Londres évalue à 410 milliards de DH les marchés publics d’ici 2028 au Maroc
Les deux pays ont annoncé une série d’accords visant à approfondir leur collaboration et à consolider leurs liens commerciaux, précise un communiqué du gouvernement britannique. Ces accords s’inscrivent dans une volonté commune de « stimuler la croissance économique et de créer des emplois« .
Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères britannique, David Lammy, a dans ce sens signé plusieurs partenariats ouvrant la voie à la participation d’entreprises britanniques à des projets à travers le Maroc. Les opportunités liées aux marchés publics sont estimées selon le gouvernement « à environ 33 milliards de livres sterling (410,7 milliards de DH) pour les trois prochaines années ». Parmi celles-ci figure la possibilité pour des entreprises spécialisées dans les infrastructures de « contribuer aux préparatifs des villes hôtes de la Coupe du monde, telles que Marrakech, Casablanca et Rabat ».
D’autres annonces concernent une coopération accrue entre le Royaume-Uni et le Maroc dans les domaines de la migration, de la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’une action conjointe pour faire face au stress hydrique et au changement climatique, ajoute-t-on. « Ces initiatives visent à renforcer la sécurité et à promouvoir des opportunités de croissance verte pour les deux nations ».
Un accord de coopération portant sur les infrastructures hydrauliques et portuaires, d’une valeur potentielle de 200 millions de livres sterling (2,4 milliards de DH), a également été conclu, poursuit le communiqué. Il mettra en avant l’expertise britannique en matière de gestion durable de l’eau, de logistique intelligente et de technologies portuaires vertes.
Un autre accord, relatif aux marchés publics, « facilitera l’accès des entreprises britanniques aux appels d’offres publics au Maroc, en garantissant des conditions de concurrence équitables ».
Le secrétaire d’État britannique de la politique commerciale, Douglas Alexander, a pour sa part insisté sur l’importance croissante du Maroc « comme partenaire commercial et d’investissement, et sur le rôle que peuvent jouer des liens économiques renforcés dans la création d’emplois et le soutien aux entreprises ».
Dans ce sillage, un nouvel accord a été annoncé concernant le secteur de la santé, prévoyant la fourniture d’équipements britanniques à des hôpitaux et centres médicaux marocains, dans un contexte où le Maroc prévoit des investissements importants pour la modernisation de son système de santé, conclut-on.
Exportations automobiles. Voici les premières explications du repli au premier trimestre 2025
L’analyse sectorielle met en lumière une hétérogénéité au sein même de la filière. C’est principalement le segment de la construction automobile qui tire les résultats globaux vers le bas. Les exportations de véhicules construits localement ont chuté de près de 4,2 MMDH au premier trimestre 2025, passant de 17,9 MMDH à 13,7 MMDH, soit une contraction de 23,7%.
De même, les exportations du segment dit « extérieur« , qui regroupe des composants et sous-ensembles destinés à l’étranger, ont également reculé, passant de 1,02 MMDH à 877 MDH, soit une diminution de 14,2%. Cette évolution, bien que de moindre ampleur en valeur absolue, témoigne d’une pression quasi généralisée sur l’ensemble des maillons de la chaîne de production automobile.
À l’inverse, le segment du câblage automobile a montré une relative résilience. Les exportations de ce segment ont progressé de 2,4% (333 MDH), atteignant 14,4 MMDH contre 14,1 MMDH un an plus tôt.
Repli du premier trimestre : retour d’un cycle ou choc inédit ?
En réalité, ce repli avait déjà laissé entrevoir ses premiers signes dès le mois de janvier. Ce mois-là, le secteur automobile enregistrait une contraction de 10% en glissement annuel. Toutefois, à ce stade, il demeurait prématuré d’en tirer des conclusions solides, toute analyse risquant de manquer de rigueur méthodologique. La tendance s’est confirmée en février, avec une nouvelle baisse de 8,2%, accentuant les signaux d’essoufflement.
Ainsi, à la clôture du premier trimestre, période suffisamment longue pour permettre une analyse fiable, la contre-performance du secteur se confirme : les exportations du secteur automobile (tous segments confondus), ont reculé de 7,8% par rapport au premier trimestre 2024.
