Face à l’anarchie médiatique, l’ANME appelle à une régulation « plus ferme »

Dans un communiqué, l’ANME souligne l’émergence de « pratiques dangereuses qui fragilisent la profession » : l’usurpation du statut de journaliste, la normalisation du sensationnalisme, et la confusion entre journalisme et création de contenu sur les réseaux sociaux.

Elle alerte sur la montée d’un climat où l’information rigoureuse et encadrée cède la place à une anarchie médiatique alimentée par la recherche effrénée d’audience et de profit.

Face à ces dérives, l’Association appelle à un encadrement législatif plus strict et à un renforcement des réglementations existantes afin de lutter contre la prolifération des contenus trompeurs. Elle insiste sur la distinction essentielle entre les médias professionnels, soumis à des obligations légales et éthiques, et certains créateurs de contenu qui exploitent les plateformes numériques à des fins lucratives, souvent en contournant les règles fiscales et déontologiques.

L’ANME salue également les efforts des autorités en matière de régulation du secteur, notamment à travers le travail de la commission provisoire pour la gestion des affaires du secteur de la presse et de l’édition. Elle appelle enfin à une mobilisation collective des institutions et de la société civile pour protéger le droit du public à une information fiable et de qualité.

Séisme d’Al Haouz : l’association des éditeurs ANME fait don de 500.000 DH au profit des victimes

L’Association nationale des médias et éditeurs (ANME) fera don de 500.000 dirhams au profit des victimes du séisme qui a frappé le Maroc dans la nuit du 8 septembre, annonce l’organisation dans un communiqué publié ce dimanche.

L’aide sera versée sur le compte spécial rattaché au Trésor et à Bank Al Maghrib, ouvert sur instructions du Roi Mohammed VI en vue de recevoir les contributions volontaires des citoyens et organismes privés et publics.

Hausse des prix des manuels scolaires : l’Etat examine des solutions pour protéger les plus démunis (Benmoussa)

Invité ce lundi 6 juin au Forum de la MAP, le ministre de l’Education nationale, Chakib Benmoussa, a été interpellé sur un éventuel ajustement des prix des manuels scolaires l’année prochaine.

Suite aux demandes exprimées par les éditeurs nationaux pour prendre en considération la hausse du prix du papier, une commission interministérielle examine actuellement les pistes et solutions pour garantir la disponibilité des manuels lors de la prochaine rentrée scolaire, a assuré le ministre.

« Il faut trouver des réponses à ces questions objectives sur l’effort que doivent fournir les éditeurs pour resserrer leurs coûts et marges de production, mais aussi sur la capacité de l’Etat à accompagner ces efforts », a-t-il déclaré.

Selon Chakib Benmoussa, 70% des élèves ont accès aux manuels scolaires du primaire dans le cadre de l’opération « Un million de cartables », financée par l’Etat. « L’implication de l’Etat garantira le fait que le même effort sur le plan quantitatif puisse être poursuivi pour protéger les catégories les plus démunies, afin de ne pas subir l’effet d’éventuels ajustements liés au marché international », a-t-il poursuivi.

Et de rappeler que la préférence nationale pour l’impression, lancée en 2021, fait partie de cette équation. « Lors de différentes réunions avec les imprimeurs, nous avons insisté sur la préservation de cette préférence, en étant conscients de ne pas faire supporter les augmentations de coûts aux éditeurs », a souligné le ministre.

Selon nos sources, les éditeurs ont proposé une hausse de 67%, que la commission interministérielle des prix a rejetée. Une étude menée par le ministère de l’Industrie a révélé une hausse de 20% des cours du papier.