Éducation nationale : grève nationale le 23 septembre, annonce la FNE

Dans un communiqué publié récemment, la Fédération appelle également les enseignants à prendre part à un sit-in prévu le dimanche 5 octobre prochain devant le siège du ministère de l’Éducation nationale à Rabat.

Cet appel à la grève a été lancé à l’issue d’une réunion du conseil national de la FNE, tenue le 6 septembre dernier, en raison « du non-respect, par le gouvernement, des engagements pris dans le cadre des accords signés les 10 et 26 décembre 2023 ».

Contacté par Médias24, Abdellah Ghmimet, secrétaire général national de la FNE, explique que cet appel à la grève a été lancé « en raison de plusieurs problèmes affectant la rentrée scolaire, mais également du non-respect des accords relatifs au dossier revendicatif ».

Concernant la rentrée scolaire, Abdellah Ghmimet déplore « le manque criant d’infrastructures essentielles (toilettes, électricité, eau potable, clôtures extérieures) et d’équipements dans plusieurs établissements scolaires ». Il souligne également « la pénurie de cadres enseignants dans les différents cycles, ainsi que l’insuffisance d’internats, notamment dans les zones rurales ».

Pour ce qui est du dossier revendicatif, le secrétaire général de la FNE dénonce le retard dans la résolution des problèmes de plusieurs catégories, concernées par les accords signés avec le gouvernement les 10 et 26 décembre 2023, notamment la cellule 10.

Suspension des cours dans les écoles du Nord ce lundi à cause du mauvais temps

« En raison des mauvaises conditions météorologiques et suite au bulletin d’alerte émis par la Direction générale de la météorologie, il a été décidé, en coordination avec les autorités locales, de suspendre les cours, le 10 mars, dans tous les établissements scolaires publics et privés », ont indiqué des communiqués publiés par les directions provinciales de l’Education nationale, du préscolaire et des sports des préfectures et provinces de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Les directions provinciales de l’Education nationale ont appelé « chacun à prendre les précautions nécessaires pour assurer la sécurité des élèves et du personnel éducatif et administratif« .

La Direction générale de la météorologie avait annoncé, dans un bulletin d’alerte de niveau de vigilance orange, que de fortes pluies parfois orageuses avec grêle locale sont prévues de dimanche à 12h30 à lundi à 18h, avec des cumuls allant de 60 à 90 mm dans les provinces de Tanger-Assilah, Fahs-Anjran, M’diq-Fnideq, Chefchaouen, Tétouan, Taounate, Taza, Ouezzane, Larache et Al Hoceima. Elle a noté que des chutes de neige de 5 à 10 cm concerneront, du dimanche à 12h30 au lundi à 23h, plusieurs provinces du Royaume, dont Al Hoceima et Chefchaouen.

Enseignement : le ministère et les syndicats s’accordent sur le calendrier des concours, formations et promotions

Dans le cadre du dialogue sectoriel entre le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats les plus représentatifs du secteur, une réunion de la commission technique s’est tenue le mercredi 19 février 2025 à Rabat.

Selon un communiqué conjoint des cinq syndicats les plus représentatifs (UMT, CDT, UGTM, FNE, FDT), cette réunion a permis d’établir un calendrier précis pour la mise en œuvre de plusieurs engagements clés liés au statut de base et aux accords des 10 et 26 décembre 2023.

Les discussions ont abouti à plusieurs décisions concrètes, notamment la tenue hebdomadaire de la commission technique chaque jeudi, avec un ordre du jour prédéfini et un compte rendu signé immédiatement par les parties prenantes.

Parmi les principaux résultats de cette réunion figure la fixation des échéances pour plusieurs concours et formations.

La question des retards de promotion et la clarification de certaines dispositions réglementaires ont également été abordées, avec un engagement du ministère à trancher rapidement au sujet des promotions en attente de 2021, 2022 et 2023.

Le département a aussi promis d’annoncer les résultats de l’examen professionnel 2024 avant les concours susmentionnés afin de permettre aux lauréats de participer aux nouvelles sélections.

