Le HCP va lancer une nouvelle enquête sur la famille

Menée auprès d’un échantillon de 14.000 ménages, représentatif des milieux urbain et rural ainsi que de l’ensemble des régions du Royaume, cette enquête intervient trente années après la première édition réalisée en 1995, indique le HCP dans un communiqué.

Cette opération statistique vise à collecter des données sur la structure, l’organisation et les dynamiques des familles marocaines.

Elle permettra de mieux comprendre les transformations que connaît la famille au Maroc, d’évaluer leurs répercussions sur les comportements démographiques, socio-économiques et culturels de la population, et de fournir une base de données intégrées pour mieux appuyer l’élaboration de politiques publiques dans les domaines du développement social, de la solidarité intergénérationnelle, de l’éducation, du logement et de l’égalité des chances.

Engagé à assurer la confidentialité des données personnelles recueillies, le HCP appelle à une forte adhésion des ménages qui seront sollicités pour la réussite de cette opération nationale, dont les résultats contribueront à une meilleure compréhension des réalités familiales au Maroc et à un appui à l’élaboration de politiques familiales répondant aux besoins concrets de la population.

Le HCP mènera deux enquêtes nationales sur l’utilisation du temps et sur la famille

Le haut-commissariat au Plan (HCP) mènera, en 2025, deux enquêtes nationales sur l’utilisation du temps et sur la famille, a annoncé, le mardi 25 mars à Rabat, le haut-commissaire au Plan, Chakib Benmoussa.

« Dans le cadre des travaux du HCP programmés pour approfondir l’analyse des freins économiques, sociaux et culturels liés aux inégalités de genre, de nouvelles enquêtes et études seront menées cette année, notamment l’enquête nationale sur l’utilisation du temps et l’enquête nationale sur la famille », a indiqué Chakib Benmoussa lors d’une conférence-débat sur le thème « Autonomisation des femmes au Maroc : comprendre les défis pour mieux agir ».

La première enquête permettra d’évaluer la répartition sociale du travail entre les femmes et les hommes, et d’identifier les contraintes qui influencent la gestion du temps entre activités rémunérées et non rémunérées. La deuxième apportera, quant à elle, un éclairage précieux sur l’évolution des structures familiales et des dynamiques de genre au sein des foyers, a-t-il précisé. « Une attention particulière sera portée à la mesure de l’économie du soin et à l’évolution des rôles et responsabilités entre les membres de la famille. Ses résultats permettront d’analyser l’impact des transformations sociétales sur la répartition des tâches domestiques, la prise de décision et l’accès aux ressources ».

Par ailleurs, le HCP compte réaliser une étude sur les inégalités de genre aux niveaux communal et provincial, en exploitant les données des RGPH de 2014 et de 2024, a fait savoir Chakib Benmoussa.

Selon lui, cette étude permettra d’établir, avec une granularité fine, une cartographie détaillée des écarts entre hommes et femmes en matière de capital éducatif, de santé, d’accès aux services de base et de participation économique, ainsi que l’évolution à travers le temps des principaux indicateurs. L’ensemble des données issues de ces travaux, ainsi que du dernier RGPH et des études sur le secteur informel, constitue un patrimoine collectif qui sera au fur et à mesure largement partagé, a souligné Chakib Benmoussa. Ce patrimoine collectif fournira aux chercheurs, aux think tanks et aux experts des éléments factuels essentiels pour éclairer les décideurs publics et privés, et orienter les stratégies en faveur de l’égalité femmes-hommes à l’échelle nationale et territoriale, a-t-il noté.

Organisée à l’initiative du HCP, en partenariat avec ONU Femmes et avec l’appui de la délégation de l’Union européenne, cette rencontre a été l’occasion de débattre des enjeux de l’inclusion économique des femmes, d’échanger sur les résultats de trois études portant sur l’autonomisation des femmes et leur intégration dans le marché du travail.

Égalité des genres. Ce qu’en pensent les Marocains selon une étude du HCP

La note du HCP, fondée sur l’Enquête nationale sur la perception par les ménages de certains aspects des Objectifs de développement durable (2016), concerne différents aspects de la parité, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, des responsabilités sociales et politiques, ainsi que des tâches domestiques.

