Trophées Ana Maak : une 4ᵉ édition record pour célébrer l’esprit entrepreneurial marocain

– Quand et pourquoi les Trophées Ana Maak ont-ils été lancés, et quel est le rôle de Dar Al Moukawil dans cette initiative ?

Khalid Lakhiari – Directeur du marché Commerçants, Artisans, TPE et Entrepreneuriat au sein d’Attijariwafa bank : Pour répondre à cette question, il faut d’abord rappeler l’histoire commune qu’a toujours entretenue Attijariwafa bank avec la petite entreprise depuis plus d’un siècle. Et comme l’a rappelé M. le Président, beaucoup de grandes entreprises actuellement étaient des petites entreprises il y a peut-être 10, 20 ou 30 ans auparavant.

Ce qui a changé, c’est que, depuis une quinzaine d’années, Attijariwafa bank a lancé une offre multidimensionnelle qui s’adapte aux nouveaux besoins de l’époque et est dictée par les nouvelles donnes du 21ᵉ siècle. Puis après, nous avons renouvelé notre pacte avec la TPE en intégrant la dimension d’accompagnement non financier et nous avons lancé les centres Dar Al Moukawil qui ont donné un nouvel élan à cet accompagnement entrepreneurial pour la TPE. Nous avons mis en place des conseillers dédiés et des experts spécialisés.
Le couronnement de tout ce travail s’est cristallisé en 2018 par le lancement des trophées Ana Maak, en mettant sous les projecteurs les idées innovantes et les projets réussis partout au Maroc, pour donner l’exemple à des jeunes et à des porteurs de projets pour qu’ils puissent prendre l’exemple et oser le pas de l’entrepreneuriat.

– Comment se sont déroulées les éditions précédentes des Trophées Ana Maak et quelle est la spécificité de cette quatrième édition ?

 Les trophées sont un moment de communion avec l’écosystème entrepreneurial national qui nous permet de mettre en avant les meilleurs projets.

L’événement se déroule en trois étapes. D’abord une étape d’onboarding où on inscrit un maximum de porteurs de projets qui vont pitcher devant des jurys régionaux. Il faut dire que le nombre d’inscrits cette année est très important, puisqu’il dépasse les 11.000. Cela représente trois fois plus que l’édition précédente.
Il y a donc une tournée dans les 12 régions du Maroc où sont sélectionnés les trois premiers au niveau de chaque région. Cela fait donc 36 gagnants au niveau du Royaume.

L’étape finale consiste à faire pitcher les 12 premiers des régions devant un jury composé de personnalités du monde de l’entrepreneuriat, et qui permet de sélectionner les trois gagnants à l’échelle nationale.

En ce qui concerne les nouveautés de cette édition, je peux vous dire que c’est la première fois qu’on donne la parole au public, qui a choisi lui-même à travers les réseaux sociaux son candidat et son projet préféré, qui représente le prix du public.

– Quels critères ont permis de désigner les lauréats de cette édition, et quels prix leur ont été décernés ?

Il faut dire que c’est toujours difficile de choisir entre les projets, surtout que ce sont les 12 qui ont gagné au niveau de leur région. D’après les remontées des membres du jury, les projets sont très intéressants et la compétition était très dure entre les candidats.
Concernant les critères, il y a bien entendu la rentabilité et la viabilité du projet, mais aussi l’innovation et l’impact social et économique local et régional.

Les prix sont allés jusqu’à 100.000 dirhams pour le volet pécuniaire. Mais il n’y a pas que cela. Nous avons prévu d’ouvrir des comptes gratuits pour les lauréats et de les référencer parmi les fournisseurs d’Attijariwafa bank. Par ailleurs, nous allons leur assurer un accompagnement avec les centres Dar Al Moukawil jusqu’à la mise en place et le développement de leur projet.

– Un mot pour encourager ceux qui hésitent encore à se lancer dans lentrepreneuriat ?

Actuellement, l’environnement est plus propice que jamais pour entreprendre, pour se lancer dans l’entrepreneuriat. L’importance et la profusion des projets lancés par l’État, par les institutions nationales et internationales vont tous dans le sens de promouvoir l’entrepreneuriat. Tout cet écosystème et toute cette énergie nationale plaident pour un moment privilégié pour se lancer, créer son propre projet et créer son auto-emploi dans les plus brefs délais.