Ces mesures viennent en réponse aux revendications formulées lors de la réunion du 18 février 2025, présidée par le ministre de l’Éducation nationale. Selon un communiqué conjoint des cinq syndicats à la suite de cette première réunion, celle-ci avait permis de rappeler l’importance du respect des engagements antérieurs, notamment :

L’application intégrale des accords des 10 et 26 décembre 2023, incluant la mise en œuvre du statut de base, la réduction du temps de travail hebdomadaire, l’indemnité pour travail dans les zones difficiles et reculées, ainsi que l’application des articles 81, 89 et 77 relatifs aux promotions et indemnités.

–  L’accélération du travail des commissions techniques, avec une implication renforcée des directions centrales du ministère et la définition d’un calendrier précis pour la mise en œuvre des réformes.

La reprise des travaux de la commission mixte le 19 février, afin de finaliser la programmation des examens, promotions et mouvements de mutation, ainsi que l’adoption des textes réglementaires concernant plusieurs catégories professionnelles.

Si les syndicats saluent ces avancées, ils restent vigilants quant à l’exécution des engagements pris par le ministère. « Cette feuille de route est un engagement contractuel qui ne tolère aucun recul ou tentative de contournement », avertissent les cinq syndicats.

Appel à une grève des enseignants et à une marche nationale à Rabat, le 5 octobre

La Coordination nationale des enseignants, mouvement qui n’est affilié à aucune centrale syndicale, lors de sa réunion consacrée à l’examen de la situation au sein du système éducatif national, et en réponse aux revendications légitimes des enseignants, réitère son appel à « maintenir la pression en raison de l’absence de dialogue avec le ministère », indique un communiqué de la coordination.

Selon la même source, la coordination rappelle les revendications essentielles suivantes :

Benmoussa se réunit avec cinq syndicats de l’enseignement

Le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa a présidé, vendredi 12 juillet à Rabat, la réunion du haut comité de suivi du dialogue social sectoriel avec les représentants des cinq syndicats les plus représentatifs du secteur de l’enseignement. La réunion s’est déroulée en présence du vice-secrétaire général de l’Union nationale de l’enseignement, Mohamed Khafifi, du secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, Younes Firachine, du secrétaire général de la Fédération libre de l’enseignement, Youssef Allakouch, du secrétaire général de la Fédération nationale de l’éducation, Abdellah Ghmimat et du secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, Sadik Rghioui, indique le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué.

Cette rencontre vient compléter l’étape précédente du dialogue social, couronnée par la signature des accords du 10 et 26 décembre 2023 et la publication du nouveau statut des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale.

Cette réunion, tenue au siège du ministère, a été également consacrée à l’examen des mouvements de mutation, en tant que question cruciale et essentielle au centre des accords du dialogue social.

Elle a été aussi l’occasion de faire le point sur les réalisations et les perspectives de travail, que ça soit au niveau de la réforme pédagogique ou de l’exécution des engagements issus du dialogue social sectoriel et l’opérationnalisation du statut.

A cette occasion, Chakib Benmoussa, cité dans le communiqué, a souligné que les engagements issus du dialogue social et les dispositifs du statut ont été opérationnalisés, notamment en ce qui concerne l’intégration, l’augmentation de salaires, les promotions, le versement des indemnités, le changement de cadre, la titularisation et le règlement des indemnités de la promotion au titre de l’année 2022. Il a été également procédé au traitement des situations des femmes et des hommes de l’enseignement exerçant dans des zones reculées et à l’organisation, prévue en septembre prochain, du Forum national de l’enseignant, afin de « promouvoir la profession et renforcer son attractivité ».

Pour ce qui est de l’organisation des mouvements de mutation dans leur globalité, l’action sera menée dans le cadre d’une approche participative et d’un échange de points de vue pour la formulation de propositions et de recommandations fructueuses, afin de les exploiter dans la prise de nouvelles décisions dans le but d’améliorer le système des mouvements de mutation, poursuit le communiqué.

