Réformes, financements, gouvernance : le double plaidoyer marocain au Forum Mo Ibrahim

Comment financer l’Afrique que nous voulons est la question centrale du forum Mo Ibrahim. L’enjeu n’est plus de diagnostiquer, mais d’agir. Dans ce cadre, Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des finances, a livré sa lecture.

« Ces dernières années, le Maroc a augmenté ses recettes fiscales de 30% et alloué des budgets pour soutenir des projets sociaux. Le secteur public est mobilisé. Mais les défis exigent des moyens plus conséquents. Et pour avancer, il faut de l’argent accessible. Pas de financements surfacturés », rappelle la ministre.

« Nous avons besoin d’argent à coût réduit, auto-concessionnel. On n’a pas besoin de financements chers ». Le modèle marocain, dit-elle, repose sur des réformes réalistes, alignées sur les besoins du pays. Des équipes compétentes sont en place. Ce qui manque, c’est l’accès à un financement qui respecte cette dynamique. « Si nous voulons de l’argent, mais que c’est de l’argent donné de façon chère, ça ne nous aide pas ».

Sur la transition énergétique, la ministre explique que le Maroc a fait le choix des renouvelables, qui couvrent aujourd’hui 42% de sa production d’électricité. Mais les règles du jeu ont changé en cours de route.

« Il y a quelques années, le gaz n’était pas une énergie propre. Mais à cause de la guerre en Ukraine, par magie, le gaz est redevenu une énergie propre. Et nous, on a perdu du temps ».

Cette volte-face pénalise les pays africains qui disposent de ressources naturelles. « On ne pollue pas la planète. On souffre de la pollution ».

La ministre appelle à une lecture plus cohérente des standards internationaux.

Si on a nos ressources domestiques avec la maturité et la responsabilité, permettez-nous de les utiliser à bon escient.

Migration, talents, entreprises : l’Afrique ne peut plus se contenter de subir

Sur un autre registre, celui de la migration, le constat est tout aussi frontal. Les politiques migratoires européennes sont perçues comme une réponse désordonnée à la précarité interne du continent. Et pendant que les ministères de l’Intérieur gèrent les flux, les ministères des Finances, eux, voient les compétences partir. « Nous avons besoin d’environ 100.000 ingénieurs d’ici 2035. Le Maroc, comme d’autres pays, en manque cruellement ».

Le problème n’est pas ceux qui partent. Il concerne aussi ceux qui restent. Car tout le monde ne peut pas émigrer, et la création d’emplois locaux devient urgente. « Nous avons besoin de solutions économiques et de possibilités d’investissement. […] d’emplois dans le secteur rural. De petits entrepreneurs. D’entités relativement simples ».

« Quand on parle de migration, le terme désigne souvent uniquement ceux qui n’ont pas d’emploi. Mais il faut regarder plus largement. Les multinationales réalisent d’énormes profits en Afrique, pourtant elles restent absentes du récit économique du continent.

« Ce dont nous avons besoin, ce sont des entreprises de taille intermédiaire capables d’investir et de créer des emplois. La finance mixte devrait les accompagner, mais en réalité, ces mécanismes fonctionnent mal ».

« Nos économies ont un besoin urgent d’emplois, notamment en milieu rural. Il faut soutenir les petits entrepreneurs, les structures locales simples mais efficaces. Et pour cela, il est indispensable de mettre en place des solutions concrètes, structurelles, pour financer cette économie réelle qui porte l’emploi ».

Des réformes impossibles sans une infrastructure de décision

Le ministre marocain de l’Inclusion économique, Younes Sekkouri a, quant à lui, soulevé une limite institutionnelle, à savoir « la capacité qu’ont nos gouvernements à établir des réformes ».

« Trouver des emplois… Nous avons un véritable problème lorsqu’il s’agit du mandat. Un mandat de 5 ans, 6 ans en fonction du pays… Nous avons des difficultés à avoir un gouvernement efficient, pas en termes de programme, mais d’un point de vue de réforme profonde au niveau de la société. Écouter la société que nous voulons réformer ».

Face à ce constat, il appelle à poser les fondations d’une gouvernance pérenne, structurée autour d’un socle de décisions stables. « Il est essentiel que nous puissions construire une infrastructure de prise de décision ».

« Je vois à quel point il a été très difficile, pendant pratiquement 4 ans, avec d’autres ministres dans nos gouvernements, de pouvoir établir une certaine confiance. Et cette confiance doit être institutionnalisée à travers une infrastructure de décision qui aidera les gouvernements à aller en profondeur au niveau de réformes ».

L’un des exemples cités par le ministre de l’Emploi est la nécessité de retravailler la relation entre la jeunesse et l’environnement du marché du travail.

« Notre jeunesse, par exemple, refuse de travailler de la même manière que les générations précédentes. Donc, il est important d’avoir un nouveau code du travail ».

Une souveraineté financière encore à construire

Les participants réunis à Marrakech pour le panel d’ouverture du Forum Mo Ibrahim ont livré un diagnostic unanime : le financement du développement africain ne peut plus reposer sur des logiques d’aide, ni sur des structures héritées.

Le capital existe sur le continent, mais il est fragmenté, insuffisamment mobilisé et trop souvent dirigé hors des priorités fondamentales. Plus de 70% des projets structurants de l’agenda 2063 sont financés par des partenaires extérieurs. Cette dépendance prive l’Afrique de toute marge de manœuvre stratégique. Elle révèle aussi un paradoxe : alors même que des marchés de capitaux émergent dans plusieurs pays, la coordination reste absente, et les ressources disponibles sont sous-utilisées.

Le cadre conceptuel de l’avantage comparatif continue d’enfermer les économies africaines dans un rôle d’exportatrices de matières premières, sans transformation locale. Ce schéma limite leur insertion dans les chaînes de valeur mondiales. Aucun pays ne s’est industrialisé en vendant des ressources brutes. L’enjeu est désormais d’investir dans les capacités productives et dans les écosystèmes industriels.

Le potentiel de la ZLECAf est reconnu, mais son déploiement se heurte à des blocages logistiques, réglementaires et politiques. Des produits fabriqués en Afrique doivent parfois transiter par l’Europe ou l’Asie pour atteindre un autre pays africain. Les coûts du commerce intra-africain restent 20% plus élevés que ceux avec des partenaires extérieurs. Dans ces conditions, l’intégration continentale reste largement théorique.

Enfin, la mise en œuvre des stratégies est revenue comme un point de blocage central. L’Afrique ne manque ni d’agendas, ni de plans, ni même de consensus. Mais tant que les leviers de décision resteront entre les mains d’acteurs extérieurs, ou dispersés entre silos, les ambitions resteront théoriques. La prochaine décennie devra trancher : ou bien les moyens rejoignent enfin les priorités, ou bien le continent manquera à nouveau le rendez-vous avec sa propre transformation.

Textile. H&M envisage de nouveau de fabriquer au Maroc

Le malheur des uns fait-t-il le bonheur des autres ? Face aux menaces de droits de douane américains, le groupe suédois de fast fashion H&M accélère sa transition vers des chaînes d’approvisionnement régionales. Dans une déclaration à Reuters, le directeur financier de H&M annonce que le groupe étudie la possibilité d’acheter davantage de vêtements et d’accessoires auprès de fournisseurs plus proches de ses principaux marchés en Europe et aux États-Unis.

