Ïrthy, une nouvelle plateforme dédiée aux marques marocaines haut de gamme

Avec le lancement de Ïrthy, une nouvelle plateforme de commerce en ligne, une vitrine digitale est désormais proposée aux marques marocaines positionnées sur le segment haut de gamme. La plateforme se présente comme un espace dédié aux produits issus du savoir-faire local, mettant en avant des créateurs établis ou émergents du Maroc.

Fondée par Sofia Benjelloun, une entrepreneure ayant exercé dans le conseil et le financement de projets au Maroc et à l’international, Ïrthy entend associer culture locale et outils numériques pour accompagner les marques dans leur développement, indique un communiqué de la plateforme.

Le projet s’inscrit dans une dynamique de valorisation des produits made in Morocco, avec l’ambition d’en renforcer la visibilité à l’échelle nationale et internationale.

Le nom de la plateforme, contraction des notions d’ »héritage » et de « modernité », illustre l’orientation donnée au projet. En réponse à l’essor du e-commerce, Ïrthy propose un parcours d’achat pensé pour répondre aux standards du marché : interface simplifiée, système de paiement sécurisé, service client multicanal et politique de retour flexible, ajoute la même source.

Outre la mise en ligne des produits, chaque marque dispose d’un accompagnement spécifique et d’un espace de présentation dédié. Du côté des utilisateurs, l’expérience d’achat est conçue pour être fluide, avec un accent mis sur la clarté des fiches produits et le suivi des livraisons.

La plateforme se positionne ainsi dans un créneau encore peu exploité au Maroc : celui d’un e-commerce spécialisé dans le haut de gamme local, avec une approche à la fois commerciale et curatoriale.

Colis.ma lance une offre logistique dédiée aux e-commerçants

Conçue pour répondre aux besoins spécifiques des vendeurs en ligne, cette solution vise à simplifier la logistique, à accélérer les délais de livraison et à améliorer l’expérience client pour les e-commerçants opérant entre le Maroc et l’Europe, indique un communiqué de Colis.ma.

« Gitex Africa est le rendez-vous incontournable de l’innovation sur le continent. C’était l’endroit idéal pour dévoiler notre nouvelle solution dédiée aux e-commerçants, qui sont aujourd’hui au cœur de l’économie digitale. Notre mission est claire : rendre la logistique transfrontalière plus simple, plus rapide et plus accessible », précise Issam Darui, fondateur et CEO de Colis.ma.

Grâce à ses hubs logistiques implantés au Maroc et à ses partenariats en Europe, Colis.ma entend relever les défis logistiques du e-commerce africain, notamment en matière de fiabilité, de rapidité et de maîtrise des coûts d’expédition internationale, conclut le communiqué.

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African Digital Summit : ce qu’ils disent du e-commerce au Maroc (verbatim)

Un panel sur le commerce électronique a réuni les opérateurs phares de ce segment au Maroc, notamment Jumia, Avito et Glovo, lors de la première journée de l’African Digital Summit (ADS), le jeudi 2 mars. Interrogés sur l’évolution de ce secteur à l’échelle nationale, les panélistes ont été unanimes à saluer la croissance du marché du e-commerce, en plein essor depuis l’émergence de la pandémie de Covid-19.

La pandémie, un coup d’accélérateur pour le e-commerce 

Selon Badr Bouslikhane, directeur général de Jumia, la crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur au e-commerce au Maroc. « Le rythme d’évolution a accéléré par rapport à 2020 car certaines personnes ont été amenées, par la force des choses, à tester le e-commerce. Aujourd’hui, le secteur évolue positivement. On observe depuis quelques mois une dynamique de croissance positive. Les milieux urbains en particulier connaissent des niveaux de pénétration intéressants. »

Les dirigeants de Glovo Maroc et d’Avito partagent le même constat. « Le Covid a permis d’ancrer le e-commerce dans le quotidien des Marocains. A titre d’exemple, nous avons enregistré une croissance de 130% pendant l’année 2022 sur le volet ‘courses’. La pénétration est particulièrement prégnante à Casablanca, qui accapare à elle seule entre 7 et 8% de la population que nous servons. Ce pourcentage se situe autour de 2% concernant les autres villes », indique Hamza Naciri Bennani, directeur général de Glovo Maroc.

« Près de 28 milliards de transactions ont été facilitées via la plateforme Avito en 2022. Il y a eu une nette évolution par rapport à 2021, mais aussi par rapport aux années pré-Covid. La pandémie a boosté la confiance des Marocains vis-à-vis du digital. Nous recensons à l’heure actuelle quelque 6,5 millions d’utilisateurs uniques par mois sur notre plateforme ; l’équivalent d’un tiers de la population internet marocaine. En 2019, nous étions à 4 millions d’utilisateurs uniques mensuels. Il y a dix ans, nous n’en comptions que quelque 100.000″, relève Zakaria Ghassouli, directeur général d’Avito.

