Initiative « Lives and Livelihoods » : les donateurs internationaux en visite au Maroc

Prévue dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, cette mission entend évaluer l’impact des initiatives du LLF au Maroc, notamment le « Projet de croissance rurale inclusive », identifier de nouvelles opportunités de coopération et consolider les partenariats avec le gouvernement marocain.

Des réunions de haut niveau avec les officiels marocains sont également prévues à Rabat pour discuter de l’état des lieux et des perspectives de coopération du fonds et de ses partenaires avec le Maroc.

Lors d’un point de presse organisé à l’occasion de cette visite, la directrice des relations avec le Moyen-Orient de la Fondation Gates (GF), Zahira El Marzouki, a souligné que cette mission vise notamment à évaluer l’impact sur le terrain du « Projet de croissance rurale inclusive », financé à hauteur de 112 millions USD par le LLF.

Les initiatives du fonds, menées en partenariat avec des bailleurs de fonds régionaux et internationaux, s’assignent pour objectif de renforcer la résilience des communautés rurales et d’offrir des services de santé de qualité, a-t-elle ajouté.

Dans le même esprit, la responsable du développement des partenariats stratégiques au Fonds du Qatar pour le développement, Shamsa Al Falasi, a indiqué que « le LLF offre une plateforme de choix pour concrétiser des projets d’envergure et soutenir les priorités nationales de développement ».

De son côté, le chef du bureau régional de la Banque islamique de développement (BID) à Rabat, Ahmed Aboubacrine, a insisté sur la nécessité d’investir dans la modernisation des infrastructures, la formation des personnels paramédicaux et l’amélioration des chaînes de valeur agricoles afin de renforcer l’impact socio-économique dans les zones rurales.

Lors de cette mission, la délégation visitera plusieurs zones d’exécution du « Projet de croissance rurale inclusive » au niveau de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, afin d’évaluer la progression des travaux d’infrastructures sanitaires et routières, ainsi que les projets de développement de l’arboriculture (oliviers) sur près de 17.000 hectares.

Ce projet vise également la construction de 217 kilomètres de routes rurales, l’amélioration et la modernisation des infrastructures sanitaires rurales, la formation de 450 personnels paramédicaux et la construction d’un hôpital provincial à Ouezzane.

Le LLF est une initiative de développement inédite financée conjointement par une coalition mondiale d’éminents bailleurs de fonds comprenant le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (FADD), la Fondation Gates (GF), la Banque islamique pour le développement (BID), le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), le Centre Roi Salman pour l’aide humanitaire et le secours (Ksrelief) et le Fonds du Qatar pour le développement (QFFD).

Le CESE appelle à une coordination renforcée du Nexus eau-énergie-alimentation-écosystèmes

La seconde édition du Forum Nexus WEFE, organisée à Tanger du 5 au 6 février 2025, a connu la participation de plusieurs intervenants. Parmi eux, le CESE, qui dispose déjà d’une étude concrète sur le sujet, analysant la situation actuelle, son importance et la bonne voie pour sa mise en œuvre.

Rappelons que, dans ses deux derniers rapports, la Cour des comptes a souligné l’importance de l’approche Nexus, constatant que la synergie entre les secteurs de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture demeure insuffisante au niveau national.

De son côté, le CESE a conclu qu’une gestion efficace des ressources naturelles dans notre pays nécessite de renforcer la synergie entre les secteurs en adoptant l’approche Nexus, qui intègre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes.

« Le plus grand défi que nous devons relever aujourd’hui est de généraliser ce type de solutions intégrées et d’étendre leur application à différentes régions et projets à travers le Maroc. Malgré certaines initiatives isolées et les efforts effectués pour renforcer la gouvernance des secteurs de l’eau, de l’énergie, de l’alimentation et des écosystèmes, l’intégration effective entre ces secteurs n’a pas encore atteint l’objectif souhaité. Les décisions prises restent souvent sectorielles, négligeant les interconnexions entre ces domaines, ce qui entrave une exploitation optimale des ressources, affaiblit la résilience des territoires et limite l’efficacité des politiques publiques », a souligné Younes Benaki, secrétaire général du CESE.

