National Education: By 2026, Over 2,500 Pioneering Institutions and the Generalization of Amazigh

The Ministry of National Education has unveiled its 2026 budget plan to Parliament. Among its priorities is the expansion of pioneering establishments. 2,000 primary schools and 500 middle schools will join the program, adding to the 4,626 primary and 786 middle pioneering schools already in operation. These new institutions will be renovated or fully rehabilitated.

As part of the pioneering schools program, the Ministry plans to equip around 24,000 primary classrooms and 10,000 middle school classrooms with computers, and to ensure internet access across all educational institutions.

Reducing school dropouts is another priority for the Ministry in 2026, with initiatives focusing on educational and social support, strengthening rural schooling, particularly school transportation, accommodation, and catering infrastructure, and expanding the territorial network of second-chance centers.

The ministry’s objective for the upcoming school year is as follows:

The generalization of Amazigh to all primary schools is also planned, with the launch of free digital platforms for learning Arabic, Amazigh, and foreign languages. This measure follows the existing program of generalizing the teaching of English and Amazigh languages, already underway at the primary and middle school levels.

As for the Amazigh language, it will be extended to all primary schools during the 2026-2027 school year, with the recruitment of 1,000 additional teachers. In 2025-2026, it had already been implemented in more than 50% of primary schools. English teaching will be extended to all middle school classes.

For the year 2026-2027, a total of 20,000 budgeted positions will be created by the Ministry of National Education, distributed as follows:

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Éducation nationale : pour 2026, plus de 2.500 établissements pionniers et généralisation de l’amazighe

Le ministère de l’Éducation nationale a présenté au Parlement son projet de budget au titre de l’année 2026.

Parmi ses priorités figure notamment la poursuite de la généralisation des établissements pionniers. Les 2.000 écoles primaires et 500 collèges qui rejoindront ce programme viendront s’ajouter aux 4.626 écoles pionnières et 786 collèges pionniers déjà en service. Ces nouveaux établissements seront ainsi réhabilités partiellement ou complètement.

Toujours dans le cadre des établissements pionniers, le ministère prévoit d’équiper environ 24.000 salles de classes supplémentaires du cycle primaire et 10.000 classes du cycle collégial en outils informatiques, en plus de la fourniture d’internet à tous les établissements scolaires.

Réduction du décrochage scolaire et de l’encombrement des classes

La réduction du décrochage scolaire est l’autre priorité du ministère pour l’année 2026, en activant plusieurs chantiers, notamment le soutien éducatif et le soutien social, le renforcement des services favorisant la scolarisation en milieu rural, en particulier le transport scolaire, les infrastructures d’hébergement et de restauration, ainsi que l’extension du maillage territorial des centres de la deuxième chance.

Le ministère ambitionne également de réduire l’encombrement au niveau des classes. Sur ce volet, son objectif pour la prochaine année scolaire est le suivant :

passer d’un pourcentage de 1,7% actuellement au cycle primaire à 1%. Pour ce cycle, les actions seront principalement orientées vers les zones périurbaines, afin d’accompagner la dynamique de mobilité des populations. Plus de 66 écoles primaires seront construites, en plus des extensions programmées.

passer de 15,5% à moins de 5% au collège. Pour ce faire, plus de 76 nouveaux collèges seront construits, en plus des extensions programmées.

passer de 12,9% à moins de 5% au lycée, notamment à travers la construction de plus de 51 lycées supplémentaires, en plus des extensions programmées.

Généralisation de la langue amazighe à toutes les écoles primaires

Le ministère prévoit aussi le lancement de plateformes numériques gratuites dédiées à l’apprentissage de l’arabe, de l’amazighe et des langues étrangères.

Cette mesure intervient en continuité du programme de généralisation de l’enseignement des langues anglaise et amazighe, déjà initié au primaire et au collège.

En ce qui concerne la langue amazighe, elle sera généralisée, durant l’année scolaire 2026-2027, à toutes les écoles du cycle primaire, grâce notamment au recrutement de 1.000 enseignants supplémentaires. En 2025-2026, elle a été étendue à plus de 50% des écoles primaires.

