Le Maroc élu vice-président du Conseil consultatif scientifique et technique de l’Unesco pour le patrimoine culturel subaquatique

Selon la représentation du Royaume au sein de l’organisation onusienne, cette élection s’est tenue à l’occasion de la 16e réunion du Conseil consultatif scientifique et technique de la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, organisée dans le cadre de la 10e réunion des États parties à cette Convention.

Le STAB, composé de 14 experts internationaux, constitue l’organe consultatif qui fournit des conseils techniques à la Conférence des États parties pour la mise en œuvre de la Convention de 2001. Ses missions incluent l’évaluation du respect des règles de l’annexe de la convention dans toutes les activités concernant le patrimoine culturel subaquatique, le renforcement des capacités, l’élaboration de plans d’action nationaux et l’accompagnement des États parties dans le processus de mise en œuvre.

Point focal du Maroc à l’Unesco pour le patrimoine culturel subaquatique depuis 2013, le professeur Azzeddine Karra jouit d’une expertise internationalement reconnue dans ce domaine. Il avait déjà présidé le Conseil consultatif scientifique et technique en 2017.

(Avec MAP)

Un nouveau bureau pour le CESE

Dans un communiqué, le Conseil indique que ces élections se sont déroulées selon les étapes suivantes : élection des représentants des cinq catégories qui composent le Conseil lors de la 167e session ordinaire de l’Assemblée générale, le 20 février 2025, et élection des présidents des sept commissions permanentes, le 26 février 2025 par les membres de ces commissions.

À l’issue de ces élections, la composition du nouveau bureau du CESE pour l’année 2025 est la suivante :

Membres du Bureau :

Présidents des commissions permanentes :

Rapporteurs des commissions permanentes :

Mehdi Bensaïd : « Le PAM dirigera le gouvernement du Mondial »

Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication et membre de la direction collégiale du PAM, a tenu ces propos lors d’un débat, jeudi 23 janvier, à la Fondation Lafqui Titouani à Salé.

Le jeune dirigeant du PAM a tenu à rassurer quant à la solidité de son parti. « Nous sommes un parti debout après 14 ans dans l’opposition, sinon nous aurions eu 16 sièges (à la Chambre des représentants, Ndlr.), sinon moins », a répondu Mehdi Bensaïd à une question sur les chances de son parti pour les échéances électorales de 2026.

Récemment, quelques polémiques ont eu lieu au sujet de cette échéance entre le PAM et le RNI, chacune des formations déclarant être prête pour remporter les prochaines élections législatives.

Pour autant, Mehdi Bensaïd a tenu à minimiser les conséquences de ces échanges sur la cohésion de la majorité. S’il a admis l’existence de quelques « escarmouches » entre le PAM et le RNI, il a toutefois affirmé que de tels différends doivent être réglés lors des réunions de la majorité.

Celui qui nous provoque nous trouvera!

« Quand vous avez un différend avec votre femme, vous en discutez au sein du domicile conjugal, mais vous ne sortez pas dans la rue pour crier que ce qu’elle fait n’est pas à votre goût », a commenté le dirigeant du PAM qui a cependant émis cette sorte de mise en garde : « Celui qui nous provoque nous trouvera! ».

Ouahbi et le référentiel

Lors de ce débat, Mehdi Bensaïd a rendu hommage à Abdellatif Ouahbi, ancien secrétaire général du parti et ministre de la Justice. Il a affirmé qu’il avait toute sa place au sein du parti et qu’il était toujours membre du Bureau politique, même s’il n’était pas aussi assidu qu’auparavant.

Il l’a remercié pour avoir permis que le parti soit mené par une direction collégiale. « Je ne suis pas adepte de la logique des leaders (Za3amat) », a-t-il affirmé en précisant que Abdellatif Ouahbi répond présent à chaque fois que le parti le sollicite.

« Nous estimons qu’il fait partie des ministres qui ont une importante cadence politique et législative », a encore dit Mehdi Bensaïd à propos du ministre de la Justice tout en signalant que le parti aurait pu le remplacer lors du remaniement gouvernemental, mais qu’il ne l’a pas fait.

La politique ne doit pas se mêler de la confession des citoyens

Interrogé sur l’identité et l’idéologie du PAM, il a répondu que cette question était posée entre les années 2007 et 2010, mais qu’elle a été tranchée en 2012 avec une plateforme politique dans laquelle le parti a opté pour la démocratie sociale.

« Quand nous avons rejoint les rangs d’une organisation internationale des partis libéraux, nous l’avons fait dans une optique sociale et libérale. Le nom du parti Authenticité et modernité est clair. Nous sommes un parti progressiste qui croit en les valeurs sociales et de progrès, mais dans le cadre des valeurs nationales », a expliqué M. Bensaïd qui a précisé ce qu’il voulait dire en faisant référence aux valeurs nationales.

« Le parti croit en la Commanderie des croyants. La politique ne doit pas se mêler de la confession des citoyens. Dans la religion, nous puisons les valeurs que nous défendons dans notre projet politique, et le monde vit actuellement des guerres de valeurs et non d’idéologies », affirme le jeune dirigeant du PAM.