S’agit-il d’un simple phénomène cyclique et propre au secteur, ou bien d’une tendance nouvelle et étrangère à la dynamique observée au cours des années précédentes ?
Une tendance étrangère à la dynamique habituelle des premiers trimestresL’analyse des exportations automobiles lors des premiers trimestres des quatre dernières années (2021, 2022, 2023 et 2024) confirme qu’il s’agit d’une tendance en même temps inédite et étrangère à la dynamique passée.
La dernière baisse des exportations automobiles sur un premier trimestre remonte à l’année 2020 (-25,3%), sous l’effet du choc lié à la crise sanitaire du Covid-19.
En effet, à fin mars 2021, les exportations automobiles avaient bondi de 38,9%. En 2022, le premier trimestre s’était également soldé par une nette progression, atteignant 6,9%. Cette dynamique haussière s’est poursuivie en 2023 et 2024, avec des hausses respectives de 44,8% et 13,1% au cours des trois premiers mois de l’année.
Il s’agit donc bel et bien d’une baisse étrangère à la dynamique habituelle du secteur. Mais comment l’expliquer ?
Depuis février, Médias24 a tenté de joindre plusieurs responsables du secteur afin d’expliquer les causes sous-jacentes du recul des exportations que connaît le secteur automobile en ce début d’année. Nos sollicitations sont restées sans réponses.
La demande européenne et la transition énergétique fragilisent l’automobile marocaine
En attendant que les responsables prennent la parole sur cette tendance qui suscite déjà quelques inquiétudes. Les premières explications tendent vers une baisse de la demande européenne.
Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles, au premier trimestre 2025, les ventes de voitures essence et diesel ont enregistré des baisses marquées, avec des reculs à deux chiffres dans la quasi-totalité des principaux marchés européens.
Ainsi, étant donné que les véhicules thermiques représentent le cœur des exportations automobiles marocaines vers l’Europe, à première vue, la baisse de la demande européenne constitue un facteur important, voire déterminant, dans la baisse des exportations enregistrée au premier trimestre 2025.
À titre d’exemple, en 2023, les exportations vers l’Europe ont connu une forte hausse de 44,8%. Cette dynamique s’est appuyée sur une demande européenne robuste en véhicules thermiques au premier trimestre 2023, avec une croissance des ventes, de 18,6% pour l’essence et de 11,8% pour le diesel.
En 2024, le rythme des exportations a ralenti (+13,1%), alors que la demande européenne bascule : -10,2% pour l’essence et -18,5% pour le diesel à fin mars.
La corrélation se confirme au premier trimestre 2025 avec une chute de 7,8% des exportations automobiles marocaines. En parallèle, les ventes européennes continuent de se contracter : -20,7% pour les véhicules essence et -25,5% pour les diesel sur la même période, marquant ainsi la deuxième année consécutive de baisse des ventes de voitures thermiques en Europe.
Alors, pourquoi la demande en véhicules thermiques commence-t-elle à décliner en Europe ? Les véhicules thermiques cèdent du terrain face à l’essor de l’électrique et de l’hybrideL’analyse de la dynamique des parts de marché en Europe fait apparaître un recul significatif des motorisations thermiques, au profit des véhicules électriques et hybrides.
Au premier trimestre 2025, les véhicules électriques ont représenté 15,2% de la part de marché totale dans l’Union européenne, marquant une nette progression par rapport aux 12 % enregistrés au premier trimestre 2024. Les véhicules hybrides ont connu une forte croissance, atteignant une part de marché de 35,5%.
À fin mars 2025, les motorisations thermiques ne représentaient plus que 38,2% des ventes, contre 48,3% un an plus tôt, 51,8% à la même période en 2023, et 54,1% en 2022*. Cela reflète une tendance structurelle de désengagement progressif des consommateurs européens vis-à-vis des véhicules à moteur thermique.
Medias24
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* : La part des motorisations thermiques à fin mars 2022 peut être consultée via le même lien que celui de l’année 2023, en sélectionnant l’année 2022 à l’aide du curseur prévu à cet effet.
Le Maroc et l’Égypte explorent des solutions pour équilibrer leurs échanges commerciaux
Comme révélé par Médias24, la réunion de haut niveau entre le Maroc et l’Égypte a bien eu lieu ce jeudi 27 février à Rabat.