H&M envisage en effet de s’approvisionner davantage en Amérique centrale, a déclaré ce dernier, pour servir des marchés tels que les États-Unis et le Brésil. Et pour l’Europe, le groupe, qui s’approvisionne en Turquie, cherche aussi à développer sa base de fournisseurs au Maroc et en Égypte.

Une opportunité pour le textile marocain ?

Un retour de H&M au Maroc

« La marque cherche effectivement à poser de nouveau le pied au Maroc et à développer sa base de fournisseurs dans le Royaume. La proposition a été mise sur la table, bien avant les menaces de droits de douane américains. Il y a un an et demi, le groupe suédois a été reçu par l’AMITH et le ministère de l’Industrie. H&M avait même manifesté à l’époque un intérêt pour une réintroduction au Maroc. Les nouveaux droits de douane de Trump permettront éventuellement de concrétiser cette manifestation et de surtout permettre au Maroc de décrocher des commandes à gros volumes« , confirme à Médias24, Hammani Amahzoune, président de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) Région Rabat.

« Il faut savoir que H&M produit déjà au Maroc, notamment dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. Cette production reste toutefois très marginale, car destinée à une seule marque du groupe (Cos). En outre, elle se fait en petites séries, voire des volumes faibles« , tient à préciser ce dernier.

« Le groupe disposait par le passé d’autres unités de production à Tanger. H&M s’est néanmoins désengagé de Tanger car il n’a pas obtenu ce qu’il souhaitait, notamment en termes de capacité de production et de qualité de livraison, d’autant qu’Inditex était là pour absorber l’offre », se remémore-t-il.

Les structures marocaines de produits finis, grandes bénéficiaires de ce repositionnement 

L’annonce de H&M représente sans doute une opportunité, souligne l’ex-président régional pour Casablanca de l’AMITH, Abderrahmane Atfi.

C’est une bonne nouvelle puisque l’on va pouvoir renouer avec un important client

« C’est une bonne nouvelle puisque l’on va pouvoir renouer avec un  important client. Le Maroc est aujourd’hui un petit fournisseur de H&M, mais il fut une époque où le Maroc décrochait des commandes importantes du groupe, notamment à l’époque où les unités de production à Tanger permettaient d’épauler le gros des commandes du groupe suédois ».

Les structures marocaines de produits finis seront les grandes bénéficiaires de ce repositionnement.

« Cette possibilité bénéficiera essentiellement aux structures qui produisent des produits finis, étant donné que le modèle de développement de H&M, contrairement à celui d’Inditex qui repose presque entièrement sur la sous-traitance (assemblage), est axé sur les produits finis », poursuit notre interlocuteur.

« La région de Casablanca-Settat est l’une des régions les mieux à même de répondre à ce besoin en produits finis. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima peut elle aussi contribuer grâce à ses grandes structures qui ont la capacité de produire en grand volume ».

Les plateformes, là où le bât blesse 

Pour tirer pleinement profit de la politique de régionalisation des chaînes d’approvisionnement de H&M, le Maroc est invité à revoir en priorité ses plateformes de produits finis, maillon faible de l’industrie textile nationale.

« C’est une opportunité pour le Maroc de développer des plateformes ou ce que nous appelons des interfaces, qui sont très peu nombreuses au Maroc. Contrairement à Inditex, H&M ne dispose pas de plateformes qui vont gérer pour son compte la sous-traitance au Maroc. Ces plateformes se chargent à la fois du design, du sourcing matière et de la mise au point des produits. Aujourd’hui, H&M se fournit presque exclusivement en Turquie qui regorge de plateformes et de fournisseurs de produits finis », nous explique un important industriel du secteur.

« Le développement par le Maroc de ces plateformes, véritable maillon faible de l’industrie textile marocaine, doit ainsi être une priorité absolue. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle le Maroc ne travaille pas avec les grands donneurs d’ordres du Nord, n’ayant toujours pas développé ce savoir-faire de plateformes ».

Si nous réussissons à travailler avec H&M, qui est indéniablement un très grand donneur d’ordres, nous pourrons certainement travailler avec toute l’Europe du Nord et même au-delà

La prospection de H&M au Maroc signifie néanmoins que le potentiel est là, nuance-t-il. « Le Portugal est un excellent exemple. Ce pays a su se développer et monter en puissance parce qu’il a réussi à mettre en place des plateformes ».

L’industriel d’ajouter : « Le secteur, à mon avis, s’est toujours trompé de vision. Nous avions toujours mis l’accent sur le développement de l’amont textile. Or, ce sont ces agrégateurs-là [les plateformes, ndlr] qu’il faut soutenir, notamment à travers la mise au point technique, créative et commerciale, la R&D, et en développant notre savoir-faire et notre marketing ».

« Si nous réussissons à travailler avec H&M, qui est indéniablement un très grand donneur d’ordres, nous pourrons certainement travailler avec toute l’Europe du Nord et même au-delà« , conclut-il.

Les contours de la nouvelle stratégie de développement de la branche électronique au Maroc

Le secteur de l’électronique est désormais doté d’une nouvelle stratégie.

Se trouvant en amont des applications industrielles (aéronautique, automobile et ferroviaire) ainsi que des domaines de la défense et de la sécurité, ce secteur avec l’électrique a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de près de 23,9 MMDH en 2023, selon le rapport annuel de l’Office des changes.

La stratégie a été définie sur la base des résultats d’une étude lancée par l’Association du secteur de l’électronique (ASEL) et menée par le cabinet EMC.

L’étude s’est articulée autour d’une analyse stratégique de la branche électronique, complétée par un benchmarking international sur cinq pays : Espagne, Turquie, Roumanie, Égypte et Malaisie.

Ses conclusions ont permis d’établir une feuille de route pour la période 2025-2030 ainsi qu’un répertoire des métiers prioritaires.

Priorisation de l’électronique de spécialité et de l’électronique à plus forte valeur ajoutée

Joint par nos soins, Said Benhajjou, président de l’ASEL, contextualise : « Depuis les différents plans d’émergence industrielle, beaucoup de changements se sont succédé, à l’échelle mondiale, dans le domaine de l’électronique. Les business models ont changé. Certains pays se sont positionnés plus que d’autres. De ce fait, une stratégie nationale de développement de la branche électronique s’impose. C’est à ce titre qu’intervient l’étude lancée. Une dizaine d’entreprises représentatives du secteur ont été sollicitées à cet effet ».

Il ressort de l’étude que certains métiers de l’électronique, notamment l’électronique de spécialité et l’électronique à plus forte valeur ajoutée, doivent être priorisés, explique Said Benhajjou.

« Cela ne veut pas dire qu’il faut délaisser, par exemple, le câblage ou les métiers traditionnels ou classiques. Le focus pour nous est que le secteur marocain de l’électronique doit aujourd’hui monter un peu plus en gamme ».