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Montée de l’extrême droite en Europe : fin de l’idylle entre Macron et la France ?

Après le score historique du Rassemblement national aux élections européennes, le président français Emmanuel Macron a surpris tout le monde en appelant à des élections législatives anticipées. Le dimanche 9 juin, il a en effet pris la parole à l’Elysée pour annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale.

La liste menée par Jordan Bardella a obtenu 31,36% des suffrages, selon les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur.

La France en crise profonde

« La crise est très profonde en France ; d’abord sur le plan politique et économique, puis à l’échelle internationale où Paris peine à sauvegarder son statut de grande puissance européenne. Sa voix ne porte plus en Afrique ou au Moyen-Orient, pour ne citer que ces régions. Son silence assourdissant, qui frôle la complaisance, face aux massacres à Gaza fait que Paris est de moins en moins écouté et entendu », estime notre consultant et analyste diplomatique Ahmed Faouzi.

Dans ce marasme que vit la France, dans une Europe et dans un monde en pleine reconfiguration, il est peu probable qu’Emmanuel Macron puisse compter sur une majorité confortable aux prochaines élections pour poursuivre sa politique actuelle.

Un taux de participation record aux élections européennes 2024

Pendant longtemps, les élections européennes ont été considérées comme secondaires en Europe, souligne Ahmed Faouzi. Les élections législatives nationales primaient alors, en France comme dans le reste des pays européens.

« L’extrême droite critiquait depuis longtemps les délégations du pouvoir de décision à l’Union européenne et la perte de contrôle sur les grandes questions nationales qui agitent la société, comme le contrôle des frontières et l’immigration. Ce travail de sape des politiques européennes décidées aussi bien par la droite que par la gauche françaises a trouvé un écho favorable auprès des Français », analyse Ahmed Faouzi.

« Preuve en est des élections européennes instaurées en 1979 et qui, au début, suscitaient peu d’intérêt. Mais, dès 2014, le taux de participation a grimpé à 42% pour se situer hier à 51%. Une participation record qui témoigne d’une prise de conscience que l’on ne peut réformer la France qu’en agissant depuis Bruxelles et Strasbourg, et non Paris », ajoute Ahmed Faouzi.

« La politique de Macron est devenue impopulaire »

« Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de la Ve République que les présidents français se réfugient dans l’article 12 de la Constitution, soit pour conforter leur majorité, soit pour instaurer une nouvelle cohabitation. C’est justement ce pari que fait Macron, après consultation des présidents de l’Assemblée nationale et de son Premier ministre, comme le stipule la Constitution », poursuit notre consultant.

« Le nouveau gouvernement nommé en janvier dernier sera-t-il le plus court de l’ère Macron ou continuera-t-il à diriger le pays après les élections ? Cela dépendra à l’évidence des résultats des élections. La politique de Macron est devenue si impopulaire qu’il faudrait un miracle pour voir la Macronie continuer avec une équipe si peu expérimentée », conclut Ahmed Faouzi.

Focus. Élus puis déchus… Ces parlementaires qui perdent leur siège

En raison de l’annulation d’une élection, d’une condamnation criminelle ou d’une démission, des parlementaires perdent leur siège obtenu à la suite des élections du 8 septembre 2021. Une tendance particulière retient l’attention : le nombre de parlementaires qui font l’objet de poursuites voire de condamnations. Babour Sghir (UC), Mohamed El Hidaoui (RNI) et Abdenabi El Aidoudi (MP) ont été respectivement condamnés à cinq ans de prison ferme, huit mois d’emprisonnement et deux ans avec sursis.

D’autres font actuellement l’objet de poursuites. C’est le cas d’Abdenbi Bioui (PAM) et de Mohamed Moubdii (MP). Babour Sghir, lui, est impliqué dans une affaire autre que celle pour laquelle il a été condamné à cinq ans de prison ferme. Les deux affaires portent sur des faits d’escroquerie.

Du Parlement à la prison

L’ex-parlementaire, élu le 8 septembre dernier sous les couleurs de l’Union constitutionnelle, a présenté sa démission à la Chambre des représentants. La vacance de son siège a été annoncée par une décision de la Cour constitutionnelle datant du 12 décembre dernier, basée sur un courrier émanant de la Chambre des représentants daté de mars 2023. Une date qui coïncide avec le démarrage de son deuxième procès, cette fois à la chambre criminelle de la Cour d’appel devant laquelle il devra répondre, entre autres, de faits d’escroquerie et de corruption.

L’affaire concerne également Bank of Africa, en tant que partie civile, et se poursuit toujours dans la salle 8 de la Cour d’appel de Casablanca, mais aussi sur nos colonnes.

Plus récente, une décision de la Cour constitutionnelle indique que Mohamed El Hidaoui est déchu de son siège de député (RNI) en raison d’une ancienne condamnation pour émission de chèque sans provision.

