Ouverture de la 7e édition des Assises de l’AUSIM à Marrakech

Cet évènement de trois jours (23-25 octobre), organisé cette année sur le thème « Le pouvoir du digital : ensemble vers un monde durable et résilient », réunit les professionnels des systèmes d’information et du digital au Maroc, offrant ainsi une plateforme pour l’échange de connaissances, le partage d’expériences et le networking.

Ces assises de 2024 visent, selon les organisateurs, à promouvoir le digital en tant que levier de développement durable, à faire la lumière sur le rôle des technologies dans la transformation du monde en mettant en avant des cas d’usages innovants et écologiques, et à favoriser le dialogue et la coopération.

À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent aussi de sensibiliser aux enjeux de durabilité en engageant des discussions sur l’impact du digital sur l’environnement et les sociétés.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le président de l’AUSIM, Hicham Chiguer, a indiqué que cet événement marque un « moment important, non seulement parce qu’il réunit les forces vives de notre écosystème numérique, mais aussi parce qu’il symbolise 31 ans d’engagement, d’innovation et de transformation au service du Maroc ».

Depuis sa création, « l’AUSIM n’a jamais cessé d’être un catalyseur d’idées et d’actions », a-t-il enchaîné, relevant que l’ambition demeure d’aller au-delà des technologies pour réfléchir et agir ensemble.

Après avoir noté que le thème de cette édition résonne particulièrement dans le contexte actuel, Hicham Chiguer a fait observer qu’au moment où « nous sommes témoins de crises globales (environnementales, économiques et sociétales), le numérique s’impose comme un levier essentiel de transformation. Mais ce pouvoir est double : il peut soit renforcer nos fragilités, soit devenir un catalyseur de solutions durables ».

Outre des Keynotes d’experts de renom, le programme de cette 7e édition prévoit une série de tables rondes, de panels et de débats axés sur des thèmes qui façonnent le futur de la société et de l’économie.

(Avec MAP)

Mezzour et Miraoui font le point sur le programme de « Renforcement des talents digitaux à l’horizon 2027 »

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui et la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Ghita Mezzour ont présidé, mercredi 17 juillet, une réunion du comité de pilotage pour le suivi de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la convention-cadre « Renforcement des talents digitaux à l’horizon 2027 ».

A cette occasion, M. Miraoui, cité dans un communiqué conjoint, a rappelé que « le capital humain est au cœur du développement national », insistant sur l’importance de valoriser les compétences, les talents et les potentiels individuels pour soutenir le développement économique du pays.

Il a également mis en avant la « mobilisation effective de toutes les universités publiques en termes de potentiel humain et de moyens matériels pour atteindre les objectifs de ce programme, dans le cadre des conventions signées entre les universités et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ».

Pour sa part, Ghita Mezzour a précisé que ce programme vise à « renforcer les compétences des jeunes talents et à répondre aux besoins du marché », soulignant que son département « table sur le capital humain pour dynamiser l’économie nationale ».

Tenue en présence des représentants du ministère de l’Économie et des finances, cette réunion a été l’occasion de présenter l’état d’avancement de l’exécution des engagements.

Dans ce sens, il convient de noter que toutes les universités publiques ont réalisé leurs engagements contractuels en termes de montée des effectifs inscrits. Le nombre des nouveaux inscrits dans les filières du Digital est passé de 10.712 à 21.125, soit une augmentation de plus de 97% entre 2022-2023 et 2023-2024.

L’offre de formation des universités publiques a également été adaptée. Elle compte aujourd’hui 393 filières en Numérique, dont 183 nouvellement accréditées.

6 start-up marocaines innovantes accompagnent Glovo dans son parcours au Maroc 

Glovo se distingue par son modèle d’affaires complexe, servant de plateforme intermédiaire et générant des millions en transactions pour son réseau de partenaires et de coursiers à travers le Royaume. Actuellement, de nombreuses start-up marocaines jouent un rôle essentiel dans l’activité de Glovo au Maroc.

En effet, dans un élan visant à renforcer sa présence tout en soutenant l’écosystème entrepreneurial marocain, Glovo intègre plusieurs solutions innovantes pour soutenir son développement, en abordant divers aspects. Ces solutions offrent des réponses créatives et flexibles face aux nombreux défis et opportunités rencontrés par Glovo.

VPS, une gestion des technologies et moyens de paiement adaptés à l’ère du digital

Dans le cadre de sa mission de digitalisation des paiements au Maroc, Glovo gère un volume considérable de transactions mensuelles effectuées par carte bancaire, avec une pénétration remarquable de 56% sur la plateforme jusqu’à présent dans le pays. Pour gérer ce volume considérable de transactions et faciliter le flux de paiements sur sa plateforme, Glovo s’est associé à Vantage Payment Systems (VPS), une fintech marocaine de premier plan qui a su développer une expertise approfondie dans la gestion des technologies et moyens de paiement adaptés à l’ère du digital.

Ali Bettahi, PDG de Vantage Payment Systems : « Ce partenariat avec Glovo illustre parfaitement notre engagement à fournir des solutions de paiement innovantes et sécurisées comme Payzone et Payexpress, répondant aux besoins de digitalisation des entreprises. Ensemble, nous travaillons à simplifier les transactions pour des millions d’utilisateurs au Maroc, en exploitant notre expertise en technologies de paiement pour soutenir l’activité de Glovo. C’est une étape majeure pour VPS dans notre mission de transformer le paysage des paiements digitaux. »

Konta, la solution qui révolutionne la gestion des fournisseurs 

Glovo, en s’imposant comme un acteur émergent dans le domaine de la distribution au Maroc, notamment grâce à l’innovation de ses supermarchés virtuels Glovo Market, souligne l’importance d’une gestion efficace et innovante des fournisseurs et des stocks. Dans ce contexte, le partenariat avec des start-up proposant des solutions avant-gardistes devient crucial pour accompagner Glovo dans l’optimisation de ses opérations.

