Disway voit son chiffre d’affaires reculer de 5,9% au 1er trimestre 2025

Au 1er trimestre 2025, Disway affiche un chiffre d’affaires consolidé de 412 MDH, en baisse de 5,9% par rapport à la même période de l’an dernier. Ce résultat s’explique par une baisse temporaire des ventes à l’international, sans impact sur la structure dynamique du groupe.

Sur le marché marocain, l’activité reste stable. Disway Maroc enregistre un chiffre d’affaires de 362 MDH, confirmant la résilience de l’entreprise sur son marché domestique.

Dans le détail, le segment Volume (PC, imprimantes, imagerie…) ressort à 295 MDH, en recul de 7,2%, principalement en raison de la baisse des ventes à l’export.

Le segment Value (solutions à forte valeur ajoutée) se maintient à 106 MDH, au même niveau qu’un an plus tôt.

Le segment Autres, qui comprend notamment les panneaux photovoltaïques, réalise un chiffre d’affaires de 11 MDH contre 14 MDH un an plus tôt. Ce recul s’explique par une opération ciblée de liquidation de stocks anciens, malgré une progression de plus de 53% des volumes vendus.

Une relance attendue dès le deuxième semestre

Malgré ce démarrage modeste, le groupe anticipe une reprise progressive de l’activité dès les prochains trimestres. Plusieurs projets structurants sont en cours de finalisation.

Disway entend renforcer son positionnement à travers la diversification de son offre, le développement de ses services logistiques via DLS et sa nouvelle plateforme de Skhirat, ainsi que le lancement de ses activités dans plusieurs pays à partir du deuxième semestre 2025.

Disway. Reprise en fin d’année, croissance du business value

Le premier élément notable de cet exercice concerne la dynamique contrastée entre les deux semestres. « Comme vous avez pu le constater dans la publication qu’on a faite au premier semestre, on a eu un premier semestre qui était difficile, avec un marché qui était très atone, très peu de demande », annonce Hakim Belmaachi, président du directoire de Disway.

Cette tendance s’est traduite par « à peu près 9% de décroissance sur le premier semestre, en consolidé. C’était le cas aussi bien sur le Maroc que sur la région. Et nous avons fini l’année avec une légère croissance ».

Le mois de décembre s’est révélé particulièrement déterminant. « Le mois de décembre, à lui tout seul, a fait pratiquement 15% de l’année. Donc, rien que sur le mois de décembre, on a fait la moitié de ce qu’on a fait sur le quatrième trimestre ».

Le deuxième fait marquant concerne la forte progression du business value. « On a fait plus de 25% de progression, qui vient principalement d’un certain nombre d’appels d’offres qui ont été gagnés ». Cette dynamique repose sur des contrats stratégiques remportés « notamment sur le deuxième semestre, qui ont permis de faire cette excellente performance sur des produits à la fois réseau, des produits de stockage, du data center », ajoute le président du directoire de Disway.

Enfin, cette tendance se prolonge sur l’année suivante, avec des perspectives solides. « On voit une reprise sur les projets d’infrastructures importantes. Et on a démarré l’année 2025 également avec un bon backlog sur le business value ».

Le marché du solaire a connu une forte instabilité ces dernières années. « Il y a eu une très forte volatilité des prix il y a environ deux ans. On a constaté en gros une baisse des prix très importante. Les prix ont été pratiquement divisés par trois ».

Cette chute significative a fortement impacté les coûts. « On est passé de plus de 3,5 dirhams le watt-crête à moins de 1,5 DH. Et nous avions un stock à un moment donné qui était important avant cette baisse des prix, ce qui a engendré pendant ces deux derniers exercices un certain nombre de difficultés à écouler le stock. Et donc, c’est ce qui explique que nous avons eu un impact sur la marge qui vient essentiellement de la baisse des prix sur les panneaux solaires ».

