Coupe arabe 2025. Le Maroc s’impose face aux Émirats arabes unis (3-0) et file en finale

Le Maroc s’est logiquement imposé contre les Émirats arabes unis (3-0) en demi-finale de la Coupe arabe 2025, ce lundi 15 décembre à Al Rayyan, au Qatar.

Après avoir joué la petite finale contre les perdants de l’autre demi-finale opposant la Jordanie à l’Arabie saoudite, le jeudi 18 décembre, les coéquipiers de Nicolas Jimenez se poseront tout de même devant leur téléviseur pour assister à une finale que le Maroc disputera à Lusail (17 h).

Entre-temps, ils ressasseront sans doute le scénario d’une demi-finale qu’ils avaient bien lancée avant que l’équipe nationale ne reprenne le jeu à son compte et ne s’offre un premier avantage par l’intermédiaire de Karim El Barkaoui (30’).

Achraf El Mahdioui (83) et Abderrazak Hamed Allah (90’+3) ont anéanti les derniers espoirs des Émirats arabes unis. 

Au-delà des difficultés à se créer des espaces dans le demi-terrain offensif, les Émiratis ont particulièrement souffert des dédoublements des latéraux marocains et de leur position très haute sur le terrain. Cela a eu pour effet d’étirer le bloc défensif des Émiratis.

Dans cette entreprise victorieuse, tous les compartiments étaient au diapason. Des défenseurs qui, globalement, ont muselé leurs opposants, un milieu de terrain tout en maîtrise et une ligne offensive très active.

Tarik Sektioui aligne quasiment le même Onze de départ

Mis à part Walid El Karti, qui a pris place sur le banc au profit d’Anas Bach, le sélectionneur national Tarik Sektioui a reconduit le même Onze qu’en quart de finale.

La première fois que les Marocains ont réussi à faire trois passes de suite et à sortir du pressing émirati, Karim El Barkaoui a mis à contribution le portier adverse d’une tentative à l’entrée de la surface de réparation, en conclusion d’un mouvement côté gauche (6’).

Anas Bach y est également allé de son tir lointain, mais là encore, facilement capté par Hamad Al-Meqbaali (10’).

Si pendant les dix premières minutes les Lions de l’Atlas ont accepté de se laisser dicter le tempo du match par les Émirats arabes unis, cela n’aura pas duré longtemps.

Au fur et à mesure que le match avançait, les Marocains se sont montrés de plus en plus dangereux en posant le pied sur le ballon. Les sorties de balle limpides de Mohamed Rabie Hrimate ont grandement contribué à cet état de fait.

Toutefois, Tarik Sektioui, peu satisfait de la production de ses joueurs, n’a pas manqué de leur faire savoir.

A contrario, le technicien marocain ne pouvait pas leur reprocher un repli et une discipline collective de tous les instants.

Il est vrai que ses protégés ont suscité un frisson dans les gradins du stade Khalifa lorsqu’ils ont étonnamment été mis hors de position sur une action conclue par un tir non cadré (20’).

Une piqûre de rappel sans conséquence à l’adresse d’une équipe nationale encore prise à défaut sur deux passes verticales qui ont ouvert à Bruno le chemin du but, où El Mehdi Benabid était bien placé pour bloquer la frappe à ras de terre du Brésilien.

C’est alors que le Maroc a su faire ce qu’il savait faire de mieux, à savoir ouvrir le score dans la foulée d’un temps fort adverse (29’).

Signé Karim El Barkaoui d’une magnifique tête croisée, cette réalisation rappelle fortement le but inscrit par le premier nommé face aux Comores en phase de groupe.

Sur le coup, le déplacement de Walid Azarou, qui a embarqué avec lui deux défenseurs au premier poteau, était aussi décisif que le centre parfait de son coéquipier.

Très remuant sur le front de l’attaque, Amine Zahzouh a fait briller Hamad Al-Meqbaali d’une puissante frappe (35’).

Le Maroc a parfaitement géré son avance

Au retour des vestiaires, les Émiratis se sont jetés dans la bataille corps et âme. Surpris par l’intensité mise, la défense de l’équipe nationale s’est fait surprendre par une séquence côté gauche, conclue dans la surface par une volée repoussée du bout des doigts par El Mehdi Benabid.

Survoltés, Bruno et ses coéquipiers ont pesé de tout leur poids sur l’arrière-garde marocaine, qui a su malgré tout résister pour endiguer les vagues émiraties.

D’autant qu’après dix minutes de jeu en seconde mi-temps, le souffle de la révolte des Asiatiques était retombé. On a donc retrouvé une configuration de jeu semblable à la dernière demi-heure de la première mi-temps.

Un scénario où le Maroc porte le danger contre toute attente, à l’image de la tête plongeante de Walid Azarou, passée à quelques centimètres au-dessus des cages émiraties (57’).

Une occasion qui souligne la faculté de cette équipe à être menaçante aussi bien en phase de transition rapide que sur attaque placée.

Inutile de vous mentir, hormis le but du break inscrit par Achraf El Mahdioui sur un contre et la première réalisation de Hamed Allah dans ce tournoi, les vingt dernières minutes n’ont pas été endiablées. 

Mais ce ne sont pas les hommes de Tarik Sektioui qui s’en plaindront. Difficile de faire la fine bouche en ayant atteint la finale de la Coupe arabe 2025, ce jeudi 18 décembre à Lusail, au Qatar (17 h).

Coupe Arabe 2025. Maroc-EAU. Quelle heure, quelles chaînes

Le Maroc est à une marche de la finale de la Coupe Arabe 2025. Pour cela, les hommes de Tarik Sektioui devront écarter les Émirats arabes unis, ce lundi 15 décembre (15h30) à Al Rayyan au Qatar.

Le stade international Khalifa abritera une opposition à laquelle est apte Abderrazak Hamdallah.