Pour leur part, les représentants des cinq syndicats les plus représentatifs du secteur de l’enseignement ont souligné « l’importance de la réforme du système de l’éducation et de la formation de manière à réaliser un changement global de l’école publique et renforcer son impact positif auprès des élèves, tout en œuvrant conjointement avec le ministère pour accélérer le rythme de l’exécution du plan organisationnel d’opérationnalisation du nouveau statut et contribuer à l’amélioration du système des mouvements de mutation ».

Le ministre a positivement interagi avec la demande des syndicats de régler la situation des enseignants suspendus dans les plus brefs délais, conclut le communiqué.

Ce que contient le projet de décret sur les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation

« Ce décret entre dans le cadre de l’application de l’article 98 de la loi-cadre 51-17, relatif au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, qui stipule que la formation de base constitue une condition obligatoire à l’accès aux fonctions d’enseignement, de formation, d’encadrement, de gestion et d’inspection », lit-on sur la note de présentation du texte consultée par Médias24.

« Ce texte a pour but principal de modifier et de compléter certaines dispositions du décret 2.11.672, publié le 23 décembre 2011, relatif à la création et l’organisation des centres régionaux des métiers de l’éducation et de formation », ajoute la dite note.

Le centre régional est géré par le directeur général, 4 directeurs assistants et un secrétaire général

Dans le détail, ce nouveau décret révise les dispositions relatives à la nomination des directeurs des centres régionaux, de leurs secrétaires généraux, des directeurs assistants ainsi que de leurs fonctions. Il fixe également les catégories de leurs fonctionnaires, notamment les cadres enseignants. Il assure toutefois que les fonctionnaires travaillant actuellement dans ces centres poursuivront l’exercice de leurs fonctions de manière stable et continue à la date d’entrée en vigueur de ce nouveau texte modificatif.

Il dispose que chaque centre est géré par un directeur général, nommé selon l’article 92 de la Constitution et l’article 33 de la loi 01.00 portant organisation de l’enseignement supérieur et ses textes d’application. Il est aidé par quatre directeurs assistants et un secrétaire général.

Les directeurs assistants sont pour leur part nommés par l’autorité gouvernementale chargée de l’Education nationale, selon les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Il s’agit :

– d’un directeur assistant chargé du cycle de préparation aux concours d’agrégation ;

– d’un directeur assistant chargé du cycle de formation des cadres de l’administration et des spécialistes éducatifs, sociaux et en économie et administration.

– d’un directeur assistant chargé du cycle de qualification des cadres d’éducation ;

– d’un directeur assistant chargé de la formation continue et de la recherche scientifique.

Les secrétaires généraux des différents centres régionaux sont également nommés par l’autorité gouvernementale chargée de l’Education nationale, selon les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Ils doivent disposer, au moins, d’une attestation de formation supérieure, avec une expérience prouvée dans la gestion administrative. Sous la supervision des directeurs généraux, ces SG gèrent un ensemble de services administratifs et financiers des centres régionaux, ainsi que le secrétariat général des conseils desdits centres.

L’organigramme des différents centres est aussi fixé par décision de l’autorité gouvernementale chargée de l’Education nationale, et visé par les autorités chargées des Finances et la Réforme de l’administration.

Les fonctions de ces centres régionaux

Selon ce décret, ces centres régionaux prennent en charge l’opérationnalisation de la stratégie et des programmes et plans de l’autorité gouvernementale chargée de l’Education nationale dans les domaines de la formation de base, de la formation continue, de la recherche scientifique.