Parmi ces collaborations stratégiques, celle avec Konta se distingue particulièrement. Fondée en 2019 à Casablanca, Konta propose une solution intégrale pour la gestion des dépenses fournisseurs, répondant ainsi parfaitement aux besoins de Glovo. Mehdi Zirari, CPO (Chief Product Officer) de Konta, témoigne de l’efficacité de cette synergie : « Konta facilite la gestion des factures d’achats pour Glovo. En seulement trois semaines, nous avons mis en place notre service. Les retours constants de l’équipe Glovo nous permettent d’identifier des axes d’amélioration et de trouver rapidement des solutions, optimisant ainsi continuellement notre produit. »

Digishare, fluidifier la communication avec l’écosystème de Glovo 

Confronté au défi de maintenir une communication efficace avec 6.500 partenaires, Glovo a trouvé un allié de taille avec Digishare. Cette plateforme SaaS (Software as a Service), conçue au Maroc, offre une solution clé en main qui centralise toutes les fonctionnalités de communication. Elle se distingue particulièrement par son utilisation de WhatsApp, un outil qui simplifie grandement les interactions avec les partenaires et les coursiers.

« Ce partenariat souligne notre engagement à fournir des solutions de communication innovantes et efficaces. En utilisant notre plateforme, Glovo a pu renforcer ses liens avec ses partenaires au Maroc, garantissant une fluidité et une réactivité accrues dans toutes leurs interactions. C’est une belle preuve de la manière dont la technologie peut transformer les opérations commerciales et contribuer à une croissance mutuelle », déclare Youssef Benmoussa, CEO de Digishare.

Ecopara, une passerelle pour les professionnels de la santé vers le marché digital 

Avec l’essor fulgurant de Glovo dans le domaine du retail, en particulier dans les segments des soins et de la beauté, Ecopara se positionne comme un acteur indispensable. Cette solution 100% made in Morocco facilite l’intégration des pharmacies au sein de l’écosystème numérique, assurant une transition fluide vers le marché digital via la plateforme Glovo.

Omar Sefiani, CEO & Co-founder, précise : « Notre collaboration avec Glovo constitue un véritable pont numérique pour les professionnels de la santé, permettant de rapprocher les produits parapharmaceutiques des consommateurs. Cette initiative marque la rencontre entre santé et bien-être, au carrefour de l’innovation et de la proximité, offrant ainsi une expérience utilisateur enrichie. »

VelyVelo, by Pikaleev, pour une livraison durable au Maroc

Avec plus de 4.500 coursiers utilisant leur propre moyen de transport, Glovo explore des partenariats pour promouvoir une livraison durable à travers le Royaume. VelyVelo, spécialiste de la location, du suivi et de la maintenance de vélos électriques pour les professionnels de la livraison, propose une solution adaptée. Après avoir conquis Paris, cette start-up franco-marocaine s’est implantée à Casablanca sous le nom de Pikaleev, répondant à la demande croissante de livraison à domicile. Les tests de VelyVelo avec les coursiers Glovo au Maroc montrent un potentiel prometteur pour répondre aux défis urbains et environnementaux.

Othmane Razine, cofondateur de Vely Vélo confirme cela : « Pour nous, il était évident de nous associer à Glovo, le numéro 1 de la livraison à domicile au Maroc, dans le cadre d’un partenariat stratégique. Nous offrons ensemble une solution innovante et durable dans le domaine de la livraison urbaine au Maroc. En intégrant des vélos à assistance électrique pour les coursiers Glovo, nous montrons notre engagement envers la réduction de l’empreinte carbone et l’amélioration de la qualité de vie urbaine. En commençant par Casablanca, puis en s’étendant aux autres villes, cette collaboration représente pour nous une courbe d’apprentissage précieuse. »

Cathédis, faciliter la logistique à travers le Royaume

Avec une présence sur 38 villes à travers le Royaume, Glovo est dans l’obligation de maintenir une logistique fluide et efficace, essentielle pour la distribution de divers produits, y compris les emballages recyclés, appareils de gestion de commandes, gants de cuisine, parmi d’autres articles disponibles à la vente pour les partenaires restaurateurs.

Dans cette optique, le partenariat avec Cathédis, une start-up marocaine spécialisée dans la livraison et la e-logistique, s’avère être une solution stratégique. Fondée en 2015 par Imad El Mansour Zekri, Cathédis se distingue par son offre de services innovants, incluant la livraison le jour même, le paiement en ligne ou à la livraison, ainsi que le suivi en temps réel des colis et des livreurs. Cette approche permet à Glovo de bénéficier d’une distribution efficace et adaptée à ses besoins spécifiques, facilitant ainsi la logistique inter-villes.

En conclusion, l’intégration de start-up marocaines innovantes dans l’écosystème de Glovo au Maroc illustre parfaitement la synergie entre la technologie locale et les grandes plateformes internationales. Ces collaborations démontrent l’importance d’adopter des solutions locales pour répondre aux défis spécifiques du marché marocain.

Ces partenariats stratégiques renforcent non seulement la position de Glovo en tant que leader dans le domaine de la livraison à domicile au Maroc, mais contribuent également à l’essor d’un écosystème entrepreneurial dynamique et innovant. De plus, ces collaborations ouvrent des portes significatives pour les start-up marocaines, leur offrant des opportunités d’internationalisation dans les autres pays où Glovo opère. Cette expansion géographique est cruciale pour les start-up en quête de croissance et de diversification de leur marché.