Confiants sur l’avenir du secteur, les grands opérateurs estiment toutefois que le potentiel qu’il offre est loin d’être pleinement exploité.

Une faible part de marché

Bien que les niveaux de pénétration dans les milieux urbains soient intéressants, la pénétration nationale reste timide. « Le e-commerce représente à peine 2% du commerce de détail », observe Badr Bouslikhane.

« Même si nous avons l’impression que le e-commerce bouge au Maroc, le marché reste encore petit, d’autant qu’il est très précoce. Les véritables acteurs qui ont un vrai potentiel de croissance ne sont pas non plus très nombreux », déplore Sanaâ Bousbai, directrice générale de Digital Tribe.

« Il y a encore du potentiel à exploiter. Créer des plateformes accessibles à tous, jeunes et âgés, citadins et ruraux, permettra d’accélérer l’évolution », reprend Zakaria Ghassouli.

Le poids du e-commerce est rattrapable, estime pour sa part Hamza Naciri Bennani. « Faire en sorte que Casablanca atteigne des niveaux de maturité similaires à ceux observés en Europe (20 à 30%) et rattraper les niveaux enregistrés dans les autres villes marocaines sont nos axes prioritaires pour le moment. »

Le Maroc, futur hub du commerce électronique transfrontalier ?

Sur les enjeux, la visibilité et la possibilité de déployer le e-commerce transfrontalier au Maroc, Zakaria Ghassouli estime qu’il s’agit là d’ »un challenge d’ambitions et de moyens. Je ne pense pas que nous manquons d’ambition au Maroc. L’ambition, elle est là, mais il faut qu’elle soit bien encadrée pour pouvoir aller de l’avant. » Selon le directeur général d’Avito, il est avant tout crucial de réussir le challenge au niveau local.

« Toucher d’autres marchés n’est pas une tâche facile. Il faut d’abord réussir le challenge au niveau local. Après, pour entamer l’étape ‘étranger’ et mettre en place des initiatives réussies à l’instar de Wish, Amazon ou Shein, il faut avoir les moyens nécessaires. Nous avons parlé ce matin de technologie et d’innovation… Il faut aussi être dans cette perspective là. »

Pour Badr Bouslikhane, deux facteurs entrent en jeu : l’importation et l’exportation. « Sur le front des importations, il faut miser sur la collaboration entre les différents pays africains. Le marché marocain est très bon pour lancer des expérimentations. Certains éléments nous invitent à être confiants pour l’avenir. Nous avons aujourd’hui une stabilité politique et une infrastructure modèle à l’échelle du continent. Nous avons également une population équipée et éduquée. Il y a donc aujourd’hui beaucoup d’ingrédients favorables qui vont permettre aux acteurs souhaitant investir dans notre pays d’atteindre des niveaux élevés de croissance. »

Badr Bouslikhane d’ajouter : « Puis il y a la logique d’exportation, qui doit passer par un travail de fond sur la marchandise à exporter. Chez Jumia, nous nous sommes penchés sur la promotion des produits du terroir et artisanaux dans d’autres pays, en collaboration avec le ministère du Tourisme. C’est important qu’il y ait une synergie entre les opérateurs nationaux pour pouvoir exporter ces marchandises. Je pense aussi qu’un cadre légal et financier doit être mis en place pour encourager ces exportations. Je suis relativement confiant sur le fait que le made in Morocco pourra être displayé dans les vitrines internationales. »

Encore du chemin à parcourir sur le plan réglementaire…

Pour Badr Bouslikhane, les vides juridiques dans l’industrie du e-commerce ne sont pas alarmants. « Le fait d’avoir un certain nombre de vides juridiques dans notre industrie est tout à fait normal. Il ne faut pas s’en étonner. La bonne nouvelle, c’est que les instances gouvernementales réagissent et assignent désormais des personnes compétentes pour comprendre la nature de nos activités. »

« Il y a sans doute encore des choses à améliorer sur le plan juridique et sur l’ensemble de la chaîne, de la partie fiscale à celle logistique en passant par les droits du consommateur. Nous travaillons aujourd’hui main dans la main avec les instances compétentes pour pouvoir mettre en place ce cadre là de façon conjointe. Il y a de l’intérêt ; il y a une vraie volonté d’aller de l’avant. »

Le panel s’est clôturé sur les erreurs à éviter et les bonnes pratiques à adopter pour les individus qui souhaitent s’initier au commerce électronique. « Il faut considérer le e-commerce non pas comme un projet one shot que l’on réussirait dès le premier coup, mais plutôt comme une stratégie sur le moyen et le long terme. Il faut s’adapter au e-commerce plutôt que d’adapter le e-commerce aux contraintes opérationnelles de la boîte », précise Hamza Naciri Bennani.