Elle révèle que la perception de l’égalité hommes-femmes est largement influencée par des facteurs culturels et sociaux. Les Marocains estiment que les traditions héritées jouent un rôle clé dans la perpétuation des inégalités.

Toutefois, ils reconnaissent aussi que l’éducation est un levier fondamental pour réduire ces disparités, notamment dans les domaines du travail et de l’accès aux responsabilités. Quant à la question de l’héritage, elle demeure un sujet très controversé, avec une forte opposition à l’idée de parité.

Voici les chiffres clés de l’étude.

Domaines de l’inégalité

Selon cette étude, 58,4% des Marocains pensent qu’il n’existe pas d’égalité entre les hommes et les femmes dans le pays. La perception de cette inégalité est plus élevée dans les zones rurales, où 65,8% des personnes interrogées affirment l’absence d’égalité, contre 52,4% dans les zones urbaines.

Par genre, 63,3% des femmes estiment qu’il n’y a pas d’égalité entre les sexes au Maroc. En comparaison, 54,8% des hommes partagent cette opinion.

Les Marocains perçoivent l’inégalité hommes-femmes différemment selon les domaines de la vie sociale, économique et domestique :

Causes des inégalités

Les inégalités perçues sont principalement attribuées à des facteurs culturels et traditionnels :

Forte opposition à la parité dans l’héritage

Le sujet de la parité dans l’héritage est particulièrement sensible au Maroc. Une large majorité des Marocains interrogés s’opposent à la réforme visant à établir une égalité dans l’héritage entre hommes et femmes :

Égalité dans l’accès aux postes de responsabilité

Interrogés sur l’égalité dans les domaines administratifs, une majorité de Marocains s’est déclarée en faveur de la parité hommes-femmes dans divers secteurs. Parmi ceux-ci figurent l’accès aux responsabilités administratives(73,5%), la représentation parlementaire (71,1%), les fonctions électives territoriales (70,5%), la participation au gouvernement (68,7%), l’accès à la magistrature (67,3%), ainsi que la direction des partis politiques et syndicats (65,4%).

Priorités pour promouvoir l’égalité

L’enquête a également interrogé les Marocains sur les priorités pour améliorer l’égalité hommes-femmes :

RGPH 2024. Les coulisses d’une journée d’un agent recenseur

Devant la caméra de Médias24, Ayman, étudiant en Master 2 en sciences de gestion et enquêteur pour le recensement, s’est présenté chez Ahmed, père de famille résidant à Hay Al Hassani, à Casablanca. Ce dernier l’a accueilli avec chaleur et courtoisie dans la pure tradition marocaine.

Visiblement à l’aise, Ahmed s’est montré disposé à répondre aux questions de l’enquêteur, allant même jusqu’à l’inviter à entrer chez lui et à partager un verre de thé. Pour lui, participer à cette opération relève d’un véritable devoir civique. « Il est essentiel de coopérer avec les agents recenseurs pour le bien de la Nation », a-t-il affirmé.

Ayman a par ailleurs partagé avec nous quelques éléments de son quotidien en tant qu’enquêteur. « Nos journées commencent vers 10 h, après une première réunion avec notre contrôleur. Chaque enquêteur participe en effet à deux réunions quotidiennes : la première à 10 h, et la seconde aux alentours de 17 h. Ces réunions, qui durent généralement entre 15 et 20 minutes, nous permettent d’échanger avec notre contrôleur sur le déroulement de la journée et de déterminer les ménages à interroger. La première réunion sert à planifier la zone de travail et les foyers à visiter, tandis que celle de fin de journée vise à vérifier, sous la supervision du contrôleur, la fiabilité des données collectées ».

L’enquêteur n’a pas un emploi du temps figé. Ayman s’adapte aux disponibilités des ménages, dont certains ne sont présents à leur domicile qu’en fin de journée. « Il arrive que les membres des foyers à enquêter travaillent et ne soient disponibles qu’après 17 h ou 18 h. Dans ce cas, nous faisons preuve de flexibilité pour les interroger à des horaires plus adaptés », confie-t-il.