« Mais cette baisse de marge a été compensée parce que nous avions passé des provisions sur ces stocks justement auparavant. Donc on a eu en contrepartie des reprises de provisions, vu qu’on avait impacté cela ».

Depuis quelques mois, une tendance à la reprise commence à se dessiner. « On sent depuis à peu près un trimestre une reprise, parce qu’il y a eu aussi une baisse au Maroc ».

Le pompage agricole représente plus de 60% du marché du solaire photovoltaïque, mais la sécheresse de 2024 a entraîné une forte baisse de la demande sur ce segment. Toutefois, cette chute a été partiellement compensée par le secteur industriel, où la demande s’intensifie sous l’effet de la décarbonation obligatoire pour les exportateurs vers l’Europe, en prévision de la taxe carbone de janvier 2026. « Et donc, il y a eu un phénomène de compensation sur ces deux segments ».

Les prix, après une période de volatilité, « sont en train de repartir légèrement à la hausse puisque, en Chine, il y a eu des changements réglementaires il y a environ deux semaines. Ces nouvelles mesures en Chine ont modifié le système d’achat des excédents de production par le gouvernement, passant d’un prix fixe à un prix spot, ce qui a incité les producteurs à accélérer l’installation de centrales avant l’entrée en vigueur de cette réforme prévue pour juin ou juillet ».

Ce phénomène provoque une concentration de l’offre sur le marché intérieur chinois, réduisant ainsi la disponibilité pour l’international et faisant remonter les prix. Parallèlement, une reprise de la demande agricole se profile avec le retour des précipitations.

Dans ce contexte, l’optimisme revient, notamment en milieu rural où les investissements dans les centrales photovoltaïques repartent à la hausse.

Sur le plan logistique, la plateforme de Skhirat, opérationnelle depuis juillet, atteint déjà un taux d’occupation de 60% à fin décembre. « Nous continuons à chercher des clients pour améliorer ce taux d’occupation et accélérer aussi nos développements ».

Les récentes évolutions fiscales ont fortement affecté le marché au Maroc et en Tunisie. Au Maroc, la loi de finances 2024 a relevé les droits de douane sur les téléphones et les tablettes de 2,5% à 17,5%, soit une hausse de 15 points.

« L’impact immédiat, cela a été une chute drastique des ventes de téléphones. Notre business a baissé d’à peu près 25 à 30% et cela a été le cas chez tous les opérateurs », explique-t-il. Une partie de la demande semble s’être déplacée vers le marché informel, une tendance classique lorsque les taxes augmentent.

Une autre taxe a été instaurée en février sur les imprimantes, « Il y avait déjà une taxe du BNDR qui existait sur les téléphones, sur les clés USB, sur les disques durs, etc., sous prétexte qu’ils sont utilisés pour pirater les œuvres artistiques et intellectuelles ».

Contrairement aux précédentes taxes à valeur fixe, celle-ci est en pourcentage, impactant fortement le marché du printing.

En Tunisie, une hausse de l’impôt sur les sociétés (IS) de 15% à 20% et une augmentation de la contribution de solidarité (CSS) de 3% à 5% ont été votées en fin d’année. « Jusque-là, on se dit tout va bien. Sauf que la mauvaise nouvelle, c’est qu’ils ont considéré que ces taxes-là étaient rétroactives et s’appliquaient sur l’exercice 2024 ». Cette décision a ajouté 7 points d’impôt supplémentaires, réduisant les résultats de 2,5 MDH, une « surprise » de fin d’année.

Un changement dans le périmètre de consolidation a été opéré cette année

« L’entreprise Blueway, qui était détenue à 100% et opérait essentiellement dans la distribution des produits IBM, a été sortie du périmètre. Cela n’a pas d’impact sur l’analyse des comptes en termes d’historique, il n’y avait pas de résultat sur ces comptes-là ».

Par ailleurs, « une entreprise qui s’appelait Experian Store a changé de dénomination sociale pour devenir Solaroo, afin de structurer l’activité solaire en une entité à part entière ».