Le Gitex 2024 promet convergence et intégration des startups africaines dans l’économie numérique globale

C’est au Sofitel Jardin des Roses à Rabat que le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, l’Agence du développement digital (ADD) et Kaoun International, organisatrice de l’exposition, ont choisi de se réunir ce mercredi 15 mai. Cette rencontre a marqué l’annonce officielle du lancement de la 2e édition du Gitex Africa 2024. Un événement qui, selon Trixie Lohmermand, PDG de la société Kaoun International, « se concentre sur les opportunités d’affaires pour les startups et vise à renforcer les liens avec le continent africain, tout en établissant des passerelles vers les marchés européens et asiatiques ».

Une édition qui promet d’être un succès retentissant, car la demande pour cet événement est encore plus forte que l’année dernière. Cette année, le Gitex Africa voit grand : « Ce sont plus de 1.500 exposants, 800 startups et plus de 50.000 visiteurs qui sont attendus, des espaces d’exposition dédiés à l’intelligence artificielle, à la Health Tech, à la cybersécurité et des investisseurs de tous horizons qui seront présents » sur la place Bab Jdid à Marrakech du 29 au 31 mai, annonce Ghita Mezzour, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration.

Selon Mohamed El Idrissi Meliani, directeur général de l’ADD, « le Maroc est prêt à devenir le catalyseur de la transformation numérique du continent, notamment à travers cet événement inégalé qui rassemble les acteurs de l’écosystème technologique et institutionnel de l’accompagnement et du financement ainsi que de la communauté des startups , qui connaît cette année une forte participation africaine ».

De même, pour Trixie Lohmermand, l’objectif est d’intégrer l’Afrique dans les écosystèmes globaux et de favoriser une convergence avec le reste de l’écosystème technologique mondial. Dans ce contexte, elle affirme que la tournée de sélection des startups à travers l’Afrique a permis d’identifier les startups les plus prometteuses à exposer cette année. Ces jeunes pousses, sélectionnées sur la base de plusieurs critères comme la pertinence de l’idée, l’opportunité de marché, le modèle d’affaires, la traction du marché et l’équipe fondatrice, auront l’opportunité de se faire connaître, de rencontrer des investisseurs potentiels et de se connecter à l’écosystème technologique mondial. « Cette exposition est une occasion en or pour les start-up africaines de se faire connaître et de s’intégrer dans un réseau global d’innovation, de réseauter avec des leaders de l’industrie et de trouver les soutiens nécessaires pour faire passer leurs idées à l’échelle supérieure », a-t-elle souligné.

Intégration des startups africaines et des nouvelles technologies

« Nombreuses sont les startups qui, jusqu’à présent, n’ont pas eu l’opportunité de rencontrer des investisseurs ou de bénéficier d’un mentorat adéquat », a souligné Trixie Lohmermand. En effet, cet isolement les prive d’une chance de se démarquer et de démontrer leur potentiel. Dans ce cadre, elle explique que Gitex Africa 2024 se présente comme l’une réponse à ces défis, en drainant une impressionnante sélection de startups qui proviennent de diverses villes africaines comme Casablanca, Agadir, Tanger et Fès au Maroc, Abidjan en Côte d’Ivoire, Dakar au Sénégal, Cotonou au Bénin, Kinshasa en République démocratique du Congo, ou encore Lomé au Togo.

En rassemblant des startups, des investisseurs et des mentors de tous horizons, le Gitex crée « un cadre unique pour que ces jeunes entreprises non seulement rencontrent des figures clés du financement et de l’innovation, mais aussi apprennent et s’inspirent des meilleures pratiques mondiales, notamment celles relatives à l’IA ainsi qu’à ses applications », un domaine qui reste mystérieux pour beaucoup d’entrepreneurs et d’acteurs du numérique.

En effet, l’engouement pour l’IA sera mis en lumière de manière inédite pour cette 2e édition du Gitex Africa, car perçu comme un catalyseur de transformation profonde pour l’Afrique, dans une ère où se poursuit l’accélération de l’usage des technologies basées sur l’IA. « Une attention particulière sera portée aux innovations en IA et à ses potentialités pour le développement du continent africain », a-t-elle souligné.

Effectivement, l’IA représente une révolution technologique de premier plan, capable de transformer divers secteurs où les défis sont nombreux, mais où les opportunités de croissance sont immenses, comme l’agriculture, la santé, l’éducation et les services financiers.

Gitex Africa 2024 s’annonce donc comme une vitrine des talents technologiques africains, mais aussi comme une plateforme de transformation et de développement pour l’Afrique entière et pour son économie numérique.

Arrabet Holding, ou la convergence d’innovations technologiques

Arrabet Holding est née de la vision des fondateurs de Mobiblanc, entreprise de technologie spécialisée dans le développement de solutions digitales depuis 2011, qui se veut plus large et intégrée : celle de consolider et diversifier la présence dans le domaine numérique. Avec son siège à Casa-Anfa et quatre sociétés sous son égide, chacune spécialisée dans un segment différent de la technologie, Arrabet cherche à propulser l’écosystème technologique.

Mohammed Benboubker, son cofondateur, nous invite à découvrir Arrabet Holding, basée à Casablanca Finance City, une entité qui ambitionne de s’engager activement dans la cocréation d’un avenir technologique intégré.

Médias24 : Quels sont les objectifs d’Arrabet au Maroc et à l’international ?

Mohammed Benboubker : Les objectifs d’Arrabet Holding au Maroc et à l’international s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques. Je les liste en cinq points :

– devenir un One-Stop-Shop qui offre une gamme complète de services et de solutions technologiques ;
– atteindre une taille critique, que ce soit pour le marché ou en tant que marque employeur ;
– adresser les défis actuels et futurs en termes d’exigences techniques, de robustesse, de scalabilité et d’innovation ;
– enrichir notre pool de partenaires stratégiques pour enrichir notre écosystème et offrir les solutions les plus avancées ;
– incarner une vision pionnière qui soutient la réputation du Maroc en tant que Tech Nation en initiant des programmes de montée en compétence dans l’innovation, la deep tech et la technologie verte.