Bien qu’il ait été condamné en appel ce mercredi 27 décembre à huit mois de prison ferme pour « tentative d’escroquerie » et « vente de tickets sans autorisation », Mohamed El Hidaoui avait déjà fait l’objet en 2019 d’une condamnation pour émission de chèque sans provision. Confirmée en appel, sa sanction était une peine de trois mois de prison avec sursis assortie d’une amende de 30.000 DH.

Après la décision d’irrecevabilité du pourvoi en cassation, un candidat aux élections de septembre 2021 a saisi la Cour constitutionnelle en octobre 2022 pour demander l’invalidation du siège de Mohamed El Hidaoui. Sa demande est intervenue deux mois avant qu’éclate le scandale des tickets du Mondial.

Une autre décision de la Cour constitutionnelle, datant du 5 décembre 2023, acte la destitution d’Abdenabi El Aidoudi de son siège de député, à la suite d’un courrier du procureur général du Roi près la Cour de cassation, qui n’est autre que le chef du parquet, El Hassan Daki.

Celui-ci y informe la Cour constitutionnelle qu’Abdenabi El Aidoudi a usé de tous les moyens de recours et que sa condamnation pour dilapidation de deniers publics est définitive. Il a écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis, assortie d’une amende de 5.000 DH.

Ahmed Chad (député MP), quant à lui, a été déchu de son siège de député après un courrier adressé à la Cour constitutionnelle par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, en raison d’une « décision définitive visant à l’écarter de la présidence du conseil communal de Béni Mellal à cause d’agissements commis durant sa présidence qui sont en violation avec les lois, les règlements et les valeurs de gestion d’un service public ».

Hormis les sièges vacants à la suite de démissions, la Cour constitutionnelle a annulé pas moins de quinze élections de parlementaires, entre septembre 2021 et décembre 2023. Parmi eux, Saleh Oughal (PI) en février 2022, Badr Tahri (RNI) en avril 2022 et Abdelhak Chafik (MP) en juin 2022.

Révision annuelle des listes électorales générales: dépôt des nouvelles demandes d’inscription jusqu’au 31 décembre 2023

« En prévision de l’opération de révision annuelle des listes électorales générales au titre de l’année 2024, le ministre de l’Intérieur rappelle aux citoyens et citoyennes non encore inscrits sur lesdites listes, remplissant les conditions légales et âgés d’au moins 18 ans ou devant atteindre cet âge le 31 mars 2024, que l’opération de dépôt des nouvelles demandes d’inscription sur lesdites listes est ouverte jusqu’au 31 décembre 2023 », indique le communiqué.

Les citoyens et citoyennes concernés sont appelés à déposer leurs demandes directement auprès des bureaux de l’autorité administrative locale dont relève leur lieu de résidence ou via le site www.listeselectorales.ma.

De même, ajoute le communiqué, les citoyens ayant changé leur lieu de résidence doivent soumettre, dans le même délai, leurs demandes de transfert d’inscription à la liste électorale de la commune ou l’arrondissement dont relève leur nouveau lieu de résidence.

Concernant les citoyens inscrits sur ces listes, qui ont changé le lieu de résidence dans la même commune ou le même arrondissement, ils doivent, dans le même délai, en informer l’autorité administrative dont relève leur nouveau lieu de résidence afin d’actualiser leur adresse dans la liste électorale de la commune ou l’arrondissement concernés.

Par ailleurs, les électeurs et électrices inscrits sur les listes électorales générales peuvent vérifier leurs données personnelles contenues dans ces listes en envoyant un SMS au numéro gratuit 2727, conclut le communiqué.

Élections des conseils régionaux des pharmaciens : les raisons derrière le rejet du projet de décret-loi

La Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants a rejeté à l’unanimité, le lundi 10 avril, le projet de décret-loi n° 2.23.195 édictant les dispositions relatives à l’organisation des élections des conseils régionaux des pharmaciens du Nord et du Sud.

Approuvé le 16 mars dernier en Conseil de gouvernement, ce texte a été rejeté par sept parlementaires de la majorité et quatre de l’opposition.

« Ce texte n’est pas urgent »

Contacté par Médias24, Mostafa Brahimi, membre de ladite Commission, justifie ce rejet par deux principales raisons. « La première est que ce texte n’est pas urgent. »

« Au Parlement, il y a deux sessions de quatre mois chacune. Les textes de loi présentés par le gouvernement lors de ces sessions correspondent à des projets de loi. En dehors de ces sessions, il s’agit de projets de décret-loi. Ces derniers ont un caractère urgent et sont adoptés sans même que l’on puisse y apporter des amendements. Si le texte n’est pas urgent, il peut attendre l’ouverture de la session parlementaire. »

« C’est donc une question de forme. Le projet de décret-loi édictant des dispositions relatives à l’organisation des élections des conseils régionaux des pharmaciens du Nord et du Sud n’est pas urgent. Il a été discuté lundi (10 avril, ndlr) et devait ensuite suivre le circuit législatif pour entrer en vigueur. Cela nécessite du temps, alors que la prochaine session du printemps du Parlement ouvrira le vendredi prochain (14 avril, ndlr). »

« Cela ne sert donc à rien d’avoir un projet de décret-loi à caractère urgent, alors qu’il n’y a aucune urgence en réalité. Ce n’est pas logique », estime Mostafa Brahimi.