Le chiffre d’affaires consolidé a progressé de 2% à 1.870 MDH malgré une légère décroissance du business volume. « On a eu une bonne croissance sur la partie computing, c’est-à-dire PC et portable, qui a été quelque part impactée par la baisse qu’on a eue sur les imprimantes et sur la téléphonie ».

En revanche, la value a fortement progressé, atteignant 400 MDH, soit +25%. « Les autres business, c’est essentiellement la baisse sur le business solaire et l’arrêt sur la partie vidéosurveillance, avec une division avec laquelle on avait arrêté le contrat, qui a eu un impact sur cette baisse également ».

La marge a légèrement reculé, en raison notamment du déstockage solaire. « Une partie de cette baisse de marge est compensée par des reprises d’exploitation, puisqu’on avait passé des provisions sur les stocks, mais aussi par des baisses de marge arrière, notamment sur la téléphonie, vu qu’on a fait beaucoup moins de volumétrie ».

Le résultat d’exploitation du groupe diminue de 18,6%, tandis que le résultat financier s’améliore fortement, passant de -2 millions à +7 millions grâce à la baisse des charges financières et à une meilleure gestion du change. « Nous avons également amélioré le résultat de change de manière considérable et une remontée d’un produit financier suite à la liquidation de la filiale de Loué ».

Le résultat net part du groupe progresse de 20,3%, atteignant 79 MDH contre 66 MDH en 2023.

L’actif immobilisé a varié de 4 millions, principalement lié au projet Skhirat, dont la livraison en décembre a généré un premier amortissement. Les stocks augmentent de 23 millions et les créances clients de 9 millions.

L’endettement net baisse de 52 millions, portant le ratio d’endettement à 23% du financement global contre 28 % l’an dernier. « Une réduction grâce à l’amélioration du BFR et au remboursement d’une partie des crédits contractés ».

Dividendes et perspectives

L’assemblée générale ordinaire (AGO) de mai 2025 proposera un dividende de 40 DH par action, contre 35 l’an dernier, soit un total de 75 MDH, « en ligne avec la progression du résultat net ».

Dans le secteur IT, l’expansion continue avec un bureau à Abidjan pour mieux capter les opportunités en Afrique de l’Ouest. « Nous avons aujourd’hui la conviction que c’est le meilleur schéma pour nous d’opérer sur ce territoire et de pouvoir reprendre un certain niveau de business ».

En logistique, la plateforme d’Ezreal est pleinement opérationnelle, avec un nouveau WNS prévu pour mai afin d’optimiser les flux et le service client.

Dans le solaire, la stabilisation des prix permet une reprise du secteur industriel. « Malgré une baisse des revenus due à la chute des prix, nous avons augmenté la puissance vendue ». Un projet d’acquisition d’un intégrateur est en cours pour renforcer la pénétration du segment industriel.

L’entreprise reste concentrée sur l’optimisation de ses opérations et l’expansion de ses activités, avec un focus sur la croissance en Afrique et le solaire industriel.

Disway réalise un chiffre d’affaires en hausse de 1,9% à fin 2024

Disway affiche un chiffre d’affaires consolidé de 552 MDH sur le dernier trimestre de l’année 2024, en hausse de 8,6% par rapport à la même période en 2023.

Sur l’ensemble de l’exercice 2024, le chiffre d’affaires annuel consolidé s’établit à 1.905 MDH, enregistrant une progression de 1,9%.

Le chiffre d’affaires annuel de Disway est passé de 1.575 MDH à 1.601 MDH, soit une hausse de 1,7%.

Le segment volume, comprenant les ventes d’équipements IT classiques, affiche un chiffre d’affaires stable à 425 MDH, après une forte croissance au troisième trimestre grâce à l’aboutissement de plusieurs projets gouvernementaux.

Le segment value (stockage, serveurs, réseau, sécurité…) a quant à lui enregistré une forte progression, passant de 66 MDH à 116 MDH.