En revanche, bien que l’état de Tarik Tissoudali se soit amélioré après la commotion cérébrale qu’il a reçue en quart face à la Syrie, il a davantage de chances de prendre place sur le banc.

Au vrai, peu de gens auraient parié sur cette affiche au moment où les Émiratis affrontaient l’Algérie en quart de finale. Mais le pays du Golfe a réussi l’impensable en écartant le tenant du titre, au bout d’une prestation bien meilleure que ses devancières.

Car c’est à l’arraché que les protégés du sélectionneur roumain, Cosmin Olăroiu, se sont extirpés de la phase de groupes. Une performance qu’ils ont réitérée en quart de finale après avoir été dominés dans les grandes largeurs.

Avec une prolongation dans les jambes en plus et un jour de récupération en moins, les Émiratis risquent d’être émoussés.

Pour en profiter, l’équipe nationale A’ sera dans l’obligation de mettre la pression en première mi-temps afin de rapidement prendre l’ascendant arithmétique et psychologique.

À contrario, il ne faudra pas laisser l’armada de joueurs naturalisés émiratis prendre la confiance et le jeu à leur compte.

En ce sens, les Marocains seraient inspirés de réduire l’emprise de l’Argentin d’origine, Nicolás Giménez, sur le jeu de son équipe.

Le match entre le Maroc et les Émirats arabes unis est prévu ce lundi 15 décembre à 15h30, au stade Khalifa à Al Rayyan au Qatar. Une affiche à suivre sur les chaînes suivantes :

Coupe Arabe 2025. Maroc-EAU. Des remplaçants irremplaçables

Coupe Arabe 2025. Maroc-EAU. Des remplaçants irremplaçables

À chaque conférence de presse de la Coupe Arabe 2025, le sélectionneur du Maroc, Tarik Sektioui, loue la détermination et l’ambition de l’ensemble de son groupe.

Des valeurs essentielles qui le seront plus que jamais, dans la confrontation avec les Émirats Arabes Unis, en demi-finale, ce lundi 15 décembre sur la pelouse du stade Khalifa à Al Rayyan au Qatar.

Une affiche à laquelle postule Abderrazak Hamdallah et, dans une moindre mesure, Tarik Tissoudali, dont l’état s’est amélioré après sa commotion cérébrale subie face à la Syrie.

Le point presse qui précède ce rendez-vous a donc encore une fois été propice aux louanges du sélectionneur, qui étaient pour le coup avérées après les entrées remarquées de Walid Azaro, Mounir Chouiar et Sabir Bougrine.

« Cela traduit le très bon état d’esprit qui anime ce groupe et surtout l’homogénéité en termes qualitatifs », a expliqué en substance le technicien marocain.

« Il n’y a pas de bon ou de mauvais joueur dans ce groupe. La prestation des uns et des autres est conditionnée par la nature de l’adversaire et la physionomie du match », poursuit-il.

Le Maroc possède un banc de touche décisif

En quart, Sabir Bougrine (RCA) et Mounir Chouiar (RSB) ont personnifié cette capacité du banc des Lions de l’Atlas à redonner un second souffle à une attaque qui éprouvait des difficultés à mettre en danger la Syrie.

Plus juste dans les petits espaces et disponible entre les lignes, le milieu offensif du Raja a amélioré la connexion entre la défense et l’attaque.

Pour sa part, l’attaquant de la Renaissance Sportive de Berkane a secoué le cocotier par ses accélérations et ses prises de balle, toujours dans le sens du but.

Sans complexe, alors qu’il disputait ses premières minutes du tournoi, Mounir Chouiar a été à l’origine de l’unique but de la rencontre en décochant une puissante frappe des 25 m, repoussée par le portier adverse dans les pieds de Walid Azaro, qui ne s’est pas fait prier pour donner un avantage définitif à ses coéquipiers.

Et ce n’est pas tout. Par sa puissance et son allant offensif, Mohamed Bentayeg a également mis sous pression la défense syrienne par ses débordements.

L’entrée d’Achraf El Mahdioui n’a pas été neutre non plus. Par sa lecture de jeu et son calme, il a contribué à stabiliser un bloc équipe qui commençait à se déliter. Ce n’est pas un hasard s’il est en tête dans la catégorie statistique des interceptions dans ce tournoi.

Tarik Sektioui dispose ainsi d’une panoplie de profils afin de faire face à tous les scénarios. Et le manque de vitesse sur le front de l’attaque semble un lointain souvenir depuis que Mounir Chouiar a retrouvé tous ses moyens.

Sans surprise, Sektioui fait partie des sélectionneurs à avoir utilisé quasiment toutes ses possibilités de changements, confirmant qu’une victoire ne s’acquiert pas seulement en se reposant sur onze joueurs.

Cela sera d’autant plus important qu’en face, les Émirats Arabes Unis auront eu un jour de repos en moins tout en ayant disputé des prolongations et une séance de penalties en plus.

De là à dire que le Maroc est largement favori de cette affiche, il y a un pas que seul le terrain pourra confirmer face à une équipe dépassée à chaque fois que l’adversaire met du rythme et de l’intensité (5 buts encaissés)

En tout cas, le parcours des Émiratis n’en fait pas forcément un obstacle insurmontable. Qualifiés sur le fil en phase de groupes, les hommes du sélectionneur roumain, Cosmin Olăroiu, ont peiné pour éliminer le tenant du titre algérien.

La discipline tactique sans ballon n’est pas la première qualité des Émiratis

Au terme d’une séance de penalties irrespirable, précédée par 120 minutes de domination algérienne, dont deux buts annulés par la VAR pour hors-jeu.

Et pourtant, c’est sans aucun doute la meilleure production défensive des Émiratis, en s’appuyant notamment sur un portier qui était dans une grande soirée.