Pour ce qui est de la langue anglaise, elle sera généralisée à toutes les classes du cycle collégial.

Répartition des postes budgétaires ouverts pour l’année 2026

Pour 2026-2027, un total de 20.000 postes budgétaires seront ouverts par le ministère de l’Éducation nationale, répartis comme suit :

– 19.000 postes pour le recrutement des cadres enseignants au titre de la rentrée scolaire 2026-2027. L’organisation des concours d’accès au cycle de qualification des cadres enseignants a été annoncée il y a quelques jours.

600 postes budgétaires pour le recrutement des enseignants assistants.

– 344 postes pour le recrutement des titulaires du certificat d’agrégation.

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Éducation nationale : l’âge limite de recrutement relevé à 35 ans

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé ce mardi 29 octobre au soir le lancement de la session de novembre des concours d’accès au cycle de qualification des cadres enseignants aux centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation pour l’année 2025-2026.

Dans ce document, le ministère a relevé la limite d’âge de recrutement à 35 ans, contre 30 auparavant.

Le ministère a donc décidé de maintenir une limite d’âge de recrutement dans le secteur, mais de la relever à 35 ans, au lieu de 30 ans.

Cette décision était très attendue. Le ministère avait annoncé vers mi-octobre qu’il étudiait la possibilité d’annuler la limite d’âge à 30 ans pour le recrutement des enseignants, et que la décision sera annoncée avant le démarrage des recrutements prévus dans le projet de loi de finances (PLF) 2026.

Un total de 19.000 postes sont à pourvoir dans les cycles primaire, secondaire collégial et secondaire qualifiant. Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu’au 13 novembre.

Éducation nationale : « L’annulation de la limite d’âge de 30 ans pour le recrutement est à l’étude » (Berrada)

En réponse à deux questions orales au Parlement, ce lundi 13 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Saâd Berrada, a apporté des éclaircissements sur la possibilité d’annuler la décision fixant à 30 ans l’âge maximum de recrutement dans l’enseignement public.

« Cette mesure, instaurée il y a trois ans, visait à améliorer le système éducatif, à renforcer l’attractivité du métier et à garantir un parcours professionnel complet pour les cadres, tout en optimisant l’investissement dans la formation », a-t-il rappelé à la Chambre des représentants.

« Depuis deux à trois mois, une étude a été menée en réponse aux demandes des députés, des syndicats et d’autres acteurs du secteur pour l’annulation de cette décision », a-t-il précisé.

« L’année dernière, 120.000 jeunes ont postulé au concours d’enseignement, dont 14.000 ont été admis. 80% avaient moins de 25 ans, dont plus de 75% étaient titulaires d’un baccalauréat et d’une licence avec mention. Les candidats âgés de 29 ans représentaient seulement 4%« .

Le ministre a également souligné que « les fédérations du secteur privé demandent l’organisation de ce concours plus tôt, car les enseignants leur laissent parfois des classes vacantes lorsqu’ils le réussissent ». « Cela montre qu’ils disposent d’une expérience leur permettant de rivaliser avec de jeunes diplômés », a-t-il ajouté.

« La décision de cette annulation, ou pas, sera prise dans les plus brefs délais« , promet-il, « avant le démarrage du recrutement des 20.000 postes prévus dans le projet de loi de finances (PLF) 2026″.

« Nous devons d’abord en discuter avec le secteur privé et anticiper les problématiques que cela pourrait créer. Il ne s’agit pas de résoudre un problème et d’en créer un autre ailleurs », a-t-il conclu.

Examens du baccalauréat : un taux de réussite de 66,80%

Le taux de réussite s’est établi à 66,8% contre 67,86% lors de la session ordinaire de 2024, soit une baisse de 1,5%, indique le ministère dans un communiqué relatif aux résultats définitifs de la session ordinaire de l’examen du baccalauréat 2025.

