au cancer de la prostate, au cancer de la thyroïde, au cancer de la vessie en plus du cancer colorectal, de l’estomac et du psoriasis.

Selon nos informations, le choix de ces 14 protocoles a été établi à partir de plusieurs données, notamment celles relatives aux dépenses de l’AMO, ainsi que des données épidémiologiques nationales et mondiales (registre des cancers du Grand Casablanca ; le Centre international de recherche sur le cancer qui a diffusé les dernières estimations du fardeau mondial du cancer ; la base de données GLOBOCAN qui fournit les estimations de l’incidence de la mortalité de tous les sites sur le cancer). Ont également été pris en considération l’état d’avancement des protocoles thérapeutiques élaborés ou en cours d’élaboration par la SMSM, ainsi que la classification des ALD par groupe d’organes.

Le Dr Said Afif nous précise que « certains de ces protocoles existaient déjà, notamment ceux relatifs aux cancers du col et du sein. Ils ont donc été actualisés, en prenant en considération les récentes études scientifiques. Les autres protocoles sont nouveaux. Contrairement à d’autres pays étrangers, ils ont été élaborés par les sociétés savantes au Maroc. A titre d’exemple, le protocole relatif au cancer du côlon a été élaboré par la société des gastro-entérologues ».

Et le Dr Hamdi de poursuivre : « Ces protocoles doivent généralement être élaborés par un groupe d’experts pluridisciplinaires et multiprofessionnels, qui se compose de différents échelons des professionnels de la santé. Il doit englober notamment les secteurs public et privé, ainsi que les Centres hospitaliers universitaires ; les médecins généralistes et les spécialistes ; et sur le plan géographique, des professionnels de différentes régions du Royaume, afin de prendre en compte leurs spécificités médicales. »

Éviter le superflu

Selon nos sources, ces protocoles visent à améliorer la gouvernance des régimes, à contenir l’accroissement des dépenses et à renforcer le dispositif de régulation à travers un encadrement technique, un processus de conventionnement sur la base des objectifs annuels à atteindre, des bases de données fiables, la lutte contre les abus et la maîtrise médicalisée des dépenses, afin de contrôler la croissance des dépenses des caisses d’assurance.

« Ces protocoles sont des documents qui guident les médecins vers le diagnostic à réaliser dans des situations particulières, quels bilans effectuer et à quelles fréquences…, le but principal étant d’harmoniser la pratique des professionnels de la santé« , souligne le Dr Tayeb Hamdi.

« Ces protocoles garantissent aux patients des soins de qualité, puisqu’ils sont approuvés par des experts. Ils visent à assurer le maximum de soins, en évitant les erreurs médicales notamment, mais aussi à rationaliser les prescriptions des examens médicaux. »

Des protocoles opposables…

Le Dr Afif note par ailleurs que « les 14 protocoles approuvés vendredi feront chacun l’objet d’une décision ministérielle. Ils seront ensuite transmis au CNOM et aux organismes gestionnaires. Après leur approbation, ils seront publiés au Bulletin officiel pour entrer en vigueur », ajoutant que « ces protocoles sont opposables et serviront de base de remboursement, d’où leur importance ».

« Lorsqu’une convention est signée entre les syndicats des médecins et les organismes gestionnaires, les médecins sont conventionnés d’office », ajoute le président du SNMG. « S’ils désirent se retirer, ils doivent en informer l’ANAM par courrier. De ce fait, le non-respect de ces protocoles entraînent un non-remboursement des actes médicaux. Toutefois, dans certains cas, le non-respect de ces protocoles peut être justifié par le médecin via des données médicales, recherches ou études. Ce volet permettra ainsi une maîtrise médicalisée des dépenses des caisses d’assurance ».

Le protocole est donc un outil de régulation qui aide à mieux soigner le patient et à mieux le rembourser.

… et dynamiques

D’après nos deux sources, ces protocoles ne sont pas figés. Ils seront actualisés chaque trois ou quatre ans, ou plus tôt si des recherches scientifiques démontrent la nécessité de les réviser.

Trois autres protocoles sont également en cours d’élaboration, pour porter à dix-sept le nombre de protocoles thérapeutiques élaborés par l’ANAM entre 2020 et 2022, contre neuf protocoles entre 2012 et 2015.

Il s’agit des protocoles thérapeutiques relatifs aux cancers du larynx, du foie et du rein. Ils ont été commandés par l’ANAM auprès de la SMSM, qui a contacté les sociétés savantes des organes concernés.

Engagement de chacune des parties signataires

La convention, signée vendredi dernier, définit les modalités d’organisation et les processus d’élaboration, de production, de diffusion, d’évaluation et d’actualisation des protocoles thérapeutiques. Retenue comme référentiel dans la prise en charge des maladies, elle détaille ainsi les engagements de chacune des parties signataires.

De concert avec le ministère de la Santé, l’ANAM :

– assure le pilotage de l’ensemble du processus de l’élaboration à la diffusion des protocoles thérapeutiques ;

– établit, avec les organes gestionnaires, les listes des affections pour lesquelles une démarche d’élaboration des protocoles thérapeutiques est entreprise ;

– saisit la SMSM en vue d’élaborer des projets de protocoles thérapeutiques ;

– assure l’encadrement et se charge de la validation des projets des protocoles thérapeutiques avant de les soumettre pour approbation au ministère de la Santé à travers son comité technique de médicaments ;

assure le financement du processus d’élaboration des protocoles thérapeutiques jusqu’à la diffusion, en passant par la sensibilisation des professionnels de santé.