Dans une déclaration à la presse, Omar Hejira a affirmé que la réunion a permis d’examiner les chiffres des échanges commerciaux et les mesures à prendre pour réduire le déficit commercial essuyé par le Maroc.
Il a souligné la forte volonté de la partie égyptienne d’organiser une mission au profit des exportateurs marocains vers l’Égypte, dans le but d’établir des partenariats pour renforcer les exportations, notamment dans le secteur automobile, qui a connu un recul ces derniers mois.
Le secrétaire d’État marocain a noté que « dans le cadre de ces échanges commerciaux, la priorité sera également donnée à d’autres produits afin de renforcer les exportations marocaines vers l’Égypte ».
De son côté, le ministre égyptien de l’Investissement et du commerce extérieur, Hassan El Khatib, a souligné que cette réunion a porté sur les échanges commerciaux et les moyens de continuer à les renforcer pour parvenir à un équilibre dans la balance commerciale entre les deux pays. « Nous avons élaboré des mesures pratiques qui seront mises en place et dont le suivi sera assuré par les deux parties », a-t-il déclaré.
Le responsable égyptien a profité de l’occasion pour saluer les « relations historiques qui unissent les deux pays frères, sous le leadership du Roi Mohammed VI et du président égyptien Abdel Fattah El-Sissi », rappelant que les relations bilatérales connaissent aujourd’hui unnouveau départ.
Il a enfin affirmé que « les produits marocains ne sont pas étrangers et que le marché égyptien est ouvert aux exportations marocaines ».
استقبل كل من السيد رياض مزُّور، وزير الصناعة والتجارة، والسيد عمر حجيرة، كاتب الدولة لدى وزير الصناعة والتجارة المكلف بالتجارة الخارجية، اليوم بالرباط، السيد حسن الخطيب، وزير الاستثمار والتجارة الخارجية لجمهورية مصر العربية. 🇲🇦🇪🇬
Commerce Maroc-Égypte : une réunion décisive de haut niveau prévue à Rabat
Récemment, des dysfonctionnements ont été constatés dans les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Égypte, suscitant des réactions contrastées parmi les importateurs et les exportateurs marocains, chacun étant impacté à des degrés divers. Face à cette situation, de nombreuses rumeurs ont circulé sur d’éventuelles tensions, voire une guerre commerciale entre les deux pays.
Pour clarifier la situation, une source autorisée au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, contactée par Médias24, apporte un précieux éclairage sur l’état actuel des échanges bilatéraux et les mesures en cours d’évaluation.
Il ne s’agit ni d’une tension ni d’un contentieux, mais simplement d’une phase de réévaluationContrairement aux interprétations suggérant un conflit commercial, cette source insiste sur le fait qu’il ne s’agit ni d’une tension ni d’un contentieux, mais plutôt d’une phase de réévaluation des relations commerciales entre les deux pays. « Dans le domaine des échanges commerciaux, ces réévaluations sont essentielles pour assurer un équilibre et une coopération mutuellement bénéfique. C’est précisément ce que nous menons actuellement avec nos partenaires égyptiens. Dans les prochains jours, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur [Omar Hejira, ndlr] recevra son homologue égyptien afin de poursuivre les discussions et de renforcer nos relations sur des bases solides », explique notre interlocuteur.
Une mesure de réciprocité
Le Maroc a adopté des mesures de réciprocité, après la décision prise par les autorités égyptiennes à l’encontre des exportations marocaines. Cette décision, jugée défavorable par Rabat, a conduit à une réponse proportionnée dans le cadre des règles commerciales établies.
« Les autorités égyptiennes ont pris une décision affectant nos exportations, une mesure que nous avons estimée défavorable aux intérêts du Maroc. En réponse, et dans le respect du principe de réciprocité, le Maroc a adopté une mesure équivalente. La semaine dernière, une réunion a été tenue avec nos partenaires égyptiens, au cours de laquelle ces derniers ont pris acte de la démarche marocaine et en ont compris la portée« , souligne notre source.
Au-delà de ces mesures ponctuelles, cette réévaluation s’inscrit dans une réflexion plus large sur la balance commerciale entre les deux pays, qui demeure structurellement déficitaire pour le Maroc.