Sur les 250.075 candidats admis à cette session, 145.918 sont des filles, précise la même source, ajoutant que le taux de réussite chez les filles s’est élevé à 71,3% tandis que celui enregistré chez les candidats garçons a atteint 61,81%.

Un total de 374.371 candidats scolarisés ont pris part aux épreuves de cette session, soit un taux de présence de 97,14%, contre 362.848 candidats lors de la session de l’année précédente, soit un taux de présence de 97,36%.

S’agissant des candidats libres, ils ont été 71.361 candidats à passer les épreuves de cette session, soit un taux de présence de 64,42%, fait savoir le ministère, précisant que le taux de réussite chez cette catégorie a été de 36,95% contre 39,56% en 2024.

Par ailleurs, le nombre de candidats ayant obtenu une mention parmi les candidats scolarisés et libres s’est élevé à 152.261, soit 54,9% du total des admis.

Concernant les filières internationales du baccalauréat marocain, le taux de réussite s’est établi à 68,95% contre 76,15% pour les filières professionnelles.

Le taux de réussite s’est élevé à 69,66% chez les candidats en situation de handicap, dont certains ont bénéficié de mesures spécifiques incluant l’adaptation des épreuves ou des conditions d’examen et de correction, voire les deux.

Cette session a été marquée, selon la même source, par la poursuite de la digitalisation du processus de l’organisation des examens du baccalauréat et le renforcement des mécanismes de sécurité, notamment par la simplification et la sécurisation de la distribution des sujets des examens et la garantie de leur confidentialité.

Le ministère a également adopté, pour la deuxième année consécutive, le codage électronique secret pour assurer une plus grande transparence dans la correction des copies des candidats. Par ailleurs, les services du ministère continueront à produire des diplômes du baccalauréat et des certificats de relevés de notes sous forme numérique.

Dans le même cadre, les mesures pédagogiques, d’organisation et de sensibilisation ont été renforcées, en coordination avec les autorités judiciaires et sécuritaires, afin de lutter contre toutes les formes de fraude et ses moyens matériels et électroniques.

Les résultats ont été communiqués aux candidats via SMS et sur leur messagerie électronique (taalim.ma), dès les premières heures de la matinée du samedi 14 juin 2025, indique le ministère, ajoutant qu’à partir du 15 juin courant, les candidats recevront le format numérique du diplôme du baccalauréat.

Par ailleurs, 153.612 candidats sont attendus pour la session de rattrapage les 3, 4 et 5 juillet, dont les résultats seront publiés le 12 juillet.

En outre, les élèves ayant obtenu des résultats remarquables participeront au concours général des sciences et techniques qui sera organisé le 4 juillet au lycée Moulay Youssef à Rabat, dans les spécialités des mathématiques, de la physique-chimie, des sciences de la vie et de la terre et des sciences de l’ingénieur, conformément aux procédures organisationnelles propres à ce concours.

Le ministère a félicité l’ensemble des candidats ayant réussi les examens du baccalauréat, saluant l’engagement fort des parents et tuteurs des élèves lors de cette étape cruciale du parcours scolaire de leurs enfants.

Il a également remercié les cadres pédagogiques et administratifs, les autorités locales et sécuritaires et l’ensemble des intervenants pour leur contribution effective à la réussite de cette étape, en souhaitant plein succès aux candidats qui se préparent à passer la session de rattrapage.

Chambre des représentants : nouveau grand oral pour Aziz Akhannouch, lundi 19 mai

Cette séance, qui débutera à 15 h 00, sera axée sur le thème « Réforme et développement du système éducatif« , indique un communiqué de la Chambre des représentants, précisant qu’elle se tiendra conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution et du règlement intérieur de la Chambre.

Un nouveau « code de l’enseignement scolaire » adopté en Conseil de gouvernement

Après plusieurs années de consultations, le projet de loi 59.21 a enfin été adopté en Conseil de gouvernement le 3 avril dernier. Selon une source autorisée au ministère de l’Éducation nationale contactée par nos soins, « l’on peut considérer que ce texte est le nouveau Code de l’enseignement scolaire« .