« Une loi visant à réformer le secteur officinal existe déjà »

La seconde raison, poursuit notre interlocuteur, est que « nous avons déjà une loi relative à l’Ordre national des pharmaciens, qui vise à reformer le secteur officinal dans sa globalité. Le projet de décret-loi ne traite, lui, que de l’élection des conseils régionaux. C’est illogique de ne passer qu’une dizaine d’articles sur un sujet bien spécifique, sur une quarantaine d’articles visant la réforme globale ».

En effet, il s’agit du projet de loi 98-18 visant la régionalisation des conseils de l’Ordre des pharmaciens pour une meilleure réponse aux besoins des habitants des différentes régions du Royaume en termes d’accès aux soins.

« Ce texte est arrivé à une étape avancée de son circuit législatif. Il est passé par toutes les étapes de discussion ; il fallait simplement le voter », souligne Mostafa Brahimi.

Selon nos informations, le 17 janvier 2023, ce texte avait atteint l’étape de la Commission des secteurs sociaux. Les amendements proposés devaient alors être discutés et votés pour que le texte poursuive le circuit habituel d’adoption, mais le processus a été bloqué par le ministère de la Santé qui a demandé le report du vote des amendements.

Le Parlement a clôturé sa session législative d’automne le 7 février 2023, et le projet de décret-loi sur l’organisation des élections des conseils régionaux des pharmaciens a été adopté le 16 mars en Conseil de gouvernement.

« Le gouvernement a donc bloqué la loi principale visant à réorganiser la profession pendant une année, pour présenter en urgence une autre loi qui ne traite que de l’aspect relatif aux élections. Ce n’est pas compréhensible. »

Et notre source de rappeler : « Actuellement, il n’y a que deux conseils régionaux, celui du Nord et du Sud. La nouvelle loi 98-18 vise la régionalisation de ces conseils, selon le découpage administratif du pays. Nous avons 12 régions au Royaume. Nous aurons donc 12 conseils de l’Ordre des pharmaciens, à l’instar de l’Ordre des médecins. »

« Le statu quo, avec seulement deux conseils, que voulait maintenir le gouvernement n’est pas logique et n’est pas conforme au chantier de la généralisation de la couverture médicale universelle en cours », conclut Mostafa Brahimi.

Principales dispositions du projet de décret-loi rejeté

Dans la note de présentation de ce projet de décret-loi, dont Médias24 détient copie, il est précisé que le conseil de l’Ordre des pharmaciens, créé le 17 décembre 1976, se compose de deux conseils régionaux, du Sud et du Nord, ainsi que du conseil de l’Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs, et du conseil de l’Ordre des pharmaciens biologistes. Leurs membres sont élus de manière démocratique.

Ce texte, d’une dizaine d’articles au total, comprend :

les dispositions qui prévoient la création d’une commission administrative ad hoc chargée de la préparation et de l’organisation des élections des deux conseils régionaux des pharmaciens ;

– la nomination du président de la commission et de ses membres, tout en précisant la date de son entrée en fonction par un décret pris sur proposition de l’autorité gouvernementale chargée de la santé.

Il intervient suite à la non-organisation de ces élections après la fin du mandat des membres des deux conseils, fixé à quatre ans. Les dernières élections ont été tenues en 2015.

Ces dispositions déterminent également :

les moyens de préparation et d’organisation des élections par la commission, et ce, dans un délai n’excédant pas six mois à compter de la date de l’entrée en fonction de la commission ;

les dispositions transitoires visant à assurer la continuité des activités des deux conseils régionaux concernés pendant la période d’organisation des élections.

Deux sièges invalidés pour fraudes massives : les détails de la décision de la Cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle a invalidé, le mardi 28 mars, les sièges de deux députés en raison de fraudes massives ayant « porté atteinte à la transparence et à la crédibilité du processus électoral ».

La Cour précise que sa conviction quant au déroulement du scrutin d’une manière « contraire à la loi » est « indépendante de l’issue de l’affaire devant la juridiction compétente ». Une enquête judiciaire a été entamée et des poursuites ont été lancées par le parquet près le tribunal de première instance de Driouch à l’encontre de plusieurs chefs, membres et greffiers des bureaux de vote concernés.

A noter que l’article 74 de la loi organique relative à la Chambre des représentants, que la Cour constitutionnelle invoque dans sa décision, dispose que la nullité partielle ou absolue des élections ne peut être prononcée que dans certains cas. Parmi eux : lorsque le scrutin n’a pas été libre ou s’il a été vicié par des manœuvres frauduleuses.

Ce sont leurs adversaires qui ont soumis deux requêtes auprès du secrétariat général de la Cour constitutionnelle, enregistrées le 27 octobre 2022. Abdelmoneim Al Fattahi et Mustafa Al Khalfaoui demandent l’annulation des élections de Mohamed Fadili (MP) et Younes Achnin (USFP).