Sur les autres segments, le chiffre d’affaires du T4-2024 est passé de 16 MDH en 2023 à 11 MDH en 2024. Cette baisse s’explique par le recul des prix sur les panneaux photovoltaïques, malgré des volumes en hausse de 22%.

Disway aborde 2025 avec optimisme. L’entreprise entend renforcer son positionnement sur les segments à forte valeur ajoutée et poursuivre son expansion régionale.

L’innovation et la diversification des solutions proposées devraient permettre à Disway de maintenir sa trajectoire de croissance dans un secteur en constante évolution.

Disway s’est bien retiré du deal avec Econosol et voici ses motifs

Disway SA s’est bien rétractée de l’acquisition du contrôle exclusif d’Econosol, spécialiste des projets solaires photovoltaïques.

Publiée sur nos colonnes, l’information nous a été confirmée par une source à Disway SA qui nous a livré brièvement les motifs de ce revirement.

Le groupe dirigé par Hakim Belmaachi a décidé de ne pas conclure « le deal en raison de divergences sur la gouvernance », rapporte notre interlocuteur.

Concret, l’intérêt de Disway SA pour Econosol s’était formalisé en septembre 2024 par une notification au Conseil de la concurrence qui devait donner son aval avant la consommation officielle de l’acquisition. Le régulateur a donc fini par « classer sans suite » ce dossier de notification suite au retrait de Disway.

Disway/Econosol : le projet de concentration « retiré » et « classé »

Disway SA a retiré son dossier de notification concernant l’acquisition du contrôle d’Econosol SARL. Ce retrait a été acté le 16 décembre par une décision du Conseil de la concurrence, qui a classé « sans suite » ce projet de concentration économique.

Notifiée en septembre, l’opération concernait précisément la prise, par la société Disway SA, du contrôle exclusif de la société Econosol SARL à travers l’acquisition de 51 % du capital social et des droits de vote y afférents.

Cotée à la Bourse de Casablanca, Disway est le leader de la distribution en gros de matériel informatique et de télécommunication au Maroc, issue de la fusion en 2010 de Distrisoft et Matel PC Market.

Pour sa part, Econosol SARL est une société marocaine spécialisée dans le développement de projets solaires photovoltaïques. Sa prise de contrôle par Disway était une manière, pour ce groupe, de se positionner sur le segment énergétique.

Si le retrait est officiel, ses motifs et sa teneur n’ont été communiqués ni par le régulateur, ni par Disway. Contactée par Médias24, la direction de cette entreprise n’a pas répondu à nos sollicitations.

Théoriquement, après notification d’un projet de concentration économique, les parties sont tenues d’informer le Conseil en cas de désistement ou de résiliation. Le Conseil publie alors une décision constatant le retrait, avec classement du dossier.

Disway : un recul de 9% du chiffre d’affaires à fin juin 2024

Le ralentissement de la demande, tant au Maroc qu’à l’international, pèse sur les performances du groupe Disway au cours du premier semestre 2024. Le chiffre d’affaires consolidé ressort à 842 MDH, contre 924 MDH à fin juin 2023, soit une baisse de 9%. Cette contraction s’explique principalement par une baisse des commandes des secteurs public et privé dans un contexte économique mondial tendu.

Le résultat d’exploitation s’établit à 47 MDH, en recul de 19% par rapport aux 58 MDH enregistrés au premier semestre 2023. Cette baisse s’explique par la diminution des volumes d’activité, conjuguée à une hausse des coûts des achats revendus et des charges externes. Le groupe a toutefois réussi à contenir les impacts grâce à des ajustements de prix partiels.

Le résultat net part du groupe (RNPG) atteint 35 MDH, contre 39 MDH à la même période en 2023, enregistrant une baisse de 10%. Malgré cette baisse, Disway conserve une structure financière solide avec un ratio de fonds propres à hauteur de 85% du financement global.