Au moins quatre ans de consultations élargies pour aboutir à la mouture finale

Avant de détailler les différentes dispositions de cette nouvelle loi, il est important de rappeler le contexte de son élaboration.

« Ce texte a été élaboré en tenant compte de la Constitution, des orientations royales appelant à la réforme du système éducatif, des dispositions de la vision stratégique de la réforme 2015-2030, ainsi que de la loi-cadre 51.17 relative au système d’éducation et de formation », nous apprend notre source.

« Cette dernière [la loi-cadre 51.17, ndlr] comporte plusieurs dispositions, notamment un article qui oblige les différents secteurs gouvernementaux en charge de l’éducation et de la formation à mettre en place un cadre réglementaire à chacune des composantes du système éducatif. Cela signifie que le secteur de l’éducation nationale doit mettre en place une loi spécifique pour l’éducation scolaire. Il en est de même pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle ».

« C’est dans ce sens que le ministère de l’Éducation nationale a pris l’initiative en 2021, élaborant ainsi une première ébauche. Cette ébauche a été transmise au Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) la même année. Ce dernier a donné deux avis par rapport à ce texte, un premier en 2021, et un second en 2023« .

« Nous sommes ensuite passés à la rédaction de cette loi, en prenant en considération, cette fois, les remarques émises par le CSEFRS dans ses deux avis, mais aussi celles de plusieurs acteurs du secteur de l’éducation avec lesquels nous nous sommes concertés », ajoute notre interlocuteur au ministère. Il s’agit notamment des parents d’élèves, des représentants du secteur privé, d’acteurs spécialisés dans la formation et l’éducation, mais aussi du Conseil de la concurrence, « que nous avons consulté pour deux aspects : un premier relatif à l’enseignement privé, aux prix pratiqués et à la concurrence dans ce secteur, et un deuxième relatif aux manuels scolaires, à leurs prix, ainsi qu’aux programmes scolaires… ».

Le texte adopté le 3 avril dernier en Conseil de gouvernement est donc le fruit d’au moins quatre années de consultations.

35 décrets d’application à élaborer

« Cette nouvelle loi comprend 113 articles et 10 chapitres », nous informe notre source. « Elle aborde l’ensemble des dispositions relatives à l’enseignement scolaire, et constitue de ce fait une base d’un nouveau système éducatif pour une école marocaine réformée à l’horizon des dix à quinze prochaines années, tenant compte des défis à relever ainsi que de la réhabilitation des ressources humaines ».

« Elle s’établit sur plusieurs principes », ajoute-t-elle, « notamment d’égalité, d’équité et de qualité ». Son objectif principal ? « Renforcer l’individu et faire progresser la société en préparant le citoyen marocain à relever les défis à venir ».

Ce texte viendra, après sa publication, abroger certaines lois, dont trois publiées en 2000, à savoir :

– la loi 04.00 relative à l’obligation de l’enseignement fondamental ;

– la loi 05.00  relative au statut de l’enseignement préscolaire ;

– la loi 06.00 formant statut de l’enseignement scolaire privé.

Cependant, elle ne peut être mise en œuvre qu’après la publication de 35 décrets d’application, sur lesquels le ministère de l’Éducation nationale va travailler à partir de ce lundi 7 avril.

« Nous avons, à présent, dépassé la première étape. La prochaine sera la présentation de ce texte au Parlement, dans ses deux chambres. Toutefois, la mise en œuvre de ce cadre légal dépend de la publication de 35 projets de décrets, pour lesquels le ministère a élaboré un plan spécifique afin d’assurer l’application rapide de la loi », souligne notre source.

« Nous avons ouvert ce chantier et nous nous engageons à démarrer l’élaboration de ces textes au fur et à mesure de la présentation de cette loi au Parlement, afin d’éviter le retard de sa mise en œuvre. Elle nous a déjà pris beaucoup de temps jusqu’ici.  »

Scolarité obligatoire de 4 à 16 ans

Dans son intervention en Conseil de gouvernement, le ministre de l’Education nationale a souligné que ce projet de loi a pour objectif de poser les fondements du nouveau modèle de l’école marocaine, représenté par le projet des « établissements pionniers », ouverts à tous et visant à valoriser le capital humain, sur la base des principes d’égalité, d’équité des chances et de qualité pour tous.