Au cours de ses études, le CESE a auditionné plusieurs régions du Maroc. Selon Moncef Ziani, président et rapporteur de l’étude, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, est la plus avancée dans ce domaine, tant au niveau de la réflexion sur le Nexus qu’au niveau de l’application pratique.

Les difficultés du Nexus au Maroc

Pour Moncef Ziani, le Maroc, dans ses stratégies, a adopté de manière intuitive et non systématique l’approche nexus, sans en avoir une pleine conscience. Selon une étude du CESE, dans le contexte actuel, l’absence d’une mise en œuvre concrète et coordonnée de cette approche expose le Maroc à des menaces sérieuses pour la durabilité et la résilience de ses systèmes de gestion des ressources naturelles. Les répercussions d’une telle lacune dépassent largement les frontières sectorielles et risquent d’amplifier les défis existants tout en créant de nouveaux risques, mettant ainsi en péril les efforts nationaux en faveur du développement durable.

Au Maroc, l’intégration du Nexus se heurte à plusieurs obstacles majeurs, tels qu’ils ont été identifiés par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) :
> > Travail en silos : Certains secteurs persistent à fonctionner de manière isolée, entravant la collaboration intersectorielle nécessaire à une approche Nexus efficace.
> > Limites de l’approche sectorielle : Une approche focalisée sur des secteurs individuels ne permet pas d’appréhender les risques et les opportunités liés aux interactions entre les différents domaines du Nexus.
> > Intégration insuffisante dans les processus décisionnels : L’approche Nexus n’est pas suffisamment intégrée dans les prises de décision, ce qui limite son impact sur les politiques publiques.
> > Initiatives publiques Nexus restreintes : Les initiatives gouvernementales en faveur du Nexus sont encore trop peu nombreuses et d’une ampleur limitée, ce qui freine sa généralisation.
> > Résultats mitigé : Malgré les efforts et les investissements consentis, les résultats obtenus en matière d’intégration du Nexus restent en-deçà des enjeux et des ambitions affichées.
> > Dispositifs juridiques et institutionnels inadaptés au nexus: Les cadres juridiques et institutionnels existants ne sont pas toujours adaptés pour soutenir et promouvoir efficacement l’approche Nexus.
> > Manque d’informations intersectorielles: L’insuffisance d’informations transversales entre les secteurs constitue un frein majeur à la compréhension des enjeux liés au Nexus et à la mise en place de solutions intégrées.

Feuille de route du CESE pour le Nexus

Au terme de son étude, le CESE a élaboré une feuille de route pour instaurer un mécanisme capable d’intégrer systématiquement le Nexus à toutes les étapes de la prise de décision, tant au niveau central que territorial, afin d’assurer une gestion coordonnée et durable des ressources naturelles de notre pays. Il a défini cinq principaux axes d’action prioritaires pour favoriser une transition progressive et efficace vers une gestion intégrée des ressources, selon le modèle Nexus :

(1) Renforcer le volet institutionnel : l’étude du CESE recommande la création d’une institution publique, placée sous l’autorité du chef du gouvernement, qui serait chargée de piloter cette feuille de route et de veiller à l’application de ses recommandations.

(2) Créer un mécanisme de coordination intersectorielle : l’étude appelle à un changement dans la planification et l’élaboration des politiques publiques. Plutôt que chaque secteur élabore sa propre politique et son propre programme, il est nécessaire d’instaurer, dès le départ, une concertation entre les différents secteurs (l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes), afin que chacun travaille ensuite de manière coordonnée vers un objectif commun.

(3) Faire valoir un financement Nexus : cet axe propose d’intégrer l’approche Nexus dans les critères d’éligibilité au financement de projets afin de stimuler une gestion durable des ressources.

(4) Renforcer le cadre législatif : cet axe préconise une révision des lois sectorielles pour y introduire une dimension Nexus, afin de favoriser une gestion plus cohérente et intégrée des ressources en eau, en énergie et en alimentation.