Ainsi, pour s’acheminer vers le développement de l’électronique à forte valeur ajoutée, qui est un des axes prioritaires dans la nouvelle stratégie de la branche, trois principaux segments ont été identifiés pour être développés, comme le précise le président de l’ASEL :

Le plan d’action sera adopté prochainement

L’augmentation de l’intégration de l’industrie électronique avec les industries applicatives sectorielles (aéronautique, automobile, ferroviaire, énergie), l’automatisation des processus industriels et l’amélioration des performances opérationnelles à travers les activités de R&D intégrées et le développement de la formation et du capital humain, sont les autres axes de la stratégie, souligne en outre Said Benhajjou.

« Maintenant que nous avons fixé les contours de la stratégie, nous travaillons désormais sur un plan d’actions pour la mise en œuvre de ces orientations, qui sera adopté prochainement« , conclut ce dernier.

Auto Hall ouvre sa nouvelle succursale à Tanger

La nouvelle succursale commercialise une large gamme de véhicules des marques Ford, Opel, Seres, Nissan et Chery, tout en proposant des services associés pour répondre aux besoins de ses clients, indique Auto Hall dans un communiqué.

Cette succursale marque une étape importante dans le développement immobilier du Groupe Auto Hall grâce à son architecture avant-gardiste et son aménagement fonctionnel, décrit la même source.

Labellisée 3S (Sales, After-Sales Service, Spare Parts), la succursale de Tanger ne se limite pas à la vente de véhicules. Elle propose également des services après-vente complets, incluant l’entretien, la réparation mécanique et la fourniture de pièces de rechange d’origine, note le Groupe. Grâce à un partenariat avec les principales compagnies d’assurances, les clients bénéficient d’une prise en charge directe pour les réparations, ajoute la même source.

Implantée sur un terrain de 8.000 m², avec une superficie d’exposition de 1.900 m² et un espace dédié au service après-vente de 2.400 m², cette succursale inclut :

Avec un investissement de 95 millions de DH et la création de 57 emplois directs, cette nouvelle succursale renforce la présence d’Auto Hall dans la région de Tanger. En tant que deuxième infrastructure de ce type dans le réseau Auto Hall, elle garantit la disponibilité des pièces de rechange et des services essentiels, tels que le crédit, la reprise de véhicules d’occasion, l’assurance et la location longue durée.

Plus de 12 MMDH pour des projets devant ériger Fès-Meknès en pôle économique de premier plan

« Fès-Meknès représente un modèle prometteur pour le Maroc à la faveur des chantiers de développement en cours, qui feront de cette région un pôle économique, touristique et culturel de premier plan au niveau national », a-t-il dit lors de la cérémonie d’installation de Mouaad Jamai, que le Roi Mohammed VI a nommé wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès.

Le ministre a précisé que ces chantiers se déclinent en deux volets dont le premier concerne des projets structurants avec un coût total dépassant 11 milliards de DH, ajoutant que le second volet du programme stratégique pour la mise en valeur de la région comprend des projets de développement et de réhabilitation de la médina de Fès, dans l’objectif d’améliorer son attractivité pour la période 2025-2029, pour un montant total de 1,26 milliard de DH.

Concernant le premier volet, il a expliqué qu’il couvre plusieurs secteurs, notamment les infrastructures routières avec un budget de 365 MDH, incluant la construction de 5 rocades, la réfection des routes principales et secondaires, le renforcement du secteur du transport (754 MDH) à travers le lancement de plusieurs moyens de transport urbain et communal, ainsi que des infrastructures sportives à hauteur de 373 MDH.

Dans le domaine de la santé et de la protection sociale, un budget de 370 MDH a été alloué pour renforcer les infrastructures sanitaires, à travers notamment la modernisation de l’hôpital régional El Ghassani et de l’hôpital Ibn Al Khatib et la création de centres d’urgence et de traitement des brûlures.

Ces projets, a-t-il relevé, touchent également le secteur de la solidarité et de l’entraide nationale avec 87 MDH pour le renforcement des structures d’accueil et de protection des personnes sans abri et des enfants des rues, ainsi que pour la création de plateformes de commercialisation et d’intégration économique et sociale au bénéfice des femmes, précisant que ce programme inclut également la transition énergétique et le développement durable avec 828 MDH pour l’équipement en éclairage public solaire des bâtiments administratifs, des sites principaux et des places de la ville, ainsi que d’autres projets écologiques et des équipements publics locaux comme les marchés, les gares routières et le renforcement du système de vidéosurveillance.

Dans le même contexte, M. Laftit a souligné que le second volet du programme stratégique pour le développement de la région est consacré aux projets de développement et de réhabilitation de la médina de Fès, avec un budget total de 1,26 milliard de DH, en partenariat avec les ministères de l’Intérieur et de l’Economie et des Finances.

Ce programme couvre la restauration du patrimoine historique (108 MDH), la réhabilitation de l’espace urbain (647 MDH), le renforcement de l’attractivité économique et touristique (165 MDH), à travers notamment la réhabilitation des foundouks menaçant ruine, la mise à niveau des gares routières et la rénovation des équipements de proximité (184 MDH).

Le programme comprend également les bâtiments menaçant ruine pour un montant de 100 MDH, ainsi que le développement des compétences humaines (9 MDH) par le biais de la formation et l’accompagnement des artisans et commerçants.

En outre, M. Laftit a noté que la région connait le lancement de chantiers parallèles visant à améliorer les conditions de vie de sa population par le développement de secteurs comme les transports, la logistique et la santé, ainsi que l’amélioration de la qualité des services.

Dans ce cadre, plusieurs projets ont été programmés ou réalisés dans le cadre de l’Initiative nationale pour le Développement Humain, axée sur l’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeunes en 2024, avec la réalisation de 676 projets dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

Quelque 519 projets ont été aussi programmés pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’électricité, avec un coût total de plus de 50 millions de dirhams pour l’année 2024, a détaillé le ministre, ajoutant que 29 autres projets sont prévus pour le développement des voies et routes (50 MDH), et l’amélioration de l’accès aux services de santé grâce à la modernisation du Centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès (500 millions de dirhams) et la construction de l’hôpital de Bensouda pour un coût de 420 MDH.

Le chanvre textile, une filière à forte rentabilité grandement attendue par les industriels

Avec la mise en place en 2021 de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), l’espoir a surgi parmi les professionnels du textile quant à la création d’une filière entièrement marocaine, de l’amont jusqu’à l’aval, pour le chanvre textile.

Très profitable, cette matière première a tout pour séduire : écologique, antimicrobienne et ultra-résistante. Extraite d’une variété de plante de l’espèce Cannabis Sativa presque dépourvue de la molécule psychotrope THC, elle présente en outre un fort potentiel de rentabilité.

Pour savoir où en est la mise en place de cette filière stratégique, Médias24 a contacté trois grands industriels, fervents connaisseurs du dossier. S’il est vrai que le chanvre textile peut-être une solution à la faiblesse de l’amont textile national, cette fibre végétale a néanmoins encore du chemin à parcourir pour trouver sa juste place dans la chaine de valeur marocaine du textile, s’accordent nos trois interlocuteurs.

D’abord, des problèmes liés à la réglementation 

Deux des trois opérateurs sondés affirment que la mise en place de cette filière attend la promulgation de la réglementation des activités relatives au chanvre industriel.

