La Marine royale au secours de 41 migrants subsahariens au large de Tan-Tan

Les personnes secourues, d’origine subsaharienne, comptaient rejoindre les îles Canaries, indique un communiqué de l’État-major général des Forces armées royales.

Elles ont reçu à bord les premiers soins, avant d’être ramenées saines et sauves au port de Tan-Tan et confiées à la Gendarmerie royale pour les procédures administratives d’usage, précise la même source.

Plus de 78.000 tentatives d’émigration irrégulière avortées en 2024 au Maroc

Le Maroc a continué à faire face à une pression migratoire constante et grandissante en 2024, dans un environnement régional instable et porteur de menaces plurielles. Les données du ministère de l’Intérieur font état de :

78.685 tentatives d’émigration irrégulière ont été avortées, mettant à contribution la résilience des dispositifs de surveillance des frontières et des littoraux.

• Parmi les étrangers, 58% sont originaires des pays d’Afrique de l’Ouest, 12% originaires des pays du Maghreb et 9% sont originaires des pays d’Afrique de l’Est et Centrale.

332 réseaux de trafic ont été démantelés. Ces réseaux développent constamment leurs stratagèmes et mutualisent leurs services et activités criminelles.

14 assauts et tentatives d’assauts sur les villes de Sebta et Melilia ont été enregistrés, ayant impliqué plus de 4.290 migrants.

18.645 migrants ont été secourus en mer et ont pu bénéficier de prise en charge en termes d’assistance, d’accompagnement médical, d’hébergement et d’orientation, et ce, dans le cadre de la gestion humanisée des frontières.

6.135 migrants irréguliers ont bénéficié des retours volontaires vers leurs pays d’origine, en coordination avec leurs légations diplomatiques, et ce dans le cadre de l’approche protectrice de la Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA).

 

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Des tentatives massives d’émigration à partir de Fnideq mettent les projecteurs sur les conditions des mineurs marocains

On savait que ça allait arriver, mais on ne s’attendait pas à un mouvement de cette ampleur. Plusieurs centaines de personnes, dont un grand nombre de mineurs ont tenté dimanche 15 septembre 2024, de passer en force vers Sebta, malgré la présence massive des forces de sécurité et les cordons installés.

L’âge de ces candidats à l’émigration, leur candeur, leur détermination, le fait qu’ils venaient de plusieurs régions du Maroc, les nombreuses mères en détresse qui dans les rues de la ville recherchaient leur enfant, le nombre élevé de ces enfants, tout cela a provoqué un choc au Maroc.

Un récit des événements. A partir de la première semaine de septembre, plusieurs vidéos ont été diffusées, essentiellement sur Tik Tok, où des adultes, s’exprimant en dialecte marocain, appelaient à une tentative de franchissement vers Sebta en fixant rendez-vous au 15 septembre 2024.

Depuis au moins le jeudi 12 septembre, d’importantes forces de police et d’autres corps de sécurité, ont fait leur apparition à Fnideq, dotées d’un matériel consistant. Des barrages ont été installés en plusieurs endroits et à la sortie de plusieurs villes vers cette zone.

Dans la nuit du samedi au dimanche, il y a eu la première tentative d’assaut contre la double clôture par quelques centaines de personnes, marocains et subsahariens. La présence d’Algériens était également constatée. Cet assaut a été mis en échec par les éléments marocains de sécurité.

Dimanche matin, un deuxième assaut était signalé, aboutissant à la rupture d’une clôture, mais la brèche a été rapidement colmatée.

Tout au long de la journée, des mini-tentatives ont été signalées, ainsi que des mouvements des forces de sécurité visant à éloigner les candidats à l’émigration de la zone de Fnideq.

Selon des sources marocaines et espagnoles, aucun candidat n’a atteint la ville de Sebta. Un corps sans vie a été rejeté par la mer, à Fnideq. Probablement un candidat noyé en raison des courants très forts dans la région.

Dimanche en fin de journée, la situation restait tendue, mais la tension baissait d’intensité.

Les mineurs, un sujet douloureux. Sur les réseaux sociaux, on a pu voir et écouter des mineurs de tout âge venus de plusieurs régions du Maroc tenter leur chance vers ce qu’ils considèrent comme un eldorado. Les mêmes canaux nous montraient des mères éplorées, en pleurs, à la recherche de leurs enfants.

Ces enfants disaient leur désespoir, ainsi que l’absence d’horizon au Maroc, alors qu’en Espagne, ils étaient sûrs d’obtenir les papiers, puisque la législation espagnole interdit d’expulser les mineurs.

