RCI Finance Maroc obtient le visa de l’AMMC pour une émission obligataire de 900 MDH

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a visé, le 28 novembre 2025, le prospectus relatif à l’émission d’obligations ordinaires de RCI Finance Maroc pour un montant global de 900 MDH.

Caractéristiques de l’émission

L’opération porte sur 9.000 obligations ordinaires d’une valeur nominale unitaire de 100.000 DH, réparties en trois tranches à taux révisable toutes les 13 semaines, non cotées et remboursées in fine.

Pour les trois tranches, le taux facial initial sera déterminé sur la base du taux plein 13 semaines publié par Bank Al-Maghrib le 4 décembre 2025, auquel s’ajoute la prime correspondante. Les taux seront rendus publics le même jour sur le site de RCI Finance Maroc et dans un journal d’annonces légales.

Objectifs de l’opération

L’opération vise à renforcer les ressources stables de RCI Finance Maroc, à harmoniser la maturité moyenne de ses financements avec celle de ses encours de crédit, à diversifier ses sources de financement, à optimiser ses coûts et à accompagner son développement futur.

Elle s’inscrit dans le programme obligataire de 3,5 milliards de dirhams autorisé par l’Assemblée générale ordinaire du 26 mai 2025, dont une partie a déjà été mobilisée à travers des émissions réalisées en juin et novembre 2025.

Souscription, allocation et règlement

La période de souscription s’étendra du 5 au 9 décembre 2025 inclus. L’allocation se fera par adjudication au prorata, sans priorité entre les tranches et dans la limite du montant total de l’émission. Les souscriptions doivent être formulées en numéraire à travers des bulletins fermes et irrévocables remis aux membres du syndicat de placement. Le règlement et la livraison des titres interviendront le 17 décembre 2025.

Investisseurs concernés et négociabilité

La souscription est réservée aux investisseurs qualifiés de droit marocain, comprenant notamment les OPCVM, les établissements de crédit, les entreprises d’assurance et de réassurance, les compagnies financières, la Caisse de dépôt et de gestion ainsi que les organismes de retraite et de pension. Les obligations sont entièrement dématérialisées, négociables de gré à gré et ne font l’objet d’aucune garantie particulière.

Emprunt international. Les offres ont dépassé les 7 milliards d’euros

Le ministère de l’Economie et des finances vient de dévoiler les détails de l’emprunt obligataire émis par le Maroc le 26 mars 2025 sur le marché financier international.

Comme déja expliqué par Médias24, cet emprunt de 2 milliards d’euros se divise en deux tranches.

La 1ʳᵉ tranche d’une maturité de 4 ans, portant sur un montant de 900 millions d’euros, a été émise à un spread de 155 pb et un prix de 99,775%, offrant ainsi un taux de rendement de 3,937% et servant un coupon de 3,875%.

La 2e tranche d’une maturité de 10 ans, portant sur un montant de 1 milliard 100 millions d’euros, a été émise à un spread de 215 pb et un prix de 99,276%, offrant ainsi un taux de rendement de 4,843% et servant un coupon de 4,750%.

Selon le ministère, cette émission a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux avec un carnet d’ordres dépassant les 7 milliards d’euros.

Cette émission fait suite à un roadshow mené à Paris et à Londres auprès de 55 investisseurs par Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des finances, accompagnée d’une délégation de la Direction du Trésor et des finances extérieures.

Cette émission a été réalisée sous format 144A/RegS afin de permettre une large participation des investisseurs à travers le monde.

Maghreb Oxygène lève 450 MDH via une émission obligataire

Maghreb Oxygène a finalisé avec succès une émission obligataire par placement privé pour un montant global de 450 millions de DH. Réservée à des investisseurs qualifiés, cette opération s’inscrit dans une démarche stratégique visant à optimiser la structure financière de l’entreprise.

La levée de fonds, remboursable sur une période de dix ans, servira plusieurs objectifs majeurs : le renforcement des capitaux permanents, la diversification des sources de financement et la réduction du coût de la dette.

De plus, elle permettra d’assurer le renouvellement d’un emprunt obligataire arrivant à échéance.

Attijariwafa bank lève 1,5 MMDH via une émission obligataire subordonnée

Attijariwafa bank a obtenu l’approbation de l’AMMC pour l’émission d’un emprunt obligataire subordonné d’un montant global maximal de 1,5 MMDH. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la banque visant à consolider ses fonds propres tout en diversifiant ses sources de financement, peut-on lire dans un communiqué de la banque.

L’émission se compose de deux tranches non cotées, d’une valeur nominale unitaire de 100.000 DH et d’une maturité de sept ans. La tranche A offre un taux d’intérêt fixe de 3,53%, tandis que la tranche B propose un taux révisable annuellement, initialement fixé à 3,23% pour la première année.

Le remboursement du capital s’effectuera de manière linéaire constante avec un différé de deux ans, offrant ainsi une structure de paiement progressive aux investisseurs. Ces obligations, négociables de gré à gré, ne bénéficient toutefois d’aucune garantie spécifique de remboursement.

Fin 2024, le Maroc prévoit une nouvelle émission obligataire sur le marché international (Jouahri)

Le Maroc pourrait faire son retour sur le marché financier international d’ici la fin de l’année 2024 ou début 2025, selon les déclarations d’Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, lors d’un entretien avec Asharq Bloomberg. Cette sortie viserait à émettre de nouvelles obligations internationales avec l’objectif de renforcer les réserves de change du pays, à un moment où le contexte mondial pourrait devenir plus favorable avec un début de baisse des taux d’intérêt.