Mais avant de s’incliner et de perdre son titre, l’Algérie a mis en lumière les lacunes d’une arrière-garde émiratie où la discipline n’est pas une vertu immuable.

Dans cette équipe cosmopolite, où l’on retrouve plusieurs joueurs sud-américains naturalisés, mais aussi un Marocain (Issam Ajman) et un Ghanéen (Richard Akonnor) notamment, la rigueur tactique sans ballon n’est pas la première qualité (deux penalties concédés).

Contrairement à l’équipe nationale, meilleure défense du tournoi en s’appuyant sur un bloc compact et agressif, qui sait parfaitement gérer ses temps faibles, les joueurs émiratis semblent plus à l’aise avec le ballon que sans.

Car une fois qu’ils l’ont perdu, la phase de transition attaque-défense est souvent mal gérée en raison d’une balance offensive défaillante, avec une équipe coupée en deux.

En une passe vers l’avant, c’est la moitié de l’équipe émiratie qui se retrouve derrière le ballon (ligne jaune) et hors de position pour couvrir une défense livrée à elle-même.

Sur certaines actions, c’est donc la moitié de l’équipe qui se retrouve éliminée en une seule passe. En outre, le marquage préventif est loin d’être un modèle du genre.

Et même avec une ligne défensive en supériorité numérique sur certaines séquences, le manque de communication et de mouvements coordonnés ouvre des brèches dans une défense qui n’est pas très bien protégée par le double pivot au milieu de terrain.

Sur cette séquence de jeu, qui n’est pas un cas isolé, la ligne défensive des EAU est largement en supériorité numérique. Mais le manque de communication a ouvert une brèche (flèche blanche), consécutive à un déplacement adverse mal géré (flèche jaune).

De l’autre côté du terrain, il faudra garder un œil sur Nicolas Giménez, le meneur d’origine argentine. Meneur de jeu haut ou reculé, son activité et sa vision de jeu fluidifient le jeu de son équipe.

Principal pourvoyeur de ballons pour ses attaquants, il a une relation privilégiée avec le brésilien naturalisé émirati, Caio Lucas (deux passes décisives et un but), dont les appels tranchants et la technique poseraient des problèmes à n’importe quelle défense, même à l’arrière-garde marocaine. Espérons qu’elle le reste encore pour au moins une rencontre.

Coopération sécuritaire : Abdellatif Hammouchi en visite de travail aux Émirats arabes unis

Cette visite a été marquée par la tenue d’une rencontre avec le directeur du Service de sécurité de l’État émirati, Talal Rashid Al Zaabi, accompagné de hauts responsables sécuritaires émiratis.

Ces entretiens ont porté sur les différents défis sécuritaires et menaces liés au contexte international et régional, notamment les risques de terrorisme et d’extrémisme dans les zones de tension à travers le monde, notamment dans la région du Sahel en Afrique.

La réunion a été l’occasion d’examiner et de discuter des moyens à même de renforcer la coopération opérationnelle entre les deux pays pour faire face aux diverses menaces liées au terrorisme et à la criminalité organisée transfrontalière, en activant et en dynamisant les canaux de mise en œuvre d’opérations de sécurité conjointes, en tant que mécanismes ayant prouvé leur efficience en matière de coopération internationale.

De même, la rencontre a permis d’intensifier et de diversifier les formes et les niveaux de coopération bilatérale, notamment à travers l’échange d’expertise et d’expériences dans tous les domaines sécuritaires, ainsi que le renforcement de la coordination bilatérale et l’échange d’informations en vue d’assurer une riposte ferme et proactive aux divers actes hostiles menaçant la sécurité des deux pays.

Le Maroc réaffirme son soutien « ferme et constant » à la souveraineté des Emirats sur les îles occupées par l’Iran

Devant la 4e commission de l’Assemblée générale de l’ONU, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale a également indiqué que le Royaume soutient « la demande de ce pays frère de mettre fin à l’occupation par l’Iran de ces trois îles émiraties, ainsi que sa position appelant à la recherche d’une solution soit par la négociation directe, soit par la saisine de la Cour internationale de Justice ».

(Avec MAP)

Un navire émirati arrive à Gaza avec 5.340 tonnes d’aides humanitaires

Le navire a été lancé depuis le port de Fujairah aux Émirats arabes unis (EAU) le 8 juillet dernier, dans le cadre de l’opération « Al Fares Al Shahm 3 » des EAU pour soutenir les Palestiniens à Gaza, à la lumière des conditions difficiles qu’ils ont connues tout au long de ces derniers mois, peut-on lire dans un communiqué.

Il s’agit du quatrième navire à arriver à Al-Arish dans le cadre de l’initiative « Al Fares Al Shahm 3 » et du huitième navire d’aide des Émirats arabes unis à destination de la bande de Gaza. Ce navire transporte 5.340 tonnes de produits de secours et de denrées alimentaires, dont 4.134 t de colis alimentaires (145.000 colis), 145 t de riz et de farine, 110 t d’eau réparties en 200.000 colis, ainsi que plus de 4.000 tentes, 42.000 colis sanitaires pour les femmes et les enfants, 18 t de couvertures résistantes au soleil, au vent et à la poussière, et 1.600 sacs de secours, ajoute la même source.

L’acheminement de cette aide a été rendu possible grâce à la contribution de l’autorité du Croissant-Rouge des Émirats arabes unis, de la Fondation caritative et humanitaire Zayed bin Sultan Al Nahyan et de la Fondation Khalifa bin Zayed Al Nahyan pour les œuvres humanitaires. 313 camions ont été mobilisés pour charger la cargaison sur le navire.