Pour ce faire, cette loi comprend plusieurs dispositions, ainsi qu’une politique générale que le ministère souhaite suivre, en plus des orientations stratégiques pour le secteur de l’éducation nationale, relatives notamment à la révision des modèles pédagogiques, à la révision des programmes scolaires, ou encore à l‘amélioration de l’enveloppe budgétaire dédiée au secteur.

Elle rend également obligatoire l’enseignement scolaire pour tous les enfants, filles et garçons, âgés de 4 ans à 16 ans, y compris ceux en situation de handicap ou en situation particulière. 

L’État mobilisera ainsi tous les moyens nécessaires et prendra toutes les mesures organisationnelles, matérielles, pédagogiques et sociales requises pour garantir cette obligation, notamment en assurant une place pédagogique à chaque enfant dans l’établissement scolaire le plus proche de son lieu de résidence, et en veillant à ce qu’il poursuive sa scolarité au moins jusqu’à la fin du cycle de l’enseignement obligatoire.

L’État œuvrera aussi à l’inscription dans l’enseignement scolaire des enfants ayant atteint l’âge de la scolarité obligatoire, ainsi que des enfants déscolarisés ou non scolarisés, après validation des compétences et conditions requises, ou en les préparant à une intégration professionnelle, après avoir bénéficié d’un enseignement scolaire de rattrapage, le cas échéant.

Afin de contribuer aux efforts de généralisation de l’enseignement obligatoire, les Académies régionales d’éducation et de formation (AREFs), ainsi que les directions provinciales qui en relèvent, œuvreront pour leur part au renforcement et à l’extension des écoles communautaires, notamment en milieu rural, afin qu’elles remplacent progressivement les annexes des écoles primaires.

Trois catégories responsables de la prise en charge de l’enfant

Cette loi définit aussi les catégories responsables de la prise en charge de l’enfant. Il s’agit notamment du :

– père et mère de l’enfant ;

– tuteur légal ou administrateur désigné.

En cas de litige entre le père et la mère, les AREFs  ainsi que les directions provinciales qui en relèvent veilleront au respect des lois et règlements en vigueur, notamment des dispositions du Code de la famille, l’objectif final étant d’offrir à l’enfant les conditions nécessaires à la poursuite de sa scolarité, évitant ainsi les cas de décrochage scolaire.

Une loi qui garantit la gratuité de l’éducation

Ce texte fixe par ailleurs les différents types d’éducation, leurs différentes étapes et leurs objectifs. L’enseignement scolaire se composera ainsi de :

– l’enseignement préscolaire ;

– l’enseignement primaire, y compris l’enseignement préscolaire et l’enseignement originel (traditionnel) ;

– l’enseignement collégial, y compris l’enseignement originel, l’enseignement professionnel et les parcours « sport et études » ;

– l’enseignement secondaire qualifiant, y compris l’enseignement originel, l’enseignement professionnel, l’enseignement technologique, les parcours « sport et études » et les parcours d’excellence ;

– l’enseignement post-baccalauréat dans les classes préparatoires aux grandes écoles ;

– l’enseignement post-baccalauréat dans les classes préparant au diplôme de technicien supérieur ;

– l’enseignement scolaire de rattrapage.

Il comporte aussi d’autres dispositions relatives au modèle pédagogique – qui comprend les programmes, les cursus, les formations, les approches pédagogiques, les supports éducatifs, et les rythmes scolaires et d’apprentissage –, ainsi qu’à l’orientation scolaire et professionnelle et au système d’évaluation et d’examens scolaires.