Pour Zakaria Ghassouli, il est important de chercher à répondre à une véritable problématique. « Allez-y progressivement. Cela ne vaut pas le coup d’y aller all in. La digitalisation, le e-commerce, ce sont des processus itératifs. C’est beaucoup de test and learn. Il est aussi important par moment de lever les yeux et de regarder ailleurs que les écrans, de sortir d’Excel, de Google Sheets, et de voir ce qui se passe dans la vraie vie », recommande Badr Bouslikhane.

« Misez sur le e-commerce social. Tout le monde n’a pas les moyens d’aller construire un site internet avec les technologies qu’il faut. Les Marocains sont très ‘WhatsApp friendly’ et ne s’opposent pas à la réalisation de transactions via les réseaux sociaux. Or, il y a des moyens de pénétrer le marché du e-commerce à travers les réseaux sociaux qui sont faciles à implémenter. On sait qu’il y a un fort engouement chez toutes les parties prenantes, aussi bien les marques que les organisations et les sellers, à acheter et à vendre en ligne via les réseaux sociaux. C’est une opportunité à saisir », conclut Sanaâ Bousbai.

E-commerce : le Maroc peut et doit mieux faire

L’avenir du e-commerce sur le continent africain n’est pas à démontrer, malgré les freins inhérents à son implantation, comme la connectivité ou les infrastructures. En plus de la première licorne africaine Jumia, le mastodonte Alibaba s’installe de plus en plus en Afrique.

Au Maroc comme partout ailleurs, l’activité du e-commerce est en croissance constante, selon le rapport du Centre monétaire interbancaire (CMI) sur l’activité monétaire du e-commerce. Qui plus est, le pays affiche l’un des taux de pénétration d’internet les plus élevés d’Afrique (93%) et possède une infrastructure routière correcte, notamment dans les grandes périphéries. Et pourtant : le secteur peine à décoller.

Un secteur qui avance pas à pas

La crise a rendu visible, comme jamais auparavant, l’atout du numérique pour le commerce électronique et a accéléré cette tendance. Tous les indicateurs sont au vert pour un modèle plein de promesses.

Malgré cela, le nombre de boutiques en ligne au Maroc est dérisoire : « Seulement 10.000 sites e-commerce alors que selon l’OMPIC (Office marocain de la propriété industrielle et commerciale, ndlr), le Maroc compte deux millions d’entreprises dont 61% opèrent dans le commerce. A titre de comparaison, le nombre de sites marchands en France est porté à plus de 270.000 », note Driss Alami, fondateur de Egio, une agence spécialisée dans le développement de sites marchands, dont la majorité du chiffre d’affaires est réalisée en offshore.

« Si vous envisagez de créer votre propre boutique en ligne, il n’y a pas meilleur moment que maintenant », recommande-t-il.

Néanmoins, si le commerce en ligne est une fenêtre vers de nouveaux marchés locaux et internationaux, il n’en demeure pas moins qu’avant de prendre la décision de se lancer sur ce canal, l’offre doit être structurée. « Les produits sont visibles 24h/24 7j/7, de surcroît aux quatre coins du monde ; c’est pourquoi la qualité de la boutique en ligne est exigée. Elle doit être au goût du jour si l’on souhaite viser le marché international », renchérit Youssef Boubia, fondateur de l’agence Numeric Way.

« La majorité des sites marchands marocains sont de petits commerçants dont le seul besoin est d’être présent sur le digital. Ils peuvent mieux faire car le potentiel est énorme. Le secteur en est encore à ses balbutiements et s’inscrit de plus en plus dans les habitudes des consommateurs marocains », poursuit-il.

Créer des sites e-commerce professionnels, un impératif

Dans la jungle des solutions en SAAS pour la création de sites e-commerce, la capacité de créer une boutique en ligne est accessible même aux personnes amatrices sur le plan technique.

Toutefois, pour en fonder une qui soit optimisée et performante, « il est fortement conseillé de faire appel à des professionnels et d’établir un cahier des charges détaillé qui comprenne toutes les fonctionnalités nécessaires. S’ajoute à cela un design élégant ponctué d’images de bonne qualité, des descriptifs produits clairs et des éléments de réassurances pour les clients afin d’optimiser l’efficacité de la boutique en ligne, comme la gestion des retours, la garantie produit, les moyens de livraison, etc. La plateforme doit inspirer confiance ; le consommateur accorde en effet une grande importance à la première impression qu’il a lorsqu’il atterrit sur un site e-commerce », souligne Youssef Boubia.

