Driss Boutti réélu à la tête de la CGEM Souss-Massa

Dans une publication sur LinkedIn, Driss Boutti a exprimé sa reconnaissance envers les membres de la CGEM Souss-Massa et a réaffirmé son « engagement à renforcer l’accompagnement des entreprises locales ». Il a mis en avant les enjeux majeurs de la région, notamment la transformation des infrastructures et l’attractivité économique.

Son programme vise à améliorer la compétitivité des entreprises, à encourager l’innovation et à favoriser la création d’emplois grâce à des formations adaptées aux besoins du marché.

CGEM: passation des pouvoirs entre Mohamed Bachiri et Chakib Alj

Dans une déclaration à la MAP, le président par intérim sortant, Mohanmed Bachiri, a félicité son successeur de son élection à la tête de la CGEM au terme d’une assemblée générale ordinaire élective, à l’issue de laquelle le binôme candidat unique composé de Chakib Alj et Mehdi Tazi a raflé 4.122 voix (96,18%).

Pour sa part, M. Alj a remercié son prédécesseur d’avoir mené à bien sa mission, tout en lui rendant un hommage appuyé pour sa gestion réussie de la période de transition qu’a traversée la CGEM.

« Nous avons beaucoup d’espoir. Nous allons mettre tout en œuvre pour défendre l’ensemble des entreprises, toutes tailles confondues, dans toutes les régions du Royaume », a-t-il déclaré avec enthousiasme.

Le nouveau patron des patrons a été élu pour un mandat de trois ans renouvelable une fois.

Natif de Casablanca, il a entamé son parcours professionnel en 1987 en dirigeant la Société nouvelle des moulins du Maghreb.

Il a, par la suite, créé plusieurs entreprises à travers le Royaume, d’abord dans son métier de base, la minoterie puis dans la production de farine et de semoule ou encore dans la plasturgie.

(Avec MAP)

Elections CGEM: la candidature du duo Chakib Alj-Mehdi Tazi validée

Le conseil d’administration de la CGEM a officiellement validé la candidature de Chakib Alj et Mehdi Tazi à la Présidence et Vice-Présidence dont l’élection aura lieu le
22 janvier 2020.

Chakib Alj a présenté ce mardi 17 décembre les grandes lignes de leur feuille de route, en précisant immédiatement que celle-ci va faire l’objet de séances de concertation.

En effet, Chakib Alj et Mehdi Tazi ont choisi de ne pas attendre pour engager le dialogue avec les adhérents de la CGEM. Une série de rencontres avec l’ensemble des fédérations qui sera suivie par une tournée en régions, pour recueillir les avis et opinions permettant de nourrir la réflexion et la mise en œuvre du programme.

Leur feuille de route s’articule autour de 5 convictions. D’abord, « La confiance de nos entreprises dans notre organisation ». Le binôme veut redonner à la CGEM un rôle de facilitateur au service de ses membres, des fédérations et des régions. Un changement d’approche basé sur une écoute active des adhérents et la mise en place de services à valeur ajoutée.

Ensuite, la confiance dans l’économie, les atouts des entreprises marocaines, et des régions qui regorgent de potentialités avec une volonté d’ouvrir de nouvelles perspectives, de nouveaux secteurs économiques, des nouveaux marchés pour suivre les évolutions mondiales qui vont en s’accélérant.

Axe central de la réflexion: la confiance dans les TPE-PME, que le duo considère comme un véritable gisement de croissance qu’il faudra « aider et défendre parce que ce sont elles qui constituent le tissu économique du Maroc et disposent des potentialités d’innovations ».

Ils ont ensuite plaidé pour retrouver de la confiance dans l’avenir pour construire l’économie de demain. « L’Entreprise doit reprendre la main sur la formation de son capital humain, qui est le cœur de nos activités et de la paix sociale. Et tous particulièrement, la formation de la jeunesse marocaine, parce que nous avons l’obligation de leur donner la visibilité sur les métiers d’aujourd’hui et surtout sur ceux de demain ».

Enfin, ils ont largement insisté sur la nécessité d’une CGEM forte qui se positionne en partenaire de l’Etat et qui poursuit le même objectif de développement du pays.

Rappelons que le binôme qui sera élu en janvier aura un mandat complet de 3 ans, jusqu’en 2023. 

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Chakib Alj candidat à la présidence de la CGEM

Ahmed Raissouni devient l’adjoint de Qaradaoui

Le Marocain Ahmed Raissouni a été élu samedi à Doha, vice-président de l'Union Mondiale des ouléma musulmans, la puissante organisation qui réunit 2.000 parmi les plus influents savants ou militants de l'Islam politique. 

Mais ce n'est pas en tant que politique que Raissouni a été élu. C'est en tant que savant, spécialisé dans les "maqassid", ou finalités de l'Islam. Ce concept désigne une approche qui privilégie les finalités de la charia, plutôt que la lettre des prescriptions; domaine dans lequel Raissouni est réputé.

L'Union a tenu les 5 et 6 décembre, la cinquième réunion de son conseil, avec la participation du Tunisien Rached Ghannouchi, qui est secrétaire général adjoint.