Les accusations des adversaires

Selon les plaignants, le récit du déroulement du vote est surprenant. Entre menaces et intimidations à l’encontre des électeurs, votes à répétition par les mêmes personnes ou par des électeurs décédés, la gravité des fraudes a mené à une enquête de la police judiciaire, dont les conclusions ont été transmises par le parquet près le tribunal de première instance de Driouch à la Cour constitutionnelle le 12 janvier 2023.

Selon les plaintes, jointes par la Cour constitutionnelle dans le même dossier, Mohamed Fadili a « délibérément attelé son fils et d’autres personnes, dont un membre du conseil communal de Ben Tayeb appartenant au même parti (MP, ndlr), pour menacer et soudoyer le représentant d’un candidat adverse, dans le bureau de vote n°13 (commune Amhajar, ndlr)« . Et ce, toujours selon les plaignants, « avec la complicité du chef et du greffier dudit bureau de vote ».

Les plaignants les accusent d’avoir « rempli l’urne avec des bulletins en faveur du candidat dont l’élection est contestée ». Selon eux, « le chef du bureau de vote a délibérément permis aux électeurs d’avoir deux ou trois bulletins de vote au lieu d’un, afin de les placer au profit de la liste candidate dont l’élection est contestée ».

A noter que l’article 77 de la loi organique relative à la Chambre des représentants prévoit une sanction pécuniaire allant de 1.000 à 5.000 DH contre celui qui « distribue ou fait distribuer, le jour du scrutin, des bulletins, tracts ou autres documents électoraux ».

« Dans les bureaux de vote de Driouch et Bentayeb, les électeurs ont voté des dizaines de fois avec la même carte d’identité nationale et au nom de personnes décédées, non résidentes ou hors du territoire national au profit de l’élection contestée », poursuivent les plaignants.

Pour eux, Mohamed Fadili « a donné ses instructions à des électeurs pour former des groupes qui s’opposent aux électeurs et les menacent pour voter en sa faveur ; ce qui constitue une violation de l’article 74 du Code électoral et une atteinte au principe d’égalité des chances ».

Les accusations contre Younes Achnin portent sur le fait d’avoir donné des instructions à des électeurs pour « former des groupes qui s’opposent aux électeurs et les menacer afin de voter en sa faveur ».

Fraudes dans les bureaux de vote : révélations de l’enquête de la PJ

Outre le contenu de ces requêtes, la décision de la Cour constitutionnelle est également fondée sur les éléments de l’enquête de la police judiciaire, selon laquelle des membres de bureaux de vote (notamment le n°13 et le n°28) ont déclaré à la police judiciaire qu’ils ne savaient ni lire ni écrire. Pourtant, il s’agit de conditions d’éligibilité pour faire partie des membres du bureau de vote, telles que prévues par l’article 74 de la loi organique relative à la Chambre des représentants.

Aussi, les chefs des bureaux de vote n°13 et 27 ont déclaré à la police judiciaire qu’ils vérifiaient personnellement l’identité des électeurs. Ce qui est une violation aux dispositions de l’article 77 de ladite loi, selon lequel c’est au greffier qu’incombe cette fonction de vérification.

L’enquête a également révélé que 17 personnes mentionnées comme ayant voté étaient en dehors du territoire national le jour du scrutin, conformément aux vérifications effectuées par la Direction générale de la sûreté nationale. D’autres citoyens ont été inscrits sur les listes électorales comme ayant voté… alors qu’ils sont décédés plusieurs années avant la date du scrutin.

Un des greffiers des bureaux de vote concernés a même déclaré à la police judiciaire qu’il a « vu des électeurs, au nombre de cinq ou six, voter le matin et revenir voter l’après-midi après avoir changé de vêtements ». Il avoue également ne pas être intervenu après cette constatation.

La loi organique relative à la Chambre des représentants sanctionne « d’un emprisonnement d’un mois à six mois et d’une amende de 1.200 à 5.000 DH, ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque a voté en vertu d’une inscription sur une liste électorale (…) en prenant faussement les noms et qualité d’un électeur inscrit ou a usé de son droit de vote plus d’une fois » (article 86).

Tous ces éléments ont convaincu la Cour constitutionnelle de l’irrégularité du déroulement du scrutin : « Ce qui a porté atteinte à la transparence et à la crédibilité de ce processus électoral et n’a pas garanti la bonne expression de la volonté des électeurs. » D’où la décision d’invalidation de l’élection des deux députés, et l’ordre de la Cour visant à organiser un nouveau scrutin partiel pour pourvoir les deux sièges vacants. La suite sera tout aussi digne d’être scrutée, car on peut se demander jusqu’où iront les poursuites judiciaires, et si les deux élus qui ont perdu leurs sièges tenteront de se représenter à l’élection partielle. A notre connaissance, leurs deux partis n’ont pas réagi. A suivre de près…

Contestation, sit-in et appels à la dissolution des conseils de l’ordre des pharmaciens

La composition du Conseil national de l’ordre des pharmaciens n’a pas été renouvelée depuis 2015. Le conseil élu cette année-là pour un mandat aurait dû être renouvelé partiellement en 2017 et totalement en 2019. Ce blocage est provoqué par la réforme de l’ordre. Lassée d’attendre, une partie de la profession appelle à la dissolution de l’actuel conseil et à la tenue d’élections.