Les questions essentielles. Il y en a plusieurs:

-qui sont ces mineurs qui ne travaillent pas et n’étudient pas? Ces NEET sont au Maroc au nombre de 1,5 million de personnes, si l’on considère la définition la plus large, c’est-à-dire les moins de 25 ans. Beaucoup d’entre eux se retrouvent sans qualification et sans formation après un échec scolaire. La lutte contre l’échec scolaire a fait l’objet d’un diagnostic par le ministère de l’Education nationale et fait partie des priorités de la réforme du secteur.

-le rôle des parents. Comment des jeunes de 14 ou 15 ans peuvent-ils se retrouver à des centaines de kilomètres de leur domicile dans un objectif de migration tout en mettant leurs parents devant le fait accompli?

-qui est derrière ces appels à la migration massive le 15 septembre? L’opération de communication ressemble à une campagne bien coordonnée. Où en est l’enquête de police? Entre les 9 et 11 septembre, 60 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette enquête dont des mineurs. 13 d’entre elles ont diffusé ou partagé des contenus incitant à participer le 15 septembre à une opération massive d’émigration à partir de Findeq. Il est intéressant de relever que ces arrestations ont eu lieu dans plusieurs villes: Casablanca, Tétouan, Larache, Ouazzane, Rabat, Missour, Oujda, Fès, Mohammédia et Ouislane.

-S’agit-il d’une fuite ou évasion massive du Maroc? Des titres sensationnalistes tentent de le faire croire mais c’est faux. La tentation est de rejoindre l’Europe, pas de fuir le Maroc, comme le montre le fait que ce mouvement se fait toujours vers l’Europe.

Il n’y a pas plus de tentatives du Maroc que d’autres pays africains ou asiatiques. La tentation est forte ici, car la migration peut se faire par voie terrestre et même si la voie maritime est empruntée, la distance est courte.

De surcroît, la législation espagnole relative à l’interdiction d’expulsion des mineurs renforce la tentation pour les jeunes.

Et demain? Les NEET et les jeunes d’une manière générale vont, doivent, devenir un sujet prioritaire dans les politiques publiques. L’objectif se résume en un mot: redonner un horizon et des raisons d’espérer à tous les jeunes du Maroc.

Environ 87.000 candidats à l’immigration irrégulière interceptés au Maroc en 2023 (FAR)

L’intensification de la surveillance et du contrôle des eaux sous juridiction nationale a permis d’apporter, au cours de l’année écoulée, le secours et l’assistance nécessaires à plus de 22.000 candidats à l’immigration irrégulière se trouvant souvent à bord de moyens nautiques de fortune en situation de détresse, ajoute la même source.

Emigration clandestine: le Maroc va recevoir des équipements de surveillance

L’annonce a été faite par la page Facebook « Far Maroc », généralement bien informée et proche des Forces armées royales.

Au totale, le Maroc va avoir 750 camions et camions-citernes et 15 drones de surveillance. Divers radars et dispositifs de surveillance seront également installés sur les côtes nord du pays, indique la même source.

Ce renfort s’inscrit dans le cadre du renforcement du soutien de l’UE au Maroc pour lutter contre l’immigration clandestine.

« Grâce aux efforts de la marine royale, de la mendarmerie royale et des gardes-frontières, le nombre de migrants arrivant en Espagne, en provenance du Maroc, a baissé de plus de 54% en 2019, soit le niveau le plus bas enregistré depuis plus de 7 ans« , ajoute la page Facebook.

Emigration clandestine: 6 arrestations à Nador et Taourirt

L’opération, menée par des éléments de la police judiciaire de Nador et de Taourirt, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire, a permis l’interpellation du chauffeur d’un camion de transport routier de marchandises au niveau de la gare de péage de Taourirt, indique un communiqué de la DGSN. Outre des produits alimentaires, le camion transportait deux embarcations pneumatiques.

Les recherches et investigations ont également permis d’interpeler, au centre ville de Taourirt, un deuxième suspect qui devait recevoir les deux embarcations, à bord d’un véhicule utilitaire portant des fausses plaques d’immatriculation, selon la même source.

L’enquête a permis l’interpellation de 4 autres individus à Nador pour leur implication présumée dans ce réseau criminel, indique le communiqué. Les mesures de pointage dans les bases de données sécuritaires ont révélé que deux d’entre-eux font l’objet d’un avis de recherche au niveau national pour trafic de drogue et organisation de l’immigration clandestine.

Les opérations de fouilles menées à Nador ont permis la saisie de quatre autres embarcations pneumatiques, trois moteurs puissants, trois boussoles, quatre gonfleurs d’air et des planches servant de support pour les embarcations utilisées dans l’immigration clandestine par voie maritime.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent pour identifier les éventuelles ramifications de cet acte criminel et arrêter les autres complices, conclut le communiqué.