Cité dans le communiqué, Rashid Mubarak Al Mansouri, secrétaire général de l’Autorité du Croissant-Rouge des Émirats arabes unis, a déclaré que ce navire est le plus grand en termes de cargaison et de diversité de contenu, couvrant ainsi les différents besoins des Palestiniens. Il a ajouté que son pays continue à remplir son rôle humanitaire et de secours depuis le début des conditions difficiles vécues par les Palestiniens, en appliquant les directives du président Sheikh Mohammed bin Zayed, dans le but d’alléger la situation humanitaire à Gaza.

Les Émirats arabes unis ont mis en œuvre plusieurs initiatives dans le cadre de l’opération « Al Fares Al Shahm 3 », notamment la création de deux hôpitaux de campagne. Le premier à l’intérieur de la bande de Gaza, avec une capacité de plus de 200 lits sous la supervision d’une équipe médicale émiratie composée de plus de 100 médecins, infirmières, pharmaciens et techniciens de laboratoire. Et le second, un hôpital flottant au large de la ville égyptienne d’Al-Arish, avec une capacité de 100 lits.

De plus, cinq boulangeries automatiques ont été créées pour répondre aux besoins quotidiens en pain de plus de 72.000 personnes. Les Émirats ont également fourni de la farine à huit boulangeries existantes à Gaza pour fournir du pain à plus de 17.000 autres personnes, et ont mis en place six usines de dessalement produisant 1,2 million de gallons d’eau par jour, soit un total de 2 millions de gallons d’eau pompés quotidiennement dans la bande de Gaza, bénéficiant à plus de 600.000 personnes.

Parallèlement à l’opération « Al Fares Al Shahm 3 », les Émirats arabes unis ont lancé l’opération « Birds of Charity » pour larguer de l’aide humanitaire dans les zones isolées et non desservies du nord de la bande de Gaza, avec un total de 3.382 t de secours et d’aide humanitaire larguées à ce jour, conclut le communiqué.

Gaz & Energie. Taqa envisage l’acquisition de 41,3% du groupe d’énergie espagnol Naturgy

Naturgy, groupe espagnol de distribution et d’approvisionnement en gaz naturel et en électricité, joue un rôle important dans le secteur énergétique du pays. L’entreprise détient une participation importante dans la sécurité énergétique de l’Espagne en possédant 49% du projet Medgaz, permettant d’acheminer le gaz naturel des champs algériens vers l’Espagne. Naturgy est surtout le premier client des hydrocarbures algériens en Espagne. Cette possible transaction revêt donc une dimension géopolitique, surtout que les Emirats sont de plus en plus la cible d’attaques algériennes en raison de leur proximité avec le Maroc.

Depuis la diffusion des informations du rachat par le groupe Taqa, l’action de Naturgy n’a cessé de progresser en bourse pour atteindre, lundi, 23,30 euros, une performance qui n’avait pas été atteinte depuis plusieurs années.

Dans une note envoyée à la commission espagnole de bourse (Comisión Nacional del Mercado de Valores), le groupe d’énergie, Taqa, a confirmé maintenir des entretiens pour une possible acquisition de parts du capital de Naturgy. Dans cette communication, Taqa a annoncé qu’il est en négociations préliminaires avec les fonds d’investissement CVC et GIP pour une éventuelle acquisition de leurs participations dans Naturgy.

Pour sa part, CriteriaCaixa, holding de la fondation « La Caixa » et principal actionnaire de Naturgy, a lui aussi confirmé des négociations pour un pacte de coopération avec le groupe émirati, tout en réitérant son engagement en tant qu’investisseur à long terme dans le projet industriel de la compagnie Naturgy.

Equilibre fragile des pouvoirs entre actionnaires

Actuellement, les principaux actionnaires du groupe énergétique sont répartis entre : CriteriaCaixa (27%), CVC (20,7%), GIP (20,6%), le fonds australien IFM (15%) et l’algérien Sonatrach (4,1%). Depuis quelques années, les divergences de vues entre le fonds d’investissement australien IFM et le président de Naturgy, Francisco Reynés, ont provoqué une certaine tension actionnariale au sein de la compagnie. Cette tension a eu un impact négatif sur la confiance des fonds d’investissement CVC et GIP, les conduisant à vouloir sortir de Naturgy, considérant également que leur potentiel de gain avait atteint son terme.

S’ajoutent à cela, les doutes exprimés par les analystes quant à la capacité de Naturgy à concrétiser ses projets de transition énergétique et des énergies renouvelables dans le contexte actuel, marqué par la volatilité des prix de l’énergie. Dans ce contexte, CriteriaCaixa recherche un nouveau partenaire stratégique qui permettrait de soutenir les investissements futurs, de réorganiser le capital de Naturgy et de neutraliser l’influence de l’IFM suite à la sortie des fonds CVC et GIP, tout en garantissant le maintien de CriteriaCaixa en tant que premier actionnaire de Naturgy.

 Plusieurs scénarios envisageables

En Europe, le groupe Taqa réalise plusieurs projets énergétiques, principalement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, où le groupe est en possession de plusieurs champs de gaz en mer du Nord, opérateur du système de pipelines Brent (Royaume-Uni) et copropriétaire de plusieurs capacités de stockage en Europe. Selon les médias espagnols, Taqa est en train d’étudier une offre de 27 euros par action pour l’acquisition de 41% du capital de Naturgy. Néanmoins, le groupe Taqa devrait surmonter de nombreux obstacles, dont principalement le caractère stratégique de la compagnie gazière.

L’approbation du gouvernement espagnol est donc indispensable pour que Taqa puisse finaliser son entrée au capital de Naturgy. Depuis la pandémie de Covid-19, le dispositif anti-OPA, réglementé par le décret royal 571/2023, donne le pouvoir au gouvernement d’autoriser les investissements étrangers dépassant 10% du capital dans les sociétés stratégiques cotées en bourse.