« Contrairement à ce qui se propage, cette situation ne concerne pas uniquement le secteur automobile. Le Maroc ne se limite pas à l’exportation de voitures, nos exportations sont diversifiées et couvrent plusieurs secteurs stratégiques. Par ailleurs, l’Égypte importe une large gamme de produits en provenance de divers pays. Pourquoi ne pas renforcer ses achats auprès du Maroc ? Cela permettrait de mieux rééquilibrer notre balance commerciale. Cette phase de réévaluation est l’occasion d’examiner en profondeur ce déséquilibre, qui ne cesse de s’accentuer, et dont nous estimons qu’il doit être revu », conclut notre source.
Échanges commerciaux Maroc-Égypte : un déficit persistant
L’évolution des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Égypte met en évidence un déséquilibre persistant qui s’est considérablement aggravé au fil des années. L’analyse des données de l’Office des changes, couvrant la période 1998-2024*, révèle une dynamique où les importations marocaines en provenance d’Égypte ont connu une croissance soutenue, tandis que les exportations marocaines vers ce marché sont restées limitées, voire en déclin.
Source : Office des changes
Les importations marocaines de produits égyptiens ont suivi une trajectoire ascendante marquée par plusieurs phases d’accélération. En 1998, elles s’élevaient à seulement 197,9 MDH. À partir de 2003, elles amorcent une montée en puissance significative, dépassant pour la première fois la barre du milliard de dirhams. Cette dynamique s’intensifie entre 2010 et 2020, période durant laquelle les importations passent de 3,5 MMDH à plus de 5,5 MMDH. La tendance haussière s’accélère encore davantage à partir de 2021, atteignant un pic historique de 10,37 MMDH en 2022. Bien que les importations aient légèrement reculé en 2023, elles restent largement supérieures aux exportations marocaines vers l’Égypte, illustrant ainsi un déséquilibre structurel persistant.
Depuis 2017, les exportations marocaines vers l’Égypte affichent une tendance résolument baissièreContrairement aux importations, les exportations marocaines vers l’Égypte n’ont pas connu une évolution similaire. Malgré une progression entre 2009 et 2016, où elles atteignent un pic de 2,7 MMDH, elles connaissent par la suite une baisse significative. Depuis 2017, la tendance est résolument à la baisse, les exportations passant sous la barre du milliard de dirhams dès 2018 pour atteindre un niveau historiquement bas de 528,8 MMDH en 2023.
Source : Office des changes
Le déficit commercial du Maroc avec l’Égypte n’a cessé de se creuser au fil des années. En 2008, il s’élevait à 2,8 MMDH. À partir de 2018, ce déséquilibre s’accentue de manière significative, atteignant un niveau record de 9,7 MMDH en 2022, un seuil jamais observé auparavant.
Cette évolution met en évidence une asymétrie marquée dans les échanges bilatéraux et soulève des interrogations quant à l’application des accords commerciaux entre les deux pays. Alors que le Maroc importe une large variété de produits égyptiens, il fait face à des entraves croissantes pour l’exportation de ses propres marchandises vers le marché égyptien.
Analyse des principaux produits échangés entre le Maroc et l’Égypte
L’examen des données relatives aux échanges commerciaux entre le Maroc et l’Égypte permet d’identifier les produits les plus importants importés et exportés entre les deux pays.
→ Les principales importations marocaines depuis l’Égypte
L’un des principaux produits importés par le Maroc en provenance d’Égypte est l’huile de soja brute ou raffinée, classée dans la catégorie des huiles, graisses et cires d’origine animale ou végétale. Cette importation est relativement récente, avec une croissance exponentielle enregistrée à partir de 2018. En 2022, les importations d’huile de soja atteignent un sommet de 810,9 MDH, avant de se stabiliser à 413,6 MDH en 2023 et 851,5 MDH en 2024*.
Un autre produit d’importation majeur est constitué par les fils, barres et profilés en fer ou en acier non alliés, classés dans les articles manufacturés d’après la matière première. Ce segment connaît une forte fluctuation, avec un pic en 2023 atteignant 445,9 MDH. Toutefois, les importations de ce produit restent volatiles, soumises aux fluctuations des prix internationaux et à la demande interne en infrastructures et en BTP.