(5) Renforcer les capacités des acteurs et des parties prenantes : cela porte sur la vulgarisation, la formation et la sensibilisation, notamment auprès des universités, en intégrant l’approche Nexus dans les cursus universitaires pour former les futurs décideurs dès le début à une gestion intégrée des ressources.

Pour rappel, le projet Nexus de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a été salué par l’Open Government Partnership (OGP) International comme une initiative innovante et transformative. Au terme de ce projet, dont l’horizon est fixé à 2026, il est prévu de déployer des systèmes d’irrigation intelligents et économes en eau, adaptés aux besoins spécifiques des cultures agricoles locales. Ces systèmes seront alimentés par des sources d’énergie renouvelables, telles que l’énergie solaire. Par ailleurs, des infrastructures dédiées à la collecte des eaux pluviales et au recyclage des eaux usées seront mises en œuvre, contribuant ainsi à une gestion optimale des ressources en eau.

L’UM6P choisie pour piloter le pôle du développement durable au Forum sur les minéraux du futur de Riyad

En vertu de cette décision, l’UM6P sera en charge, aux côtés de deux centres en Arabie Saoudite et en Afrique du Sud, de la formation des jeunes pour tirer parti des opportunités qu’offre le secteur des mines à travers l’exploration et l’exploitation géologiques et la création d’une industrie minière du futur productive, avec peu d’impact environnemental.

Ces centres seront soutenus suivant les principes de partage de connaissances et d’encouragement de la coopération transfrontalière par six autres centres issus du Canada, de Grande-Bretagne, d’Australie, de Turquie, des Etats-Unis et de l’Université de Pennsylvanie.

(Avec MAP)

Développement durable : signature de plusieurs accords de garantie entre la BEI et la CDG

La Banque européenne d’investissement (BEI) et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) ont pu réaffirmer leur partenariat de longue date lors d’un atelier de haut niveau. Cela s’est passé au Luxembourg, ce vendredi 13 décembre. L’événement a rassemblé les dirigeants des deux institutions, Khalid Safir, directeur général de la CDG, et Ioannis Tsakiris, vice-président de la BEI.

Khalid Safir affirme, dans un communiqué de presse : “Cette rencontre bilatérale avec la Banque Européenne d’Investissement marque une nouvelle étape dans notre partenariat historique, axé sur la recherche de solutions innovantes et durables aux défis économiques et sociaux”. Et d’ajouter : “Ce dialogue est une opportunité cruciale pour renforcer notre coopération, notamment dans des domaines clés comme la transition énergétique, la régionalisation avancée et l’attractivité des territoires.”

Lors de cet atelier, les deux institutions ont pu consolider l’engagement commun face aux défis sociaux, économiques et environnementaux du Maroc.

D’après un communiqué de presse, ils ont pu s’entretenir autour de thématiques essentielles, telles que le financement climatique, l’efficacité énergétique, et l’inclusion financière, en lien avec la stratégie de la CDG et au rôle de la BEI en tant que Banque du Climat de l’Union Européenne.

Débloquer les investissements

De nombreux accords de garantie ont été signés lors de cette rencontre. Ces partenariats visent à “débloquer des investissements pour soutenir les zones industrielles, renforcer les petites et moyennes entreprises et promouvoir des projets d’infrastructures durables”, peut-on lire dans le même document. La BEI et la CDG souhaitent démontrer leur ambition commune de générer un impact significatif au profit des communautés locales.

Pour contextualiser, la BEI a engagé plus de 455 millions d’euros pour soutenir des projets soutenant l’infrastructure durable et les PME marocaines menés par la CDG et ses filiales. Ces investissements ont financé plusieurs initiatives, comme le programme Technopôles Maroc II. Ce dernier vise à moderniser les zones industrielles dans cinq régions du Royaume en promouvant des industries circulaires et neutres en carbone, ainsi que les petites et moyennes entreprises via FINEA (société de financement agréée par Bank Al Maghrib).