« Il s’agit donc d’une approche globale qui sera mise en place, offrant à l’école publique un cadre réglementaire soutenant la réforme en cours. Cette approche visera spécialement à garantir la gratuité de l’éducation et le droit pour chaque enfant d’accéder à l’école, tout en prenant en compte les spécificités des différentes zones du Royaume, notamment le monde rural ».

Un identifiant unique pour chaque enfant depuis le préscolaire

D’après notre source, « cette loi mettra en place des identifiants uniques qui accompagneront chaque enfant depuis le préscolaire (4 ans) jusqu’à l’obtention de son baccalauréat ».

« Certes, nous avons déjà le système Massar, mais cet identifiant nous permettra de suivre le cursus de chaque élève et de l’accompagner. Après le baccalauréat, ce sont l’enseignement supérieur ou la formation professionnelle qui prendront le relais, selon le cursus de l’étudiant », nous explique-t-on.

« Cette opération nous permettra d’avoir une base de données et des indicateurs sur plusieurs phénomènes, notamment l’abandon scolaire, ce qui permettra  la mise en place, par l’État, des mesures nécessaires ».

Un budget plus conséquent pour le secteur

« Ce texte vise aussi à améliorer le budget alloué au secteur de l’Éducation nationale ».

« Aujourd’hui, ce secteur représente 27% du budget total de l’État. Certes, c’est un grand montant, mais plus de 90% sont dédiés aux salaires et aux indemnisations des enseignants. Comment peut-on réformer le secteur avec seulement les 10% restants ? »

« Il est donc important de trouver d’autres sources de financement. Peuvent ainsi y contribuer, les établissements et les entreprises publics, le secteur privé ainsi que d’autres partenaires aux côtés de l’État », conclut notre interlocuteur.

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Reportage. Wadi El Makhazine, un modèle d’école communautaire pionnière en pleine transformation

Entre modernisation des infrastructures, nouvelles approches pédagogiques et implication renforcée des enseignants et des parents, l’école communautaire Wadi El Makhazine dans la commune d’Ouled Ziane s’impose comme un modèle de transformation du système éducatif.

En intégrant le programme des Écoles pionnières, cette institution incarne les ambitions de la feuille de route 2022-2026 du ministère de l’Éducation nationale, articulée autour de trois piliers fondamentaux : l’élève, l’enseignant et l’établissement.

 

Une vision axée sur l’amélioration des apprentissages

Ce programme vise à doubler d’ici 2026 le taux d’élèves maîtrisant les apprentissages fondamentaux, à réduire la déperdition scolaire de 30% et à renforcer les activités parascolaires. L’école Wadi El Makhazine applique ces principes en mettant l’accent sur des méthodes pédagogiques innovantes comme l’enseignement explicite et le programme d’apprentissage TARL (Teaching at the Right Level).

« Nous effectuons des évaluations régulières pour mesurer l’impact des stratégies mises en place. Les résultats montrent des progrès tangibles en mathématiques, en arabe et en français », affirme Hassan El Bilali, le directeur provincial de l’Éducation nationale à Berrechid. Cette approche permet de mieux cibler les difficultés des élèves et d’y apporter des réponses adaptées.

Un environnement scolaire modernisé

L’un des axes majeurs de la réforme concerne l’amélioration des infrastructures scolaires. L’école communautaire Wadi El Makhazine a ainsi bénéficié d’un programme de modernisation visant à créer un cadre d’apprentissage stimulant. « L’école a été équipée de matériel pédagogique moderne, facilitant l’enseignement et renforçant l’attractivité des cours », explique son directeur, Abdeslam Derrari.

De plus, l’implantation d’un collège pionnier à proximité permet d’assurer une continuité pédagogique aux élèves après le primaire, répondant ainsi à l’engagement de la feuille de route pour lutter contre l’abandon scolaire.

Des enseignants mieux formés et accompagnés

Le programme Écoles pionnières met un accent particulier sur la formation continue des enseignants. Ces derniers bénéficient de formations certifiantes et d’un accompagnement régulier par des inspecteurs pédagogiques. « Nos visites ont deux objectifs : l’encadrement des enseignants et l’évaluation de l’efficacité des méthodes appliquées. Nous adoptons une approche à la fois préventive et corrective pour assurer une amélioration continue », précise un inspecteur pédagogique.