Perspectives pour le second semestre

Malgré un premier semestre impacté par un contexte économique difficile, le groupe Disway demeure optimiste quant à la possibilité de combler une partie du retard au cours du second semestre 2024. Le report de certains projets et commandes pourrait contribuer à atténuer la baisse d’activité enregistrée au début de l’année.

Par ailleurs, Disway poursuit sa stratégie de diversification, notamment avec le renforcement de ses activités logistiques via sa filiale Disway Logistic Services (DLS) et l’inauguration de sa nouvelle plateforme à Skhirat en juillet 2024.

Disway : baisse de 9% du chiffre d’affaires à fin mars

Les revenus du groupe baissent de 8,8% à fin mars à 438 MDH.

Le chiffre d’affaires du segment Volume (PC fixes et portables, etc.) a reculé de 11,6% à 318 MDH. Cette baisse est imputable à plusieurs facteurs, notamment le fort retrait de la demande sur les tablettes et les smartphones, lui-même causé par la forte hausse des droits de douanes de 2,5% à 17,5%, le retard de certains projets étatiques et la rupture de plusieurs segments de produits suite aux rallongements des délais du fait des incidents en mer Rouge.

Le segment Value (stockage, serveur, réseau, etc…) enregistre une hausse de son chiffre d’affaires de 19,6% à 106 MDH. Une performance qui provient de la réalisation de plusieurs projets importants initiés fin 2023.

Sur les autres segments, les revenus ont baissé fortement de 32 MDH à 14 MDH, notamment du fait de la forte baisse des prix sur les panneaux photovoltaïques, malgré des volumes en hausse de 30%. Cette baisse résulte également de l’arrêt de la distribution de Hikvision depuis le second trimestre 2023.

Malgré un démarrage d’année difficile, le groupe reste optimiste en annonçant que plusieurs projets importants devraient se concrétiser dans les trimestres à venir.

Disway : le résultat net part du groupe baisse de 22,6% à fin 2023

Le directoire de Disway s’est réuni le 5 mars 2024 sous la présidence de M. Hakim Belmaachi en vue d’examiner l’activité et d’arrêter les comptes sociaux et consolidés au 31 décembre 2023.

Au terme de l’exercice 2023, le chiffre d’affaires consolidé de Disway affiche une baisse de 4,1% à 1.870 MDH. « Cette baisse s’explique principalement par le recul de l’activité Retail à l’international et la baisse de l’activité solaire impactée par la chute importante des prix au niveau mondial », explique le groupe dans un communiqué.

De son côté, le résultat d’exploitation du groupe enregistre une croissance de 3,1%, passant de 122 MDH en 2022 à 126 MDH en 2023.

« Cette amélioration est due à la bonne maîtrise des charges d’exploitation et à l’augmentation des autres produits d’exploitation qui passent à 40 MDH contre 20 MDH en 2022, sous l’effet des reprises d’exploitation des créances clients irrécouvrables », selon la même source.

Ainsi, le Résultat net part du groupe (RNPG) enregistre une baisse de 22,6% pour finir à 66 MDH, contre 85 MDH en 2022. Ce recul s’explique par l’effet conjugué du résultat financier et du résultat non courant, sous l’impact du coût du contrôle fiscal et de l’apurement des créances irrécouvrables.

Enfin, le Directoire a décidé de proposer la distribution d’un dividende ordinaire de 35 dirhams par action.

Disway : baisse de 4% du chiffre d’affaires en 2023

Les revenus du groupe en 2023 ont reculé de 4,1% à 1.870 MDH. Le chiffre d’affaires du 4e trimestre seul a quant à lui affiché une baisse de 12% à 509 MDH.

Durant ce même T4-23, le segment Volume a affiché des revenus en recul de 5,3% à 427 MDH. Une baisse qui s’explique par le retrait de l’activité sur les clients retail à l’international. Au Maroc, la bonne dynamique sur les appels d’offres publics a permis de compenser la baisse sur les clients retail.