La Moncloa a affirmé suivre ce sujet de près en raison du caractère stratégique de Naturgy et promis d’analyser cette opération lorsqu’elle sera officialisée. Pour sa part, le ministre de l’Économie, du Commerce et des Affaires espagnoles, Carlos Cuerpo, avait déclaré que le gouvernement espagnol défendra les intérêts stratégiques de l’Espagne dans Naturgy.

Face à ces faits, les analystes jugent peu probable que l’opération solo de rachat des parts des fonds CVC et GIP se réalise. En revanche, ils ont avancé plusieurs alternatives pouvant trouver l’accord du gouvernement espagnol. Selon Bankinter, la participation de CriteriaCaixa à l’offre publique d’achat (OPA) garantirait le maintien du contrôle de Naturgy entre des mains espagnoles et pourrait recevoir un accueil favorable de la part du gouvernement. Cela pourrait se concrétiser par la création d’une société de participation (type BidCo) qui servirait d’instrument pour formuler l’OPA. Selon la même source, une autre possibilité peut être envisagée : toute offre publique d’achat, quel que soit son type, doit tacitement inclure un pacte d’actionnaires entre Criteria et Taqa.

À ce jour, l’option d’une offre publique d’achat (OPA) commune par Criteria et Taqa, avec des critères garantissant l’intérêt espagnol, demeure la meilleure solution et la plus réaliste. Cette option est d’autant plus plausible compte tenu des bonnes relations entre CriteriaCaixa et le gouvernement espagnol, qui a d’ailleurs donné son feu vert à CriteriaCaixa pour augmenter sa participation dans Telefónica.

Le Maroc rejoint l’Initiative de partenariat industriel intégré pour un développement économique durable

Le Maroc a rejoint l’Initiative de partenariat industriel intégré, à l’occasion de la 4e réunion du «Haut comité du partenariat industriel intégré pour le développement économique durable», tenue jeudi 11 janvier à Manama, capitale du Bahreïn, avec la participation du ministre de l’Industrie et du commerce, Riad Mazour.

Ce comité comprend l’Egypte, les Emirats arabes unis, la Jordanie, le Bahreïn et le Maroc.

Un noyau économique et industriel régional pour « surmonter les crises mondiales »

Cette alliance vise à créer un noyau économique et industriel régional capable de faire face aux défis communs et aux crises mondiales et de renforcer la souveraineté économique des cinq pays, notamment dans les secteurs vitaux tels que l’alimentation, la santé, l’énergie et l’industrie.

Il vise également à réaliser une croissance qualitative et durable du secteur industriel, grâce à la complémentarité en matière de ressources et d’industries, et à bénéficier des avantages compétitifs de chaque Etat membre grâce à des efforts concertés et à l’action commune, ce qui contribue à réduire les coûts de production, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à créer davantage d’opportunités d’emploi, à parvenir à un développement économique durable et à l’autosuffisance et à améliorer la croissance et la compétitivité industrielle.

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Industrie Riad Mezzour a souligné que cette initiative est intervenue « comme une incarnation de la volonté des dirigeants de nos pays de jeter les ponts d’intégration et de coopération pour construire des blocs économiques forts pour parvenir à un développement durable », ajoutant que cette initiative est plus que jamais d’une grande importance, en particulier à la lumière des circonstances que connaît le monde et des transformations survenues dans les chaînes de valeur mondiales, ce qui nous oblige à conjuguer nos efforts, à développer de nouveaux partenariats pour faire face aux enjeux de souveraineté dans divers secteurs vitaux, à relever les défis de l’autosuffisance en produits de base et à renforcer la compétitivité et l’innovation.

Cité par l’agence de presse émiratie WAM, Abdullah bin Adel Fakhro, ministre de l’Industrie et du commerce du royaume de Bahreïn, a pour sa part affirmé : « Ce partenariat constitue le noyau d’une alliance économique industrielle régionale, et jouera un rôle actif dans la promotion de l’intégration industrielle entre les pays partenaires. L’adhésion du royaume du Maroc représente une contribution qualitative en raison de ses ressources naturelles et de ses industries avancées telles que l’industrie automobile, l’aéronautique, ainsi que les industries électriques et électroniques ».

La cérémonie marquant l’adhésion du Maroc au Partenariat industriel intégré a été couronnée par la signature de plusieurs accords et l’annonce de plusieurs projets industriels intégrés entre les Etats membres.

(Avec MAP)

IAM : les explications de la forte croissance du titre

Maroc Telecom, la deuxième plus grosse capitalisation de la place (92 MMDH), connaît un rallye haussier important depuis le 5 décembre.

Depuis cette date, la valeur est passée de 92,3 dirhams le titre à 102,8 dirhams à la clôture de la séance du 13 décembre, soit une progression de plus de 11%.

Pourtant, aucune annonce particulière n’a été faite par le groupe et les résultats à fin septembre ont été publiés fin octobre. Comment expliquer cet engouement du marché pour l’opérateur téléphonique coté ?

Le rapprochement Maroc-Émirats et le doute sur la sanction poussent le titre

Factuellement, il n’y a pas de raisons fondamentales connues qui peuvent expliquer cette hausse du titre. L’un des facteurs susceptibles de l’influencer est l’annonce, le 4 décembre dernier, de l’accord sur le partenariat d’exception entre le Royaume et les Émirats arabes unis.

Plusieurs chantiers de collaboration ont été évoqués et le marché y a été sensible, notamment du fait que l’actionnariat majoritaire de Maroc Telecom est émirati, à hauteur de 53%. Il s’agit de la Société de participation dans les télécommunications (SPT) qui avait été cédée fin 2013 par Vivendi à Etisalat, opérateur historique des Émirats.