Une implication active des parents et de la communauté

L’implication des parents est un autre axe fort du projet. Des rencontres régulières sont organisées pour leur permettre de suivre l’évolution de leurs enfants et d’échanger avec les enseignants. « Les parents sont très satisfaits du programme. Ils constatent une amélioration dans les résultats de leurs enfants et une motivation accrue pour l’apprentissage », témoigne un enseignant à l’école Wadi El Makhazine.

Forte de son succès, l’expérience des écoles communautaires pionnières comme Wadi El Makhazine inspire l’extension du programme. Alors que la première phase a concerné sept écoles et dix unités scolaires, l’objectif est d’atteindre 75% des écoles d’ici l’année prochaine.

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DigiSchool 2025, un programme pour renforcer l’intégration des technologies numériques dans l’enseignement

Le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, en partenariat avec Huawei Maroc, a lancé, mardi 25 mars à Rabat, le programme DigiSchool 2025 visant à renforcer l’intégration des technologies numériques dans l’enseignement.

Au vu du succès de sa première phase en 2024, qui a permis la formation de plusieurs centaines d’enseignants et d’élèves aux outils numériques avancés, le programme entend, à travers cette nouvelle édition, accélérer cette dynamique et élargir son impact, indique un communiqué conjoint des deux partenaires.

L’initiative prévoit la formation de 1.800 enseignants à l’utilisation des technologies émergentes, afin de leur fournir les compétences nécessaires pour intégrer ces outils dans l’enseignement.

Parallèlement, 36.000 élèves participeront directement à des clubs DigiSchool dans 248 établissements scolaires répartis sur les douze régions du Royaume, souligne la même source. Ces clubs offriront aux élèves une initiation aux technologies émergentes, telles que le codage, la robotique et la réalité augmentée ainsi qu’aux soft skills.

En complément de ces formations, plusieurs événements compétitifs seront organisés tout au long de l’année pour encourager l’engagement des participants et récompenser l’innovation. Parmi ces événements figurent des foires technologiques, des hackathons et des bootcamps, qui constitueront des étapes clés du programme.

Leurs objectifs est de stimuler la créativité des participants, d’encourager la collaboration inter-écoles et de récompenser les projets les plus aboutis, en leur offrant une visibilité accrue et un accompagnement pour leur développement futur.

Déployé en plusieurs phases, DigiSchool 2025 débutera par un atelier initial destiné aux enseignants et aux élèves, suivi d’un accompagnement à distance des clubs.

Le SG du ministère de l’Éducation nationale, Younes Shimi, démis de ses fonctions

Nommé en avril 2023, Younes Shimi a été démis de ses fonctions ce jeudi 20 mars, assurent nos sources.

Selon nos informations, la décision est motivée par des « raisons de fonctionnement ». Notre source dément tout lien entre ce départ et l’appartenance politique du désormais ex-secrétaire général du ministère.

Elle évoque plutôt une divergence de vues avec l’actuel ministre Mohamed Saâd Berrada.

L’Education nationale prépare un appel à candidatures pour 27 postes de Directeur provincial

Les 27 postes à pourvoir se décomposent comme suit, apprend Médias24 de source sûre:

-11 postes qui étaient vacants à l’arrivée du nouveau ministre Mohamed Saâd Berrada.

-16 postes dont les titulaires ont été suspendus de leurs fonctions. Ces responsables seront réaffectés à d’autres responsabilités. Ces suspensions de fonctions ont été demandées dans tous les cas par les directeurs des AREF (Académies régionales d’éducation et de formation), soit devant des résultats insuffisants en matière de déroulement de la réforme, soit après un rapport d’inspection.

Le changement des 16 postes sur les 83 directions provinciales que compte le ministère est une séquence « normale » dans le déroulement d’une réforme historique et vitale. Ce sont des ajustements qui sont opérés au fur et à mesure du déploiement de la réforme.