Concernant le coût réel de ces sites, il dépend des fonctionnalités souhaitées, relatives aux cinq piliers d’une boutique en ligne identifiés par Driss Alami.

– Le produit : ce volet comprend le travail sur les visuels, le copyrighting, le descriptif du produit et son prix, la personnalisation, la richesse du catalogue… Ce pilier met en exergue le marketing produit par la création de contenu, et bien évidemment les prix étudiés. « Les sites marchands les plus réussis au Maroc sont ceux qui proposent des produits dont le prix se situe autour de 300 dirhams. Il s’agit d’un constat terrain partant de notre expérience sur le marché marocain », souligne Driss Alami.

– Le store : il englobe la partie design, l’expérience utilisateur, la maintenance et surtout la technologie CMS, qu’elle soit hébergée ou SAAS comme Woocommerce, PrestaShop, Magento ou Shopify. « Quel que soit le choix technologique, ou l’approche design, il est important de porter une attention particulière à plusieurs éléments : fluidité du parcours client, accès au catalogue produits et au process de commandes, et fonctionnalités de fidélisation », relève notre interlocuteur.

– La logistique : il s’agit de répondre aux interrogations suivantes : « Sera-t-elle sous-traitée ou gérée en interne ? Y aura-t-il des options de livraison à l’international ? Combien de livreurs interviendront ? Quels seront les délais de livraison ? Avec quels frais ? S’agissant du stock, sera-t-il dans le magasin physique ou dédié au e-commerce ? ».

– Le paiement : cette rubrique permet de considérer les options de paiement : à la livraison ou en ligne ? Quels partenaires de paiement ? Etc.

– Le marketing digital : pour optimiser le flux des visiteurs, les convertir en acheteurs et valoriser la marque. Ce processus utilise plusieurs outils qui appuient la stratégie de marketing digital. Parmi eux, le référencement naturel, l’e-mailing ou la publicité sur les réseaux sociaux. « L’internaute doit sentir l’existence de la marque même derrière son écran », précise Driss Alami.

Selon les fonctionnalités souhaitées, Driss Alami distingue trois gammes de prix selon l’approche de réalisation : « En général, les petits e-commerçants porteurs de projet s’adressent à des plateformes SAAS nationales comme Storino ou Youcan, ou internationales comme Shopify ou Wix, qui mettent à leur disposition des outils DIY, moyennant un abonnement mensuel de 400 dirhams en moyenne et/ou des commissions sur les ventes. Quant aux sites TPE/PME, ils sont généralement accompagnés par de petites agences ou des freelances, dont l’offre de prix varie entre 15.000 et 30.000 dirhams. »

Egio se positionne sur des sujets e-commerces structurants de retailer ou marques dont les budgets projets démarrent à partir de 200.000 dirhams. « Notre métier consiste à développer des plateformes e-commerce sur-mesure alliant deux axes : le design de l’expérience utilisateur marque et ingénierie, en s’intégrant aux différents processus, et les solutions de la chaîne de valeur de l’entreprise comme la gestion des stocks, le CRM/ERP (gestion de la relation client/progiciel de gestion intégré, ndlr), la logistique et les transporteurs. Nous comptons dans nos références des sites proposant un catalogue de plus de 50.000 produits et un chiffre d’affaires e-commerce dépassant les 10 millions de dirhams par an », explique Driss Alami.

Les petits commerçants doivent marquer leur présence sur le digital

L’agence Numeric Way accompagne les entreprises de toutes tailles et les porteurs de projet individuels. L’entreprise compte dans son portefeuille de e-commerce une trentaine d’enseignes comme Kitea ou Bricodeco.

Toutefois, son fondateur, Youssef Boubia, met l’accent sur l’importance de la vente en ligne pour les petits commerçants. Il rappelle que Numeric Way a été créée en 2011 avec une TPE française qui, à l’époque, ne réalisait pas plus de cinq commandes par jour, avec un chiffre d’affaires journalier moyen de 500 euros. Aujourd’hui, « Un Amour de Tapis est devenue une marque leader en Europe, présente sur plus d’une vingtaine de places de marché, possédant un catalogue de plus de 70.000 produits et affichant un chiffre d’affaires journalier moyen de 20.000 euros », affirme Youssef Boubia. « L’éclosion réelle du e-commerce repose sur son appropriation par des TPE », conclut-il.

Barid Bank lance une carte dématérialisée dédiée aux paiements e-commerce

Concrètement, le service e-carte Klik Visa permet de payer ses achats nationaux et internationaux sur internet, en dirham ou en devise, grâce à un numéro de carte bancaire et un code de vérification (CVV2) accessible uniquement à travers l’application Barid Bank Mobile, indique un communiqué datant du lundi 15 février.