Le chiffre d’affaires du segment Value termine à 66 MDH contre 99 MDH l’année précédente, en raison des décalages de livraisons sur plusieurs projets.

Concernant les revenus des autres segments, ils atteignent 16 MDH contre 28 MDH en 2022, du fait de la forte baisse des prix des panneaux photovoltaïques, malgré une hausse de 21% des volumes de vente.

La nouvelle plateforme de Skhirat sera livrée durant le T1-24.

Disway : voici pourquoi Hakam Abdellatif Finances a augmenté sa participation au capital

Actionnaire historique du groupe Disway, la holding familiale Hakam Abdellatif Finances a franchi à la hausse le seuil de 20% de participation dans le groupe coté de distribution de matériel informatique.

La nouvelle a été annoncée dans un communiqué diffusé le 30 octobre par l’AMMC. Pour rappel, l’entreprise était déjà actionnaire à hauteur de 17,76% dans le capital de Disway. En renforçant sa participation, elle a franchi le seuil des 20%, l’obligeant à le déclarer au régulateur et à indiquer ses intentions d’achat sur la valeur dans le futur. La holding familiale a d’ailleurs précisé qu’elle comptait poursuivre ses achats de la valeur dans les six prochains mois. Elle détient actuellement 20,69% du capital de Disway.

Quelles sont les motivations de ce renforcement de position ? Médias24 a contacté Hakim Belmaachi, président du directoire de Disway, pour nous éclairer sur cette transaction.

Une marque de confiance de longue date

La holding familiale Hakam Abdellatif Finances avait déjà des participations dans les deux entreprises fusionnées à l’époque pour créer Disway. Elle a d’ailleurs participé à leur rapprochement et représente un partenaire de confiance du groupe.

« L’engagement important du groupe Hakam Abdellatif Finances dans Disway ne date pas de cette transaction. Le signal qu’il envoie est un gage de confiance dans l’équipe dirigeante et l’avenir de la société. Parallèlement, c’est une volonté de consolider le noyau dur des actionnaires, car Hakam fait partie des actionnaires qui sont là depuis la fusion. Ils étaient actionnaires dans les deux structures qui ont composé Disway, aussi bien Distrisoft que Matel PC Market », nous confie Hakim Belmaachi.

Pour le président du directoire, il faut également rappeler que le groupe familial Hakam souhaite continuer à miser sur une entreprise qui assure un rendement des plus alléchants de la place. « Cette confiance persiste car Disway est une valeur qui a également su apporter un très bon rendement à ses actionnaires. Nous faisons partie des entreprises de la cote avec le meilleur rendement de dividende ; cela explique pourquoi d’autres institutionnels sont au tour de table, comme RMA par exemple », poursuit-il.

Rendre une éventuelle OPA plus difficile

Dans le sillage de cette opération, il a été évoqué le fait de renforcer le noyau dur de l’actionnariat du groupe. Pourquoi ? Il faut préciser que le flottant de Disway est assez important par rapport à la moyenne de la cote, avec près de 35% du capital selon les informations disponibles sur le site de l’AMMC au 31 mai 2023. De fait, un noyau dur doit être assez fortement présent, notamment en cas de tentative d’OPA.

Une source autorisée contactée sur le sujet nous explique que « cette hausse de la participation du groupe Hakam Abdellatif Finances a également pour but de solidifier le noyau dur de Disway pour rendre l’entreprise plus difficilement susceptible de subir une OPA. Près de 35% du capital est flottant, ce qui est important par rapport au reste de la cote. Ce qui a été recherché, c’est de protéger un noyau dur et le groupe d’une éventuelle OPA. Quelqu’un qui aujourd’hui aimerait investir dans Disway sait qu’il y a une holding de participation qui œuvre à ce que personne ne disparaisse du noyau dur », conclut cette source autorisée.

Disway : les chiffres à fin 2022 globalement conformes aux attentes

Ce 13 février, Disway a été la première valeur cotée à faire part de ses réalisations financières au T4-2022.