Sur une journée type, Ayman parvient à interroger entre 12 et 18 ménages, chaque entretien prenant en moyenne entre 15 et 30 minutes.

Des citoyens engagés et coopératifs

Le recensement a souvent suscité des débats quant à la coopération des citoyens. Toutefois, selon Ayman, l’accueil des ménages a été exemplaire : « Je n’ai jamais rencontré de problème à ce niveau. Les gens sont très coopératifs, ils répondent spontanément à nos questions et nous invitent souvent à entrer chez eux. La majorité sait déjà que nous allons passer pour le recensement ». Preuve que l’information autour de cette campagne a bien circulé.

À sa grande satisfaction, Ayman n’a pas rencontré de réticences. « Depuis le début de l’opération, tous les ménages se montrent très coopératifs. Je n’ai jamais essuyé de refus. Les questions que nous posons sont générales et ne touchent jamais à la vie privée. Nous ne demandons aucun document personnel et nous nous en tenons strictement au questionnaire fourni par le haut-commissariat au Plan ».

Il est à noter que, conformément aux directives du HCP et dans le strict respect de la confidentialité des données personnelles, Médias24 n’a pas assisté aux entretiens. Cette précaution vise à garantir que les informations collectées demeurent confidentielles et soient utilisées uniquement à des fins statistiques.

Légère amélioration du moral des ménages par rapport au T3-2023

L’indice de confiance des ménages (ICM) s’est ainsi établi à 45,3 points durant le premier trimestre 2024, au lieu de 44,3 points enregistrés le trimestre précédent et 46,3 points une année auparavant.

La majorité des ménages ont vu leur niveau de vie se dégrader

Au premier trimestre de 2024, 82,5% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 13,1% un maintien au même niveau et 4,4% une amélioration.

Au cours des 12 prochains mois, 56,9% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 33,5% à un maintien au même niveau et 9,6% à une amélioration.

Ces indicateurs sont en légère amélioration par rapport au T3 2023. Par rapport au même trimestre de 2023, l’évolution du niveau de vie s’améliore, tandis que la perspective de son évolution se dégrade.

Une légère amélioration de la perception de l’évolution du chômage 

Au premier trimestre de 2024, 83,6% contre 6,1% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Cette perception est moins négative par rapport à l’année et au trimestre précédents.

La situation financière de plus de la moitié des ménages s’est dégradée

Au premier trimestre de 2024, 55,9% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 42,3% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 1,8% affirment épargner une partie de leur revenu. Un indicateur quasi stagnant par rapport au trimestre et à l’année précédente.

Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 56,2% contre 3,5% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée.

S’agissant de l’évolution, au cours des 12 prochains mois, de leur situation financière, 16,5% des ménages contre 29,9% s’attendent à son amélioration. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédent.

Concernant l’épargne, seulement 9,3% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur se dégrade par rapport au trimestre précédent et à l’année dernière.

Une conjoncture peu propice à l’achat des biens durables

Ainsi, 80,7% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Enfin, la majorité (96,9%) des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter, selon 76,3% des ménages contre 6,2% seulement qui s’attendent à leur baisse.

https://medias24.com/2024/01/16/le-moral-des-menages-en-chute-libre-lindice-de-confiance-au-plus-bas/

Le HCP lance le processus de refonte de l’Enquête nationale sur l’emploi

Dans un communiqué publié ce 15 avril, le haut-commissariat au Plan (HCP) annonce son intention de moderniser l’Enquête nationale sur l’emploi (ENE), un instrument essentiel pour suivre la dynamique du marché du travail. Cette initiative vise à aligner les méthodes de collecte et d’analyse des données sur les normes internationales établies par l’Organisation internationale du travail (OIT), explique le HCP.