Ils sont également chargés de la proposition de projets de réforme, d’amélioration et de renouvellement des programmes de formation des cadres pédagogiques dans les secteurs de l’éducation, de la pédagogie, et de la gouvernance dans les établissements d’éducation, d’enseignement et de formation. Plus en détail, ci-dessous les principales fonctions desdits centres régionaux :

– La formation de base qualifiante des enseignants du primaire, de ceux du secondaire collégial et du secondaire qualifiant, ainsi que la formation de base de différents cadres, à savoir les administrateurs éducatifs, les spécialistes éducatifs, les spécialistes sociaux, et les spécialistes en économie et en administration ;

– La préparation des candidats au concours d’agrégation ;

– La formation continue et l’expertise au profit des cadres cités ci-haut, ainsi que les cadres éducatifs, administratifs et techniques appartenant aux différentes catégories professionnelles travaillant au sein du ministère de l’Education nationale, ainsi que ceux travaillant dans les établissements privés ;

– Les activités de recherche scientifique théorique et pratique, les études, ainsi que le partage des connaissances dans les secteurs qui entrent dans leurs prérogatives, ou qui nécessitent une formation. Ces centres doivent également participer aux activités de recherche scientifique organisées par les autres établissements et entités.

Par ailleurs, ces centres se chargent également de la préparation et de l’organisation de sessions de formation et de formations spécialisées, ainsi que des conférences et des rencontres au profit des différentes catégories d’enseignement, avec pour but d’améliorer leurs capacités et leurs compétences professionnelles, ou encore de les préparer aux différents concours et examens de compétence professionnelle, et ce en coordination avec les entités administratives concernées.

Les centres peuvent aussi :

– Organiser des sessions de formation au profit des cadres ayant des postes de responsabilité au niveau des Académies régionales d’éducation et de formation (AREFs), et des services qui relèvent de celles-ci ;

– Signer des conventions de partenariat, dans leur spécialité, avec les entités et établissements publics et privés, nationaux ou internationaux.

Ce nouveau décret fixe aussi les cycles et les filières qui bénéficieront d’une formation de base dans ces centres régionaux. Deux nouveaux cycles de formation y seront par ailleurs créés, dont l’un au profit des spécialistes éducatifs, des spécialistes sociaux et des spécialistes en économie et en administration.

Il révise par ailleurs les conditions d’accès aux cycles de formation, qui reposeront à présent sur une présélection des dossiers de candidature, mais aussi la réussite du concours d’accès, et fixe les diplômes qui couronneront les différentes formations, selon les cycles.

Une bourse de 1.400 DH mensuel pour les cycles de qualification

Selon ce nouveau décret, les étudiants des cycles de qualification des cadres d’enseignement, et des cycles des spécialistes éducatifs, sociaux, et en économie et en administration profitent d’une bourse mensuelle de 1.400 DH à partir de la date à laquelle ils ont rejoint ces centres régionaux, et ce durant les deux ans de formation.

Les candidats ayant réussi le cycle de qualification des cadres d’enseignement reçoivent, à la fin de leur formation, les attestations nationales suivantes, selon leur spécialité :

– Attestation de qualification d’éducation du primaire ;

– Attestation de qualification d’éducation du secondaire collégial ;

– Attestation de qualification d’éducation du secondaire qualifiant.

Les modalités d’accès à chaque cycle

Ce décret détaille également les conditions d’accès à chacun des cycles de formation. Pour ce qui est du cycle de formation des cadres éducatifs, les candidats sont acceptés après une première présélection, suivie de la réussite du concours d’accès auquel participent les enseignants du primaire, du secondaire collégial, et du secondaire qualifiant, ainsi que les spécialistes sociaux, éducatifs, en économie et administration.

La durée de formation s’étale sur deux ans, couronnée par un diplôme d’administrateur éducatif. Les personnes enregistrées dans ce cycle de formation continuent toutefois de recevoir leurs salaires durant leur durée de formation.

Il en est de même pour les candidats au cycle de formation des spécialistes éducatifs, sociaux, et en économie et administration, admis sur une première présélection, et la réussite du concours d’accès.

En revanche, pour cette catégorie, la formation dure une année, couronnée par une attestation de formation dans le soutien administratif, éducatif, et social, selon le cycle de formation.