« Aux dernières nouvelles, les autorisations accordées par l’ANRAC dans le nord ne concernent pour le moment que le chanvre à usage médical. L’usage thérapeutique de cette plante diffère de son exploitation dans le secteur du textile. Le chanvre à usage médical est cultivé pour sa fleur tandis que le chanvre textile est exploité pour sa tige qui est plus grande par rapport à celle du chanvre médical. La tige du chanvre textile permet en effet d’avoir des fibres textiles longues », explique notre premier industriel.

Il ajoute : « Je pense que la réglementation du chanvre progresse petit à petit. Le chanvre à usage médical est une première étape. C’est déjà une bonne chose. Maintenant, nous espérons que les autorisations soient élargies aux chanvre industriel ».

Pour sa part, un deuxième opérateur souligne qu’il est difficile de cultiver le chanvre industriel là où les autorisations sont accordées actuellement, notamment dans le Nord, compte tenu de contraintes de rentabilité financière et de faisabilité technique.

Il explique : « Le chanvre industriel, et par extension, le chanvre industriel à usage textile, est un marché que nous aurions pu prétendre au Maroc. Maintenant, sur le terrain, la tâche est compliquée. Selon l’ANRAC, la culture du chanvre industriel ne peut pas se faire dans la zone historique par contrainte de rentabilité. Cette fibre textile reste moins rentable que le cannabidiol (CBD) ou le tétrahydrocannabinol (THC) et ne pourrait offrir un revenu supérieur à 20.000 ou 30.000 DH par hectare aux agriculteurs chamalis. Avec la culture du cannabis CBD ou THC, ces derniers peuvent en effet atteindre 100.000 DH ».

« Il est également difficile, d’un point de vue agronomique, de cultiver le chanvre industriel dans le Nord car les terrains sont vallonnés et que la plupart des surfaces sont petites (4.000 m2 à 5.000 m2). Or, le chanvre industriel a besoin d’être cultivé sur de grandes surfaces, notamment sur des superficies qui s’étalent sur plusieurs hectares. Pour toutes ces raisons, le chanvre industriel n’est donc pas fait pour être cultivé dans le Nord », précise-t-il.

Les régions alternatives comme solution?

La plantation du chanvre industriel dans d’autres régions du Maroc peut être néanmoins envisagée comme solution. Des tests réussis sur le terrain, il y en a déjà eu.

En 2010, l’entrepreneur marocain, Omar Sefraoui, PDG de Chanvrières industrielles du Maroc (CIM), avait réalisé des essais dans quatre régions du Maroc, sous le contrôle des services de la Gendarmerie royale. Les résultats avaient démontré des rendements exceptionnels dans la région d’Afourar, où il a obtenu une récolte de 24 tonnes/ha en 67 jours, soit trois plus en quantité, en deux fois moins de temps comparé à la France où les chiffres sont de 8 tonnes/ha en 120 jours. L’explication réside dans les conditions climatiques qu’offre cette région et son ensoleillement idéal.

L’opérateur sondé par Médias24 estime que le Nord reste, pour le moment, prioritaire. Il affirme : « On comprend que, pour l’ANRAC, le Nord reste prioritaire. Dans cette région, le Maroc n’est pas uniquement en train d’investir dans une filière, mais il est aussi et surtout en train de s’occuper de toute la problématique sociétale du Nord ».

Le manque d’investissement dans la R&D, l’autre dysfonctionnement 

Un troisième opérateur sollicité par Médias24 estime quant à lui que le Maroc est loin d’être qualifié aujourd’hui pour mettre en place une filière pour le chanvre textile, en raison du manque d’investissement dans la R&D.

« Pour mettre en place une filière pour le chanvre textile, il faut que celle-ci soit accompagnée d’un écosystème complet, c’est-à-dire des compétences et des centres de recherche. Il est aussi question de transformer le chanvre en une matière appréciée par les consommateurs. Pour ce faire, il faut un travail d’amont sur les compétences, l’innovation, la maîtrise technologique, la maîtrise des produits et la création… sujets sur lesquels nous sommes faibles, comme le Maroc n’est pas très fort en amont », déplore ce dernier.

Il conclut : « L’amont textile marocain est catastrophique. Et pour cause, il ne répond pas aux standards de la qualité. Le peu des matières premières produites localement est malheureusement d’une très mauvaise qualité. Nous sommes ainsi contraint d’importer pour être dans les standards internationaux et même nationaux. Plus de 90% des habits exportés par le Maroc sont faits à partir de matières premières importées« .

Le chanvre textile, une solution à la dépendance du Maroc des matières premières importées ?

Si les industriels du textile placent autant d’espoir dans cette fibre exceptionnelle, c’est parce qu’elle peut également servir à limiter notre dépendance des matières premières importées.

« Ce qu’il faut savoir c’est qu’il y a déjà des industriels marocains qui utilisent le chanvre à usage textile importé depuis l’Union européenne et l’Asie. Il est surtout exploité dans les industries des habits et des textiles techniques dans le bâtiment. Même si le recours à cette matière première demeure inférieur par rapport à l’utilisation du coton, le chanvre textile devient de plus en plus prisé. Aujourd’hui, certains industriels marocains de l’habillement proposent même des collections à base de mélange coton-chanvre », rebondit le premier industriel.

« Les industriels savent désormais que le chanvre est une option idéale pour, d’abord, s’inscrire dans tout ce qui est circularité et durabilité, du fait qu’il s’agit d’une plante naturelle, recyclable et conforme aux normes. Avoir une filière 100% marocaine du chanvre textile permettra, au-delà d’apporter une plus-value en matière de normes écologiques, de créer toute la chaîne de valeur localement. A partir de cette plante, on pourra en effet faire naître des filatures, des tissages et tout un amont qui n’existe pas aujourd’hui au Maroc », explique-t-il.

Notre deuxième opérateur converge dans le même sens : « Dans les années à venir, si le Maroc continue à importer ses matières premières depuis la Chine et autres pays lointains, nous risquons de ne plus pouvoir exporter en Europe. Produire une matière première localement nous permettrait de rester sur les marchés européens qui sont exigeants en termes de bilan carbone et nous permettrait ainsi d’être plus compétitifs ».

Le but du chanvre industriel étant de rester vert, c’est-à-dire de rester dans un bilan carbone intéressant, faute de quoi le chanvre produit ne sera pas vendu.

Un fort potentiel à l’export

Le chanvre textile c’est également un fort potentiel à l’export. « Aujourd’hui, le volume mondial de transactions liées au chanvre industriel est entre 4 et 5 milliards de dollars et d’après les prévisions cela atteindra les 40 milliards de dollars. C’est dommage que le Maroc ne puisse pas profiter de cette industrie en pleine croissance », déplore une de nos sources.

Le Maroc pourrait d’ici une dizaine d’années construire toute une industrie autour du chanvre avec un chiffre d’affaires à l’export de 10 à 15 milliards de dirhams, estimait dans un précédent article Omar Sefraoui. Le secteur textile national à lui seul peut absorber toute la production locale, tandis que le secteur de la construction peut utiliser le reste de la tige, expliquait-t-il.