Le processus de réforme consiste à :

Le projet, prévu sur une période de deux ans (2024-2025), engagera une collaboration étroite avec les ministères clés, les intervenants du secteur public et privé, ainsi que l’Organisation internationale du travail. La mise en place effective du nouveau dispositif est prévue pour l’année 2026.

Violence: les femmes sont plus victimes que les hommes, selon une enquête du HCP

Les résultats de l’enquête nationale sur la violence à l’encontre des femmes et des hommes de 2019 révèle que près de 50% de la population âgée de 15 à 74 ans ont subi au moins un acte de violence au cours des 12 mois précédant l’enquête, 57% des femmes et 42% des hommes.

Dans tous les espaces de vie et pour toutes les formes de violence, les femmes sont plus victimes que les hommes. Aussi bien pour les femmes que pour les hommes, le contexte conjugal s’avère l’espace de vie le plus marqué par la violence, puisque 53% de l’ensemble des violences subies par les femmes et 39% par les hommes sont perpétrées par le ou la partenaire.

De même, parmi toutes les formes de violence, celle psychologique reste la forme la plus dominante. Elle représente 54% de l’ensemble des violences subies par les femmes et 73% de celles subies par les hommes.

Globalement, les femmes sont plus nombreuses à subir la violence dans tous les espaces de vie et sous toutes ses formes. Ainsi, par forme de violence, l’écart entre les taux de prévalence de la violence subie par les femmes et par les hommes est de 13 points de pourcentage pour la violence économique, 12 points pour la violence sexuelle, 10 points pour la violence psychologique et de 2 points pour la violence physique.

Voici les principaux  résultats de l’enquête du HCP:

– La quasi-totalité des violences conjugales subies par les hommes sont de forme psychologique: Des différences importantes sont constatées, entre les formes de violence subies par les femmes et les hommes au sein de chaque espace de vie. Dans le cadre conjugal, si la violence subie par les hommes se manifeste surtout sous sa forme psychologique représentant 94%, celle à l’encontre des femmes se répartit sous différentes formes; 69% psychologique, 12% économique, 11% physique et 8% sexuelle.

– Décalage entre le vécu et le perçu des hommes vis-à-vis du contexte et de la forme de violence: Près de 66% des hommes perçoivent la violence, comme physique. Pour 19%, la violence est psychologique bien que sa prévalence soit élevée parmi les hommes. Par ailleurs, la violence est perçue comme économique pour 8% et sexuelle pour 5% des hommes.

– Conscience masculine de la vulnérabilité des femmes à la violence: les femmes sont perçues comme étant la catégorie sociale la plus vulnérable à la violence par 42% des hommes alors que la catégorie des hommes n’est considérée comme telle que par 6%.

La pauvreté, les conflits d’intérêt matériel sont les principales sources de la violence dans le contexte conjugal: Concernant la violence conjugale, les conflits d’intérêt matériel sont cités comme principales causes de la violence par 39% des hommes en milieu urbain. En milieu rural, c’est la pauvreté qui est citée en premier lieu par 44% des hommes.

– La pauvreté, la consommation des drogues et d’alcool sont les principales causes de la violence dans les lieux publics: Quelles que soient leurs caractéristiques sociodémographiques, les hommes citent trois facteurs principaux de la survenue de la violence dans les lieux publics. Il s’agit de la pauvreté (40%), de la consommation des drogues et d’alcool (21%), du faible niveau éducatif et culturel des auteurs de violence (8%).

– Près du tiers des hommes reconnaissent au conjoint le droit de battre sa partenaire pour une quelconque faute: Les résultats montrent que près des deux tiers des hommes refusent le recours du conjoint à la violence à l’encontre de sa partenaire quelle qu’en soit la raison. Néanmoins, plus de 25% des hommes reconnaissent au conjoint le droit de battre ou violenter son épouse si elle sort sans son autorisation et 15% si elle néglige de s’occuper des enfants,  7% si elle refuse d’avoir une relation sexuelle avec lui, 6% si elle néglige les travaux ménagers et 6% si elle contredit ses opinions.