Les engagements de la SMSM :

– répond aux demandes de l’ANAM et assure l’encadrement de la coordination des travaux des groupes de travail ;

– communique à l’ANAM les noms et qualités des présidents et membres des groupes de travail ;

– assure le suivi des déclarations d’intérêt et les communique à l’ANAM ;

– s’engage en concertation avec les parties signataires à diffuser les protocoles thérapeutiques validés et approuvés par le ministère de la Santé, à travers les sociétés savantes, auprès de la communauté médicale des institutions concernées ;

– s’engage à prendre en charge les frais occasionnés par l’élaboration des protocoles thérapeutiques et leur diffusion dans le cadre de subventions financières qu’elle reçoit de l’ANAM.

Les engagements du ministère de la Santé :

– procède à l’approbation définitive et contribue à la diffusion des protocoles thérapeutiques ;

– veille à leur évaluation et actualisation périodique.

Les engagements du CNOM :

– apporte son appui à la SMSM pour l’élaboration des protocoles thérapeutiques ;

– appuie les mesures visant la diffusion et l’application des protocoles thérapeutiques.

En 2022, les dépenses de compensation ont atteint 42 MMDH

Le ministère de l’Economie et des finances a publié la situation des charges et des ressources du Trésor à fin décembre 2022.

Il ressort que le déficit budgétaire s’est établi à 69,5 MMDH ou 5,1% du PIB, en amélioration de près de 0,4 point de PIB, comparativement aussi bien aux réalisations de 2021 qu’aux prévisions de la loi de finances 2022.

Globalement, les recettes ordinaires progressent plus rapidement que les dépenses ordinaires. A fin décembre, elles augmentent de 18,8% par rapport à 2021, à 304,3 MMDH.

Concernant les recettes non fiscales, elles étaient à 48,6 MMDH à fin décembre 2022, en hausse de près de 29% ou 11 MMDH en valeur. Les recettes en provenance des EEP ont progressé de 22,7% à 13,1 MMDH, dont 6,5 MMDH versées par l’OCP, 4 MMDH par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, 786 MDH par Maroc Telecom et 738 MDH par Bank Al-Maghrib.

Les recettes fiscales, quant à elles, progressent de 17,4% à 252 MMDH. Elles ont notamment été poussées par la hausse des recettes de l’IS, en augmentation de 40% par rapport à 2021 à 62,4 MMDH. Celles de l’IR ont évolué de 8,1% à 48 MMDH. Les recettes de TVA ont augmenté de 15,2% à 75 MMDH à fin 2022.

Les dépenses ordinaires progressent de 14,5% à 373,8 MMDH, poussées notamment par l’explosion des dépenses de compensation, en progression de 92% d’une année sur l’autre. Elles franchissent la barre des 42 MMDH.

Notons que durant le dernier mois de l’année, les dépenses de compensation ont explosé par rapport au mois précédent. Fin novembre, elles franchissaient la barre des 30 MMDH. Cela signifie que, sur un mois, les charges de compensation ont bondi de près de 12 MMDH.

Ci-dessous, le détail de l’évolution des recettes et des dépenses du Trésor.

Nadia Fettah présente le PLF 2023 et ses défis au Parlement

« La préparation du PLF 2023 est régie par une équation binaire liée à la gestion des effets des crises successives et du poids de l’accumulation des années passées d’une part et, d’autre part, à la nécessité de la mise en œuvre des projets stratégiques. » C’est par ces mots que la ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah a entamé sa déclaration de présentation du projet de loi de finances au Parlement ce jeudi 20 octobre.

La ministre liste les défis immédiats et futurs que l’exécutif doit relever :

 » Premièrement : faire face aux évolutions internationales ; nous avons largement réussi à limiter leurs effets sur le pouvoir d’achat des citoyens, grâce aux mesures qui ont été prises avec les instructions royales. »

« Deuxièmement : renforcer la paix sociale en rouvrant les ponts du dialogue social et en répondant aux revendications des partenaires sociaux. »

« Troisièmement : la mise en œuvre résolue et immédiate des directives royales émises dans le discours d’ouverture de l’année législative en cours ; notamment en ce qui concerne la stratégie pour faire face au problème de la sécheresse, qui est devenue une réalité structurelle qui nécessite une politique globale de préservation, valoriser les ressources en eau et développer des mécanismes de gestion. »

« Quatrièmement : la gestion du poids des dossiers restés en suspens, comme c’est le cas du dossier des retraites, et de la restructuration financière d’un ensemble d’établissements publics tels que l’ONEE, la réforme du Code du travail et la promulgation de la loi sur la grève, en plus de la charte de l’investissement. »

>> Pour s’informer sur les propositions de mesures fiscales et douanières

Les chiffres mis en avant par Fettah

Dans sa présentation, la ministre a présenté certaines données chiffrées illustrant l’effort consenti par le gouvernement dans la mise en œuvre des grandes orientations :

– 9,5 MMDH pour l’AMO des personnes vulnérables ;

– 4,6 MMDH supplémentaires pour le système de la santé ;

– 2 MMDH pour les dépenses d’achat de médicaments pour les hôpitaux ;

– 6,5 MMDH supplémentaires pour le ministère de l’Education ;

– 48.212 postes budgétaires à créer ;

– 26 MMDH pour la compensation ;

– 3,3 MMDH pour la mise en œuvre de la Charte de l’investissement ;

– 10 MMDH pour les régions ;

– 10,6 MMDH pour la problématique de l’eau.