« Le partenariat conclu entre le Maroc et les Émirats a une incidence positive sur le titre », nous explique une source de la place. C’est d’ailleurs le cas également de Taqa Morocco, société cotée dont 86% du capital est détenu par les Émirats.  Elle aussi a connu une forte progression de son cours depuis l’annonce de l’accord de partenariat. Son cours en bourse a ainsi progressé de 9% sur la période.

Concernant Maroc Telecom, la hausse observée peut également s’expliquer par « une spéculation du marché ». « Certains investisseurs se disent que l’amende potentielle qui plane sur le groupe pourrait être réduite à la suite de la visite d’État. Ceci dit, ce scénario ne semble pas plausible et n’est que pure spéculation », explique notre interlocuteur.

Cette sanction en question concerne Maroc Telecom dans son litige face à Wana. Le propriétaire de la marque Inwi estime ses pertes à 6,7 MMDH du fait d’un abus de position dominante de Maroc Telecom sur le marché. « Un retard est observé et aucune décision n’est prise concernant cette sanction ; les investisseurs se posent des questions. Certains pensent que cette dernière sera revue », corrobore une autre source du marché.

Un marché optimiste avec plus de cash

Une autre raison, plus mécanique cette fois-ci, provient « du fait que les investisseurs sont sous-pondérés sur le titre ; c’est-à-dire que la valeur pèse autour de 10% à 11% de l’indice alors que peu de gens sont implémentés à ce niveau-là. Donc quand le titre grimpe, cela pénalise pas mal de gens et engendre un effet rattrapage« , nous explique une source du marché.

Cette sous-pondération est principalement causée par le désengagement de certains investisseurs suite au newsflow négatif concernant la valeur en 2022 avec les différentes sanctions du régulateur impactant la profitabilité du groupe.

Il convient de préciser que le marché entier affiche une croissance depuis quelques jours, que l’un de nos interlocuteurs explique par le fait que « depuis plusieurs mois, il y a une grande pression sur le cash. Il y a eu l’opération de Cosumar, l’émission obligataire d’OCP, l’IPO de CFG Bank… Cela étant désormais passé, le marché peut reprendre légèrement. Si l’on ajoute le léger recul des taux obligataires, cela explique en partie le redémarrage sur le marché et naturellement, en plus de cette spéculation, Maroc Telecom profite de cette hausse ».

Des perspectives de croissance limitées pour Maroc Telecom

Maroc Telecom a pourtant affiché des résultats convenables à fin septembre avec des revenus consolidés en hausse de 4,7% à 18,4 MMDH. La marge d’EBITDA ajusté s’établit à 32,9%, en hausse de 0,4 pt à taux de change constant. In fine, sur la période, le groupe génère un RNPG à 2,93 MMDH, en hausse de 2,3% ou 1,2% à taux de change constant.

Le groupe affiche toujours des réalisations stables au Maroc et en croissance plus prononcée sur ses autres filiales internationales. Il y réalise un chiffre d’affaires de près de 9,7 MMDH, en progression de 1,2% à fin septembre, et des revenus en hausse de 8,5% à 9,3 MMDH.

Cependant, avec une compétition de plus en plus rude, un contexte réglementaire plus contraignant et un marché national mature avec un taux de pénétration mobile au-delà des 140%, les perspectives de croissance nationale sont limitées.

A l’exception de certains marchés subsahariens où le taux de pénétration du mobile est encore faible, le groupe dispose d’assez peu de leviers de croissance. « Maroc Telecom est une société mature de fonds de portefeuille avec peu d’histoires à raconter. Fondamentalement, la croissance est limitée sur ce titre », conclut l’une de nos sources.

Séisme. Messages de remerciements du Roi Mohammed VI aux quatre équipes internationales de secours

Dans un message de remerciements adressé à Russell Gauden, coordinateur national de l’équipe internationale de recherche et de secours du Royaume-Uni, le Roi Mohammed VI a exprimé ses « vifs remerciements pour tous les efforts déployés par cette équipe en vue d’apporter assistance à la suite du tremblement de terre dévastateur qui a frappé la région du Haut Atlas ».

Le Souverain charge M. Gauden de transmettre l’expression de ses sincères remerciements ainsi que son appréciation à tous les membres de l’équipe, qui ont « fait preuve d’un grand esprit de solidarité pour sauver des vies, chercher des survivants et fournir de l’aide humanitaire ».

Les familles sinistrées, ainsi que toutes les composantes du peuple marocain, souligne le Roi, « sont profondément reconnaissantes » pour le travail dévoué déployé par l’équipe, qui incarne les nobles valeurs de l’action humanitaire.

« Soyez assurés que nous apprécions profondément la contribution efficace de l’équipe pour faire face aux conséquences de cette pénible épreuve », note le Souverain, affirmant que « le peuple marocain n’oubliera jamais le dévouement, le sens élevé de responsabilité et la mobilisation ferme dont votre équipe a fait montre en ces circonstances difficiles ».

Message à l’équipe des Emirats arabes unis

Le Roi Mohammed VI a également adressé un message de remerciements et de gratitude au Général Ali Al Moutaouaa, chef de l’équipe de recherche et de secours des Emirats arabes unis, qui a participé aux efforts de secours.

Dans ce message, le Souverain souligne que la participation active des membres de l’équipe émiratie aux côtés de leurs frères marocains, aux opérations de recherche et de secours, suite au tragique tremblement de terre qui a frappé la région d’Al Haouz, « nous a énormément et profondément touchés ainsi que l’ensemble du peuple marocain ».

« Nous vous exprimons notre profonde fierté et notre reconnaissance pour cette généreuse participation humanitaire, qui incarne la profondeur des liens de fraternité solide et de solidarité agissante qui unissent les peuples émirati et marocain », écrit le Souverain dans ce message.

Le Roi exprime également, à cette occasion, en son nom propre et au nom du peuple marocain, ses vifs remerciements et sa profonde gratitude « pour les généreux efforts que vous avez déployés, votre grand professionnalisme et votre efficacité reconnue lors de ces opérations ».

