L’École Centrale Casablanca lance son premier Bachelor 

L’École Centrale Casablanca propose, en partenariat avec l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2i2), le Centrale 2iE African Bachelor of Engineering, un cycle de Bachelor (bac+4) sur les compétences centraliennes.

Le cycle offre des débouchés dans des fonctions de management opérationnel, explique l’École Centrale Casablanca dans un communiqué. La nouvelle promotion de ce Bachelor compte 24 élèves de huit nationalités africaines, dont 71% sont des filles, poursuit la même source.

“Centrée sur le développement du potentiel de chaque étudiant, la formation, dispensée exclusivement en anglais, permet à l’étudiant de construire ses compétences autour de savoirs et de savoir-faire dans de nombreux domaines de l’ingénierie, ainsi que du savoir-être et du savoir-devenir pour en faire un acteur majeur du développement durable de l’Afrique, tout en lui ouvrant le champ des possibles concernant son projet de formation et sa carrière professionnelle”, indique le communiqué.

Et d’ajouter : “Les élèves du Centrale 2iE African Bachelor of Engineering pourront, s’ils le souhaitent, poursuivre leurs études au Maroc ou en France. En effet, de nombreuses opportunités s’offrent à eux, notamment la possibilité de poursuivre des études en master spécialisé ou en parcours accéléré pour l’obtention du diplôme d’ingénieur centralien en 2 ans dans une école du groupe des Écoles Centrale.”

L’Ecole centrale Casablanca et AfricaLink s’allient

Cette convention, passée dans le cadre de la visite de la délégation de la Région Aix-Marseille au Maroc, vise à régir les échanges et la collaboration entre l’école et l’association au niveau de la formation supérieure et continue, des opportunités professionnelles en Europe et en Afrique ainsi que de la Recherche.

Pour l’Ecole centrale Casablanca, cette collaboration permettra de mieux satisfaire les besoins en matière de qualifications et d’accélérer l’insertion professionnelle des étudiants. Les domaines et champs de collaboration portent sur 4 axes majeurs, soit la formation initiale et les stages, la Recherche, la formation des cadres et le rayonnement en Afrique.

AfricaLink sera désormais en mesure de proposer des stages, des missions et des projets aux élèves de l’école en Europe et en Afrique. La responsabilité de l’association ne se limite pas à l’encadrement estudiantin puisque AfricaLink pourra également contribuer à l’innovation des programmes académiques selon ses besoins et ceux de ses entreprises-membres. En outre, Africalink proposera également des professionnels experts pour intervenir et servir les besoins de formation en 3e année de cycle ingénieur.

D’autre part, l’Ecole Centrale Casablanca pourra accompagner AfricaLink et ses membres pour répondre aux besoins de formation continue de leurs collaborateurs en Afrique. Elle assistera également le réseau de l’association dans leurs problématiques R&D à travers son système de chaires de Recherche.

Enfin, l’école analysera les besoins de recrutement et assurera l’orientation de ses étudiants selon les besoins et les attentes de ces derniers.

Pétrole aux Canaries : l’Europe s’en mêle

Le Parlement européen a adopté, le mardi 21 mai, une nouvelle directive sur la sécurité gazière et pétrolière en mer. Elle stipule, en substance, que les compagnies devront, désormais, « disposer de suffisamment de ressources matérielles, humaines et financières pour limiter et corriger l’impact d’un accident majeur éventuel», indique le texte.

Cette nouvelle directive vient complexifier un dossier où plusieurs acteurs s’affrontent. Le gouvernement central de Madrid souhaite faciliter l’exploitation des ressources naturelles partout en Espagne, notamment en cette période de crise économique. Le gouvernement local des Canaries, quant à lui, ne veut pas en entendre parler. Il est sur la même ligne que les habitants de l’île : ces derniers ne veulent pas d’une activité potentiellement polluante qui pourrait nuire à la principale ressource de l’île : le tourisme.

Enfin : le Maroc. Le gouvernement n’a pas réagi officiellement sur ce dossier. Le royaume verrait-il d’un bon œil une exploitation pétrolière dans des eaux territoriales au statut mal défini ?

En tout état de cause, Madrid semble prendre l’affaire au sérieux. D’après le site d’information espagnol El Confidencial Digital, des renforts militaires seraient déployés sur les îles Canaries afin d’anticiper une réaction marocaine en cas de décision du côté espagnol.

Les îles Canaries sont l’objet de convoitises depuis que des experts espagnols ont découvert que cette zone contiendrait d’importants gisements qui couvriraient 10 % de la demande espagnole. Une aubaine qui vaut son pesant d’or (noir) ! La compagnie Repsol, à laquelle Madrid a confié la réalisation des premières prospections aux larges des îles Canaries, a confirmé les conclusions des experts.

La directive européenne constitue un argument de plus en faveur des opposants à l’exploitation du pétrole en mer au large des Canaries. Ces derniers ont d’ailleurs remis plusieurs pétitions en 2012 au Parlement européen.