Cette e-carte sans support physique est prépayée, rechargeable et complètement dissociée du compte chèque.

Pour garantir un maximum de sécurité lors des transactions, le processus de paiement est soumis à une authentification forte 3D Secure pour finaliser les transactions. Cette authentification consiste à envoyer un code de sécurité à usage unique que le client reçoit par SMS sur son téléphone. Il n’est valable que pour la transaction en cours et doit être utilisé dans les 2 minutes qui suivent la réception du SMS avant son expiration.

Par ailleurs, la e-carte Klik Visa a une date de validité d’une année et n’est renouvelable qu’à la demande du client.

Confinement. Près de 30% des réclamations clients sont relatives au e-commerce

C’est ce qu’a confié à Médias 24 Ouadie Madih, secrétaire générale de la Fédération nationale des associations du consommateur.

« Depuis le début du confinement – le 20 mars, NDLR – nous avons reçu environ 600 réclamations sur la plateforme de la Fédération et celle du ministère de l’Industrie et du commerce, dont près de 30% sont en relation avec le e-commerce », nous explique M. Madih. 

« Au début du confinement, les réclamations concernaient la hausse des prix des produits alimentaires, en particulier les fruits et les légumes. Une semaine après celles-ci ont baissé pour laisser place aux réclamations sur les prix et la disponibilité des masques puis à celles en relation avec le commerce électronique« .  

« Les principales plaintes parviennent de personnes qui n’ont pas été remboursées suite à la livraison de produits non conformes, ou dont la commande a été annulée par le commerçant sans y donner suite. Il y a également ceux qui ne reçoivent qu’une partie de leur commande et qui ne sont pas remboursés pour l’autre partie, ou qui reçoivent des produits périmés ou de mauvaise qualité ».  

« Depuis le début du confinement, les commerçants, dont les magasins ont été fermés, se sont adaptés au contexte actuel et ont adopté le système de livraison à domicile. Mais malheureusement, la plupart des livraisons ne répondent pas aux dispositions de la loi 31-08 sur les mesures de protection des consommateurs, notamment le chapitre relatif aux contrats conclus à distance (chapitre 2, Titre IV, NDLR). C’est ce qui explique la hausse du nombre de réclamations ». 

En effet, les derniers chiffres du Centre monétaire interbancaire, dévoilés le 27 avril par Médias24, montrent que durant le premier trimestre de 2020, il y a eu une importante hausse des demandes de mise en place du paiement via internet. Beaucoup de commerçants se sont mis à la vente à distance avec paiement via internet et livraison des commandes. De nombreux commerçants ont également demandé au CMI des TPE 3G pour recevoir les paiements à la livraison.

« Actuellement, on essaie de résoudre les problèmes à l’amiable avec les commerçants inscrits au registre de commerce, et qui dispose d’une adresse physique connue », ajoute M. Madih, notant qu' »il y a une grande différence entre les commerçants qui ont pignon sur rue et ceux qui sont inconnus ». 

 Explosion de l’e-commerce durant le confinement

Avec le confinement, il y a eu une explosion des activités de l’e-commerce au Maroc, à l’instar de plusieurs pays étrangers. « Les gens s’adaptent, et chaque situation amène son lot de problèmes », souligne le SG de la FNAC. 

Comme le montrent les derniers chiffres du CMI, les paiements par cartes marocaines sur internet ont dépassé tous les records durant le premier trimestre en 2020 avec près de 1,3 milliard de DH, en hausse de 26% par rapport à 2019.

« C’est vrai que la livraison à domicile soulage les consommateurs, puisqu’ils peuvent recevoir les produits commandés sans se déplacer. Mais cela doit se faire dans le respect de la loi en vigueur. Malheureusement, la plupart des gens et des commerçants, qui ont récemment adopté cette activité, ignorent la réglementation du e-commerce ». 

Concernant les produits les plus prisés durant cette période, il s’agit « des produits alimentaires, notamment les fruits et légumes », d’après M. Madih.

« Les autres secteurs, tels que la vente de produits électroniques ou autres, marchent toujours, mais les produits alimentaires sont en tête ». 

« Egalement, les gens commandent beaucoup sur les plateformes de vente en ligne, telles que Jumia Food et Glovo, qui proposent de livrer les courses depuis les grandes surfaces ». 

L’e-commerce peut créer 3 millions d’emplois en Afrique d’ici 2025 (BCG)

Les Marketplaces digitales comme Jumia, Souq, Thundafund et Travelstart pourraient créer environ 3 millions de nouveaux emplois d’ici 2025 à travers toute l’Afrique. Ces sites « e-commerce », qui mettent en relation acheteurs et fournisseurs de produits et de services, pourraient également accroître les revenus et favoriser la croissance économique internationale sans pour autant perturber l’activité des entreprises existantes.