En résumé, Arrabet vise à jouer un rôle de premier plan dans l’évolution du secteur technologique au Maroc et au-delà.

– Concrètement, quelles sont les activités de chacune des sociétés de Arrabet ?

– Le groupe réalise son développement à partir d’Arrabet Holding qui contrôle l’ensemble des véhicules par métier. Chaque société est en effet spécialisée dans un domaine précis et collabore pour répondre aux besoins du marché avec des offres et des compétences complémentaires : le conseil, le build et l’intégration.

Mobiblanc s’attache particulièrement au développement de solutions technologiques qui améliorent la mobilité et l’expérience client.

Un exemple phare de notre travail est la refonte de l’application Myinwi, entreprise en 2020. Ce projet, auquel nous collaborons toujours, est aujourd’hui l’application phare sur le marché technologique ; celle qui a posé les standards en termes d’architecture et de business.

Foster Processing se spécialise dans l’intégration de solutions numériques innovantes, offrant un service de conseil technologique qui tient compte des spécificités des secteurs prioritaires comme la finance et le retail. Nous guidons les clients vers les solutions les plus adaptées à leurs besoins et facilitons la mise en relation avec notre réseau de partenaires. Un projet emblématique est notre collaboration avec la Fondation Arrawaj pour l’implémentation d’un core banking system, d’une solution mobile wallet, renforcée par un programme de change management pour adopter de nouvelles méthodes de travail et réussir la transformation engagée.

Ackordéon se consacre au nearshoring technologique, offrant des services spécialisés pour le recrutement dans le secteur des technologies. Depuis début 2023, nous avons établi un centre de services avec un grand retailer français, mobilisant des experts technologiques pour collaborer avec leur digital factory.

The Frontline Unit se positionne comme un collectif d’experts dotés de compétences pointues, mobilisés pour répondre aux défis technologiques spécifiques auxquels les clients sont confrontés. Ces individus s’intègrent dans les organisations en apportant un regard externe et expert, essentiel pour conseiller et guider efficacement les stratégies de transformation digitale. En s’appuyant sur leur expertise approfondie, ils fournissent un accompagnement sur mesure, garantissant la mise en œuvre réussie et l’atteinte des objectifs stratégiques, en agissant comme un véritable bras technologique pour leurs clients.

Ensemble, ces entités incarnent la vision d’Arrabet Holding pour une synergie efficace et une expertise pointue, permettant d’aborder diverses problématiques technologiques tout en se concentrant sur les objectifs et les besoins de nos clients.

– Quelles sont les réalisations phares de Mobiblanc ?

– Nous avons démarré notre aventure en 2010. Nous voulions nous imposer comme un acteur incontournable dans le domaine des solutions mobiles. L’internationalisation de nos activités en 2013 a été une étape naturelle dans notre quête de croissance et d’excellence. Cette expansion a été suivie de collaborations stratégiques avec des géants tels que Salesforce et AWS, débutées en 2015, et d’une expansion dans plusieurs pays de la région depuis 2017. Notre présence s’étend désormais à 16 pays, une croissance qui témoigne de notre adaptabilité et de notre ambition.

L’atteinte, récemment, du seuil des 100 collaborateurs est une étape significative, mais le plus important est la validation d’un business modèle qui a propulsé une réflexion plus large. En diversifiant nos activités vers des expertises spécifiques, nous avons renforcé notre capacité à dupliquer notre succès, profitant d’une synergie accrue entre nos filiales.

– Quels sont les projets et partenaires phares au Maroc et à l’étranger ?

– Dans les télécoms, nous avons tissé des liens étroits avec les trois opérateurs marocains et avons étendu notre influence dans de nombreux pays de l’Afrique francophone. Ces partenariats ont été le terreau fertile pour la gestion de projets d’envergure et la création conjointe de solutions qui répondent efficacement aux besoins de nos clients et améliorent significativement leur service.

L’innovation chez Mobiblanc transcende les frontières sectorielles en s’élargissant à des domaines aussi dynamiques que la fintech et le retail. Nous avons par exemple déployé une solution de mobile wallett d’une banque en Mauritanie, avec une première phase déjà livrée et une extension en cours pour englober plus largement les services financiers et bancaires de l’institution.

Dans le secteur du retail, nous soutenons un grand groupe, en apportant notre expertise au Maroc sur des enjeux de fidélisation, et en France, en participant activement à leur digital factory. Au-delà de la fourniture de solutions technologiques, Mobiblanc s’engage à enrichir l’expérience client. Cette orientation nous a naturellement conduits vers des projets pionniers, avec des partenaires matures, dans le développement des premières super applications au Maroc. Chacune de ses initiatives est une brique supplémentaire dans l’édifice de notre mission : utiliser la technologie pour tisser des liens significatifs, améliorer les interactions entre les entreprises et leurs clients et contribuer positivement aux communautés que nous servons.

Transformation numérique : une délégation marocaine bientôt en visite aux États-Unis

La délégation marocaine de 15 membres se rendra à Austin, Texas, et dans la Silicon Valley, Californie, du 10 au 21 février, où ils effectueront des visites de sites dans des entreprises américaines proposant des solutions pour les services d’administration électronique, les centres de données, le cloud computing, l’intelligence artificielle, le renseignement et la cybersécurité.

Un communiqué de l’USTDA précise que cette délégation marocaine rencontrera également les gouvernements des États et des collectivités locales pour discuter des meilleures pratiques en matière d’utilisation et d’application de ces systèmes numériques.

Les entreprises américaines seront invitées à participer à une réunion d’information publique de l’USTDA à Austin, le 13 février, pour suivre la présentation par la délégation des priorités d’approvisionnement du Maroc et des opportunités commerciales à venir, et pour rencontrer en tête-à-tête les délégués en vue de présenter leurs produits et services d’e-gouvernement.