Par ailleurs, les discussions ont porté sur l’importance d’accompagner la transition du Maroc vers un développement résilient et bas carbone, d’utiliser des outils de financement innovants pour promouvoir des solutions énergétiques intelligentes, ainsi que de renforcer la coordination mondiale entre les banques publiques de développement, notamment à travers des initiatives comme le Finance in Common Summit.

La Banque européenne d’investissement (BEI) est l’institution de financement à long terme de l’UE. Elle met à disposition des financements à long terme pour des investissements qui contribuent à la réalisation des grands objectifs de l’UE.

BEI Monde est la branche spécialisée du Groupe BEI dont l’activité est destinée à accroître l’impact des partenariats internationaux et du financement du développement. Elle vise à soutenir 100 milliards d’euros d’investissements d’ici à la fin de 2027.

Décarbonation : partenariat entre la CDG et le ministère de la Transition énergétique

La ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, et le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion, Khalid Safir, ont signé, le mardi 1er octobre, une convention-cadre de partenariat visant à accélérer la transition vers une économie verte et sobre en carbone.

Cette convention définit les modalités de collaboration entre la CDG et le ministère pour accompagner la mise en œuvre des initiatives clés et des projets stratégiques dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des infrastructures écologiques et de l’innovation verte, indique un communiqué conjoint.

Selon la même source, les principaux axes de partenariat concernent :

Maroc-BAD : quatre accords de financement de plus 6 MMDH

Ces accords portent sur le financement des programmes suivants :

La cérémonie de signature de ces accords s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, du ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, du ministre-délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli et du directeur général de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), Abderrahim Houmy.

A cette occasion, Fouzi Lekjaa a souligné l’importance de ces accords de financements qui suivent une approche « participative et intégrée », englobant la formation, le financement de projets à dimension industrielle et promettant des perspectives d’emploi, les infrastructures et leur renforcement, ainsi que les projets liés au domaine forestier et à l’exploitation de ses capacités pour préserver les équilibres environnementaux.

En outre, le ministre s’est félicité du niveau et de la qualité des relations entre le Maroc et la BAD, mettant l’accent sur l’appui de la Banque au Royaume dans le cadre de la mise en œuvre des réformes structurelles essentielles et des assistances techniques dans différents domaines.

De son côté, Achraf Tarsim a indiqué que ces projets structurants et complémentaires reflètent « l’excellente relation qui lie la BAD avec son premier partenaire en Afrique, le Maroc ». Ces accords, a-t-il poursuivi, concernent un projet lié à la transformation de l’université marocaine pour qu’elle puisse être plus entrepreneuriale, plus digitale et plus inclusive, ainsi qu’un projet relatif au renforcement de la compétitivité des territoires marocains pour attirer davantage d’investisseurs et créer de nouvelles opportunités économiques.

Pour M. Tarsim, le troisième projet vient compléter cette offre avec une meilleure connectivité pour lier le nouveau port Nador West Med au réseau autoroutier du Maroc, pour que les investisseurs qui s’installent puissent bénéficier de cette offre complémentaire et accroître leur compétitivité. Quant au 4e projet, il permettra notamment de renforcer les chaînes de valeurs forestières, d’introduire l’entrepreneuriat au niveau de ces zones et de renforcer la capacité en termes de séquestration de carbone.

Quatre programmes

L’objectif du programme d’appui à la transformation pour une université marocaine digitale, entrepreneuriale et inclusive est de contribuer à l’amélioration de la qualité du capital humain et à l’autonomisation des jeunes, à travers un accès inclusif à un enseignement supérieur d’excellence, innovant et en synergie avec l’écosystème territorial.

Le programme axé sur les résultats pour l’amélioration de la compétitivité territoriale au Maroc vise, quant à lui, à contribuer à l’amélioration de la compétitivité territoriale afin d’attirer les investisseurs, créer des emplois et améliorer l’inclusion socio-économique.