– Plus de la moitié des hommes méconnaissent la loi 103-13 relative à la lutte contre la violence à l’encontre des femmes: plus de la moitié des hommes (57%) ne sont pas au courant de l’existence de la loi 103-13 relative à la lutte contre la violence à l’encontre des femmes.

 

HCP: Nette amélioration du moral des ménages au 1er trimestre 2021

L’indice de confiance des ménages (ICM) s’est ainsi établi à 68,3 points, au lieu de 61,2 points enregistrés le trimestre précédent et 75,7 points une année auparavant.

Sentiment d’une dégradation

Selon le HCP, au premier trimestre de 2021, 64,8% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 20,9% un maintien au même niveau et 14,3% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 50,5 points, contre moins 46,6 points au trimestre précédent et moins 19,8 points au même trimestre de l’année passée.

Au cours des 12 prochains mois, 26,0% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 34,8% à un maintien au même niveau et 39,2% à une amélioration. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit à 13,2 points en amélioration aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il était à moins 17,4 points et à moins 4,6 points respectivement.

Evolution du chômage

Au premier trimestre de 2021, 76,1% contre 13,9% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 62,2 points contre moins 78,3 points un trimestre auparavant et moins 70,8 points un an auparavant.

Par ailleurs, au premier trimestre de 2021, 73,2% contre 11,7% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif avec moins 61,5 points contre moins 61,2 points au trimestre précédent et moins 32,6 points au même trimestre de l’année précédente.

Une amélioration de la situation financière?

Au premier trimestre de 2021, 55,8% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 39,3% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 4,9% affirment épargner une partie de leur revenu. Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 34,4 points contre moins 29,1 points le trimestre précédent et moins 27,7 points une année auparavant.
Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 54,4% contre 7,0% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 47,4 points contre moins 39,9 points au trimestre précèdent et moins 22,9 points au même trimestre de l’année précédente.
S’agissant de l’évolution, au cours des 12 prochains mois, de leur situation financière, 35,1% des ménages s’attendent à son amélioration, 13,8% à sa dégradation et 51,1% à son maintien au même niveau. Le solde d’opinion de cet indicateur s’est ainsi établit à 21,3 points contre 0,6 points un trimestre auparavant et 8,5 points un an auparavant.

Perception moins pessimiste de la capacité future à épargner

Au premier trimestre de 2021, 19,6% contre 80,4% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif, à moins 60,8 points au lieu de moins 65,8 points au trimestre précédent et au même trimestre de l’année passée.

Au premier trimestre de 2021, 74,9% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois contre 0,8% seulement qui ressentent leur diminution. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 74,1 points, après avoir été de moins 74,7 points un trimestre auparavant et moins 82,8 points une année auparavant.
Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 64,0% des ménages contre 3,9 % seulement qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 60,1 points, au lieu de moins 64,6 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 82,6 points une année passée.

Enquêtes de conjoncture: le HCP et les entreprises s’adaptent au contexte

Devant les besoins vitaux d’information économique en cette période de crise du à la pandémie du Covid-19, « le Haut-commissariat au plan est tenu de continuer à réaliser les enquêtes auprès des entreprises et fournir aux décideurs publics et aux citoyens les données circonstanciées indispensables pour faire face à la situation actuelle et préparer le nécessaire et salutaire rebond de l’activité de notre pays d’après la crise », précise le HCP.

Dans un appel adressé ce lundi 6 avril aux entreprises marocaines, le Haut-commissariat exhorte ces dernières à s’adapter au contexte actuel en remplaçant les échanges directs par:

– Adresse email: enquetesentreprises@hcp.ma

– Numéro du fax numéro: 05-37-77-32-17

Ces deux références sont dédiées aux échanges avec les entreprises, notamment pour répondre au questionnaire de l’enquête de conjoncture au titre du 2e trimestre 2020 et ce, avant la fin du mois de mai.

« Connaissant la vitalité de votre rôle dans la création de la croissance et de l’emploi dans notre pays, et conscient de la valeur de votre contribution à la diffusion d’une connaissance objective des réalités économiques et sociales nationales, nous sommes convaincus que vous porterez un intérêt particulier à répondre aux questions que nous vous adressons trimestriellement et à nous en transmettre, avec la plus grande célérité possible, vos réponses selon les modalités de votre choix », souligne la même source. 