Ce sont là les conclusions d’un nouveau rapport, intitulé « Comment les Marketplaces digitales peuvent propulser l’emploi en Afrique », publié par le Boston Consulting Group (BCG).

Un tiers des 15-35 ans sont sans emplois

Générer de l’emploi est une priorité pressante à travers le continent. La Banque Africaine de Développement estime qu’un tiers des 420 millions d’africains, dont l’âge varie entre 15 et 35 ans sont sans emploi depuis 2015.

Selon le rapport, environ 58% des nouveaux emplois concerneront le secteur des biens de consommation, 18% les services à la mobilité et 9% le secteur des voyages et de l’hôtellerie. 

Cependant, pour que les Marketplaces digitales atteignent leur plein potentiel, les secteurs public et privé doivent travailler de concert pour créer l’environnement numérique approprié dès le départ, note le rapport.

Parmi les obstacles qui peuvent entraver l’expansion de ces Marketplaces figurent le déficit d’infrastructures, le manque de clarté réglementaire et l’accès restreint à certains marchés.

Pour leur part, les décideurs politiques africains sont préoccupés par des problématiques liées à la sécurité des données personnelles des citoyens et les risques de perturbation possibles dans les secteurs d’activités réglementés.

Imaginer la distribution autrement 

« Les Marketplaces digitales illustrent parfaitement comment la révolution digitale peut créer des opportunités économiques et améliorer le bien-être social en Afrique », dit Patrick Dupoux, Senior Partner au sein de BCG, qui dirige l’activité Africaine du groupe. « Parce que l’Afrique manque actuellement d’une infrastructure efficiente, les Marketplaces digitales pourraient être le moyen d’imaginer la distribution autrement. » 

Selon ce rapport, les inquiétudes selon lesquelles cette croissance des sites « e-commerce », anéantira simplement les ventes des magasins physiques sont souvent exagérées dans le cas de l’Afrique étant donné le point de départ de l’offre. En effet, Il y avait seulement 15 magasins pour un million d’habitants en Afrique en 2018, alors qu’en Europe et aux USA, il y en avait respectivement 568 et 930. Cette très faible pénétration du marché indique qu’une grande partie de la population est mal desservie et que le risque de substitution est faible.

Les Marketplaces digitales ne sont pas non plus susceptibles de dégrader les conditions d’emploi, au contraire, elles sont une façon d’intégrer les activités productives dans le secteur formel. A la différence des économies des pays développés, la grande majorité des travailleurs africains sont dans le secteur informel qui reste en grande partie non documenté et très peu protégé. Au Nigéria, par exemple, 71% des employés sont des travailleurs indépendants et 9% contribuent en tant qu’employés dans les structures familiales.

Des emplois nouveaux et des produits accessibles 

Le rapport détaille aussi comment l’activité économique générée par les Marketplaces digitales stimule l’emploi et les revenus. Ces entreprises créent de la demande pour des domaines nouveaux, comme les développeurs ou les marqueteurs digitaux, en plus des débouchés pour les métiers traditionnels d’artisans, commerçant, conducteurs, ou agents de logistique.

Ces sites « e-commerce » offrent souvent des programmes de développement de compétences et aident les petites entreprises à mobiliser les capitaux pour étendre leurs activités. Les Marketplaces digitales stimulent aussi la demande pour les produits et services située actuellement dans des endroits hors de la portée des réseaux du commerce conventionnels, et intègrent davantage de nouvelles catégories de personnes dans la population active comme les femmes et les jeunes qui peuvent être à l’heure actuelle exclus des marchés du travail.

Cultiver la confiance entre les parties prenantes

« Tandis que les Marketplaces digitales sont souvent considérées comme des éléments perturbateurs dans les économies avancées, dans les économies naissantes des pays africains, ils peuvent être d’énormes catalyseurs du développement économique », dit Lisa Ivers, Partner au sein de BCG et co-auteur du rapport.

Le rapport recommande que la communauté des sites « e-commerce » et les gouvernements africains collaborent étroitement pour faire face aux défis qui entravent la capacité des celles-ci à croître. Il est de la responsabilité du gouvernement d’entreprendre des actions favorisant la compréhension mutuelle des opportunités et des défis, de renforcer la confiance par la mise en commun des ressources et d’édifier des systèmes d’infrastructures technologiques et de gouvernance appropriés pour limiter les risques tout en profitant des facteurs accélérateurs de développement. 

« Pour que les Marketplaces digitales tiennent leur promesse de création de valeur, les efforts des secteurs public et privé doivent converger pour créer l’environnement digital approprié, conçu dès le départ pour cultiver la confiance entre les parties prenantes » déclare Amane Dannouni, Principal au BCG et co-auteur du rapport.