Pour le programme d’appui au développement inclusif et durable des zones forestières, il a pour objectif de contribuer au développement des filières forestières clés, d’organiser les interprofessions, de promouvoir l’entreprenariat forestier et aquacole féminin et des jeunes, en plus de développer l’Ecotourisme, promouvoir les partenariats public-privé (PPP) et la coopération sud-sud et appuyer la transformation digitale du secteur forestier.

Quant au projet autoroutier Guercif -Nador, il porte sur la contribution au renforcement des infrastructures de transport de la région de l’oriental et la promotion de l’économie de cette région en assurant une desserte avec une liaison routière de grande capacité qui s’imbrique dans le réseau autoroutier national. Ainsi, le complexe portuaire de Nador West Med et la zone d’activités y associée, seront desservis par ce projet autoroutier qui permettra d’améliorer notablement la rentabilité dudit complexe portuaire et de faciliter son exploitation.

(Avec MAP)

Le financement du sport au centre des discussions entre la CDG et l’AFD

Cette réunion a été l’occasion de faire le point sur la relation CDG-AFD et les projets communs, mais aussi de prospecter de nouvelles voies de collaboration, principalement dans les domaines du développement durable, de la transition climatique, ainsi que du financement de l’économie sociale et solidaire, a indiqué Khalid Safir dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre.

Les discussions ont porté également sur l’accompagnement du Maroc dans ses grands chantiers d’infrastructures, notamment sportives, a-t-il poursuivi, notant que la relation CDG-AFD est « multiforme ». Cette coopération, a-t-il expliqué, s’étend tant sur des projets au Maroc que sur des projets multilatéraux, « puisque nous sommes tous deux membres d’instances internationales ».

De son côté, Rémy Rioux a souligné que la coopération entre les deux institutions française et marocaine, est de « longue date », notant que celle-ci repose principalement sur « la confiance ».

« La réunion d’aujourd’hui a abordé la finance durable, le verdissement de l’économie, ainsi que le renforcement de l’économie sociale et solidaire, avec pour objectif d’accroître davantage l’impact social des interventions des banques publiques de développement », a déclaré le responsable français.

« Nous pouvons œuvrer dans ce sens à la fois bilatéralement entre la France et le Maroc et également dans un cadre multilatéral », a-t-il poursuivi.

Les discussions ont porté également sur le financement du sport, « un sujet de grande importance puisque le Maroc sera l’hôte de la Coupe du Monde 2030« , a-t-il indiqué, ajoutant que cet événement sera une occasion « exemplaire » pour mettre le sport au service des objectifs de développement durable.

M. Rioux a également exprimé son grand intérêt pour « la vision et le rôle que la CDG jouera dans ce grand succès que sera la Coupe du Monde 2030 ».

(Avec MAP)

Le Maroc et les États-Unis lancent le Groupe des amis sur l’IA

Le lancement de ce Groupe, qui a tenu sa première réunion au niveau des ambassadeurs au siège de la Mission des Etats-Unis dans la métropole américaine, succède à l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la première résolution onusienne sur l’IA initialement co-parrainée par le Maroc et les Etats-Unis, ainsi que par 123 Etats membres jusqu’au jour de son adoption.

Cette résolution historique définit un consensus mondial sur l’Intelligence artificielle pour soutenir le développement durable.

Intervenant à cette occasion, Omar Hilale a souligné la nécessité de capitaliser sur le momentum créé par la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU afin de lancer une plateforme permettant aux pays de galvaniser les efforts en matière de coopération numérique, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle.

Il s’agit d’une initiative pour discuter des objectifs communs et des contributions possibles à travers ce Groupe ainsi que des promesses qu’offre le domaine de l’intelligence artificielle et son incidence sur le développement durable dans toutes ses dimensions, a relevé l’ambassadeur.

« Si elle est utilisée de manière efficace et éthique, l’IA s’avère être un moteur qui peut contribuer à faire progresser le développement, et même à accélérer la mise en œuvre des ODD », a encore expliqué Omar Hilale.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a en outre indiqué que les pays du Sud, notamment africains, ont besoin de tous les outils, y compris l’IA, pour les aider à accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

De son côté, l’ambassadeur représentante permanente des Etats-Unis auprès de l’ONU a salué le partenariat entre le Maroc et son pays, ainsi que le rôle de leadership que le Royaume a joué dans le cadre des efforts ayant abouti au lancement de ce Groupe des amis.