Inwi lance la 6e édition des « Rencontres Entreprises » à Marrakech

Cet événement annuel vise à sensibiliser les professionnels et les entreprises aux enjeux et aux opportunités qu’offre la transition numérique, et à les accompagner pour adopter les outils et les pratiques nécessaires pour réussir cette transformation. « Quels défis pour une entreprise performante à l’ère du Digital ? » est le thème choisi cette année.

Les séminaires prévus lors de ces rencontres ont démarré mardi 28 novembre à Marrakech.

Des sujets stratégiques seront abordés tels que l’exploitation de la data pour créer de la valeur, le rôle crucial du cloud en tant qu’outil accélérant la digitalisation des PME, la protection des données ainsi que des études de cas concrets permettant de retenir les meilleures pratiques à adopter pour chaque enjeu.

144 nouvelles filières numériques seront lancées dans 12 universités: voici les premiers détails

Le digital est un secteur à la recherche de talents. Il évolue aussi constamment, au même rythme que les compétences recherchées par les entreprises.

Pour Sarah Lamrani, secrétaire générale du ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, le constat est sans appel : « Les secteurs public et privé sont confrontés à une pénurie de talents, et les 232 filières numériques existantes au niveau des universités marocaines ne suffisent plus à alimenter l’ensemble des besoins des entreprises » pour accompagner la nouvelle économie.

C’est dans ce sens que le ministère compte porter le nombre de lauréats, dans les différents cycles de formation en numérique, à 22.500 par an à l’horizon 2027, en implémentant 144 nouvelles filières universitaires dans le domaine du digital au sein de 12 universités publiques marocaines.

Un chiffre qui devrait être atteint en vertu d’une convention signée avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

Quels sont les contours et objectifs de cette convention ? Pourquoi est-il important pour le Maroc de former les générations futures au domaine du digital ?  

144 nouvelles filières dans 12 universités

« Les filières vont être déployées au fur et à mesure sur les quatre années à venir », précise la secrétaire générale du ministère de la Transition numérique. Elles sont au nombre de 144. Parmi celles-ci : 

« Les engagements des parties, pour la période 2023-2027, en termes de renforcement des effectifs des diplômés en numérique en formation initiale dans les universités publiques marocaines seraient d’atteindre un total de 22.500 diplômés par an à l’horizon 2027″.

Former au rythme des évolutions technologiques

Interrogée sur les enjeux de l’implémentation de ces nouvelles filières dans les 12 universités publiques marocaines, et l’intérêt que cela représente pour le Maroc, Sarah Lamrani explique que « la transformation digitale des services publics est un chantier en plein essor, aux côtés de la digitalisation du secteur privé ».

« Par ailleurs, les investisseurs étrangers sont très demandeurs de compétences marocaines dans ce domaine. L’objectif de cette convention est de pallier une pénurie de talents marocains, en créant de nouvelles filières qui s’adaptent en permanence aux évolutions technologiques et offrent des débouchés et des salaires attractifs », poursuit-elle.

Il s’agit dans ce sens de former plus de jeunes à des compétences prisées par les recruteurs, mais aussi et surtout de les faire évoluer afin de réduire les tensions sur le marché de l’emploi. À travers cette stratégie, l’ambition ultime du ministère est « d’aller vers une nation digitale, en attirant les investisseurs étrangers, mais aussi en devenant un pays producteur de digital ».

À la question de savoir comment le Maroc compte retenir ses jeunes talents qu’il a formés dans le digital, Sarah Lamrani semble sereine. Elle explique que la stratégie du ministère repose sur la création d’un cercle vertueux. « Les jeunes restent au Maroc dès lors qu’on leur offre des opportunités, et on ne peut créer celles-ci qu’en mettant en place des filières qui forment des talents. L’un va tout simplement driver l’autre ».

Les besoins du marché de l’emploi national

Les besoins du marché de l’emploi national et les tendances technologiques majeures ont été déterminés à partir d’une étude réalisée par le ministère auprès de différents acteurs : entreprises, cabinets de recrutement, ministères et banques…, nous explique-t-on.

L’écoute du marché s’est également opérée à travers la lecture de différentes études, notamment les stratégies nationales en développement durable et en efficacité énergétique, mais aussi à travers un benchmark international de filières prioritaires dispensées en numérique.

Cette étude a ainsi révélé « le besoin en compétences numériques afin de dynamiser la transformation numérique et de contribuer à la croissance de l’économie du Maroc, mais aussi l’importance d’accélérateurs à mettre en place, tels que les formations continues, les cours en distanciel et les certifications professionnelles ».

Par ailleurs, « le contact permanent avec le secteur privé et une veille internationale continue permettent de rester à jour sur les évolutions constantes du secteur disruptif du digital ».

Teleperformance lancera son OPA sur Majorel lundi 14 août

Dans un communiqué publié ce vendredi 11 août 2023, Teleperformance annonce que son OPA attendue sur Majorel sera lancée lundi 14 août et ce, jusqu’au 20 octobre inclus. Dans sa communication, Teleperformance rappelle le prix qui sera proposé, ainsi que l’engagement de Saham (Saham Customer Relationship Investments Limited et Saham Outsourcing Luxembourg) et de Bertelsman, qui contrôlent près de 79% du capital de Majorel (39,49% chacun), d’apporter la totalité de leurs actions.

Teleperformance a élaboré une offre volontaire d’acquisition en cash et en titres pour l’intégralité des actions de Majorel. La société propose 30 euros par action, soit un montant total de 3 milliards d’euros, pour racheter Majorel.

La combinaison Teleperformance-Majorel donnera naissance à un groupe de 11 à 12 milliards de dollars de revenus dans les services aux entreprises en solutions digitales, avec une présence forte dans toutes les grandes économies du monde.