Aujourd’hui, cette culture est parfaitement légale en Europe. Les Etats-Unis visent même 100.000 hectares à l’horizon 2030. C’est donc une compétition mondiale qui s’annonce, et le Maroc a tout le potentiel d’intégrer le top 5, assurait l’entrepreneur marocain.

Voici les impacts du capital-investissement sur les entreprises investies (AMIC)

L’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC) a diffusé un rapport d’impact du capital-investissement au Maroc entre 2000 et 2023.

Le document revient sur les bénéfices tirés par les entreprises investies sur la période, et l’évolution de leurs revenus et effectifs. Il ressort que le capital-investissement accélère la croissance des entreprises, notamment celles en phase d’amorçage.

Le TCAM du chiffre d’affaires des entreprises investies est de 18,8% à fin 2023

Il s’avère qu’à fin 2023, sur les entreprises investies, le taux de croissance annuel moyen du chiffre d’affaires est de 18,8%. Par stade de maturité d’entreprise, cela varie beaucoup. Pour les 55 entreprises accompagnées en phase d’amorçage/risque, le taux de croissance a été en moyenne de 100%. Pour les 98 entreprises en développement, le taux de croissance moyen des revenus a été de 16%, et de 7% pour les 26 entreprises au stade de transmission.

Le rapport fait également ressortir que les entreprises investies par des fonds affichent, en 2023, une croissance de leur chiffre d’affaires de l’ordre de 22,3%, alors que les entreprises cotées ont, sur la même période, affiché une croissance de leurs revenus de 4,4%.

Encore une fois, ce sont les 33 entreprises en phase d’amorçage/risque qui affichent la croissance la plus importante, avec 55% contre 10% de croissance pour les 45 entreprises au stade de développement et, enfin, 6% pour les 6 entreprises au stade de transmission.

« Les secteurs investis par les fonds, ayant connu la plus forte croissance de leur chiffre d’affaires en 2023, sont la santé (45%), les TIC (29%) et les services (28%). Le taux de croissance enregistré par l’ensemble des secteurs investis par les fonds en 2023 se situe à 22% », indique le rapport.

Une amélioration de la profitabilité et de la contribution fiscale

Concernant cette même année 2023, tous secteurs confondus, les entreprises investies par des fonds ont affiché une croissance de chiffre d’affaires de 22%, et une hausse de 17% de leurs effectifs. Le secteur de la santé est celui qui a affiché la plus forte hausse de revenu, avec 45% de croissance, alors que le secteur de l’industrie affiche la plus forte croissance de ses effectifs, avec une progression de 26%.

Au global, l’EBITDA des entreprises investies a été multiplié par 2,3, à 6,77 milliards de DH entre la date d’entrée et celle de sortie du fonds.

Les entreprises investies présentent une contribution fiscale plus importante entre l’année d’entrée et l’année de sortie du fonds (ou 2023 pour les entreprises encore investies). « Sur près de 180 PME accompagnées entre 2000 et 2023, la contribution fiscale du secteur a augmenté de près de 3 milliards de DH [à 4,9 MMDH, ndlr] pour une durée moyenne de détention de 6 ans. En 2023, le montant total des impôts et taxes collectés auprès des entreprises investies a enregistré une hausse de 450 millions de DH en comparaison avec les données de 2022 », souligne le rapport.

Modernisation des routes provinciales et inauguration de nouveaux projets à Essaouira

Ces projets, dont l’inauguration et le lancement se sont déroulés en présence notamment du gouverneur de la province, Adil El Maliki, du secrétaire général de la préfecture de la province, Driss Alahla, des élus locaux, des chefs des services extérieurs, des représentants des autorités locales et sécuritaires, ainsi que des acteurs de la société civile et d’autres personnalités, visent entre autres à améliorer les infrastructures locales, à renforcer les services publics et à stimuler le développement économique de la province.

Dans ce cadre, un nouveau centre de secours relevant de la Direction générale de la protection civile a été inauguré dans la commune de Tamanar (située à environ 70 km d’Essaouira) pour un coût de 1,72 million de DH et bénéficiera à 16 communes territoriales, dont deux urbaines. Érigé sur une superficie globale de 2 000 m², ce projet vise à rapprocher les services de la protection civile des habitants de la région et à améliorer la réactivité des interventions pour contenir la propagation des incendies dans cette partie du territoire national.

Doté d’équipements modernes et d’un capital humain qualifié, le nouveau centre de secours a également pour mission de garantir des interventions rapides et efficaces en cas d’accidents routiers, renforçant ainsi la sécurité et la résilience de la commune et des localités avoisinantes face aux situations d’urgence. Dans une déclaration à la presse à cette occasion, Mounir Aderdour, président de la commune de Tamanar, a estimé que ce « projet important aura un impact significatif sur le renforcement de la sécurité et de la protection civile dans la région. »

Par la même occasion, la délégation a donné le coup d’envoi aux travaux de reconstruction de la route provinciale (RP 22.01) reliant la commune de Sidi Ahmed Essayeh à la commune de Tafedna, à partir de la plage d’Iftane, sur une distance de 14 km à partir du point kilométrique 440+45.

Avec un investissement total de 30,5 MDH, ce projet routier, dont les travaux s’étendront sur une période de 12 mois, s’inscrit dans le cadre du Plan de développement régional (PDR) et vient compléter une série d’autres projets similaires actuellement en cours de réalisation dans la province.

« Ce projet a pour objectif d’améliorer l’attractivité économique des zones rurales en développant le réseau routier local, en optimisant et en réhabilitant les axes existants, ainsi qu’en renforçant les conditions de sécurité routière, » a fait savoir, de son côté, le directeur provincial de l’Equipement et de l’eau, Mohamed Motor. Dans la foulée, il a précisé que la reconstruction de cette route provinciale entend désenclaver les zones rurales et améliorer les conditions de circulation, tout en contribuant à la réduction des disparités territoriales.

Par ailleurs, la délégation a également lancé les travaux de construction de la route provinciale (RP 22.14) sur une distance de 35 km à partir du centre de la commune d’Aguerd, dans le cadre du Programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural.

« Ce projet routier, qui a nécessité un investissement total de 28,11 MDH, a pour finalité de désenclaver les douars et les zones de production agricole, de faciliter la commercialisation des produits du terroir locaux et d’améliorer l’accès des habitants aux services essentiels, » a expliqué, dans une déclaration similaire, Yassine Bouaz, chef de service des Equipements de base dans la préfecture de la province d’Essaouira.

Et d’ajouter que les composantes du projet englobent notamment les travaux préparatoires, le renforcement et la construction de la chaussée, l’édification d’ouvrages d’art, ainsi que la réalisation et le revêtement de la voie.

(Avec MAP)

Marsa Maroc veut se positionner comme un acteur majeur en Méditerranée occidentale

Marsa Maroc multiplie les annonces stratégiques depuis quelques mois, laissant transparaître une politique d’expansion et de croissance notable à venir.

Le groupe a annoncé, le 8 juillet, qu’il comptait acquérir la totalité des parts de la société de manutention d’Agadir dont il détenait déjà 51%. En juin, il avait annoncé qu’il opérerait le terminal à conteneurs Est de Nador West Med. Une concession qui a été établie pour une durée de 25 ans, et pour laquelle le groupe débloquera une enveloppe d’investissement de 200 millions d’euros.