Le groupe affiche en cumulé un chiffre d’affaires annuel à 1.950 MDH, en hausse de 6,9% par rapport aux revenus de 2021. Au 4e trimestre, le segment Volume (PC fixes et portables, produits d’impression et imagerie) a affiché une croissance de 2,6% par rapport à 2021, à 451 MDH ; une évolution portée principalement par la reprise des marchés publics, qui est venue compenser en partie la baisse des ventes du segment retail du fait de la perte de pouvoir d’achat des ménages et du suréquipement. Le segment Value (stockage, serveurs, réseau…) a connu une forte hausse de son chiffre d’affaires au T4, à 99 MDH contre 55 MDH à la même période en 2021.

Le groupe a parallèlement annoncé s’attendre à une baisse de 25% de son résultat net sur l’exercice 2022. Une baisse qu’il explique par la hausse des prix d’achat, répercutée partiellement sur le prix final, mais aussi en raison d’un effet de change défavorable.

Des résultats attendus en 2022

Contacté au sujet des performances du groupe durant l’exercice 2022, une source de la place nous confie que les chiffres publiés correspondent globalement aux prévisions. « En termes de revenus, le groupe affiche des performances parfaitement alignées avec nos anticipations. Pour ce qui est de la profitabilité également, nous tablions sur une baisse en 2022, donc pas de surprise. »

Le groupe a dû cependant faire face à de nombreux challenges, dont un tassement de la demande chez les particuliers. « Il y a eu un phénomène de suréquipement en 2020 et 2021, à cause de la pandémie. Du coup, on a observé un ralentissement de la consommation sur ce segment. De plus, les années 2021 et 2022 en particulier ont été marquées par une perte du pouvoir d’achat des ménages du fait de l’inflation », rappelle notre source.

Le groupe a également bénéficié d’une bonne contribution du segment Value lors du dernier trimestre de l’année, avec une progression de 78% du chiffre d’affaires à 99 MDH. « Cette croissance provient d’un effet de rattrapage. A l’époque du Covid, la priorité était ailleurs, et de nombreux projets avaient été décalés ou interrompus », poursuit notre interlocuteur.

En ce qui concerne la profitabilité, le groupe avait affiché de fortes hausses en 2020 et 2021, respectivement de 24% et 27% avec le boom de la consommation. Cette année, comme l’indique notre source, « la pression sur le résultat provient de la parité USD/MAD défavorable pour le groupe, et des marges sous pression du fait de la hausse des prix d’achat induite par l’inflation ». Il est aussi à rappeler que les marges en 2021 étaient exceptionnellement élevées, avec notamment une marge nette de 6,2%.

Une année 2023 toujours en croissance

Cette année, le groupe devrait maintenir un bon comportement concernant son chiffre d’affaires. « Il devrait être tiré par la poursuite de l’activité commerciale, avec une croissance au niveau des deux segments Volume et Value. La croissance sur le segment Value devrait être un peu plus importante, du fait que le phénomène de suréquipement des ménages persistera encore cette année », explique notre interlocuteur.

Toutefois, « le taux de pénétration du PC dans les ménages marocains est en constante augmentation. Il était de 55% en 2015 et atteignait 64% en 2021. Si ce rythme se poursuit, le secteur Volume devrait avoir également son impact positif sur la croissance du chiffre d’affaires du groupe », ajoute notre interlocuteur.

S’il est difficile de prévoir l’évolution de la rentabilité cette année, il faut néanmoins préciser que la baisse de 25% sur le résultat net, anticipée en 2022, provient « principalement de la forte volatilité des devises USD et EUR et de la hausse des prix d’achat », indique le groupe dans son communiqué.

Cette année, l’inflation sera encore élevée, mais à des niveaux prévus inférieurs à ceux de 2022. Il est également possible que l’effet négatif des parités USD/MAD et EUR/MAD soient moins défavorables qu’en 2022. Ces éléments pourraient donc contribuer à améliorer le résultat net du groupe.