Les appareils récepteurs radio et télévision constituent également un poste d’importation significatif, bien que plus récent. À partir de 2022, ce segment connaît une envolée spectaculaire, atteignant 744,2 MDH en 2022 et 772,2 MDH en 2023.
→ Les principales exportations marocaines vers l’Égypte
Le premier poste d’exportation du Maroc vers l’Égypte concerne les produits agroalimentaires transformés, un segment qui a connu une forte croissance ces dernières années. En 2019, ces exportations s’élevaient à 48,5 MDH, avant d’atteindre un record de 111,4 MDH en 2022. Toutefois, une baisse a été observée en 2023, avec un recul à 30,3 MDH, avant une reprise en 2024 à 103,4 MDH.
Les matériaux de construction, notamment les ouvrages en pierres, plâtre, ciment et matières similaires, figurent également parmi les principales exportations marocaines. Ce segment a connu une progression notable, atteignant 50 MDH en 2022, puis une forte hausse en 2023 avec 105,7 MDH, avant un léger repli en 2024 à 86,4 MDH. Ces produits sont particulièrement prisés dans les projets de construction et d’infrastructure en Égypte.
Quant aux produits plastiques et dérivés, ils ont enregistré 77,5 MDH en 2022, avant de chuter à 15,8 MDH en 2023, puis de remonter légèrement à 22 MDH en 2024.
Notons que l’automobile est absente du top 3 des exportations marocaines vers l’Égypte.
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Les données de 2024 (importations et exportations) sont arrêtées à fin septembre 2024 et ne prennent pas en compte le quatrième trimestre.
Ben Coleman désigné Envoyé commercial du Royaume-Uni pour le Maroc et l’Afrique de l’ouest
Ben Coleman, qui assumera le rôle d’Envoyé commercial britannique pour le Maroc et l’Afrique de l’Ouest, est un parlementaire à la Chambre des communes (chambre basse du Parlement britannique) pour Chelsea et Fulham (ouest de Londres). Il est membre du parti travailliste, qui dirige le gouvernement britannique.
Jonathan Reynolds a également annoncé la désignation de 31 autres envoyés couvrant 79 marchés, a précisé son département dans un communiqué.
« Les envoyés commerciaux du Royaume-Uni joueront un rôle essentiel pour la réalisation de la mission de croissance fixée par le gouvernement et dans la mise en œuvre de notre plan de changement, en aidant à créer des opportunités permettant aux entreprises britanniques d’être compétitives à l’étranger, de pénétrer de nouveaux marchés et d’attirer davantage d’investissements étrangers ».
Ils joueront également un rôle crucial en soutenant les priorités de croissance du Royaume-Uni, notamment en aidant à mettre en œuvre les stratégies industrielles et commerciales et en attirant les investissements directs étrangers dans toutes les régions du Royaume-Uni, selon la même source.
Les relations économiques et commerciales entre le Maroc et le Royaume-Uni ont connu un nouveau tournant avec la signature de l’Accord d’association Maroc-Royaume-Uni en 2021. Cet accord, entré en vigueur en janvier 2021, a permis notamment d’augmenter les échanges commerciaux entre les deux Royaumes.
Une mission d’affaires pour booster les relations économiques entre le Maroc et le Portugal
La Chambre de commerce, d’industrie et des services du Portugal au Maroc (CCIPSM), en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Portugal à Lisbonne (CCIP), a organisé, dans la soirée du 4 mars, une conférence-débat intitulée « Les moyens de booster les liens économiques entre le Maroc et le Portugal ».
Cette conférence a eu lieu en marge d’une mission d’affaires des entreprises portugaises au Maroc, organisée du 4 au 8 mars 2024, et qui a pour objectif de renforcer la coopération économique entre les deux pays.
Les échanges ont dépassé le milliard d’euros en 2023, une première
« Les échanges économiques entre les deux pays ont connu une croissance importante, ces dernières années, plaçant le Maroc comme 13e client du Portugal et son 27e fournisseur, avec une valeur des échanges, en 2023, avoisinant les 1,5 milliard d’euros et dépassant ainsi pour la première fois le milliard d’euro. La CCISPM recense plus de 1.400 opérateurs économiques portugais qui travaillent activement avec le Maroc », indique la CCISPM dans un communiqué.