Sont par ailleurs fixés par décision de l’autorité gouvernementale chargée de l’Education nationale, et sur la base d’une proposition des conseils des centres régionaux, et après avis du conseil de coordination :

– Les dispositions et les programmes des concours d’accès à ces centres ;

– Les contenus de formations théorique et pratique dans ces centres, ainsi que les modalités des formations pratiques et scientifiques ;

– le système d’évaluation pour l’obtention d’attestations ou de diplômes délivrés par lesdits centres.

Ce décret entre en vigueur à partir de sa date de publication au Bulletin officiel. Toutefois :

– Les étudiants enregistrés dans ces centres avant cette date restent assujettis aux dispositions de décret 2.11.672 en vigueur actuellement ;

– les fonctionnaires travaillant au niveau de ces centres, continuent d’exercer leurs fonctions de manière continue et stable, à la date d’entrée en vigueur de ce nouveau décret.

Baccalauréat 2024 : 493.000 candidats pour la session de juin

À la Chambre des représentants, le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa, a livré les premières détails des préparatifs aux examens du baccalauréat au titre de cette année, marquée par une crise prolongée à la suite des grèves des enseignants contre le statut unifié.

Selon les premières données dévoilées par le ministre, 87% des candidats au baccalauréat cette année sont issus de l’enseignement public. Les filles représentent 54% du total des candidats. Les élèves issus des filières scientifiques représentent un taux de 73%.

Le ministre a fait état de la mise en place de 1.833 centres et 28.000 salles d’examen au niveau de l’ensemble des académies, et de la préparation de plus de 765 matières pour les deux sessions, normale et de rattrapage, dont 330 sujets adaptés aux élèves en situation de handicap.

Il a assuré que « toutes les épreuves ont été adaptées au temps scolaire assuré cette année » marquée par une série de grèves ayant plongé le secteur dans une longue crise.

Par ailleurs, plus de 2 millions d’élèves ont bénéficié des cours de soutien pédagogique dispensés en vue de compenser le temps scolaire perdu.

Afin de lutter contre la triche aux examens, le ministre a assuré que son département a mené des campagnes de sensibilisation et coordonné avec les autorités locales et sécuritaires pour prévenir ce phénomène, en plus d’une sécurisation optimale du certificat du baccalauréat.

Interrogé sur les nouveautés de cette session, le ministre a rappelé la numérisation de plusieurs services qui nécessitent l’obtention de la carte nationale d’identité électronique (CNIE), et l’introduction d’une nouvelle technologie numérique pour produire et gérer les certificats du baccalauréat et les relevés de notes des bacheliers.

Benmoussa fait le point sur les suspensions des enseignants

Après des délibérations au sein des conseils de discipline, des sanctions ont été prononcées, allant de simples avertissements à des suspensions temporaires de moins d’un mois.

En réponse à une question orale à la Chambre des représentants, Chakib Benmoussa a indiqué qu’ »un nombre considérable de cas de suspension était lié à des manquements professionnels. Après révision des dossiers, un grand nombre d’enseignants ont été réintégrés et leurs salaires rétablis depuis le mois de janvier ».

Pour les cas nécessitant une action disciplinaire, les conseils de discipline se sont réunis la semaine dernière et ont décidé des sanctions appropriées. Pour certains enseignants, des avertissements ont été émis, avec la possibilité de reprendre leur travail après cette période de sanction et de récupérer leurs salaires. Quant à d’autres, des suspensions temporaires ont été décidées, la plupart pour une durée inférieure à un mois.

Le ministre a souligné que son « département n’a pas interféré dans le travail de ces conseils de discipline, offrant aux parties mécontentes la possibilité de contester les décisions, soit auprès du ministère, soit par voie judiciaire« .

Ecoles pionnières : session de formation à Casablanca au profit des inspecteurs pédagogiques

Lors d’une visite au Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation de la région Casablanca-Settat, le lundi 6 mai, le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa, a supervisé l’avancement d’une session de formation axée sur les nouvelles méthodes pédagogiques des « écoles pionnières ». Ces ateliers visent à surmonter les défis d’apprentissage des élèves dans les matières fondamentales.