Ce Groupe des Amis comptera sur l’appui institutionnel de l’UNESCO et de l’Union internationale des communications (ITU) basés respectivement à Paris et à Genève et qui assurent ensemble, la co-présidence du groupe de travail du système des Nations-Unies sur l’intelligence artificielle.

(Avec MAP)

Concurrence : bientôt des lignes directrices sur le développement durable

Le Conseil de la concurrence va publier ses lignes directrices pour accompagner les entreprises sur la thématique du développement durable. C’est ce qu’a annoncé Ahmed Rahhou, président du régulateur, qui s’exprimait en marge d’une conférence internationale tenue ce mercredi 8 novembre à Marrakech.

Les lignes directrices constituent une nouveauté de la dernière refonte de la loi sur le Conseil de la concurrence (article 21). C’est un instrument de transparence qui permet d’informer et d’encadrer les opérateurs sur un sujet précis, l’objectif étant de leur permettre une meilleure gestion des risques juridiques. C’est le cas des lignes relatives aux concentrations économiques diffusées en septembre par le Conseil.

Le futur document « fixera les normes qui permettent aux entreprises de faire face aux contraintes liées au développement durable et de mieux saisir les opportunités qui en découlent dans un souci de développement du pays, de création de richesses, et d’offrir au consommateur les meilleurs produits aux meilleurs prix », explique Ahmed Rahhou.

« Les règles du jeu en matière de commerce mondial sont en train de changer. Il est important que nos acteurs et nos responsables politiques sachent dans quel sens ces changements opèrent », ajoute le président.

« On avait un mode de production qui correspondait à la mondialisation telle qu’on la connaissait. Ces choses sont en train de changer. Si nous voulons rester dans le jeu, il faut comprendre ce qui se passe et s’adapter. »

Pour l’entreprise marocaine, le respect des règles liées au développement durable implique un important effort « d’investissement pour la diminution de l’empreinte carbone et des externalités [tout ce qui peut impacter l’environnement extérieur], tout en évitant ce que l’on appelle péjorativement les opération de greenwashing« .

Pour le président du Conseil, tous ces éléments amènent « les entreprises à investir, à devoir s’adapter et à parfois modifier leur système de production. Il faut qu’il y ait des règles nouvelles qui précisent les choses et, en même temps, des accompagnements parfois de l’Etat, ainsi que le rôle du régulateur pour impulser ces changements ».

Dans certains cas, l’autorité de la Concurrence pourrait être appelée dans son rôle de facilitateur. À titre d’exemple, « la loi interdit les concertations [ententes] mais quand deux ou trois entreprises se mettent ensemble pour élaborer un programme qui a pour objectif le développement durable, le Conseil de la concurrence doit accompagner ce projet pour qu’il soit facilité », répond Ahmed Rahhou.

Une approche moins conciliante s’impose dans d’autres cas de figure. L’intervenant cite l’exemple des « entreprises qui ont des externalités positives [qui polluent] parce qu’elle n’ont pas investi. Celles-ci ne doivent pas avoir un avantage concurrentiel par rapport à celles qui investissent. On a aussi les gens qui trichent en présentant leur activité comme étant respectueuse de l’environnement, alors que c’est faux. Tout cela doit être normé et nous allons [Conseil de la concurrence] contribuer à préciser les règles du jeu ».

La Banque mondiale émet deux obligations de développement durable acquises par Bank Al-Maghrib

Les émissions d’obligations de développement durable de 100 millions d’euros à 3 ans et 100 millions d’euros à 5 ans soutiendront le financement des activités de développement durable de la Banque mondiale, indique-t-on de même source.

Les obligations arrivent à échéance le 6 octobre 2026 et le 6 octobre 2028.