Les différentes prises de parole lors de cet événement concordent vers le fait que les relations économiques entre les deux pays n’ont pas encore atteint leur plein essor et qu’il existe un potentiel significatif à investiguer pour une croissance économique supplémentaire, en tirant parti notamment de l’organisation tripartite de la Coupe du monde de football 2030 qui présente une opportunité significative et s’ajoute aux avantages géographiques, industriels et commerciaux des deux pays.
Cette mission d’affaires à Casablanca, qui survient après une autre organisée dans l’autre sens en juillet dernier avec la participation de 18 entreprises marocaines, confirme le potentiel de coopération entre les deux pays et fait valoir l’intérêt des entrepreneurs des deux rives pour des investissements directs dans les deux pays, conclut la CCISPM.
L’envoyé spécial du Premier ministre britannique pour le commerce en visite au Maroc
« Les échanges commerciaux bilatéraux ont totalisé près de 3,5 milliards de livres sterling l’an dernier. Il s’agit là d’une illustration réelle des opportunités qui se présentent entre les deux pays », a déclaré M. Butler à la presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Le Royaume-Uni et le Maroc peuvent développer leurs relations commerciales dans divers secteurs, a-t-il soutenu, précisant que l’énergie verte est un domaine qui offre un « énorme potentiel pour nos deux pays ».
Il a, à cet égard, relevé que le commerce peut faire office de locomotive, non seulement pour la croissance économique, mais aussi pour le développement de la société et l’émergence de « nations prospères ».
Londres et Rabat « entretiennent des relations extrêmement importantes » marquées par un fort potentiel commercial, a poursuivi l’envoyé spécial du Premier ministre britannique.
La visite de Rob Butler reflète l’ambition du Royaume-Uni de renforcer les liens économiques avec le Maroc, notamment en matière de commerce et d’investissement, et d’explorer les perspectives de coopération dans de nombreux secteurs tels que les infrastructures, l’aérospatiale, les soins de santé, l’agriculture et l’éducation.
(Avec MAP)
Maroc-Royaume-Uni : un accord commercial et sécuritaire en vue (médias)
Un accord couvrant les volets commercial et sécuritaire est en cours de négociation entre Londres et Rabat, rapporte la presse britannique. Cet accord intervient dans le contexte du Brexit et pourrait « ouvrir d’énormes opportunités sur l’ensemble du continent africain ».
La conclusion de cet accord, soutenu par l’ancien premier ministre britannique Boris Johnson, représenterait « une autre victoire post-Brexit » pour le Royaume-Uni, selon la même source.
Le doublement des échanges avec le Maroc depuis le Brexit, même avant la signature d’un nouvel accord commercial avancé, est un « exemple [illustrant les] avantages d’avoir quitté l’Union européenne ».
Le Maroc est présenté comme « l’un des pays les plus stables de la région et, en tant que monarchie sous le règne de son roi Mohammed VI, présente des similitudes avec le Royaume-Uni », ce qui en fait le partenaire commercial africain idéal pour le Royaume-Uni post-Brexit et un tremplin vers l’Afrique.
L’accord est toujours en négociation ; le Maroc est actuellement en contact avec le Département du commerce et des affaires (DBT) britannique, précise enfin la même source.
Les échanges commerciaux entre le Maroc et la Mauritanie en nette hausse en 2022
Les échanges commerciaux entre le Maroc et la Mauritanie ont enregistré une dynamique sans précédent au cours de l’année 2022, atteignant une valeur d’environ 300 millions de dollars américains (soit plus de 3 milliards de DH), relève un communiqué de l’ambassade du Maroc à Nouakchott. Il s’agit d’une croissance de 58% par rapport à l’année 2020.
« Cette reprise notable dans le volume et la valeur des échanges commerciaux renforce la position du Royaume en tant que premier fournisseur du marché mauritanien au niveau africain. Les importations mauritaniennes en provenance du Maroc représentent environ 50% de l’ensemble de ses importations en provenance du continent africain ».
80% des exportations marocaines vers la Mauritanie concernent les trois catégories suivantes : les produits alimentaires et agricoles, les produits manufacturés, et les machines et équipements de transport. Les exportations de légumes et de fruits représentent environ 20% de ces exportations, rappelle la même source.
