Le club Electropower de l’EHTP organise un hackaton dédié à la rénovation énergétique

Ce hackathon vise, selon les organisateurs, à réunir les esprits créatifs et innovants de la communauté technologique pour collaborer sur des projets stimulants. Cet événement se veut une plateforme pour « partager des idées novatrices et promouvoir l’excellence dans le domaine de la technologie et de l’ingénierie ».

Il se déroulera à l’École Hassania des travaux publics (EHTP) et offrira aux participants l’opportunité de travailler en équipes multidisciplinaires de 1 à 5 élèves ingénieurs. Les 30 équipes seront guidées par des mentors expérimentés du domaine de l’électronique et la robotique et auront accès à des ressources technologiques et à des données pertinentes.

Les équipes gagnantes seront récompensées par les partenaires et sponsors du hackaton, des entreprises de premier plan dans divers secteurs des énergies renouvelables au Maroc. Le 1er prix est doté de 15.000 DH, le 2e de 10.000 DH et le 3e de 8.000 DH, précisent les organisateurs.

De plus, ces équipes auront la possibilité de bénéficier d’un « programme de mentorat exclusif, qui les aidera à développer leur projet, à les guider dans les étapes suivantes de leur développement et à les connecter avec des experts du secteur ».

Le 23e forum EHTP-Entreprises, les 15 et 16 janvier 2020

Ce forum sera l’occasion pour les étudiants en recherche d’expérience professionnelle qualifiante de réseauter et d’échanger avec les entreprises, qui proposent des stages et présentent des perspectives de recrutement et de carrière.

« Le nouveau modèle de développement national: un appel aux pratiques de l’ingénieur citoyen » est le thème choisi pour cette 23e édition qui verra la participation de plus de soixante sociétés spécialisées dans plusieurs domaines. Au programme: une conférence, des tables rondes, un café-entreprises, des ateliers de consulting et un gala.

« Ramener les entreprises à l’école, ramener l’école aux entreprises », telle est la vocation animant le comité organisateur du forum EHTP-Entreprises. 

L’EHTP organise son Forum de recrutement les 27 et 28 mars prochains

Ils ‘agit d’un carrefour d’échanges entre les entreprises, qui proposent des stages et présentent des perspectives de recrutement et de carrière, et les étudiants en recherche d’expérience professionnelle qualifiante ou parvenus au terme de leur formation.

Autour du thème: « Repenser la compétence de l’ingénieur au cœur d’un marché en évolution », l’événement, tenu sous la tutelle du ministère de l’Equipement et du transport, permettra également aux étudiants d’entrevoir les différents domaines professionnels dans lesquels leurs compétences seront suscitées.

Cette édition verra la participation de plus de soixante sociétés spécialisées dans plusieurs domaines. Une conférence, des tables rondes, un café-entreprises, des ateliers de consulting et un Gala sont notamment au programme.

L’enseignement de la darija déchaîne les passions

Dès que l’on touche à la langue arabe, son statut, sa place, les passions se déchaînent. C’est comme si le débat était impossible.

Le dernier à en faire les frais est Noureddine Ayouch, un publicitaire qui a un avis sur tout, et qui donc a organisé un Colloque international sur l’éducation début octobre à Casablanca. La publication des recommandations du colloque a déclenché ce qui ressemble à un tir de barrage, à cause de deux points : la place de la darija (arabe dialectal) en tant que future langue d’enseignement ; et la place de l’enseignement religieux. C’est le premier point qui nous intéresse dans cet article.

 

Extrait des recommandations du colloque international sur l’Education

Objet: quelles langues faudrait-il enseigner ? Avec quelle méthode ? Comment gérer les questions du multilinguisme, de la diglossie, des langues maternelles,… ?

 

Le constat est terrible : les résultats de plusieurs études révèlent que les apprenants du niveau de la sixième année du primaire ne maîtrisent pas les langues d’enseignement (6% maîtrisent l’arabe et 1% le français). L’échec est sans appel.

Le choix aujourd’hui n’est pas entre nos langues et celles du reste du monde, mais entre s’isoler et s’ouvrir. Et le Maroc a fait son choix. Reste à y mettre de la cohérence.

RECOMMANDATIONS :

1-      Il est essentiel d’accueillir les enfants à l’école dans leur langue maternelle. Chaque enfant doit maîtriser sa langue maternelle avant d’apprendre une langue seconde, afin d’éviter toute rupture linguistique précoce. L’école maternelle étant davantage destinée à apprendre des compétences transversales que la lecture, l’écriture et le calcul, l’enfant ne doit pas souffrir de barrière linguistique à «l’apprentissage de la vie».

