La BP traque le patrimoine d’El Jerari, dirigeant incarcéré de Dimagaz
La Banque Populaire (région Fès-Meknès) doit récupérer plus d’un milliard de dirhams auprès de Dimagaz. Pour y parvenir, l’établissement bancaire active la carte de l’exécution forcée.
Représentée par le cabinet Kettani Law Firm, la BP a obtenu une séries de saisies visant non seulement son débiteur, mais aussi le patrimoine de son dirigeant Najib El Jerari, caution personnelle.
Les dernières décisions en date ont produit sept ventes aux enchères qui auront lieu le 30 mars prochain. Elles concernent les biens de la société Batizaouia, propriété de Najib El Jerari. Il s’agit de plusieurs terrains agricoles, situés pour la plupart dans la circonscription relevant du tribunal de Benguérir. C’est cette juridiction qui organise les ventes.
Les montants des mises à prix oscillent entre 121.000 et 976.000 DH, selon la superficie et la localisation du terrain cible.
Ces ventes constituent une petite partie des saisies, nombreuses, visant les biens de Dimagaz et de son dirigeant. Ce dernier est incarcéré depuis deux ans à la prison de Ouarzazate, où il doit purger une peine de cinq pour une affaire de chèque sans provision.
D’autres biens ont été saisis, là aussi des terres agricoles, pour des montants atteignant parfois les 4 millions de dirhams.
Mais le gros morceau reste en attente. Il concerne le fonds de commerce de Dimagaz. Ce bien a également été placé en vente judiciaire. Une expertise est en cours pour en déterminer la valeur, et donc la mise à prix.
La Banque Populaire n’est pas l’unique créancier en lice. D’autres établissements bancaires se positionnent pour récupérer des créances dues par Dimagaz. Il s’agit de Bank of Africa et de Crédit Agricole, qui réclament respectivement 370 et 315 millions de dirhams.
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