Cette croissance est attribuée à plusieurs facteurs, notamment la proximité géographique entre les deux pays, la fluidité des transactions entre les fournisseurs marocains et leurs homologues mauritaniens, la qualité des chaînes logistiques, ainsi que la bonne réputation et la haute qualité des produits marocains sur le marché mauritanien, ajoute-t-on.
Le Maroc, premier investisseur en Mauritanie
« Il faut également souligner le rôle important joué par le poste frontalier de Guergarat entre le Maroc et la Mauritanie dans la fluidité des échanges commerciaux entre les deux pays. Il est à noter qu’au cours de la pandémie de Covid-19, le poste frontalier est resté ouvert pour faciliter le mouvement des marchandises, permettant ainsi de maintenir le volume des échanges commerciaux entre les deux pays malgré la crise », poursuit la même source.
Le Maroc est le premier investisseur en Mauritanie au niveau africain, opérant à travers des secteurs importants tels que les communications, les banques, la transformation et la valorisation des produits de la pêche, l’agriculture, la production de ciment, les matériaux de construction, la distribution de gaz domestique, ainsi que la distribution de produits pétroliers.
Afin de renforcer cette dynamique et de développer les perspectives de coopération économique dans ses volets commercial et d’investissement, les deux pays préparent actuellement une nouvelle session du Forum économique et d’investissement maroco-mauritanien à Nouakchott. La préparation de la 2e édition du Salon commercial et économique du Maroc à Nouakchott est en cours, en prévision de sa tenue au début de l’année prochaine, conclut le communiqué.
Le commerce entre le Maroc et Israël en progression de 32% en 2022, le tourisme de 150%
55,7 millions de dollars. C’est le montant des échanges commerciaux entre le Maroc et Israël en 2022, selon le rapport 2022 de l’Abraham Accords Peace Institute. Ce chiffre, tiré de l’Israel Central Bureau of Statistics, fait ressortir une croissance de 32% des flux de l’import-export entre les deux pays. Un résultat qui reste non significatif dans l’ensemble des échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde, mais qui représente plus du double des transactions réalisées entre les deux pays en 2020, qui étaient à peine de 22,5 millions de dollars.
Comme le souligne le même rapport, cette évolution du commerce s’est faite en faveur d’Israël, qui a fait croître ses exportations vers le Maroc de 10,2 à 37,9 millions de dollars entre 2020 et 2022. Les exportations marocaines vers l’Etat hébreu ont également évolué, mais pas au même rythme, passant de 11 à 17,8 millions de dollars.
Commerce : avantage pour Israël
Résultat des courses : alors que la balance commerciale marocaine était excédentaire vis-à-vis d’Israël en 2019 (comme le montre le graphique ci-dessous), cet excédent s’est transformé en déficit depuis la normalisation des relations entre les deux pays en décembre 2020. Un déficit qui se creuse depuis, pour atteindre près de 20 millions de dollars à fin 2022.
Selon les statistiques israéliennes détaillées pour les sept premiers mois de 2022, plus de la moitié des échanges entre les deux pays ont porté sur des produits de textile et d’habillement. Plus du quart sur des produits d’origine animale ou végétale. Et 7,8% des échanges ont porté sur des machines, du matériel médical, des armes… le reste étant composé de divers produits non précisés dans le rapport.
La nature des échanges reste jusque-là élémentaire. Ce que le rapport note d’ailleurs. « Le commerce entre Israël et le Maroc a considérablement augmenté en 2022, bien que le potentiel non réalisé dans de multiples secteurs tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie reste énorme. » Il fait référence à une déclaration du patron de la CGEM, Chakib Alj, qui estime le potentiel des échanges commerciaux entre les deux pays à 500 millions de dollars.
Vers une zone de libre-échange Maroc-Israël-Émirats arabes unis ?
Mais ceci n’est que le début, comme on peut le déduire du ton du rapport, qui rappelle tous les deals signés entre les deux pays en 2022. Ces derniers portent sur un important potentiel de croissance des échanges commerciaux et des investissements.