Les inspecteurs ainsi que les évaluations qui ont lieu toutes les six semaines à l’échelle nationale, permettent en effet de suivre l’amélioration du niveau des élèves et l’implantation de la réforme.

Un inspecteur est désormais chargé de suivre 3 à 4 écoles et il doit, chaque semaine, se rendre dans chaque classe de son périmètre. Cela lui permet alors de suivre à la fois la manière dont l’enseignant évolue ainsi que l’apprentissage par les élèves.

Les enseignants disposent chacun d’un PC et chaque classe est équipée d’un rétroprojecteur. Les cours sont projetés sur un écran blanc, sous forme de Powert Point, avec du texte, des visuels et du son. Les équipes marocaines ont produit 300.000 slides qui regroupent tous les cours. Chaque semaine, sur la plateforme ad hoc, l’enseignant télécharge les cours. Une digitalisation dont nos sources au ministère disent le plus grand bien.

Entre ces inspections et les évaluations des connaissances effectuées toutes les six semaines, la remontée d’information apporte une aide décisive au pilotage de la réforme. Les notes des élèves subissent un parcours en trois étapes:

1- l’enseignant donne la note.

2- l’inspecteur contrôle les copies et la notation, sur un échantillon aléatoire fourni par la plateforme MAssar.

3- un organisme extérieur au ministère contrôle les copies vérifiées par les inspecteurs.

Au final, 24 millions de notes remontent toutes les six semaines et sont injectées dans la plateforme Massar qui les traite en trois jours et délivre des tableaux de bord permettant le suivi.

C’est dire que le rôle de chacun, dans cette réforme, est essentiel. D’ailleurs, selon nos sources, il peut exister, dans la même région, un important écart entre deux provinces limitrophes dans les résultats de l’évaluation des apprentissages. Un écart qui s’explique d’abord par le facteur humain. D’où les correctifs qui peuvent être apportés aux équipes et notamment les directeurs provinciaux; certains se voient soutenus, supportés, encadrés pour améliorer leur rendement. D’autres seront mutés vers d’autres fonctions.

Entre collèges et primaire, 1,5 million d’élèves sont dans les écoles pionnières cette année

Schématiquement, la réforme marocaine de l’éducation repose sur trois piliers:

-la remédiation qui devrait permettre de réduire d’une manière significative l’abandon scolaire. C’est ce dernier qui fabrique les NEET, ces jeunes qui n’étudient pas et ne travaillent pas. 280.000 jeunes, du primaire au lycée, abandonnent chaque année l’école. Le problème, c’est qu’ils sont inemployables dans leur plus grande majorité. Ce chiffre est destiné à baisser très fortement.

-l’enseignement explicite.

-l’évaluation.

L’implantation de la réforme a commencé par 600 écoles dites pionnières en 2023-2024, avec 300.000 élèves concernés.

Pour l’actuelle année scolaire, 2.600 écoles et 1,3 million d’élèves sont concernés, soit 30% de l’effectif global du primaire.

En 2025-26, la couverture en écoles pionnières atteindra 51% de l’ensemble. 2 à 3 années plus tard, l’ensemble du primaire sera couvert.

Cette année 2024-25, cette expérience s’est étendue à 230 collèges pionniers et 200.000 élèves.

Les effets de la réforme commenceront à devenir très visibles dans 5 à 6 ans, avec une remontée probable du Maroc dans les classements internationaux relatifs aux apprentissages.

Vaste mouvement dans les directions provinciales de l’Éducation nationale

Sept directeurs provinciaux ont été mutés, tandis que les fonctions de 16 autres ont été suspendues.

Par ailleurs, un appel à candidatures sera lancé pour pourvoir 27 postes de directeurs provinciaux, dont 11 actuellement vacants.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la performance pédagogique et managériale des directeurs provinciaux, ainsi que de leur capacité à contribuer à la mise en œuvre des réformes et à l’atteinte de leurs objectifs, explique un communiqué du ministère.