Encore plus récemment, dans un communiqué publié le 17 juillet, l’opérateur portuaire a annoncé son internationalisation via sa sélection pour le contrat de gestion délégué des terminaux 1 et 5 du port de Cotonou au Bénin. Dans le cadre d’un partenariat, Bénin Manutentions sera accompagnée par Marsa Maroc pour le démarrage et la prise en charge des opérations des deux terminaux. Marsa Maroc veillera à la mise en exploitation des terminaux dans les délais, et selon les standards internationaux, à la mise en œuvre de plusieurs chantiers de modernisation, et ce, en conformité avec la vision du gouvernement béninois.

Contacté pour mieux cerner ses récentes opérations, le groupe nous livre quelques détails.

Une meilleure qualité de service dans le port d’Agadir

Le rachat du reste du capital de sa filiale dans le port d’Agadir a été acté dans une stratégie qui vise à positionner le groupe comme un partenaire portuaire, maritime et logistique intégré.

« Le port d’Agadir constitue une importante plateforme d’exportation des produits halieutiques et agricoles de la région. Par l’acquisition de 100% du capital de la société SMA, Marsa Maroc ambitionne de renforcer son activité au port d’Agadir et d’offrir une meilleure qualité de service à ses clients« , explique le groupe.

Cette acquisition de la totalité de la filiale de manutention d’Agadir a été effectuée pour créer « des synergies avec un terminal polyvalent qu’elle opère dans le cadre d’un autre contrat de concession au port d’Agadir ». Cela vient du fait que les deux terminaux traitent des trafics similaires. « Il s’agit essentiellement des vracs solides et du conteneur. Cela permettra de mettre en place d’importantes synergies opérationnelles« .

En outre, le groupe pourra bénéficier d’une amélioration des volumes traités grâce à sa concession dans le port de Nador West Med.

Marsa Maroc veut devenir un acteur important en Méditerranée occidentale

Le trafic conteneurs des principaux ports de la Méditerranée occidentale a atteint l’année dernière 24,3 millions d’EVP, dont 73% (soit 17,8 MEVP) est du trafic de transbordement. Le groupe souligne également la forte croissance dans la zone. « Au cours de la période 2013-2023, le trafic cumulé des principaux ports de la Méditerranée occidentale a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 5,8% en volume de transbordement ».

Les ports de la région, qui arrivent à un certain niveau de saturation avec des taux d’utilisation avoisinant les 80%, cherchent à développer de nouvelles capacités. « De ce fait, Nador West Med (NWM) sera mis en service début 2027, et disposera de tous les atouts pour devenir un hub important du trafic de transbordement en Méditerranée occidentale grâce à sa position stratégique, ses grandes capacités de traitement, et ses infrastructures de 1er plan lui permettant d’accueillir les plus grands navires opérant sur les lignes Est-Ouest (navire de 24.000 EVP) », nous explique Marsa Maroc.

Une capacité de 3,5 millions de conteneurs à Nador West Med

Cette concession permettra au groupe d’être plus connecté aux opérateurs nationaux et favorisera le développement de la région grâce à une génération d’import et d’export pour le port, comme cela a été le cas pour Tanger Med. Le groupe Marsa Maroc en bénéficiera également. « Le terminal à conteneurs Est de NWM permettra d’offrir, à pleine capacité, près de 3,5 millions d’EVP. Le terminal renforcera l’offre de transbordement de Marsa Maroc en Méditerranée en portant sa capacité de traitement des conteneurs en transbordement à près de 5 millions d’EVP et 7 millions d’EVP au total. Le trafic traité au terminal de NWM devrait atteindre son régime de croisière après cinq ans. Les investissements seront injectés progressivement avec le développement du trafic, jusqu’à atteindre les 3,5 millions d’EVP », nous apprend le groupe.

Ce dernier va allouer une enveloppe de 200 millions d’euros pour la première phase du terminal Est. Depuis quelques années, le groupe s’est progressivement désendetté pour atteindre à fin mars 2024 un endettement de -139 MDH. Marsa Maroc nous indique « disposer d’une assise financière solide lui permettant de financer son plan de développement sur les prochaines années, d’une importante capacité de levée de fonds ainsi que de l’appui de ses actionnaires ».

Pour financer son développement, le groupe « envisage de lever un financement de projet, à l’instar de ses autres projets de développement à Tanger Med ou Agadir, et d’injecter une part de fonds propres qui se situe autour de 20% à 30% des besoins du projet ».

Plus de 1,45 MMDH pour de nouveaux projets de développement à Tata

Ces conventions portent sur la lutte contre les incendies et la réhabilitation des oasis de Tata, le développement des produits du terroir, la création d’une ferme expérimentale pour le développement de nouvelles cultures alternatives et le développement territorial (domaines de l’éducation et des sports, de la santé et de l’eau potable).

En marge de la cérémonie de signature de ces conventions, Aziz Akhannouch, qui préside une délégation gouvernementale, a assisté à la présentation des projets de gestion durable des écosystèmes oasiens (ProGreen), de renforcement de l’irrigation au niveau des oasis, de mise en place des ouvrages de protection (seuils de dérivation et murs de protection), de réhabilitation des pistes rurales et de développement des filières arboricoles et de l’élevage, ainsi que du programme transversal de développement de la direction provinciale d’agriculture 2024-2027.

« La province de Tata que le Roi Mohammed VI ne cesse d’entourer de sa haute sollicitude est dotée de potentiels importants », a déclaré le chef du gouvernement qui, à cette occasion, a visité plusieurs projets réalisés ou en cours d’études et qui seront lancés prochainement avec un investissement de plus de 1,45 milliard de dirhams.

Dans le cadre de cette visite de terrain dans la province de Tata, le chef du gouvernement a pris connaissance de l’avancement de plusieurs projets.

Génération Green, barrages, centre de santé…

A cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohamed Sadiki a fait savoir qu’une enveloppe budgétaire de 534 millions de DH a été allouée à plusieurs projets dans le cadre de Génération Green.

Intervenant sur le volet de l’eau, le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a souligné que dans le cadre des hautes orientations royales visant la recherche de nouvelles ressources hydriques, un nouveau barrage sera lancé prochainement dans la commune de M’Salit, qui permettra de mobiliser 30 millions de m3.

Ces ressources seront utilisées essentiellement pour satisfaire les besoins en eau des douars de la province, renforcer la nappe phréatique et assurer la pérennité des oasis et des eaux potables pour la population, a-t-il dit.

Le ministre a fait savoir aussi que dans le cadre d’un partenariat avec la région, un barrage souterrain sera construit à Akka-Issil qui aura un rôle majeur dans la préservation des oasis.

Sur le volet de l’éducation, le ministre de tutelle, Chakib Benmoussa a affirmé que cette visite a permis d’échanger sur la mise en œuvre des écoles pionnières dans certaines provinces dont Tata.