Le Souverain charge le chef de l’équipe émiratie de transmettre, à chacun des membres de l’équipe, l’expression de ses vifs remerciements et sa reconnaissance pour cette noble initiative, qui « reflète véritablement la profondeur des sentiments d’affection sincère et de solidarité agissante que vous ressentez pour votre deuxième pays, et qui sont propres aux fils du peuple émirati authentique ».

« Nous vous réitérons nos plus profonds sentiments de considération et de gratitude pour votre noble soutien, qui découle de votre fort attachement aux valeurs de coopération et d’entraide auxquelles appelle Notre sainte religion islamique », poursuit le Souverain, priant le Tout-Puissant de « perpétuer sur vous les bienfaits de la santé et du bien-être et de vous préserver, ainsi que votre pays frère, de tout malheur ».

« Efficacité avérée » des équipes qataries

Dans un message de remerciements et de gratitude adressé au commandant Khalid Abdellah Al Hamidi, chef de l’équipe internationale qatarie de secours, le Roi Mohammed VI exprime avec fierté, en son nom propre et en celui du peuple marocain, ses sincères sentiments de remerciements et de gratitude pour la participation noble et généreuse des secouristes qataris aux côtés de leurs frères marocains aux opérations de recherche et de secours suite au tragique séisme qui a frappé la région d’Al Haouz.

Le Roi dit apprécier hautement cette initiative humanitaire et solidaire, qui « nous a énormément touchés ainsi que le peuple marocain », chargeant le commandant Khalid Abdellah Al Hamidi de transmettre aux membres de son équipe l’expression de « nos vifs remerciements et de notre profonde gratitude pour les efforts généreux que vous avez déployés et qui témoignent de votre efficacité avérée et de votre professionnalisme reconnu ».

Ces nobles efforts reflètent « aussi bien les sentiments de fraternité et d’affection sincères reconnus du peuple qatari frère à l’endroit de votre deuxième pays le Maroc, que votre attachement aux valeurs suprêmes de notre sainte religion islamique, basées sur la coopération, la solidarité et l’entraide », ajoute le message.

« Renouvelant nos sentiments distingués d’estime et de gratitude, nous implorons le Très-Haut de perpétuer sur vous les bienfaits de la santé et du bien-être et de vous préserver ainsi que votre pays frère de tout malheur », écrit le Roi.

« Participation active et efficace » des équipes espagnoles

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de remerciements au lieutenant-colonel Juan Saldana, chef du contingent de l’Unité militaire de secours d’Espagne, qui a participé aux efforts de secours et de sauvetage suite au séisme ayant frappé la région d’Al Haouz.

Dans ce message, le Roi a salué la participation active et efficace des membres de l’équipe de sauvetage espagnole qui, aux côtés de leurs frères marocains, ont déployé tous leurs efforts et moyens lors des opérations de recherche et de sauvetage.

Ces efforts « nous ont profondément touchés ainsi que le peuple marocain », souligne le Souverain.

Le Roi a fait part également de sa grande fierté et de son appréciation de cette généreuse participation, qui incarne la profondeur des liens d’amitié solide et de solidarité agissante qui unissent les peuples espagnol et marocain.

Le Souverain exprime aux secouristes espagnols, en son nom propre et au nom du peuple marocain, ses vifs remerciements et sa sincère gratitude pour les efforts généreux déployés et le professionnalisme reconnu dont ils ont fait montre lors de ces opérations.

Le Roi Mohammed VI charge le lieutenant-colonel Saldana de transmettre sa gratitude personnelle et celle de tout le peuple marocain à l’ensemble des membres du contingent espagnol qui ont fait preuve de courage et d’altruisme et démontré la profondeur des sentiments d’affection sincère et de solidarité active qu’ils ressentent pour leur deuxième pays.

(Avec MAP)

Le Roi Mohammed VI adresse un message écrit au président des Émirats arabes unis

Le Roi Mohammed VI a adressé un message écrit à Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, président de l’État des Émirats arabes unis.

Ce message porte sur les liens de fraternité entre les deux pays et les moyens de les renforcer et de les développer pour répondre aux aspirations des deux pays et des deux peuples frères à davantage de développement et de progrès, rapporte l’Agence de presse émiratie (WAM).

Selon l’agence, le message a été remis à Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, lors d’une audience accordée lundi 7 août à Abou Dhabi, par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, qui a transmis les salutations du Roi Mohammed VI et ses vœux de santé et de bonheur, et de davantage de progrès et de prospérité au peuple des Émirats arabes unis.

De son côté, le président de l’État des Émirats arabes unis a chargé Bourita de transmettre ses salutations au Roi et ses meilleurs vœux de davantage de progrès et de prospérité au Royaume et au peuple marocain frère.

Renforcer la coopération maroco-émiratie 

Lors de cette audience, Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane et Nasser Bourita ont examiné les moyens de renforcer les relations de coopération bilatérale et l’action commune dans les différents domaines vitaux, y compris ceux des sports et de la jeunesse, ainsi que les outils en mesure de les élargir pour englober d’autres domaines au service des efforts déployés pour la réalisation du développement et de la prospérité économique durables dans les deux pays frères.

La rencontre a également été l’occasion de discuter des préparatifs de l’État des Émirats arabes unis pour accueillir la 28e Conférence des parties sur le Climat de l’ONU (COP 28), ajoute l’agence émiratie.

Cette audience s’est déroulée en présence, côté émirati, de Cheikh Mohammed Bin Hamad Bin Tahnoon Al Nahyane, conseiller pour les affaires spéciales à la Cour présidentielle, et de Khalifa Shaheen Almarar, ministre d’État, et côté marocain, de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget.

(Avec MAP).