Chakib Benmoussa a ainsi observé les cours dispensés aux inspecteurs pédagogiques de la région Casablanca-Settat, faisant partie des 407 bénéficiaires à l’échelle nationale. Ces initiatives s’inscrivent dans la préparation de l’expansion du modèle des écoles pionnières au niveau primaire, avec l’objectif d’impliquer 2.000 nouvelles écoles publiques à travers le pays pour l’année scolaire 2024-2025, touchant ainsi environ un million d’élèves.

Dans une déclaration à la presse, le ministre a souligné l’importance de ces ateliers de formation. Une opération de formation théorique et de terrain a été lancée la semaine dernière au profit d’environ 400 inspecteurs supplémentaires. Ces inspecteurs assumeront plusieurs tâches, principalement la formation des enseignants des Ecoles pionnières prévues pour l’année prochaine, a-t-il expliqué. Environ 32.000 enseignants seront formés à partir de la fin du mois de mai courant.

De son côté, le directeur du Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation de Casablanca-Settat, Fadil Douhed, a fait savoir que ce centre accueille cette semaine cinq ateliers de formation pour préparer les inspecteurs de la région. Les inspecteurs bénéficiant de ces ateliers encadreront les enseignants, ce qui permettra au personnel enseignant d’acquérir des compétences pratiques.

A cette même occasion, le ministre s’est enquis du déroulement d’une session de formation sur l’enseignement de la langue amazighe au cycle primaire, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan du ministère en la matière visant la généralisation progressive de l’enseignement de cette langue au niveau du primaire, grâce notamment à la mise à disposition de ressources humaines qualifiées.

A noter que les ateliers d’échange susmentionnés, organisés du 6 mai au 9 mai, se focalisent sur l’enseignement selon le niveau approprié (TaRL) et la méthode pédagogique explicite, et comprennent des formulations sur le renforcement des capacités des professeurs dans la mise en œuvre de ces approches pour la langue arabe, le français et les mathématiques, ainsi que des mécanismes de suivi, qui combinent les volets théorique et pratique en classe à l’aide d’outils pédagogiques spéciaux qui ont été élaborés à cet effet.

Cette phase aboutira à la formation de 407 inspecteurs pédagogiques aux approches de l’enseignement selon le niveau approprié et l’efficacité pédagogique. Ils seront chargés de former, du 27 mai au 15 juin 2024, 32.000 enseignants au niveau national (le premier groupe du 27 mai au 5 juin et le deuxième groupe du 6 au 15 juin).

Les suspensions des enseignants motif de nouvelles tensions dans le secteur

Après des mois de grève dans le secteur de l’éducation, les enseignants et les syndicats organisent ce vendredi 3 mai, des sit-in devant les différentes académies régionales. Cette mobilisation fait suite, selon eux, à la suspension de 500 à 600 enseignants et enseignantes ayant participé aux manifestations.

Selon une source autorisée du ministère de l’Éducation nationale, actuellement, seuls 200 enseignants restent suspendus et doivent comparaître devant les conseils de discipline.

« Agression et provocations »

Intervenant sur le sujet à la Chambre des représentants en janvier dernier, le ministre de l’Education nationale, Chakib Benmoussa, avait confirmé que « la grève est un droit garanti par la Constitution. Toutefois, la loi insiste sur le principe de la rémunération en contrepartie du travail », avait-il affirmé.

Le ministre avait justifié les procédures entamées par le ministère contre certains enseignants par « les agressions contre les enseignants non grévistes, les provocations au sein des établissements scolaires et le non-respect de la sacralité de l’établissement« .

Dans une déclaration à Médias24, Abdellah Ghmimat, secrétaire général de la Fédération nationale de l’enseignement (FNE), estime que la suspension des enseignants qui » exerçaient leur droit de grève est injuste ». Il évoque également une « opacité entourant les raisons de ces suspensions ».

Quant à la convocation des enseignants suspendus aux conseils de discipline le 3 mai, la FNE a déclaré qu’elle ne signerait aucun procès-verbal de condamnation, même pour une journée. Pour les syndicats, « il n’y a aucune raison explicite justifiant une suspension de quatre mois« .