Dans plusieurs communiqués publiés ces derniers jours, la CSPM annonce l’organisation de deux manifestations, lundi 23 janvier devant la Maison du pharmacien à Rabat, et le 30 janvier devant le siège du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens du Sud à Casablanca.

La CSPM appelle à la dissolution des Conseils actuels

Jointe par nos soins, la Confédération nous explique que « les dernières élections de l’Ordre des pharmaciens ont eu lieu le 31 août 2015. Dans ses articles 7 et 28, le Dahir portant loi n°1-75-453, instituant un Ordre des pharmaciens, publié en 1976, indique que les Conseils de l’Ordre doivent renouveler la moitié de leurs membres tous les deux ans, et procéder aux élections totales tous les quatre ans, alors qu’il n’y a pas eu de renouvellement de la moitié des Conseils en 2017 ni de renouvellement en 2019, date à laquelle devaient se tenir des élections totales. Depuis, on demande l’organisation d’élections, en vue de rendre la légitimité à ces instances ordinales », ajoute-t-elle.

Notre source de poursuivre : « Nous demandons à ce que le ministère de la Santé use de l’article 13 dudit Dahir, pour dissoudre ces Conseils et nommer une commission spéciale provisoire, qui a pour seul but d’organiser les élections dans un délai ne dépassant pas 3 mois après sa date de nomination. »

La réforme de l’ordre des pharmaciens à l’origine du blocage

Dans un communiqué publié le 19 janvier, la FNSPM indique quant à elle « refuser le déroulement de ces élections en l’absence de la désignation de nouveaux conseils régionaux, comme prévu par la loi 98-18 relative à l’ordre des pharmaciens », ajoutant qu’elle « ne reconnaîtra aucun conseil élu en dehors du cadre de la régionalisation, un chantier qui a concerné tous les secteurs du pays ».

Contactée par nos soins, une source professionnelle revient sur l’origine de cette polémique. « Le Conseil national de l’ordre actuel, constitué notamment des Conseils régionaux du Sud et du Nord, est le premier Conseil élu par vote direct, au niveau des délégations de santé, sous la supervision du ministère de la Santé et de la protection sociale. Le Conseil qui l’avait précédé avait été élu par correspondance » et a fini par être dissous après plusieurs conflits et dysfonctionnements.

« Le premier mandat, de 2015 à 2017, a été prolongé pour 2017-2019. Les instances du CNOP ont ensuite fait savoir au ministère de la Santé qu’elles voulaient réorganiser les élections du Conseil, lui demandant de leur assurer les outils logistiques pour les organiser de la même manière qu’en 2015, sauf que le projet de loi 98-18, qui vise la régionalisation des Conseils de l’ordre, était dans le pipe. Le ministère avait donc demandé aux pharmaciens de prolonger le mandat du Conseil actuel. »

« Est ensuite arrivée la pandémie de Covid-19, qui a retardé les discussions autour de ce texte, et donc son approbation. »

« La majorité des pharmaciens jugent donc inutile de tenir des élections pour constituer deux nouveaux Conseils régionaux du Sud et du Nord et un Conseil national, alors que ce projet, qui entre dans le cadre de la régionalisation avancée, vise la création de douze Conseils régionaux de l’ordre des pharmaciens, qui prendront en considération les spécificités sanitaires de chacune des régions du Royaume », poursuit notre interlocuteur.

Et de préciser : « La non-tenue de ces élections ne bloque en aucun cas les dossiers relatifs à la profession qui sont sur la table du gouvernement. Preuve en est, la dernière réunion de prise de contact tenue par le nouveau directeur par intérim de la Direction des médicaments et de la pharmacie (DMP), relevant du ministère de la Santé, avec les représentants du secteur pharmaceutique. Etaient présents à cette rencontre, les quatre conseils composant le CNOP, à savoir les Conseils régionaux du Nord et du Sud, le Conseil des pharmaciens fabricants répartiteurs et le Conseil des pharmaciens biologistes. »

Pour ce qui est de la demande de la Confédération relative à la dissolution des Conseils actuels, « pour ce faire, la dissolution doit faire l’objet d’une demande du ministre de la Santé au niveau du Parlement, suite à la démission de la majorité des membres des Conseils », explique notre interlocuteur. « D’abord, ce n’est pas le cas, et d’autre part, le traitement de cette demande prendra au moins 6 mois« , ajoute notre source. « Celle-ci doit ensuite être suivie par la nomination d’une commission temporaire qui se chargera des élections dans un délai de trois mois. D’ici-là, le nouveau projet de loi 98-18 sera approuvé ».

