OCP Nutricrops vise 9 millions de tonnes d’engrais d’ici 2028 avec deux nouveaux axes miniers et industriels

Ces infrastructures, alliant technologies de pointe et durabilité, permettront d’augmenter progressivement la capacité de production d’engrais de 9 millions de tonnes d’ici 2028 (notamment TSP et TSP+), dont 4,5 millions de tonnes dès 2026, indique OCP Nutricrops dans un communiqué. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme SP2M qui vise à augmenter significativement les capacités de production du groupe tout en renforçant sa compétitivité et son engagement en faveur de la neutralité carbone à horizon 2040.

Les pôles Mzinda et Meskala incarnent une nouvelle génération de sites industriels, combinant les technologies avancées de l’industrie 5.0, l’intelligence artificielle et l’automatisation des processus de production. Conçus pour fonctionner exclusivement grâce aux énergies renouvelables (solaire et éolien), et exploitant des eaux non conventionnelles via le dessalement et le traitement des eaux usées (STEP), ces complexes illustrent l’engagement de OCP Nutricrops en faveur d’une production durable et efficiente, poursuit la même source. Leur conception modulaire et évolutive leur permet de s’adapter aux fluctuations du marché et d’optimiser en continu la chaîne de valeur, garantissant ainsi une offre flexible et adaptée aux besoins des agriculteurs du monde entier.

Ces deux futurs pôles se distinguent par leur conception visant à répondre à la demande mondiale croissante en engrais durables. Ils symbolisent la vision de OCP Nutricrops et son ambition de renforcer son leadership et son rôle de pionnier industriel dans la production d’engrais customisés, notamment le TSP et le TSP+, tout en intégrant des principes de durabilité et d’efficacité opérationnelle à chaque étape de la chaîne de valeur.

Grâce à une expertise opérationnelle et technologique de pointe, ces complexes ouvrent également de nouvelles perspectives de développement dans les domaines minier, chimique, industriel et logistique, mais aussi dans les énergies renouvelables, un axe central de la transition énergétique du groupe OCP, note le communiqué.

« Ces nouveaux actifs industriels deviendront une référence mondiale dans le secteur des engrais customisés et reflèteront notre engagement à relever les défis agricoles mondiaux tout en offrant à nos partenaires des opportunités de croissance durable », souligne Youssef El Bari, CEO de OCP Nutricrops, cité dans le communiqué.

Au-delà de leur dimension industrielle, ces nouveaux pôles participent à la structuration d’un écosystème économique régional intégré, à fort impact pour les communautés locales.

En collaboration avec des partenaires tels que l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Innovx et JESA, le programme SP2M favorise :

– La dynamisation d’un nouvel écosystème industriel local à travers des partenariats nationaux et internationaux, dans des secteurs diversifiés comme les énergies vertes, l’économie circulaire et l’industrie 5.0.

–  La création d’un impact socio-économique concret en soutenant le développement des compétences des populations locales et la promotion de pratiques durables pour renforcer la résilience des tissus socio-économiques au niveau des territoires.

« Avec un impact économique et social significatif, les projets Mzinda et Meskala incarnent la vision ambitieuse du programme SP2M et de OCP Nutricrops : transformer ces régions en hubs de compétitivité mondiale tout en créant des opportunités durables pour les communautés locales. Cette ambition est ancrée dans l’ADN de ces projets et intégrée dès la phase de construction des complexes minier et industriel », explique Abdelghani Filali, managing director de SP2M.

5 stations monoblocs de dessalement en cours d’installation à El Jadida

A ce jour, El Jadida compte deux unités de dessalement d’eau de mer déjà opérationnelles en plus de cinq autres en cours de réalisation. S’y ajoutent environ 25 camions citernes destinés à approvisionner en eau potable une population d’environ 70.000 habitants de plusieurs communes.

Selon Mouhcine Moursli, responsable eau potable à la Régie intercommunale de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide des provinces d’El Jadida et Sidi Bennour (RADEEJ), les stations de Sidi El Abed et de Tnine Chtouka ont été réalisées dans le cadre de la première phase du projet d’installer 40 stations monoblocs au niveau national, lancé par le ministère de l’Intérieur.

Dans une déclaration à la presse lors d’une visite de terrain, il a expliqué que l’unité de dessalement d’eau de Tnine Chtouka est dotée d’un débit de 380 mètres cubes par jour, tandis que la station de Sidi El Abed produit plus de 780 m3 d’eau par jour.

La province d’El Jadida bénéficiera de cinq nouvelles stations dans les communes d’Azemmour, Sidi Ali, Lamharza Essahel, Ouled Aïssa et Ouled Ghanem, a-t-il précisé.

Abordant le processus de dessalement, M. Moursli a fait savoir que le procédé de traitement commence par la collecte de l’eau de mer à partir de forages, suivie d’une opération de prétraitement via des bassins de sable, puis d’une phase de dessalement par osmose inverse, permettant de produire de l’eau potable de haute qualité.

Il a relevé que l’eau potable est stockée dans des réservoirs d’une capacité de 50 mètres cubes, avant d’être fournie aux villages bénéficiaires par camions citernes, au nombre de 25 d’une capacité de 4 à 12 m3.

À ce sujet, El Mouqri El Idrissi, chef de division des collectivités territoriales à la province d’El Jadida, a précisé que la province a reçu, dans une première phase de la part du ministère de l’Intérieur, un total de 25 camions citernes d’un tonnage de 4 à 12 T. Ces camions approvisionnent en eau 146 douars répartis sur 21 communes de la province en proie à la pénurie.

Environ 2.200 mètres cubes d’eau sont distribués quotidiennement, au profit d’environ 70.000 habitants des douars qui souffrent de pénuries d’eau dans les puits ou d’une augmentation de la salinité de l’eau, a-t-il ajouté.

Six nouveaux camions-citernes supplémentaires de grande capacité seront mis à la disposition de la province par le ministère de l’Intérieur, a-t-il poursuivi, précisant que ces nouveaux camions permettront d’augmenter le volume d’eau distribué et d’accroître le nombre de bénéficiaires à 80.000 habitants.

(Avec MAP)