La réunion a été marquée par une faible participation, puisque seuls 31 membres étaient présents, sur 50. La plupart des absents sont égyptiens, et se sont absentés pour des raisons politiques nées de la déposition de Morsi par l'armée. Qaradaoui est l'éminence grise des Frères musulmans et l'Union est à la fois un vivier de cadres et une internationale des Frères.

L'organisation tiendra son assemblée générale en 2014, en Turquie. Le Qatar et la Turquie sont désormais les seuls pays à accueillir les réunions de cette Union.

Au cours de la réunion de Doha, Qaradaoui a lancé des attaques virulents contre le nouveau régime égyptien.

Notons que Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, séjournait au même moment dans la capitale du Qatar, à l'invitation du 2ème congrès annuel des centres de recherche dans le monde arabe, sous le thème “la cause palestinienne et l’avenir du projet national palestinien”.

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Syrie: réunion de l’OIAC sur le plan de destruction des armes chimiques

Vendredi est en effet une date butoir pour le Conseil exécutif de l'OIAC, celle avant laquelle il doit déterminer les différentes échéances pour la destruction de plus de 1.000 tonnes d'armes chimiques. La réunion du Conseil, qui a lieu dans la capitale des Pays-Bas, où siège l'OIAC, a été ajournée peu après son début. Elle devait reprendre vers 16H30 GMT. Selon une source proche des discussions, les diplomates allaient encore discuter du texte final.

La Syrie avait transmis fin octobre son plan de destruction de l'arsenal chimique à l'OIAC, le temps de permettre aux diplomates d'apporter d'éventuelles modifications, en concertation avec une délégation syrienne présente à La Haye, avant la réunion de vendredi.

Si le Conseil exécutif semble se diriger vers une décision entérinant une destruction des armes chimiques syriennes en dehors de ce pays en guerre, quelques points de discorde subsistent.

Tous ne sont en effet pas d'accord pour fournir à la Syrie des «biens et technologies à double usage», du matériel pouvant être utilisé pour la mission mais aussi à des fins militaires dans la guerre civile qui déchire la Syrie depuis deux ans et demi.

L'Albanie se penche actuellement sur une demande des Etats-Unis, qui lui demandent de détruire des armes chimiques syriennes. Le Premier ministre albanais Edi Rama a prévu d'annoncer vers 16H00 GMT si son pays accepte la demande ou non.

Dans cette nation des Balkans, qui a détruit tout l'arsenal chimique datant de son époque communiste, de nombreux Albanais sont opposés à la venue d'armes chimiques syriennes.

Alors que l'opposition syrienne a subi plusieurs gifles dernièrement, dont la mort jeudi de cinq commandants rebelles, une conférence de paix, plusieurs fois reportée, a été annoncée pour le 12 décembre à Genève par un quotidien syrien proche du régime. Ni Damas, ni les rebelles n'ont confirmé cette date.

Le régime se dit prêt à participer à une telle conférence tant que le départ du président Bachar al-Assad n'est pas à l'ordre du jour, mais l'opposition insiste sur le départ du président et son exclusion d'un éventuel processus de transition.

Dans la perspective de cette conférence, le président russe Vladimir Poutine, principal soutien de Damas, s'est entretenu par téléphone avec son homologue syrien, selon le Kremlin.

Une équipe conjointe ONU-OIAC est en Syrie depuis octobre pour inspecter l'arsenal chimique syrien. Les sites de production d'armes chimiques ont été rendus inutilisables et les armes chimiques placées sous scellés.

Selon une source diplomatique, le directeur de l'OIAC Ahmet Uzumcu a écrit le 11 novembre à la coordinatrice de la mission ONU-OIAC en Syrie, lui présentant une ébauche du plan. Selon cette ébauche, du matériel pour emballer et manipuler les armes chimiques sera envoyé vers 12 sites de stockage d'ici au 13 décembre, après quoi les armes chimiques seront transportées vers le principal port syrien, Latakia, puis partiront par bateau avant le 5 février.

Damas a demandé de l'aide logistique pour réaliser ce processus, dont des 4×4 blindés et de l'équipement électronique de pointe. Mais les puissances occidentales rechignent à fournir ce genre de matériel, qui pourrait être utilisé dans la guerre civile.

Moscou, allié de Damas, pourrait toutefois fournir de tels équipements sans broncher. Norvège et Danemark se sont engagés à fournir des navires pour aider à transporter les armes hors de la Syrie, Copenhague ayant également promis une équipe de protection pour la délégation de l'OIAC sur place. Oslo a toutefois refusé d'effectuer des opérations de destruction sur son sol, disant que les délais étaient trop courts et que la Norvège ne possède pas l'expertise. Paris et Bruxelles auraient également été contactées par les Etats-Unis.

L'accord russo-américain sur le désarmement chimique de la Syrie avait été entériné par le Conseil de sécurité des Nations unies en septembre. Cet accord avait permis d'éviter des frappes militaires américaines sur la Syrie suite à une attaque chimique présumée ayant fait des centaines de civils morts dans la banlieue de Damas.

L'OIAC est le prix Nobel de la Paix 2013.

(Par AFP)