En mars dernier, le Maroc avait levé 2,5 milliards de dollars sur le marché international après sa sortie de la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI). Cependant, malgré cette levée réussie, Abdellatif Jouahri a souligné l’importance de maximiser le financement local pour alléger la pression extérieure. Aujourd’hui, 70% de la dette publique du Maroc est constituée de dettes locales dont une large part à taux fixe.

Maintien de la politique de change avec prudence

Abdellatif Jouahri a également évoqué l’évolution du dirham, précisant que Bank Al-Maghrib n’envisage pas pour le moment une nouvelle réforme du taux de change de la monnaie nationale, bien que le Fonds Monétaire International (FMI) encourage le pays à aller vers un flottement total.

Depuis 2018, le Maroc a opté pour une libéralisation progressive du dirham en élargissant la bande de fluctuation à 2,5%, puis à 5% en 2020. Abdellatif Jouahri a cependant souligné que la majorité des entreprises marocaines, surtout les petites, ne sont pas prêtes pour une telle réforme, la couverture contre les risques de change n’étant pas encore maîtrisée par beaucoup d’entre elles.

Politique monétaire prudente dans un contexte de baisse de l’inflation

Abdellatif Jouahri a également abordé la question de la politique monétaire, indiquant que malgré une diminution de l’inflation, Bank Al-Maghrib préfère adopter une approche prudente avant d’envisager un nouvel ajustement du taux directeur, actuellement maintenu à 2,75%.

Le taux d’inflation annuel devrait être limité à 1,3% en 2024, après des pics atteignant plus de 6% les deux dernières années. Ce ralentissement est attribué non seulement aux politiques de Bank Al-Maghrib mais également aux efforts gouvernementaux visant à stabiliser les prix des produits de base.

Au-delà des questions monétaires, Bank Al-Maghrib prépare l’avenir du dirham à travers le développement d’une monnaie numérique. Ce projet, soutenu par des experts de la Banque mondiale et du FMI, vise à améliorer l’inclusion financière, un enjeu majeur au Maroc où 28% du PIB est constitué de transactions en espèces. Une première ébauche de la loi sur les actifs numériques est prête et attend validation, un signe de la volonté du Maroc de se positionner sur les nouvelles technologies financières tout en garantissant une stricte régulation.

Enfin, interrogé sur la question des réserves d’or, Abdellatif Jouahri a rappelé que le Maroc conserve un stock stable de 22 tonnes depuis plusieurs décennies. À la différence des grandes puissances comme la Chine ou l’Allemagne, dont les réserves en devises atteignent des niveaux colossaux, le Maroc privilégie une approche axée sur la liquidité en devises pour ses réserves de change, d’un montant estimé à 30 milliards de dollars.

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RCI Finance Maroc : émission obligataire de 100 MDH et redressement des bénéfices attendu cette année

Le 12 décembre, le groupe RCI Finance Maroc a annoncé que l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) avait visé une émission d’obligations subordonnées pour un montant de 100 MDH.

L’opération portera sur 1.000 obligations d’une valeur nominale de 100.000 dirhams à maturité 10 ans. Le taux d’intérêt facial est le taux plein 52 semaines (taux monétaire) déterminé en référence à la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor, telle qu’elle sera publiée par Bank Al-Maghrib le 15 décembre 2023, augmenté d’une prime de risque de 170 points de base.

La période de souscription s’étendra du 18 au 20 décembre inclus, et sera réservée aux investisseurs qualifiés de droit marocain.

Le but de l’opération sera notamment de renforcer les fonds propres réglementaires de RCI Finance, de renforcer le ratio de solvabilité de l’entreprise, d’optimiser son coût de financement et de financer son développement.

Mais que sait-on de la situation financière de l’entreprise ?

Une profitabilité en forte hausse à fin juin

Dans les derniers chiffres disponibles à fin juin 2023, le groupe affiche des indicateurs de performance en nette amélioration. Le PNB s’améliore de 12,8% à 215,1 MDH par rapport à la même période en 2022. Sur la période, la marge opérationnelle est en légère amélioration et s’établit à 3,57% contre 3,31% au premier semestre 2022.

Le groupe a vu son coût du risque globalement décroître, passant de 0,85% en 2022 à 0,65% à fin juin de cette année. Cette diminution tient en partie au retrait de près de 14% des dotations aux provisions à 41,2 MDH, qui « s’explique par la baisse combinée des reprises de provisions et récupérations sur créances amorties de 17,7 MDH entre S1-2022 et S1-2023 et des dotations aux provisions et pertes sur créances irrécouvrables de 24,4 MDH, malgré la hausse des autres dotations aux provisions de 12,7 MDH », indique le groupe.

In fine, le résultat net du groupe à fin juin dernier s’est bonifié de plus de 65% à 32,1 MDH, principalement porté par la hausse du résultat courant (+54,47%). La marge nette sur la période progresse de 4,75 points à 14,9%.

Un fort redressement du résultat net social attendu cette année

Adossé aux marques Renault et Dacia, le groupe RCI Finance Maroc anticipe une amélioration du nombre de contrats de financement, passant d’un peu plus de 19.000, à fin 2022, à 23.000 attendus d’ici fin 2023.

« RCI Finance Maroc prévoit un marché automobile de 178.000 unités (soit une hausse de + 10% par rapport au niveau du marché en 2022), avec des ventes constructeurs en hausse de 8,2%, à 65.280 unités », indique le groupe. Ce dernier ambitionne d’ailleurs de porter le taux d’intervention de financement sur immatriculations à 31,7% en 2023, contre 29,2% en 2022, dans un mix de vente qui devrait rester fortement orienté sur les entreprises.

Le résultat net social projeté sur l’année 2023 est attendu à 53 MDH contre 34,1 MDH l’an dernier.

Il convient de rappeler que le capital du groupe est détenu à 99,99% par RCI Banque.