Chakib Benmoussa a relevé que cette visite a été l’occasion aussi de s’arrêter sur l’état des lieux du programme d’infrastructures sportives dans la province, précisant que ce programme s’articule autour des terrains de proximité avec le programme gouvernemental qui prévoit plus de 45 terrains dans les deux prochaines années et plusieurs équipements de base, notamment des piscines avec une enveloppe budgétaire de plus de 100 millions de DH.

Par ailleurs, la délégation gouvernementale a visité le centre hospitalier provincial de Tata, qui permettra de prendre en charge les cas critiques sur place. « La province dispose maintenant de services de réanimation et d’urgences ainsi que d’un laboratoire pouvant satisfaire les besoins des citoyens dans ce domaine », s’est félicité Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé et de la protection sociale.

Dans le domaine culturel, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaïd, a expliqué que le lancement du parcours du circuit du Bibliobus à Tata en perspective de sa généralisation ambitionne de rapprocher la culture des enfants et jeunes des villages et douars ne disposant pas de bibliothèques conventionnelles. « L’ambition est de permettre aux jeunes dans les différentes régions du Royaume d’accéder au livre pour rapprocher la culture des citoyens », a-t-il dit.

(Avec MAP)

Alliances. Stratégie, projets, dividendes… Entretien avec la direction du groupe

Après une année 2023 marquée par une croissance importante des revenus et de la profitabilité, le groupe Alliances évolue dans un contexte très positif cette année. Les aides aux logements, la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030 sont autant d’événements qui impacteront les activités de l’immobilière cotée.

Les investisseurs l’ont déjà bien compris. Depuis début 2023, le cours en bourse d’Alliances a explosé de 377% à 240,5 dirhams le titre à la clôture de la séance du 26 mai. Cette hausse est-elle justifiée ? Le groupe profitera-t-il de la conjoncture favorable qui se dessine ? Quels sont les grands axes de développement cette année et au-delà du business plan à l’horizon 2025 ?

Médias24 s’est entretenu avec Omar Lazraq, directeur général délégué d’Alliances Développement Immobilier, pour cerner la stratégie du groupe à moyen terme et les leviers de croissance qui contribueront aux résultats dans les années à venir. Pour Médias24, il dévoile les décisions stratégiques ayant permis un redressement financier du groupe, les grands relais de croissance en cours de développement, la stratégie africaine ou encore l’avenir de la politique de rémunération des actionnaires. Entretien.

Nous avons aujourd’hui un peu moins de cent millions de dirhams de dette bancaire, ce qui est très peu pour un groupe de la taille d’Alliances.

Médias24 : Comment le sursaut des revenus et de la profitabilité de l’année 2023 a-t-il été vécu et quels sont les éléments stratégiques mis en place pour parvenir à cette progression ?

Omar Lazraq : Nous avons opéré un changement de cap en termes de stratégie depuis plusieurs années. Notre objectif premier était de générer du cash tout en maîtrisant nos coûts opérationnels. C’est pour cela que nous avons décidé de nous orienter vers les projets moins capitalistiques, avec un retour sur investissement rapide. Nous poursuivons cette stratégie sur un certain nombre de projets. Cette stratégie a d’ailleurs payé et a eu des retombées très positives pour le groupe du fait d’un fort dynamisme de la demande sur ce type de biens.

En parallèle de ce changement de mix produits, le groupe s’est aussi tourné vers des villes de taille intermédiaire où le prix du foncier et la pression concurrentielle sont moins élevés qu’à Casablanca, comme Safi, Beni-Mellal et Kénitra.

Une autre clé de la réussite est notre approche orientée clients. Notre direction de développement a une grande capacité d’adaptation par rapport à l’évolution de la demande, c’est un avantage concurrentiel certain. Nous avions des fonciers que nous avons réussi à repositionner vers des projets qui présentent un fort potentiel commercial et sont générateurs de cash. Tout cela a contribué au redressement et à la croissance du groupe.

Les bons résultats de 2023 proviennent également de la bonne gestion de nos charges de structures et de fonctionnement. Nous avons notamment réussi à maîtriser le taux d’endettement du groupe tout en finançant pleinement nos opérations. Nous avons aujourd’hui un peu moins de cent millions de dirhams de dette bancaire, ce qui est très peu pour un groupe de la taille d’Alliances.

– Vous allez distribuer votre premier dividende depuis de nombreuses années, au titre de l’exercice 2023. Pensez-vous pouvoir distribuer un dividende l’année prochaine encore plus important que cette année ?

– En effet, nous avons décidé de verser les dividendes car la situation financière du groupe le permet et que les bons résultats de l’exercice 2023 le justifient. Cette distribution s’inscrit dans une logique à long terme et devrait suivre la même tendance que nos résultats.

Le produit à 700.000 DH avec une aide de 70.000 DH est très intéressant pour la classe moyenne. Nous y travaillons.

– Le groupe a affiché une croissance de revenus de 26% en 2023. Avec les aides au logement disponibles depuis ce début d’année, pensez-vous qu’une croissance additionnelle en plus du rythme classique sera enregistrée ?

– Nous avons présenté en 2022 un business plan à l’horizon 2025. Jusqu’à présent, nous avons respecté scrupuleusement ce business plan et allons continuer à le faire. Cette année, nous prévoyons une nouvelle croissance du chiffre d’affaires qui devrait nous permettre d’atteindre, voire de dépasser les prévisions du business plan.

L’activité du groupe suit son cours. Les terrains sont acquis, les projets sont autorisés et les chantiers sont lancés. L’opérationnel est suivi au quotidien et comparé aux prévisions pour prendre les mesures qui s’imposent. Ce qui importe le plus à ce stade, c’est la préparation de l’avenir qui viendra générer de la croissance supplémentaire.

Nous nous sommes positionnés pour l’acquisition de terrains sur des localisations stratégiques dans le nord et le centre du pays pour y développer des projets.

Pour ce qui est de l’aide au logement, il y a les aides sur le logement social. Le produit à 300.000 DH est difficile à réaliser, sauf convention de l’Etat ou des collectivités. En revanche, le produit à 700.000 DH, avec une aide de 70.000 DH, est très intéressant pour la classe moyenne. Nous y travaillons.

Nous avons déjà lancé un projet de 2.000 unités de ce type à Marrakech.

– Avez-vous d’autres projets de ce type dans d’autres régions ?

– En effet, les travaux d’un projet d’une grande importance de 4.000 logements de moyen standing sera lancé à Casablanca (sur la route qui mène à Dar Bouazza) et d’autres suivront.

– Parmi les facteurs exogènes positifs attendus par le marché, il y a aussi la CAN 2025 et la CDM 2030. Comment voyez-vous l’impact sur le groupe ?

– Il est évident que ces événements vont impacter le groupe positivement. Nous avons senti un engouement incroyable au Maroc depuis l’annonce de la CDM 2030, et même un peu avant. On perçoit une vraie volonté de la part de tous les acteurs de développer et de construire de nouveaux projets. Il y a des infrastructures formidables en cours de lancement. Nous allons nous ancrer dans cette dynamique, c’est certain.

Nous sommes le seul promoteur qui a la particularité de faire de la prestation de service. Nous construisons des hôtels, des hôpitaux, des tours… Nous avons été sollicités à plusieurs reprises pour ce type de projets ces derniers mois.