2-      Faire des langues maternelles dès le préscolaire puis dans les premières années du primaire, la langue d’enseignement pour l’acquisition de savoirs fondamentaux.

3-      Codifier l’arabe marocain en veillant à établir des passerelles avec l’arabe classique.

4-      Déployer rapidement l’enseignement visant la convergence entre arabe parlé et arabe écrit, dans des écoles pilotes avant de passer à la généralisation.

5-      Le pragmatisme économique doit orienter le choix des langues pour une meilleure employabilité, une meilleure insertion dans le monde du travail. Pour cela, il faut renforcer de manière très significative l’enseignement des langues étrangères, dès l’école primaire.

6-      Mettre fin à la situation actuelle qui prévoit l’enseignement des disciplines scientifiques en arabe dans le secondaire et en français dans le supérieur. Il convient absolument qu’il y ait une continuité linguistique sur l’ensemble du cursus, du secondaire au supérieur.

7-      Pour mieux s’insérer dans un monde globalisé, où la place de l’anglais est prépondérante, l’anglais devrait devenir la langue principale d’enseignement technique et scientifique.

8-      Elargir l’offre des langues étrangères aux langues internationales d’avenir : espagnol, portugais, mandarin, etc.

9-      De façon générale, il faut améliorer la pédagogie de l’apprentissage des langues pour que les élèves sortent de l’école avec un niveau solide qui privilégie la compétence de communication.

Renforcer l’enseignement des langues par l’utilisation d’outils didactiques et le e-learning.

 

Ces recommandations ne sont ni révolutionnaires ni audacieuses. Elles tombent sous le sens. Elles ne sont pas nouvelles non plus.

La reconnaissance de la darija en tant que langue nationale et officielle devait figurer dans la Constitution de 2011, mais la résistance des milieux politiques… disons conservateurs, en a voulu autrement.

Certains, dans ces milieux, sont responsables de la politique d’arabisation de l’enseignement marocain, qui a fait énormément de dégâts chez les jeunes. Dégâts qui ont épargné les initiateurs de cette politique puisque leurs propres enfants ont été inscrits dans les écoles étrangères, mission française, école américaine, écoles privées huppées et cursus universitaire à l’étranger.

Diglossie, langue maternelle, apprentissage…

Des chercheurs ont travaillé depuis de nombreuses années sur ce que Fouad Laroui qualifie de «drame linguistique marocain».

A l’origine, on trouve la diglossie. Dans le cas général, la diglossie est la cohabitation, dans le même espace géographique et culturel, de deux langues, l’une étant plus ou moins la variante de l’autre. Généralement, l’une est qualifiée de langue haute et l’autre de langue basse. En d’autres termes, il y a le produit et le sous produit. Dès que vous mettez quelqu’un devant un micro, il essaiera de parler dans un arabe recherché, une sorte de mix entre l’arabe classique et l’arabe moderne, d’Al Jazeera. Ou alors de mix entre l’arabe dialectal et l’arabe moderne. Bref, il y a la langue plus ou moins officielle, réservée aux sorties, à l’image; et le dialecte, réservé à la famille, à la sphère privée, au folklore…

Mais la langue maternelle au Maroc est le dialecte, arabe marocain ou amazigh. Elle n’est pas l’arabe d’Al Jazeera ni celui des poètes classiques.

En d’autres termes, les enfants marocains, lorsqu’ils vont à l’école, se voient obligés d’apprendre une langue avant de pouvoir l’utiliser dans leur apprentissage.

Ce n’est pas le cas de la plupart des autres pays où les enfants usent de leur langue maternelle à l’école.

La situation est aggravée au Maroc par la superposition de trois diglossies : arabe classique-arabe marocain, arabe-amazigh, arabe-français.

Les études, au Maroc comme à l’étranger, montrent bien que cette situation favorise l’échec scolaire. La démonstration n’est plus à faire.

Un débat qui n’a pas lieu

En politique, la meilleure manière de se défendre est d’attaquer. C’est-à-dire de lancer des accusations contre l’autre.

Depuis la publication des recommandations du colloque international sur l’Education, de nombreux canons sont pointés sur Noureddine Ayouch, alors que l’essentiel est le débat sur les recommandations elles-mêmes.