Le commerce entre le Maroc et Israël en progression de 32% en 2022, le tourisme de 150%

55,7 millions de dollars. C’est le montant des échanges commerciaux entre le Maroc et Israël en 2022, selon le rapport 2022 de l’Abraham Accords Peace Institute. Ce chiffre, tiré de l’Israel Central Bureau of Statistics, fait ressortir une croissance de 32% des flux de l’import-export entre les deux pays. Un résultat qui reste non significatif dans l’ensemble des échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde, mais qui représente plus du double des transactions réalisées entre les deux pays en 2020, qui étaient à peine de 22,5 millions de dollars.

Comme le souligne le même rapport, cette évolution du commerce s’est faite en faveur d’Israël, qui a fait croître ses exportations vers le Maroc de 10,2 à 37,9 millions de dollars entre 2020 et 2022. Les exportations marocaines vers l’Etat hébreu ont également évolué, mais pas au même rythme, passant de 11 à 17,8 millions de dollars.

Commerce : avantage pour Israël

Résultat des courses : alors que la balance commerciale marocaine était excédentaire vis-à-vis d’Israël en 2019 (comme le montre le graphique ci-dessous), cet excédent s’est transformé en déficit depuis la normalisation des relations entre les deux pays en décembre 2020. Un déficit qui se creuse depuis, pour atteindre près de 20 millions de dollars à fin 2022.

Selon les statistiques israéliennes détaillées pour les sept premiers mois de 2022, plus de la moitié des échanges entre les deux pays ont porté sur des produits de textile et d’habillement. Plus du quart sur des produits d’origine animale ou végétale. Et 7,8% des échanges ont porté sur des machines, du matériel médical, des armes… le reste étant composé de divers produits non précisés dans le rapport.

La nature des échanges reste jusque-là élémentaire. Ce que le rapport note d’ailleurs. « Le commerce entre Israël et le Maroc a considérablement augmenté en 2022, bien que le potentiel non réalisé dans de multiples secteurs tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie reste énorme. » Il fait référence à une déclaration du patron de la CGEM, Chakib Alj, qui estime le potentiel des échanges commerciaux entre les deux pays à 500 millions de dollars.

Vers une zone de libre-échange Maroc-Israël-Émirats arabes unis ?

Mais ceci n’est que le début, comme on peut le déduire du ton du rapport, qui rappelle tous les deals signés entre les deux pays en 2022. Ces derniers portent sur un important potentiel de croissance des échanges commerciaux et des investissements.

Le rapport loue également l’environnement des affaires du Maroc et son ouverture sur le monde, considérant le Royaume comme une passerelle pour Israël et ses compagnies vers les marchés africains et européens. Une réflexion est même lancée pour exploiter l’accord de libre-échange du Maroc avec les Emirats arabes unis pour créer une zone de libre-échange triangulaire.

« Avec un environnement favorable aux affaires et une stabilité politique, la position stratégique du Maroc est une passerelle pour Israël vers l’Europe et l’Afrique, et son accord de libre-échange avec les Emirats arabes unis a conduit à l’exploration d’un accord commercial trilatéral potentiel et peut être exploité dans le cadre d’une éventuelle zone de libre-échange Accords d’Abraham », souligne l’Abraham Accords Peace Institute.

200.000 Israéliens ont visité le Maroc contre 2.900 visiteurs marocains en Israël

Autre domaine qui a connu une forte progression depuis le retour à la normale des relations entre les deux pays : le tourisme. En 2022, environ 2.900 Marocains ont visité Israël, selon les chiffres du Bureau central des statistiques d’Israël, contre à peine 500 en 2021. Tandis que 200.000 Israéliens ont visité le Royaume en 2022, contre 80.000 un an auparavant.

« Bien que cela représente une augmentation progressive par rapport aux années précédentes et constitue une évolution positive, la profondeur des liens historiques et les offres touristiques des deux pays indiquent qu’il y a encore un potentiel considérable pour le tourisme entre le Maroc et Israël. »

Selon le rapport, 89% du total des visiteurs israéliens se sont rendus au Maroc pour les loisirs et pour des raisons personnelles, tandis que 11% y sont allés pour des voyages d’affaires.

Pourquoi les Marocains sont-ils peu nombreux à visiter Israël ? Selon les rédacteurs du rapport, cela s’explique par plusieurs raisons, dont la cherté des vols vers Israël et les lourdes procédures d’obtention des visas.

« Alors que les voyages entrant au Maroc depuis Israël se développent, les voyages à destination d’Israël en sont encore à leurs balbutiements. En dépit de nombreuses compagnies aériennes proposant des vols hebdomadaires vers Israël, il reste cher de visiter Israël par rapport à d’autres destinations touristiques marocaines populaires », indique ainsi le rapport, qui recommande le développement de forfaits touristiques sur mesure pour les Marocains.

Les rédacteurs du rapport proposent également de travailler sur « le sentiment populaire », en augmentant le nombre d’évènements réunissant artistes, sportifs, célébrités et influenceurs des deux pays.

Quant aux visas, le rapport recommande tout simplement d’appliquer la réciprocité :

« En juin, le Maroc a approuvé la demande d’Israël d’autoriser les citoyens israéliens d’entrer au Maroc avec un visa électronique facile à obtenir, plutôt qu’une demande de visa formelle chronophage. Le tourisme marocain en Israël serait facilité si Israël pouvait trouver des solutions similaires. »

Il est également proposé de rendre plus agréable « l’expérience aéroportuaire » des arrivants, un grand point noir pour le tourisme en Israël.

« Comme pour les autres pays signataires des accords, il faut rationaliser l’expérience aéroportuaire des Marocains visiteurs, tout en équilibrant les préoccupations de sécurité et de santé pour stimuler le tourisme dans les années à venir. »

 

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