Concernant l’avenir, la stratégie est simple : poursuivre nos investissements selon la même logique actuelle. Nous détenons encore une réserve foncière sur des marchés très porteurs.

– En 2024, quels sont les principaux relais de croissance du groupe ?

– Nous continuons à réaliser les projets dans le cadre de la nouvelle stratégie, qui a démontré son succès, en plus des projets cités pour la classe moyenne avec l’aide de l’Etat.

Ce sont toujours des projets de grande envergure, que nous réalisons par tranche pour ne prendre aucun risque financier.

– Les investisseurs ont pu voir votre business plan à l’horizon 2025, mais désormais, à l’horizon 2030, quels sont les grands projets en cours pour soutenir votre activité et votre développement ?

– Le business plan 2022-2025 est entièrement sécurisé à ce stade et se déroule comme prévu. Concernant l’avenir, la stratégie est simple. Nous poursuivons nos investissements dans le cadre de notre stratégie, qui se sont avérés payants. Nous détenons encore une réserve foncière sur des marchés très porteurs que nous continuons à développer selon la même logique.

Nous investissons le créneau des appartements moyen-standing à travers le lancement de projets de grande envergure à Marrakech, avec le projet Jnane Riad qui comptera à terme 2.000 unités, et un projet à Casablanca qui totalisera 4.000 unités, comme évoqué précédemment.

Sur le segment du haut standing, nous avons d’autres projets de construction à Marrakech, notamment un programme de 100 villas très haut de gamme sur le Resort Al Maaden, en cours de commercialisation. Un important projet de lotissement à Marrakech sur une réserve foncière du groupe sera également lancé prochainement. L’ensemble de ces projets contribuera à la croissance du groupe post-2025.

En plus de ces projets dont le foncier est déjà sécurisé et les autorisations obtenues, nous nous sommes positionnés pour l’acquisition de terrains sur des localisations stratégiques dans le nord et le centre du pays pour y développer des projets. Ces nouvelles acquisitions viendront encore renforcer la croissance du groupe à l’horizon 2030.

– Sur quels segments (entrée de gamme, moyen ou haut standing) le groupe affiche-t-il les meilleurs indicateurs de performance ?

– Le segment qui génère les meilleurs indicateurs est celui dans les budgets de 400.000 à 700.000 DH. Cela dit, nous disposons toujours d’une importante réserve foncière. Pour chaque terrain que nous détenons ou envisageons d’acquérir, une étude approfondie sur le plan administratif, technique et commercial est systématiquement menée pour en déterminer les potentialités et définir les contours d’une programmation optimale.

Nous avons donc décidé d’opérer différemment à l’international, avec pour priorité stratégique de  réaliser des projets pour le compte de tiers, d’un Etat ou d’institutions étatiques reconnues.

– La partie internationale est aussi un pan de la stratégie de développement du groupe. Quelles sont vos perspectives en Afrique subsaharienne ?

– L’Afrique, nous y sommes présents depuis plusieurs années déjà, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, que ce soit en tant que promoteur immobilier ou en tant que contractant général.

Cette zone géographique constitue indéniablement un relais de croissance naturel pour les entreprises marocaines à l’international. Cependant, c’est un marché difficile pour la promotion immobilière ; il faut prendre les précautions nécessaires car les caractéristiques et l’environnement de la demande sont très différents de ce que nous connaissons au Maroc.

Nous avons donc décidé d’opérer différemment à l’international. Notre première priorité stratégique de développement est de réaliser des projets pour le compte de tiers, généralement pour le compte d’un Etat ou d’institutions étatiques reconnues.

Dans ce cas, le financement est sécurisé et les procédures administratives sont facilitées, ce qui nous permet de nous focaliser sur la réalisation opérationnelle des projets, qui constitue le savoir-faire historique du Groupe Alliances au travers de son expertise de maîtrise d’ouvrage déléguée.

Ce type de montage, nous l’avons matérialisé notamment au Cameroun avec la construction de huit hôpitaux et de 800 logements et la rénovation de trois plateaux techniques pour plus de 300 millions d’euros. Nous réalisons également actuellement une tour de 26 étages à Abidjan pour le compte du Conseil de l’entente, qui est une Organisation de coopération régionale pour un budget de près de 70 millions d’euros. C’est une commande que nous réalisons en tant que prestataire de service.

La seconde priorité stratégique, c’est la promotion immobilière classique qui consiste à acheter un terrain, y construire un immeuble et vendre des appartements. Sur ce volet, l’objectif principal est d’opérer en évitant un risque commercial trop important, c’est-à-dire en privilégiant par exemple des partenariats avec des institutions financières qui garantissent l’acquisition de tout ou partie du stock au moment de la livraison des projets.

Ces dernières années, nous nous sommes recentrés sur notre marché national, mais nous ré-ouvrons maintenant une phase de prospection active au-delà de nos frontières avec des sujets concrets en cours de discussion, notamment en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest qui devraient se concrétiser dans un avenir proche.

– Le cours d’Alliances en bourse a progressé de façon importante depuis le début de l’année. Est-ce une progression justifiée selon vous ? Comment le groupe interprète ce signal ?

– Le cours de bourse d’Alliances ne reflétait pas la réalité de notre activité. Nous cotions à un cours trop bas, en-dessous du niveau de la valeur nominale, ce qui n’avait pas de sens. Cette résurgence s’explique donc tout à fait naturellement.

Nous espérons d’ailleurs poursuivre sur cette tendance haussière, car nous sommes conscients que cette évolution marque la confiance des investisseurs et salue les bons indicateurs de performance de notre groupe.

Nous avons respecté tous nos engagements, en particulier la baisse de l’endettement, et le fait que nous ayons honoré le paiement du coupon de 313 MDH à la fin janvier a rassuré les investisseurs.

Casablanca-Settat et Drâa-Tafilalet, deux régions toujours sans schéma d’aménagement

De passage ce lundi 29 janvier à la Chambre des représentants, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a fait le point sur l’avancement des schémas régionaux d’aménagement du territoire et les programmes de développement dans les douze régions du Royaume.

Dix schémas régionaux d’aménagement du territoire ont été validés à ce jour, a indiqué le ministre. Le schéma de la région Casablanca-Settat est actuellement en cours de validation, a-t-il affirmé. Celui de la région Drâa-Tafilalet est toujours en cours d’examen.

Concernant les programmes de développement régional (PDR), le ministre a communiqué les détails suivants :

6 PDR ont été validés : Casablanca-Settat, Beni Mellal-Khénifra, Guelmim-Oued Noun, Drâa-Tafilalet, Marrakech-Safi et l’Oriental.

5 PDR sont en cours de validation : Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Souss-Massa et Laâyoune-Sakia El Hamra.

Le ministre a noté que le PDR de la région Dakhla-Oued Eddahab n’a pas encore été reçu par son ministère.

S’agissant des contrats-programmes liant les régions à l’Etat, le ministre a précisé que sept contrats ont été validés pour un montant de 34,98 milliards de DH couvrant 286 projets prioritaires relatifs notamment aux infrastructures, au développement rural, à l’aménagement du territoire, à la formation professionnelle et aux ressources hydriques, entre autres.