« De plus, le ministère de la Santé prépare un projet de loi visant la régionalisation des Conseils de l’ordre des pharmaciens. Il serait donc contradictoire d’organiser des élections pour renouveler les Conseils du Sud et du Nord. »

Le projet de loi 98-18 entame les dernières phases de son processus législatif

Un membre de la FNSPM, pour sa part, nous révèle que le projet de loi 98-18 « entame les phases finales de son processus législatif« .

« Le projet a été examiné par les pharmaciens, qui ont proposé leurs amendements. Ces derniers doivent à présent être examinés par la Commission des secteurs sociaux, puis votés, pour poursuivre son processus législatif, en plénière notamment. »

Selon notre source, les principaux amendements apportés par les pharmaciens sont les suivants :

– Premièrement, ce texte prévoit la création d’une « Instance permanente de consultation et d’accompagnement » à laquelle seront confiées notamment les problématiques de la profession. « Nous sommes contre le mot ‘accompagnement’, qui donne l’impression que nous sommes des mineurs, et nous rejetons le mot ‘permanente’. Toutefois, nous ne sommes pas contre la création d’une mission consultative. Cette instance et ses prérogatives doivent donc être amendées. »

– Le deuxième point concerne la constitution du Conseil national de l’ordre des pharmaciens. « Actuellement, il est composé de quatre Conseils. Le projet de loi 98-18 prévoit la création de douze conseils régionaux. De manière pyramidale, nous demandons que ces conseils donnent lieu à un Conseil central des officinaux, afin d’unifier la vision des pharmaciens. Ce Conseil, aux côtés du Conseil de l’ordre des pharmaciens grossistes répartiteurs et de celui des biologistes, donnera lieu à un Conseil national de l’ordre des pharmaciens. »

Notre source évoque également un autre point important, relatif à l’élection du président du CNOP. « Le projet de loi prévoit son élection par l’ensemble des membres des trois Conseils le composant, alors que c’est inconcevable. Nous avons proposé qu’il soit élu par le bureau national, à l’image de ce qui se fait partout dans le monde. Le problème se pose au niveau de la destitution. En cas de problème, on ne peut voter le départ du président qu’après rassemblement de tous les membres des trois Conseils, ce qui est quasi impossible. »

– Le troisième point est relatif aux cotisations. « Le projet de loi propose que les cotisations des pharmaciens soient déversées au Conseil national, qui les versera ensuite aux Conseils régionaux, alors qu’actuellement c’est l’inverse. Nous versons nos cotisations aux Conseils régionaux, qui donnent une quote-part au Conseil national. L’option proposée par le projet de loi pourrait poser problème et prendre des tournures politiques. »

Au sujet de la demande de la CSPM relative à la dissolution des Conseils actuels, notre source nous a précisé que « celle-ci ne peut se faire que sur demande du ministre de la Santé au Parlement, dont le règlement stipule que lorsque deux lois qui concernent le même sujet sont déposées au Parlement, le traitement se fait sur la base de la date de dépôt ». La dissolution n’a donc aucune chance d’avoir lieu.

Et de conclure : « S’il n’y a pas de blocage, le projet de loi 98-18 devrait aboutir dans environ quatre mois. »

Élections législatives partielles : le ministère de l’Intérieur répond au PJD

Le ministère a souligné dans un communiqué que « la direction d’un parti politique (le PJD, ndlr) ayant participé aux élections législatives partielles du 21 juillet 2022 a tenté, de manière délibérée, de porter atteinte à la crédibilité de cette opération électorale ».

« La direction du parti a fait la propagande d’informations erronées prétendant que le vote aurait été orienté par certains agents d’autorité, en proférant à leur encontre des propos diffamatoires qui ne sont pas à la hauteur du discours politique sérieux dont doit faire preuve le secrétaire général d’un parti politique », poursuit la même source.

Tout en se disant étonné par la « justification de cet échec pour le mettre sur le dos des agents d’autorité qui ont contribué d’une manière patriotique au succès de ces élections partielles », le ministère de l’Intérieur note que ces accusations qui se répètent à l’occasion de chaque échéance électorale sont « une forme de dénigrement des acquis démocratiques réalisés par notre pays et de tous les efforts déployés par tous, gouvernement, institutions constitutionnelles, partis politiques responsables et médias professionnels ».

« Pire, il s’agit ni plus ni moins que d’un mépris et d’un refus de la volonté des électeurs qui ont choisi en toute liberté et responsabilité leurs représentants dans la gestion de la chose publique nationale », déplore-t-on de même source.

« Le pays a veillé à réunir toutes les garanties juridiques, judiciaires et politiques assurant un déroulement transparent des échéances électorales », relève le ministère, concluant que tous ceux qui ne sont pas de cet avis « ont la possibilité de recourir aux institutions constitutionnelles compétentes pour contester les résultats électoraux ».

Lundi 25 juillet, le parti islamiste a publié un communiqué à la suite des élections partielles qui ont eu lieu à Meknès, « accusant les agents d’autorité d’avoir manipulé les résultats dans certains bureaux de vote et d’avoir expulsé des observateurs du parti juste avant le dépouillement ».