Centrale Laitière : très forte baisse du résultat net en 2013

Cette baisse provient essentiellement de la distribution, dans le cadre du changement de l'actionnariat, d'une prime exceptionnelle versée à l'ensemble des salariés du groupe, et de la non reconduction en 2013 de plus-values réalisées en 2012 sur la cession de titres fonciers et participations financières, explique Centrale Laitière dans un communiqué financier, publié sur le site internet de la Bourse de Casablanca.

Ce résultat est également imputable à la régression de près de 11% de l'excédent brut d'exploitation courant consolidé à 944 MDH. Une baisse qui s'explique, selon le Groupe, par l'augmentation du prix d'achat du lait cru et l'inflation subie sur les énergies et les matières premières (poudre de lait, beurre, cartons, etc…), les coûts induits par la politique de mise à niveau des plateformes industrielles et logistiques et des systèmes d'information, outre les investissements publicitaires et promotionnels effectués pour soutenir les marques du groupe et consolider la croissance.

Le chiffre d'affaires consolidé s'est établi, quant à lui, à 7,007 MMDH), en hausse de 4,1% par rapport à 2012.

Cette augmentation est le résultat combiné de la croissance soutenue de l'activité lait, de la croissance des produits fromagers ainsi que de la progression modérée de l'activité produits laitiers frais.

Elle reflète l'effet des investissements marketing réalisés pour soutenir nos marques, la contribution des nouveaux lancements de produits ainsi que l'impact de l'augmentation des prix de vente dans l'activité lait durant le 3ème trimestre de l'année.

Côté perspectives, le Groupe compte poursuivre en 2014 sa dynamique de modernisation et d'investissement afin d'offrir à ses consommateurs des produits toujours plus innovants et une qualité en ligne avec les standards internationaux.

Les investissements futurs concerneront aussi les usines, les plateformes logistiques et l'amont laitier, en vue d'améliorer l'efficacité et la productivité du groupe dans toutes ses opérations.

Par ailleurs, le conseil d'administration a décidé, dans un contexte de baisse du résultat net, de proposer à l'assemblée générale des actionnaires, qui se réunira le 19 juin prochain, la distribution, au titre de l'exercice 2013, d'un dividende de 28,74 DH par action.
 

Syrie: Obama et Poutine se sont parlé en vain, le G20 scindé

Le G20 sort divisé en deux camps de ces deux jours de sommet électrique, où la guerre civile syrienne a complètement dominé les habituels sujets économiques.

Onze pays menés par les Etats-Unis ont réclamé dans un communiqué commun une «réponse internationale forte» contre Damas, qui est «clairement» responsable de l’utilisation d’armes chimiques contre sa population. L’Allemagne est le seul pays européen membre du G20 à ne pas avoir signé cet appel.

Une position justifiée par la volonté de la chancelière Angela Merkel de dégager avant tout un «consensus européen», selon un porte-parole.

Barack Obama, qui dit que le monde «ne peut pas rester les bras ballants», était venu sur les terres natales de Vladimir Poutine, principal soutien de Damas, pour rallier le maximum de soutiens à son projet d’attaque. Cette option militaire n’est pas clairement évoquée dans l’appel, mais les signataires jugent quand même que «le monde ne peut pas attendre indéfiniment».

Les pays non signataires se retrouvent de facto ralliés à la Russie, le principal verrou qui bloque le Conseil de sécurité à l’Onu, et qui n’est officiellement pas convaincu de la culpabilité de Damas.

«Constructive»

Barack Obama et Vladimir Poutine se sont vus en tête-à-tête vendredi, au lendemain du dîner officiel du G20 qui avait dressé le constat du blocage.

Le président russe a abordé son homologue américain, «les deux dirigeants ont décidé d’aller dans un coin où ils ont rapproché leurs sièges et se sont parlé entre une vingtaine de minutes et une demi-heure tandis que les autres participants au sommet les observaient», a raconté un haut responsable américain. La conversation a porté essentiellemet sur «l’action militaire que nous envisageons, mais également sur le processus de Genève», a ajouté ce responsable.

L’entretien a été «constructif», ont déclaré les deux hommes au cours de conférences de presse distinctes.

Pour autant, «chacun est resté sur sa position», a dit M. Poutine.

«J’ai dit : 'écoutez, je ne m’attends pas à ce que nous nous mettions d’accord sur la question des armes chimiques'», a rapporté M. Obama.

«Bien qu’il soit possible qu’après la publication du rapport des inspecteurs de l’Onu (sur l’attaque chimique du 21 août, ndlr) il soit plus difficile pour M. Poutine de maintenir sa position», a voulu croire le président américain.

Escalade

Ces entretiens et cet appel international sont tombés alors que les deux pays ont repris de plus belle leur escalade.