Les arguments présentés sont de trois ordres :

-la proposition menace l’identité marocaine. Ce qui est faux, évidemment. Rien n’est plus marocain que la darija marocaine.

-elle s’inscrit dans un plan visant à promouvoir les langues étrangères et à marginaliser l’arabe, une sorte de complot vaguement occidental.

-la question a déjà été tranchée par la Constitution. C’est faux. La Constitution parle de langue arabe et la darija marocaine, c’est de l’arabe.

Extraits de la constitution

Article 5

L’arabe demeure la langue officielle de l’Etat. L’Etat Œuvre à la protection et au développement de la langue arabe, ainsi qu’à la promotion de son utilisation. De même, l’amazighe constitue une langue officielle de l’Etat, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception.

Une loi organique définit le processus de mise en Œuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle.

L’Etat Œuvre à la préservation du Hassani, en tant que partie intégrante de l’identité culturelle marocaine unie, ainsi qu’à la protection des expressions culturelles et des parlers pratiqués au Maroc. De même, il veille à la cohérence de la politique linguistique et culturelle nationale et à l’apprentissage et la maîtrise des langues étrangères les plus utilisées dans le monde, en tant qu’outils de communication, d’intégration et d’interaction avec la société du savoir, et d’ouverture sur les différentes cultures et sur les civilisations contemporaines.

Il est créé un Conseil national des langues et de la culture marocaine, chargé notamment de la protection et du développement des langues arabe et amazighe et des diverses expressions culturelles marocaines, qui constituent un patrimoine authentique et une source d’inspiration contemporaine. Il regroupe l’ensemble des institutions concernées par ces domaines. Une loi organique en détermine les attributions, la composition et les modalités de fonctionnement.

 

Depuis la publication de ces recommandations, plusieurs hommes politiques, généralement du PJD ou de l’Istiqlal, certains très connus et écoutés comme Mohamed El Khalifa (Istiqlal), ont rendu publiques des positions très fermes pour faire barrage à ces propositions relatives à l’usage de la darija comme langue d’enseignement.

Le quotidien Attajdid, porte parole du PJD, a consacré à ce sujet plusieurs articles, un édito et enfin un long dossier ce vendredi 8 novembre.

Le véritable débat n'a pas eu lieu car lorsque la politique s'empare de questions importantes, elle bloque toute réforme.

 

*Un essai à lire absolument. Fouad Laroui. « Le drame linguistique marocain ». Ed. Zellige/ Le Fennec

Pour lire les recommandations du colloque international, cliquer ici.

 

Des aides pour développer le « pompage solaire »

L’Etat, l’Adree (Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique) et le Crédit agricole se sont rapprochés pour signer une convention en faveur du développement du pompage solaire. Cette convention, conclue au cours des Assises de l’agriculture tenues à Meknès le 23 avril, va permettre de mobiliser des fonds afin que les agriculteurs s’équipent de pompes à eau fonctionnant grâce à l’électricité produite à partir de panneaux solaires.

Cette technique présente un avantage économique décisif pour les exploitants agricoles qui réalisent ainsi une économie d’électricité ou de carburant. L’irrigation devient de cette manière moins coûteuse et donc plus accessibles.

Par ailleurs, le Maroc jouit d’un gisement solaire considérable avec plus de 3000 heures par an d'ensoleillement, soit une irradiation de près 5 kWh/m2/jour.

Malgré les avantages comparatifs avérés des systèmes de pompage solaire, ces dispositifs restent handicapés par le coût d’installation trop onéreux.

Les conditions d’éligibilité

Pour pouvoir bénéficier de l'aide de l’Etat prévue dans le cadre de la présente convention, les projets doivent réunir les conditions suivantes :

-coupler le recours aux techniques d’irrigation économes en eau (irrigation localisée ou irrigation de complément) et l'utilisation de systèmes intégrés de pompage solaire ;

-être conçus et dimensionnés selon les règles de l’art adoptées au Maroc, notamment en matière de certification des matériels des panneaux photovoltaïques ;

-ne pas avoir bénéficié précédemment de l'aide de l'Etat accordée au titre de l'équipement en irrigation localisée ou de complément ;

-être éligibles à l'aide de l'Etat dans le cadre du Fonds de Développement Agricole, conformément à la réglementation en vigueur ;

-recevoir une attestation d'approbation préalable délivrée par les services compétents du ministère de l’Agriculture conformément à la réglementation en vigueur.