Le rapport loue également l’environnement des affaires du Maroc et son ouverture sur le monde, considérant le Royaume comme une passerelle pour Israël et ses compagnies vers les marchés africains et européens. Une réflexion est même lancée pour exploiter l’accord de libre-échange du Maroc avec les Emirats arabes unis pour créer une zone de libre-échange triangulaire.
« Avec un environnement favorable aux affaires et une stabilité politique, la position stratégique du Maroc est une passerelle pour Israël vers l’Europe et l’Afrique, et son accord de libre-échange avec les Emirats arabes unis a conduit à l’exploration d’un accord commercial trilatéral potentiel et peut être exploité dans le cadre d’une éventuelle zone de libre-échange Accords d’Abraham », souligne l’Abraham Accords Peace Institute.
200.000 Israéliens ont visité le Maroc contre 2.900 visiteurs marocains en Israël
Autre domaine qui a connu une forte progression depuis le retour à la normale des relations entre les deux pays : le tourisme. En 2022, environ 2.900 Marocains ont visité Israël, selon les chiffres du Bureau central des statistiques d’Israël, contre à peine 500 en 2021. Tandis que 200.000 Israéliens ont visité le Royaume en 2022, contre 80.000 un an auparavant.
« Bien que cela représente une augmentation progressive par rapport aux années précédentes et constitue une évolution positive, la profondeur des liens historiques et les offres touristiques des deux pays indiquent qu’il y a encore un potentiel considérable pour le tourisme entre le Maroc et Israël. »
Selon le rapport, 89% du total des visiteurs israéliens se sont rendus au Maroc pour les loisirs et pour des raisons personnelles, tandis que 11% y sont allés pour des voyages d’affaires.
Pourquoi les Marocains sont-ils peu nombreux à visiter Israël ? Selon les rédacteurs du rapport, cela s’explique par plusieurs raisons, dont la cherté des vols vers Israël et les lourdes procédures d’obtention des visas.
« Alors que les voyages entrant au Maroc depuis Israël se développent, les voyages à destination d’Israël en sont encore à leurs balbutiements. En dépit de nombreuses compagnies aériennes proposant des vols hebdomadaires vers Israël, il reste cher de visiter Israël par rapport à d’autres destinations touristiques marocaines populaires », indique ainsi le rapport, qui recommande le développement de forfaits touristiques sur mesure pour les Marocains.
Les rédacteurs du rapport proposent également de travailler sur « le sentiment populaire », en augmentant le nombre d’évènements réunissant artistes, sportifs, célébrités et influenceurs des deux pays.
Quant aux visas, le rapport recommande tout simplement d’appliquer la réciprocité :
« En juin, le Maroc a approuvé la demande d’Israël d’autoriser les citoyens israéliens d’entrer au Maroc avec un visa électronique facile à obtenir, plutôt qu’une demande de visa formelle chronophage. Le tourisme marocain en Israël serait facilité si Israël pouvait trouver des solutions similaires. »
Il est également proposé de rendre plus agréable « l’expérience aéroportuaire » des arrivants, un grand point noir pour le tourisme en Israël.
« Comme pour les autres pays signataires des accords, il faut rationaliser l’expérience aéroportuaire des Marocains visiteurs, tout en équilibrant les préoccupations de sécurité et de santé pour stimuler le tourisme dans les années à venir. »
Maroc-Suisse : record des échanges commerciaux en 2022
Après avoir enregistré une valeur de 347 millions de francs suisses en 2021, les exportations suisses vers le Maroc ont atteint les 414 millions CHF en 2022, affichant ainsi une progression de 19,3%. C’est ce qu’il ressort des chiffres relayés par l’ambassade de Suisse au Maroc.
Ces exportations sont composées principalement de produits de l’industrie chimique et pharmaceutique (29%), des instruments de précision, d’horlogerie et de joaillerie (24%), des machines, électroménagers, électronique (18%) et des produits forestiers, agricoles et de pêche (17%).
Les exportations marocaines vers la Suisse ont également connu une nette croissance, passant de 307 millions CHF en 2021 à 364 millions CHF en 2022, soit une augmentation de 18,6%. Elles sont composées principalement de produits textiles, vêtements et chaussures (28%), de produits forestiers, agricoles et de pêche (19%), des véhicules (14%) et de la joaillerie (13%).