Selon la communication de Teleperformance, d’un point de vue opérationnel et stratégique, cette combinaison permet notamment :

– une complémentarité de compétences dans un grand nombre de géographies ;

– la force de Teleperformance sur les marchés américains est habilement complétée par la pénétration de Majorel en Europe ;

– une accélération de la croissance des implantations en Asie-Pacifique et en Afrique ;

– un approfondissement des expertises au service de portefeuilles clients extrêmement diversifiés ;

– un élargissement des compétences en gestion et modération de contenu ;

– un large portefeuille d’activités dans les solutions de transformation digitale ;

– des synergies importantes, de l’ordre de 100 à 150 millions d’euros par an, au travers de mesures d’efficacité opérationnelle, d’une augmentation des effets d’échelle, d’une amélioration du potentiel de développement de nouveaux produits et d’un partage de meilleures pratiques métiers.

Le premier communiqué de Teleperformance, publié en avril dernier, indiquait que Bertelsmann et Saham se sont engagés à ne pas vendre leurs actions Teleperformance, qu’ils recevront sur une période de 12 mois (un tiers des actions sera cessible tous les trois mois, à compter de 6 mois après le closing).

Cet engagement est rappelé dans le communiqué de ce vendredi 11 août. Il n’est pas certain que Bertelsman et Saham souhaiteront rapidement quitter le tour de table du nouveau leader mondial des services aux entreprises dans le domaine digital. Tout dépendra en fait de son comportement boursier.

La faculté de droit Souissi de Rabat lance sa Business School

Fruit de l’expertise du Département des sciences économiques et gestion relevant de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) Souissi de Rabat, la Souissi Business School (SBS) ouvre ses portes aux étudiants désireux de se former aux métiers de la gestion, en leur proposant une offre de formation diversifiée, composée de trois parcours d’excellence pour répondre aux besoins croissants du marché du travail, indique la FSJES-Souissi dans un communiqué.

Le premier parcours d’excellence s’intitule « Comptabilité-Contrôle-Audit« . Il vise à former des professionnels de la comptabilité et de l’audit capables de fournir des analyses financières pointues pour guider les décisions stratégiques des entreprises.

Dans un monde en constante évolution numérique, le deuxième parcours d’excellence en « Marketing-Management Digital et Commerce Électronique » met l’accent sur les compétences en marketing, gestion des médias sociaux et e-commerce, préparant ainsi les étudiants à exceller dans l’univers digital.

Le troisième parcours est en « Finance et Blockchain« . Il est axé sur les marchés financiers, les investissements et les technologies de la blockchain, et offre une formation de pointe pour les futurs experts en finance et nouvelles technologies.

Ces formations sont spécialement conçues pour les étudiants titulaires d’un Bac+2 en économie et gestion ou tout autre diplôme reconnu équivalent (DEUG, DEUP, DUT, BTS, DTS, etc.).

La SBS s’engage à offrir un environnement d’apprentissage stimulant et une équipe pédagogique hautement qualifiée pour encadrer les étudiants tout au long de leur parcours académique, précise la FSJES-Souissi. Le lancement de cette nouvelle business school marque une étape cruciale dans l’engagement de la faculté de droit Souissi-Rabat à fournir une éducation de qualité, ancrée dans la réalité du monde professionnel.

Bientôt, une plateforme agricole “Satellites et intelligence artificielle”, avec accès gratuit aux agriculteurs

Créé il y a quelques mois pour renforcer le virage vers l’agriculture digitale au Maroc, en application des principes de la stratégie agricole Generation Green, le Pôle digital de l’agriculture, de la forêt et observatoire de la sécheresse, affiche déjà ses grandes ambitions, notamment incarnées par la plateforme « Satellites et intelligence artificielle », dédiée au développement de géo-services agricoles, à la production de la data agricole et foncière et au monitoring de l’irrigation

Le Pôle digital est un groupement d’intérêt public composé de 11 établissements qui représentent le monde de la recherche, les services publics dédiés à l’agriculture et les services financiers.

Amené à révolutionner le monde agricole à travers la digitalisation et la mise à disposition de données à un large éventail d’organismes et autres professionnels du secteur, ce projet a également pour objectif d’améliorer le niveau de vie des agriculteurs, « en les aidant à adopter une vision entrepreneuriale dans la gestion de leurs exploitation agricoles », affirme à Médias24 le Professeur Loubna El Mansouri, directrice du Pôle digital.

Un budget de 21 millions de dirhams

Afin de développer la plateforme « Satellites et intelligence artificielle », une enveloppe budgétaire de 21 millions de dirhams (MDH) sera nécessaire. Le financement s’articulera autour d’un partenariat public privé (PPP), qui n’a pas laissé insensible l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). 

« Nous avons soumis ce projet à Rome, au siège de la FAO. Ils ont été convaincus et ont accepté de financer la première phase du projet à hauteur de 4 MDH. D’autres participations financières sont en cours de finalisation », indique Loubna El Mansouri.  

« Le premier livrable est prévu pour décembre 2023. A cette date, la plateforme sera accessible mais uniquement pour certains services comme la reconnaissance automatique des cultures par satellites qui facilitera la gestion du patrimoine agricole du pays », ajoute-t-elle.

Au moment du lancement de la campagne agricole d’automne, au mois d’octobre, des experts de la FAO se rendront au Maroc pour assister l’ensemble des parties prenantes lors des tests qui seront effectués dans le bassin de Oum Errbia, lequel alimente trois périmètres irrigués pour tester l’efficacité des procédures et évaluer leur pertinence.

« Avec l’aide des directions régionales de l’Agriculture, nous allons également procéder à des tests grandeur nature à Béni Mellal et Doukkala. Ces essais seront aussi lancés au mois d’octobre, lors du démarrage de la campagne agricole ».