« Cette opération constitue une opportunité pour le Maroc, en tant que premier hôte des Assemblées annuelles sur le continent africain depuis 50 ans, pour sensibiliser à l’urgence d’intégrer l’action climatique dans la région et dans l’ensemble du continent. La Banque mondiale intègre l’action climatique dans ses efforts de financement du développement, notamment des systèmes alimentaires résilients, des énergies propres et renouvelables et la sécurité environnementale et hydrique dans l’ensemble du portefeuille mondial, y compris dans les pays africains. La Banque mondiale finance également des projets visant à aider de manière proactive les pays à gérer les chocs climatiques tout en mettant en œuvre les mesures d’adaptation nécessaires de toute urgence », indique  le communiqué.

La Banque mondiale précise par ailleurs qu’elle « adopte une approche globale pour intégrer le changement climatique dans ses opérations dans plus de 75 pays, avec plus de 90% des nouveaux projets intégrant des composantes climatiques. Par exemple, en Afrique du Nord, où le changement climatique aggrave la pénurie d’eau, la Banque mondiale accélère ses investissements pour accroître la résilience de l’approvisionnement en eau potable et de l’irrigation, ce qui sert de modèle à d’autres pays aux ressources limitées en eau. En Afrique subsaharienne, la Banque mondiale répond au changement climatique en aidant ses pays membres à accroître la résilience de leurs systèmes agroalimentaires grâce à une approche de chaîne de valeur. Et sur tout le continent, la Banque mondiale avance sur un chemin durable vers un accès universel à l’électricité grâce à des investissements dans les énergies renouvelables ».

400 MDH pour un projet de station nature et un Dino Parc à Béni Mellal

Dans une région recelant un nombre important de vestiges historiques de la faune et de la flore, le parc de découverte et de loisirs Dino Parc se veut un produit d’appel essentiel développé autour de la thématique des dinosaures, avec une portée ludique et des équipements modernes. Un projet innovant qui devrait contribuer au renforcement de l’attractivité du territoire et capitaliser sur le label « Géoparc » accordé par l’UNESCO, qui véhicule une charge scientifique et d’apprentissage.

Un parc éducatif de loisirs découpé en trois zones

Pour cela, le programme s’articulera autour de trois zones aux fonctions distinctes.

A la fois zone d’accueil et hub de la Vallée des dinosaures, le village de l’Atlas mettra en valeur le patrimoine matériel et immatériel de la région à travers la mise en place de produits axés sur l’agritourisme et l’artisanat, une représentation authentique et ludique du territoire et du Géoparc.

La Vallée des dinosaures sera le cœur de la visite, l’identité du Dino Parc, où les visiteurs découvriront de façon ludique les reconstitutions de dinosaures.

Enfin, le LuDino Parc, quant à lui, regroupera l’offre de loisirs actifs et de détente, thématisée et innovante.

Ce qui a été accompli depuis début 2023

En premier lieu, le développement du Dino Parc a fait l’objet d’une étude de faisabilité, réalisée par la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) puis validée avec les instances régionales.

De plus, une assiette foncière de 5 hectares située au niveau du site d’Ouzoud pour asseoir le projet, a d’ores et déjà été identifiée et mobilisée.

Côté financement, une subvention publique pour le projet a été mobilisée par la SMIT et la région. Elle a été validée lors du dernier Conseil régional.

Prêt, le dossier d’appel à manifestation publique (AMI) pour choisir un investisseur et gestionnaire du Dino Parc a été transmis aux partenaires locaux pour avis, en vue de son lancement prochainement.

Après avoir testé l’intérêt du projet auprès d’investisseurs nationaux et internationaux, une première liste d’investisseurs et de gestionnaires potentiels pour le développement du projet a été préparée.

Ce qu’il reste à faire

En septembre 2023, une convention avec la région donnant mandat à la SMIT pour prendre en charge le placement du projet auprès d’un partenaire privé devra être signée puis validée par une session extraordinaire du Conseil régional.

L’appel à manifestation d’intérêt pourra alors être lancé avant de démarcher et d’aider les investisseurs nationaux et étrangers chargés de développer et de gérer le parc à préparer leur offre.