Mohamed Mahboub élu président de la FNBTP

Mohamed Mahboub était le seul candidat ayant présenté sa candidature au Comité d’organisation des élections, constitué par le conseil d’administration, conformément aux statuts et au règlement intérieur de la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP), indique cette dernière dans un communiqué.

Le nouveau président a présenté un programme d’action qui porte sur plusieurs axes :

– La restructuration organisationnelle de la FNBTP ;

– Les textes règlementaires (CCAG-T, décret de passation des marchés…) ;

– La qualification et classification des entreprises ;

– La formation professionnelle ;

– Le renforcement des capacités financières de la FNBTP ;

– La communication et la promotion à l’export ;

Par ailleurs, l’Assemblée générale ordinaire élective (AGOE) a élu 21 administrateurs du collège A. Il s’agit de :

-Driss El Rhazi ;

-Mohamed Adil Rtabi ;

-Ichak Moussadak ;

-Laila Benjelloun Touimi ;

-Abdellilah Mhidia ;

-Mohamed Gueri ;

-Hamid Mallem ;

-Aderafie Kounda ;

-Mohamed Chakrouni ;

-Mohamed Chadli ;

-Riad Elmahmoudi ;

-Mohamed Moufid ;

-Driss Mehdi ;

-Majd Bennani ;

-Abdellah Aboulhassane ;

-Soufiane Drissi ;

-Ahmed Ben Satti ;

-Youssef Naamane ;

-Ihab Serghini ;

-M’roine Rifaai ;

-Youssef Boudali.

Trump tenté de se représenter en 2024

« Nous sommes engagés dans une lutte pour la survie de l’Amérique comme nous la connaissons », a déclaré le milliardaire américain à la toute fin d’un discours décousu d’une heure et demie, concluant la grand-messe annuelle des conservateurs à Orlando, en Floride.

« C’est une lutte. C’est une lutte terrible, terrible, douloureuse », a-t-il ajouté lors de sa première allocution depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier. « Mais à la fin nous gagnons toujours ».

Refusant toujours d’admettre sa défaite électorale face à Joe Biden, il s’est montré déterminé à s’assurer que son mouvement populiste gardera bien le contrôle d’un Parti républicain qui peine à masquer ses divisions.

« Nous n’allons pas créer de nouveaux partis, nous n’allons pas diviser notre pouvoir. Nous serons unis et puissants comme jamais », a-t-il dit.

 « Retour triomphant » ?

L’homme d’affaires de 74 ans a laissé entendre, sans l’affirmer clairement, qu’il pourrait se représenter à l’élection présidentielle de 2024.

« Avec votre aide, nous reprendrons la Chambre des représentants, nous reprendrons le Sénat, et ensuite un président républicain fera un retour triomphant à la Maison Blanche — Je me demande bien qui ce sera », a-t-il dit sous les acclamations.

« Qui sait? », a-t-il ajouté. « Je pourrais même décider de les battre pour la troisième fois ».

Banni des réseaux sociaux, dont son canal de communication favori, Twitter, M. Trump a dénoncé la politique d’immigration de son successeur Joe Biden, affirmant que le président démocrate vient d’achever « le premier mois le plus désastreux » de l’histoire de la présidence américaine.

Mais il a aussi décrit les Etats-Unis comme un pays divisé.

« Notre sécurité, notre prospérité et notre identité même d’Américains sont en jeu », a-t-il dit au cours d’un discours semé d’attaques contre les immigrants et les politiques de M. Biden sur le changement climatique ou l’énergie.

Divisions

Depuis l’assaut meurtrier du Capitole, le Parti républicain affiche des divisions béantes.

Après quatre ans de mandat Trump, les républicains ont perdu le contrôle du Congrès et de la Maison Blanche. Et c’est un ex-président marqué de la tache infâmante d’une mise en accusation (« impeachment »), pour incitation à l’insurrection dans l’attaque du Capitole, qui s’exprimait.

M. Trump a finalement été acquitté lors de son procès au Sénat, mi-févier. Mais fait historique, sept républicains ont voté en faveur de sa condamnation.

Sans perdre de sa vindicte, l’ancien président a énuméré à la tribune les noms de tous les élus qui ont condamné son rôle dans l’assaut contre le Congrès.

« Débarrassez-vous en! », a-t-il lâché.

Même si le parti est divisé, les participants à la conférence d’Orlando lui étaient tout acquis, à l’image des drapeaux et casquettes qu’ils arboraient, pour beaucoup estampillés « Trump », et de cette immense statue dorée à l’effigie du milliardaire de 74 ans qui trônait dans le hall de la conférence.

Selon un sondage mené dans la foule et publié juste avant son discours, près de 70% des participants voulaient qu’il se représente à la présidentielle. Questionnés sur l’avenir du parti républicain, 95% d’entre eux se sont prononcés pour qu’il poursuive son programme populiste.

Mais seuls 55% d’entre eux pensaient qu’il devrait être le candidat du parti républicain en 2024, ce que le commentateur conservateur Karl Rove a qualifié d' »avertissement ».

« Il faut qu’il se renouvelle », a-t-il jugé.

(AFP)