Prévisions météorologiques, maladies et ravageurs

Plus de dix stratégies digitales internationales ont été étudiées avant d’établir la feuille de route relative à la création de la plateforme. « Les études ont mis en évidence le besoin d’opter pour des plateformes software, basées sur l’intelligence artificielle et la Data Satellite », explique la directrice du Pôle digital agricole. 

Un constat corroboré par les spécificités du monde agricole national, établies via une étude stratégique, sous forme de mapping de consultation qui a concerné 28 organismes dont les agrégateurs et les établissements étatiques. « D’après nos études, il s’est avéré que les besoins des agriculteurs en termes de Data tournent autour de différents services, dont les prévisions météorologiques, les besoins en eau des cultures et les données sur les maladies et autres ravageurs des plantes« , affirme notre interlocutrice. 

Des informations essentielles à la bonne conduite des cultures. Même si elles sont disponibles, il n’est pas simple de les réunir car l’une des plus grandes limites du secteur agricole en matière de Data, réside dans la fragmentation des données.

« Les plateformes existantes ne sont pas communicantes et les services digitaux ne sont pas interopérables en général », regrette Mme El Mansouri. « C’est aussi l’une des raisons pour laquelle nous allons lancer la plateforme digitale », souligne Loubna El Mansouri. Pour simplifier, les objectifs de ce projet se déclinent comme suit : 

Développer des procédures automatiques de parcellisation et de cartographie des cultures basées sur les satellites et le Deep Learning ; 

– Valider les bases de données WaPOR (FAO), à l’échelle du Bassin à une résolution de 30 m pour estimer la productivité de l’eau à l‘échelle de la parcelle ; 

– Valider les bases de données WaPOR à l’échelle du Bassin à une résolution de 250m et 100m pour le suivi de la sécheresse dans le pluvial et développer des géo-services pour l’aide à la gestion des périmètres irrigués.

Implanter une vision entrepreneuriale

Sur le plan socio-économique, la plateforme « Satellites et intelligence artificielle » est dans la droite lignée des exigences de la stratégie Génération Green. « Notre objectif est avant tout d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs en mettant à leur disposition un outil qui leur permette de mieux gérer leurs exploitations agricoles », assure Mme El Mansouri. 

Une aide capitale dont les avantages prennent la forme de e-services directs, pour prévenir notamment les agriculteurs des événements météorologiques extrêmes à venir (grêle, chergui). « Indirectement, la plateforme permettra au ministère de l’Agriculture de fournir des informations aux agriculteurs en matière d’assolement, en les conseillant sur les cultures à planter en fonction des conditions pédoclimatique de chaque région », explique la directrice du pôle digital. 

In fine, l’intérêt de cette plateforme de data agricole sera de renforcer l’actif de l’agriculteur tout en l’aidant à s’intégrer dans une vision entrepreneuriale. « C’est un outil de gestion qui nous permettra d’aboutir à une transformation de paradigme et de changer la relation qu’entretient l’agriculteur avec sa terre« , souligne Mme El Mansouri.  

L’accès à la plateforme sera gratuit 

Vous l’aurez certainement compris, la plateforme est destinée aux exploitants agricoles et à l’exécutif public, notamment le ministère de l’Agriculture et les 34 organismes sous sa tutelle. Mais pas uniquement. Les impulseurs de technologies sont également concernés.  

« L’outil leur fournira des modules sous formes de data as a service (DAS), afin de fournir des jeux de données à un écosystème que l’on souhaite dynamiser. Les informations fournies donneront aux impulseurs l’occasion de tester leurs algorithmes et entraîner leurs modèles. Par exemple, en fournissant des informations relatives au rendement de telles ou telles cultures sur une zone délimitée », explique Mme El Mansouri. 

« Nous allons également nous ouvrir sur le monde de la recherche. Le digital n’est pas un secteur qui est basé sur le savoir mais sur la connaissance. Il faut développer ce secteur pour ne plus être uniquement des consommateurs de technologies importées », poursuit-elle. 

A priori, l’accès à la plateforme sera gratuit. « Il est vrai que parmi les financements que reçoit le Pôle digital du ministère de l’Agriculture, une partie provient du privée et d’investisseurs qui souhaitent sans doute un retour sur investissement. Mais il n’est pas prévu de monétiser la plateforme, du moins pour le premier livrable. Surtout que nous ciblons 95% des agriculteurs du Maroc, qui sont petits et moyens ».

En résumé, la plateforme disposera de droits d’accès différents pour chaque catégorie d’utilisateurs, à travers différents modules. « Nous réfléchissons également à mettre en place un accès pour le grand public à la data agricole« , annonce la directrice du Pôle digital.  

L’importance de l’imagerie satellite 

D’un point de vue technique, la plateforme développée par le Pôle digital, avec le concours de plusieurs organismes tel que l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), s’appuie sur l’intelligence artificielle mais en particulier sur l’imagerie satellitaire.  

« Plus de 90% de la data qui circule dans le monde provient des satellites. Il était logique que l’on opte pour cette technologie. D’autant que la fréquence de visite du satellite est importante et chaque semaine, on peut avoir une imagerie satellite actualisée d’une qualité qui offre une meilleure compréhension du terrain », estime Loubna El Manssouri.

« A condition d’avoir l’expertise nécessaire », nuance-t-elle. « En ce sens, nous avons créé un pool d’experts au sein du Pôle digital agricole, dédié au traitement des images satellites ». Un groupe de travail qui aura fort à faire, puisque ce sont des milliers de giga-octets de données qui devront être traitées, du fait de la multitude de sources choisies. 

Outre les données libres d’accès du satellite Copernicus, « nous allons recevoir des données fournies par le satellite Mohamed VI ce qui est un atout majeur. Nous allons également collaborer avec l’Agence spatiale européenne, premier producteur de données satellite au monde, devant la NASA », se réjouit la directrice du pôle digital. 