Le mouvement de protestation, coordonné par diverses coordinations d’enseignement, a culminé en une grève nationale le lundi 22 avril 2024. Les enseignants ont organisé des rassemblements devant le Parlement et une marche vers le siège du ministère à Rabat, et ont ensuite tenu un sit-in central ouvert en solidarité avec les enseignants suspendus. Selon les coordinations, les dossiers des enseignants suspendus « ne justifiant pas une telle mesure disciplinaire ».

Rappelons que la série de grèves, qui a duré plusieurs mois, a entraîné une perte considérable de temps d’enseignement, affectant plus de 12.000 établissements et totalisant plus de 8 millions d’heures cumulées.

 

 

Une coordination d’enseignants appelle à une grève nationale le lundi 22 avril

Composée de la Coordination nationale des enseignants du secondaire qualifiant, de la Coordination nationale du secteur de l’éducation et de la Coordination unifiée du corps enseignant et du personnel de soutien, la Coordination التنسيق التعليمي الميداني a annoncé dans un communiqué sa décision de reprendre les manifestations. Et ce, en raison de « l’arbitraire et de l’injustice sociale, par l’exclusion des revendications de certaines catégories enseignantes actives et retraitées, ayant entraîné la suppression des revenus de dizaines de professeurs et de cadres spécialisés, sans considération pour leurs droits nationaux, humains, professionnels et le harcèlement psychologique par le sectionnement collectif subi par toutes les femmes et les hommes de l’éducation ».

La coordination a appelé les enseignants et les cadres suspendus, ainsi que les enseignants actifs et retraités, « à participer activement aux étapes provinciales, régionales et nationales, de même que toutes les structures militantes et les forces vives, et à se solidariser avec les luttes légitimes du personnel éducatif, tenant pour entièrement responsable le ministère de la poursuite de la tension dans le secteur et de l’adoption d’une politique de fuite en avant, et le maintien des décisions de suspension arbitraires et illégales et les mesures injustes qui les accompagnent ».

La coordination a enfin réclamé « la résolution de tous les dossiers revendicatifs en suspens et l’exécution de tous les accords signés pour toutes les catégories enseignantes actives et retraitées qui ont subi des retards, tout en exprimant son rejet total de toute réforme du système de retraite qui serait faite aux dépens des femmes et des hommes de l’éducation ».

Le gouvernement approuve le nouveau statut unifié des enseignants

Après plusieurs semaines de grève, le gouvernement a révisé le décret relatif au statut unifié des enseignants et y a apporté des modifications, en concertation avec les syndicats représentatifs du secteur.

Le Conseil de gouvernement réuni ce jeudi 15 février a également adopté 4 autres projets de décret relatifs aux indemnités allouées aux fonctionnaires du ministère de l’Education nationale, à l’indemnité complémentaire d’inspection, aux cours de soutien pédagogique et à la supervision de l’organisation de certains examens et concours au niveau du ministère.

Le 6e décret adopté modifie, lui, le décret relatif à l’application de la loi portant création des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF). Ce texte prévoit de confier la qualité de fonctionnaire à l’ensemble du personnel du département de l’Education nationale, y compris ceux recrutés en application des dispositions de la loi 07.00 créant les AREF.

150.000 fonctionnaires concernés

Le nouveau statut concerne 150.000 fonctionnaires, a noté le ministre de l’Education nationale lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement.

Chakib Benmoussa a également rappelé qu’une augmentation de 1.500 DH sera appliquée sur deux ans au profit de 335.000 fonctionnaires, en plus de l’ouverture de perspectives de promotion pour accéder au grade d’excellence au profit de 80.000 cadres à l’horizon 2026, dont 31.000 en 2024.

Interrogé sur le volet financier, le ministre a souligné qu’une enveloppe de 17 milliards de DH sera déployée sur les quatre à cinq prochaines années, dont environ 9 MMDH dédiés aux augmentations, en plus des indemnités complémentaires et des parcours professionnels.

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