«Je pense que les Russes n’ont rien à apporter au débat aux Etats-Unis» sur la Syrie, a affirmé vendredi matin le conseiller adjoint à la sécurité nationale américain, Ben Rhodes, faisant allusion à la possible venue d’une délégation russe aux Etats-Unis.

Jeudi, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Samantha Power avait accusé Moscou de prendre le Conseil de sécurité en «otage», verrouillant, avec la Chine, tout projet d’attaque.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est arrivé vendredi soir à Vilnius pour une brève tournée en Europe destinée à tenter de convaincre ses homologues de l’UE du bien-fondé du projet de frappes sur la Syrie. Après Vilnius, il se rendra samedi après-midi à Paris, puis dimanche à Londres, avant de regagner les Etats-Unis lundi.

Les Russes ont pour leur part mis en garde contre toute frappe sur les stocks d’armes chimiques en Syrie qui aurait des conséquences sur l’environnement.

Ils ont aussi annoncé un nouveau renforcement de leur dispositif militaire, avec un navire supplémentaire qui ira croiser au large des côtes de leur allié, pour faire face aux navires américains.

Les prochains jalons prévisibles de cette crise sont attendus la semaine prochaine, avec mardi aux Etats-Unis, un discours de M. Obama à la Nation qui tentera de convaincre les élus de l’autoriser à lancer des frappes contre Damas. Un défi «difficile», reconnaît le président américain, qui n’a pas répondu aux questions demandant ce qu’il ferait en cas de rejet.

Le président du Parlement syrien a exhorté vendredi les parlementaires américains à ne pas autoriser de frappe militaire contre son pays, a rapporté vendredi l’agence syrienne officielle Sana.

Lundi prochain, jour de la rentrée parlementaire américaine, le ministre syrien des Affaires étrangères sera à Moscou pour faire le point sur la crise.

Sur le terrain, la tension monte aussi, à tel point que les Etats-Unis ont ordonné l’évacuation de personnel à Beyrouth, et accepté le départ d’employés dans le sud de la Turquie, recommandant d’éviter de se rendre dans ces deux pays.

Au Liban, les autorités ont annoncé un renforcement des mesures de sécurité autour des missions diplomatiques.

L’Italie, signataire de l’appel des onze pays du G20, a envoyé un navire de guerre dans l’est de la Méditerranée, qui pourrait être utilisé pour évacuer les troupes italiennes dans le sud du Liban en cas d’embrasement de ce pays voisin de la Syrie.

Le président français François Hollande, soutien des Etats-Unis, signataire de l’appel, a déclaré vendredi que, si la France attaquait, elle ne frapperait que des «cibles militaires», et pas avant la publication des résultats de l’enquête de l’Onu.

«Allons nous aider la Syrie ? (si elle est attaquée, ndlr), Nous l’aiderons», a assuré M. Poutine vendredi.

En Syrie même, l’armée a lancé vendredi une opération d’envergure avec l’intention apparente de reprendre la localité de Mouadamiyat al-Cham, lieu d’une attaque présumée à l’arme chimique et verrou d’un aéroport militaire stratégique au sud-ouest de Damas, selon une ONG syrienne.

Les rebelles se sont quant à eux retirés de l’une des entrées de Maaloula dont ils avaient pris le contrôle mercredi, a affirmé l’opposition, soulignant sa volonté de préserver les monuments religieux et archéologiques de cette antique cité chrétienne située au nord de Damas.

(Par AFP)

Ouverture dans le rouge

L’indice global composé de toutes les valeurs de type action, Masi, a cédé 0,35%, s’établissant à 8.860,97 points.

Le Madex (Moroccan Most Active Shares Index), indice composé uniquement des valeurs cotées au continu, se situait à 7.195,49 points affichant une baisse de 0,36%.

Le FTSE CSE Morocco 15 a également baissé de 0,32%, affichant 8 679,6 points.

Le FTSE CSE Morocco All-Liquid a fléchi de 0,41%, enregistrant 7 589,75 points.

Le volume global est de 3 078 328,93 DH.

Les plus fortes hausses concernent :

  Microdata :                                  4,57% à 113,35 DH
  Stroc Industrie :                         2,93% à 59,7 DH
  Disway :                                      1,62% à 188 DH
  S.M Monétique :                          0,46% à 194,9 DH
  Atlanta :                                      0,13% à 63,81 DH

Les plus fortes baisses concernent :

  CNIA Saâda :                              -5,94% à 1014 DH
  CTM :                                          -4,12% à 237,6 DH
  Lafarge :                                     -3,95% à 925 DH
  Alliances :                                   -2,19% à 395 DH
  M2M Group :                               -1,82% à 213,05 DH