Ainsi, la task force qui mène ce projet novateur est composée d’une pléiade de compétences nationales et internationales. « Il faut dire que nous n’allons pas créer cette plateforme à partir d’une page blanche », tient à préciser Loubna El Mansouri. « Nous nous appuyons également sur l’expertise de l’INRA et de l’ICARDA notamment. »

L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) est elle aussi fortement impliquée dans cette révolution agricole. Membres du Conseil d’administration du Pôle digital agricole, « ils détiennent toutes les données satellitaires en rapport avec le foncier agricole du pays », conclut notre interlocutrice.

Popcard, la carte de visite numérique marocaine sur le marché européen

Lancée sur le marché marocain en juillet 2022, la carte de visite numérique Popcard a signé son entrée sur le marché européen six mois plus tard, et s’installe désormais à Paris, à la Station F, l’un des plus grands incubateurs de startups au monde. « Nous avons associé à notre entité française le talentueux Ayman Lahouiry, que l’on appelle dans le jargon startups, un launcher. Il nous accompagne dans l’exploration et le déploiement de nos solutions en France », affirme à Médias24 le cofondateur de Popcard, Otman Harrak.

Popcard est une carte de visite numérique et personnalisable qui permet de transmettre son profil et ses coordonnées grâce à la technologie NFC, en l’approchant d’un smartphone en mode sans contact. La réception est redirigée vers un profil numérique sur lequel apparaissent différentes informations, comme le nom du titulaire, le poste occupé, le nom de l’entreprise, le lien vers les réseaux sociaux et le site web.

Des possibilités d’expansion prometteuses

S’implanter en France répond à des objectifs multiples. Il s’agit d’abord de prouver que « la technologie développée au Maroc est à la hauteur des standards internationaux« . Qui plus est, la startup se rapproche de sources de financement variées, grâce aux nombreux programmes de recherche et de développement ainsi qu’aux dispositifs d’accompagnement régionaux présents dans le pays. Last but not least, la France représente une porte d’entrée vers le marché européen, offrant ainsi des possibilités d’expansion prometteuses pour Popcard, soutient Otman Harrak.

Aujourd’hui, Popcard a déjà réussi à acquérir ses premiers clients dans l’Hexagone. Toutefois, le coût d’acquisition par client reste élevé, ce qui impacte les marges de la startup. « Malgré ce défi, on est déterminé à persévérer en matière de marketing ; on cherche activement à lever des fonds pour soutenir sa croissance sur le marché français. »

Dans ce même esprit de croissance, la startup a entrepris une série d’actions stratégiques, en commençant par une approche dite de Growth Hack. Par exemple, « nous avons fait appel à Youssef Koutari, une véritable légende de LinkedIn en France, qui publie des posts sur Popcard avec une communauté de plus de 300.000 membres sur ce réseau social », souligne le jeune entrepreneur, qui précise avoir initié des partenariats avec différents réseaux de restaurateurs afin de renforcer sa présence sur le marché.

A la recherche de financements pour développer des services FinTech

La startup, qui compte aujourd’hui huit collaborateurs, a intégré en mars le programme d’investissement et d’accélération 212 Founders dans son batch Winter 2023. Selon l’entrepreneur, la startup a pu valider un modèle d’affaires qui lui a permis d’autofinancer sa croissance. « Les signaux du marché sont positifs. Nous sommes confortables quant au choix de nos investisseurs », assure Otman Harrak.

Si aujourd’hui, le modèle d’affaire de Popcard repose entièrement sur la conception et la commercialisation de cartes de visite digitale, à partir de 390 dirhams, son cofondateur affirme qu’il compte pivoter son modèle économique pour y intégrer le paiement par carte.

« Notre vision, c’est de nous ouvrir à d’autres types de fonctionnalités, pour devenir éventuellement une Fintech », indique-t-il, soulignant la possibilité d’intégrer des services comme Employee benefits ou la possibilité de paiement dans des réseaux de commerces partenaires. « C’est une approche verticale que l’on est en train d’adopter. Lorsque l’on débloquera du financement, on mettra l’argent dans le recrutement, dans le développement de ses verticales et vers le renforcement de l’existant », affirme Otman Harrak.

Popcard a l’ambition de devenir une Super Card, à l’image des Super Apps qui font fureur actuellement dans le paysage des applications mobiles. L’objectif est de développer une carte polyvalente qui permettra aux utilisateurs d’accomplir une multitude de tâches, de réduire le nombre de cartes que nous utilisons au quotidien et regrouper différents services au sein d’une seule et même carte . Il explique : « Imaginez pouvoir non seulement vous présenter ou ouvrir une porte de bureau grâce à cette carte, mais également l’utiliser comme moyen de paiement auprès de nos partenaires restaurateurs, tout en accumulant des points sur celle-ci. »

De grandes entreprises marocaines intéressées

La startup ambitionne de devenir un véritable laboratoire de recherche dans l’exploitation des technologies NFC, en tirant parti de cette technologie pour offrir une solution pratique qui simplifie la vie des utilisateurs et transforme leur expérience quotidienne. A ce jour, Popcard affirme avoir suscité un fort engouement de la part de la cible professionnelle et revendique un peu plus de 4.000 professionnels issus de différents secteurs.

De même, son offre B2B séduit de plus en plus de grands groupes au Maroc, comptant à ce jour une dizaine de clients, notamment dans le secteur bancaire. « Des entreprises marocaines renommées telles que la CDG, Société Générale ou Maroc Telecom se sont montrées intéressées par la solution de carte numérique de Popcard », affirme le fondateur.

En effet, la carte numérique offre des fonctionnalités avancées telles que le contrôle de l’image de marque et l’analyse des statistiques d’utilisation sur le terrain, ce qui permet aux entreprises, non seulement de représenter la marque de l’entreprise, mais aussi d’exploiter les données collectées via le back office « Popcard Metrics » pour lancer des campagnes d’acquisition basées sur des informations précises.