Migration irrégulière: 7 corps repêchés et 70 rescapés près de Nador

Ces derniers étaient en difficulté à bord d’une embarcation de fortune, apprend-on de source militaire.

Les secourus, dont 10 femmes et un bébé, étaient dans un état de santé dégradé. Ils ont reçu les premiers soins nécessaires à bord du garde côte de la Marine royale, avant d’être ramenés sains et saufs au port de Nador.

Les sept corps repêchés par le garde-côte de la Marine royale faisaient partie de ce groupe de migrants subsahariens, indique la même source.

(Avec MAP)

Huit migrants marocains obtiennent la protection internationale au Portugal

Les huit migrants ont atteint la plage sur un bateau en bois et se sont enfuis vers les bois. Ils ont entre 16 et 20 ans et disent qu’ils sont originaires d’une région du sud de Casablanca, au Maroc, rapportent des médias portugais.

Le Portugal accueillera ce groupe de jeunes dans le cadre de la protection internationale appliquée à d’autres cas d’étrangers secourus en Méditerranée, a annoncé le Service des étrangers et des frontières (SEF).

Maroc-UE: plus de 101 M€ pour lutter contre la migration clandestine

Ce soutien, qui s’inscrit dans le cadre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, vise « à appuyer les efforts du Maroc en matière de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic d’être humains », indique un communiqué de la Commission européenne.

« Avec cette nouvelle aide, nous approfondissons notre partenariat avec le Maroc pour réduire davantage le nombre d’arrivées de migrants illégaux sur la route de la Méditerranée occidentale et éviter que des personnes ne mettent leur vie en danger », souligne le commissaire européen au voisinage et à l’élargissement, Olivér Várhelyi, cité dans le communiqué.

Ce soutien financier en faveur du Maroc fait partie d’une enveloppe totale de 147,7 millions d’euros débloquée par l’UE au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, afin de lutter contre l’immigration clandestine et la traite d’êtres humains, protéger les personnes vulnérables et renforcer le développement économique en Afrique du nord.

Outre un montant de 41 millions d’euros destiné à améliorer la protection des migrants, des enfants et des communautés vulnérables en Libye, une aide de 5 millions d’euros est mobilisée par l’UE pour favoriser les opportunités économiques en Afrique du nord à travers notamment un coup de pouce à l’entrepreneuriat régional.

Le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique a été créé 2015 en vue de remédier aux causes profondes de l’instabilité, des migrations irrégulières et des déplacements forcés. Les ressources allouées à ce Fonds fiduciaire s’élèvent à plus de 4,6 milliards d’euros, qui proviennent des institutions de l’UE, des États membres et d’autres contributeurs.

Emigration clandestine: 23 Marocains arrêtés sur la rive du Bouregreg

Les enquêtes et investigations effectuées dans le cadre de cette affaire ont permis l’arrestation des principaux individus impliqués, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

Il s’agit de sept individus, dont deux sont suspectés d’être les organisateurs de l’opération et cinq autres soupçonnés de jouer l’intermédiaire dans l’exécution de ces actes criminels.

Les opérations de fouille ont permis de saisir du matériel et des outils logistiques soupçonnés d’être utilisés pour des besoins de déplacement clandestin, poursuit la source. Il s’agit d’un zodiac, de trois voitures, d’un triporteur, d’un couteau de grande taille, d’un gilet de sauvetage et d’un ensemble de matériel mécanique.

Les organisateurs et intermédiaires ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire, alors que les candidats à l’immigration clandestine ont été auditionnés, conclut le communiqué.

Echouement d’une embarcation de migrants à Mohammedia: un 16e corps retrouvé

Les recherches se poursuivent depuis l’échouement, samedi 28 septembre dernier, d’une embarcation pneumatique au large de la côte de Mohammedia.

Elle transportait des candidats à l’émigration clandestine.

Cinq corps avaient été retrouvés, lundi 30 septembre, au niveau de la plage « Nahla », avaient annoncé les autorités locales de la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi. Dix autres cadavres ont été découverts sur différentes plages de la région.

Echouement d’une embarcation de migrants à Mohammedia: 5 corps retrouvés

Selon les premières données, les corps de certains noyés ont été identifiés par leurs proches, a-t-on précisé de même source, ajoutant qu’il s’agit des victimes de l’échouement d’une embarcation pneumatique au large de la côte de Mohammedia, ayant eu lieu samedi 28 septembre.

Les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuels autres personnes perdues, d’après la même source.