La dernière étape consistera à évaluer les offres des candidats et à sélectionner le développeur gestionnaire, avec lequel les partenaires publics signeront un contrat pour exploiter le projet à partir de 2025, après les 18 mois de travaux que nécessitera l’aménagement du Dino Parc.

Station nature : plusieurs étapes administratives avant le début des travaux

Proche du Dinoparc, la future station sera développée et exploitée conformément aux critères de développement durable. Elle a pour ambition d’attirer les visiteurs nationaux et étrangers adeptes de nature.

Pour cela, elle proposera des hébergements touristiques respectueux de l’environnement, une offre d’animations riche et diversifiée parfaitement intégrée dans la nature, des circuits touristiques, des structures d’accueil et d’information permettant d’interpréter le patrimoine matériel et immatériel de la région et des activités de mise en valeur des produits du terroir et du savoir-faire local.

Si l’étude de faisabilité de la station touristique intégrée à Béni Mellal a déjà été lancée par le Centre régional d’investissement (CRI) et la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), il reste encore plusieurs étapes administratives avant de commencer les travaux, au deuxième semestre 2024, pour s’achever début 2026.

Avant cela, il faudra finaliser l’étude en cours de programmation initiée par le CRI et la SMIT, identifier le foncier potentiel adéquat, mobiliser des financements publics de soutien pour le projet, promouvoir le projet auprès des partenaires publics et privés, préparer le dossier d’appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour la sélection de partenaires privés, démarcher les investisseurs potentiels, lancer l’AMI et sélectionner le promoteur privé chargé de gérer la station, avec lequel il faudra signer un contrat d’exploitation.

Lancement à Laâyoune des Assises régionales sur le développement durable

Les travaux des Assises régionales sur le développement durable ont été lancés ce lundi 13 mars, à Laâyoune, par la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leïla Benali.

Comme expliqué par la ministre lors dune conférence de presse le 10 mars à Rabat, ces assises constituent une phase importante de la refonte de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD). Ils sinscrivent dans le cadre d’un processus consultatif, mobilisant toutes les parties prenantes tant au niveau central que territorial ; le but étant dasseoir les bases d’un développement plus durable.

Tenues sous le thème « Enjeux et défis de durabilité des territoires », ces assises, organisées simultanément dans les régions de Dakhla-Oued Dahab (Dakhla) et de Guelmim-Oued Noun (Guelmim), permettent à chaque citoyen de contribuer à lélaboration des politiques publiques et de participer de façon active à l’édification d’un avenir commun.

Généralisation progressive sur tout le territoire national

Ces assises constituent aussi une occasion de recueillir les attentes de tous les acteurs et intervenants locaux, territoriaux, publics et privés, au cours desquelles il sera procédé à l’analyse de la situation, la mise en exergue des principaux enjeux prioritaires pour la région et la proposition de solutions capables de faire du développement régional un développement global, équilibré et durable.

En parallèle, une plateforme de consultation citoyenne interactive a été lancée pour recueillir les opinions et les attentes des citoyens au Maroc et à l’étranger, dans le but d’assurer la réussite de ce chantier stratégique.

Au terme de ce processus de concertation, des assises nationales seront organisées pour présenter la version actualisée de la SNDD et la feuille de route de sa mise en œuvre, qui prendra en compte les conclusions des différentes consultations.

Après létape des régions du Sud, ces assises se poursuivront dans les régions de Souss-Massa (Agadir) et de l’Oriental (Oujda). Elles se dérouleront, le mercredi 15 mars, dans les régions de Béni Mellal-Khénifra (Béni Mellal) et Marrakech-Safi (Marrakech).

Le 16 mars, elles seront organisées à Fès (région Fès-Meknès), à Tanger (région Tanger-Tétouan-Al Hoceima) et à Errachidia (région Draa-Tafilalet). Elles auront lieu le 20 mars à Casablanca (région Casablanca-Settat) et à Rabat (région Rabat-Salé-Kénitra).

(Avec MAP)

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