HCP: La confiance des ménages poursuit sa tendance baissière

L’indice de confiance des ménages (ICM) s’est ainsi établi à 74,8 points, au lieu de 74,9 points enregistrés le trimestre précédent et 82,5 points une année auparavant.

Les composantes de l’ICM portent sur la perception par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière.

Dégradation du niveau de vie

Au troisième trimestre de 2019, 43,9% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 32,5% un maintien au même niveau et 23,6% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 20,2 points, contre moins 25,4 points au trimestre précédent et moins 9,5 points au même trimestre de l’année passée.

Au cours des 12 prochains mois, 26,7% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 42,9% à un maintien au même niveau et 26,7% à une amélioration. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur enregistrant un solde négatif pour la première fois depuis 2016, passe à moins 3,7 points au lieu de 4,7 points le trimestre précédent et 11,9 points le même trimestre de l’année 2018.

Vers une hausse du chômage

Au troisième trimestre de 2019, 79,7% contre 7,9% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 71,8 points contre moins 76,9 points un trimestre auparavant et moins 65,2 points un an auparavant.

Quant à l’achat de biens durables, 59,3% contre 21,6% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun. Le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 37,7 points au troisième trimestre de 2019 contre moins 41,4 points le trimestre précédent et moins 30,2 points le même trimestre de l’année 2018.

Une situation financière perçue en constante détérioration

Au troisième trimestre de 2019, 61,5% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 34,0% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 4,5% affirment épargner une partie de leur revenu. Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 29,5 points contre moins 30,8 le trimestre précédant points et moins 29,7 une année auparavant.

Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 34,3% contre 8,3% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 26,0 points en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent où il enregistrait moins 24,2 points et moins 18,2 points respectivement.

S’agissant de l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 26,3% contre 13,5 % des ménages, s’attendent à une amélioration de leur situation financière. Le solde d’opinion de cet indicateur enregistre 12,8 points contre 18,3 points un trimestre auparavant et 18,2 points un an auparavant.

Seuls 17,8% des ménages arrivent à épargner

L’enquête fournit également des données trimestrielles sur la perception des ménages relatives à d’autres aspects des conditions de vie. Il s’agit en particulier de la capacité des ménages à épargner et de l’évolution des prix des produits alimentaires.

Au troisième trimestre de 2019, 17,8% contre 82,2% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif, à moins 64,4 points au lieu de moins 66,6 points au trimestre précédent et moins 64,6 points au même trimestre de l’année passée.

Les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter

Au troisième trimestre de 2019, 83,9% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois contre une proportion minime des ménages (0,1%) qui ressentent leur diminution. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 83,7 points, après avoir été de moins 88,9 points le trimestre précédent et de moins 88,1 points une année auparavant.

Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 83,4% des ménages, le reste (16,5 %) prévoient leur maintien au même niveau. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 83,3 points, au lieu de moins 86,5 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 82,1 points une année passée.

Une patera avec 59 personnes à bord interceptée près d’Al Hoceima

Une bateau pneumatique, avec à son bord 59 personnes dont 11 femmes et 5 enfants, a été intercepté par les autorités marocaines, selon une dépêche datée du 15 février diffusée par l’agence de presse espagnole EFE.

La patera se dirigeait vers l’Espagne et a été interceptée à mi-chemin entre Al Hoceima et Melilia.

On ignore pour l’instant la nationalité des occupants, mais EFE émet l’hypothèse selon laquelle il s’agirait de Subsahariens.

 


 

Le Nobel de Physique décerné à Higgs et Englert pour leurs travaux sur le boson

Les deux hommes âgés respectivement de 80 et 84 ans sont récompensés pour leurs travaux sur «la découverte théorique d'un mécanisme qui contribue à notre compréhension de l'origine de la masse des particules subatomiques, et qui a récemment été confirmée», a annoncé le comité Nobel dans un communiqué.

(Par AFP)