Tamwilcom poursuit son roadshow régional à Laâyoune sous le signe de l’investissement durable

Cette rencontre, qui a réuni les acteurs de l’écosystème du financement de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra ainsi que plusieurs partenaires institutionnels clés, illustre l’engagement renouvelé de Tamwilcom à renforcer l’ancrage territorial de ses dispositifs en vue de faciliter l’accès des TPME locales au financement, stimuler l’investissement durable et œuvrer pour l’émergence d’une économie régionale plus forte et plus dynamique, peut-on lire dans un communiqué.

La présence de Said Jabrani, directeur général de Tamwilcom, à cette escale de Laâyoune traduit l’importance stratégique accordée par l’institution aux provinces du Sud, en tant que territoires à fort potentiel de développement, poursuit la même source. Il a souligné à cette occasion : « La tenue de cette escale de notre roadshow régional ici à Laâyoune reflète notre conviction profonde que les provinces du Sud sont au cœur de la dynamique d’investissement et de développement durable que connaît notre pays. Tamwilcom réaffirme aujourd’hui sa volonté d’accompagner plus étroitement les acteurs économiques locaux, de renforcer l’impact de ses interventions et de contribuer activement à l’émergence d’un tissu entrepreneurial solide, inclusif et durable ».

Dans le cadre de ses interventions, Tamwilcom a permis de mobiliser un volume de financements de plus de 1,2 milliard de DH au cours de l’année 2024, et ce au profit de plus de 1.600 entreprises dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab. Les secteurs les plus concernés sont le commerce, le BTP et l’industrie agro-alimentaire, confirmant la diversité et le dynamisme du tissu économique régional.

Rappelons que le roadshow régional de Tamwilcom, lancé le 7 mai dernier et qui a déjà parcouru six régions du Royaume, est une occasion pour apporter aux acteurs locaux tout l’éclairage nécessaire sur l’offre-produits de garantie et de cofinancement. Il ambitionne par ailleurs d’instaurer une dynamique nationale de concertation et de mobilisation autour des enjeux d’accès au financement, de transformation économique durable et de valorisation des spécificités régionales.

Entrepreneuriat. « À 5 ans, j’étais au souk avec mon père. À 8 ans, je pensais à monter mon propre business » (Noureddine Zine)

Plongé très jeune dans l’univers du commerce informel, Noureddine Zine garde de ses premières années une relation intuitive avec l’entrepreneuriat.

« Depuis l’âge de 5 ans, j’allais au souk avec mon père, mais je n’allais à l’école que deux fois par semaine. Quand j’ai eu 8 ans, je me suis mis à penser à monter un business personnel. J’ai alors commencé à acheter et à revendre de petits articles », raconte-t-il.

À seulement 9 ans, Noureddine Zine a pris une décision rare pour un enfant de son âge : quitter El Jadida, sa ville natale, et tenter sa chance, seul, à Casablanca.

« Un jour, quand j’avais 9 ans, j’ai dit à mon père que nous étions vingt frères et sœurs, que les conditions étaient défavorables, et je lui ai demandé de me permettre de partir à Casablanca pour chercher une opportunité. J’y suis arrivé et j’ai loué une chambre à 60 DH par mois. Petit à petit, j’ai accédé au marché de gros, où j’achetais et je distribuais aux vendeurs de détail. Comme ça, je pouvais dégager un profit de 20 à 25 DH, parfois 30 DH par jour, ce qui était un montant respectable à l’époque », explique-t-il.

« Après m’être fait un nom au Garage Allal et avoir gagné le respect des grands commerçants, notamment grâce à mon sérieux, ils ont commencé à me faire des facilités. Cela m’a permis d’avancer rapidement dans le monde du business ».

Cosumar, le tournant

À la fin des années 1980, Noureddine Zine entre dans un circuit bien particulier : celui des bons d’achat de sucre, délivrés sous agrément.

« Les gens qui avaient un agrément pouvaient acheter les bons Cosumar et les revendre. Chaque opération permettait de dégager un profit de 100 à 150 DH. J’ai fait mon entrée dans ce marché, et nous étions au total 23 personnes à exercer cette activité. Petit à petit, je suis devenu le plus important parmi ces 23 commerçants », confie-t-il.

« Dans les années 1990, le chiffre d’affaires tournait autour de 2 milliards de DH, mais ce business dépendait des personnes disposant de l’agrément. Je me suis alors rendu compte que cette activité autour de Cosumar était limitée, et qu’un jour elle disparaîtrait. J’ai donc commencé à réfléchir à un business personnel dans le domaine de la distribution. J’ai acheté un premier camion, puis un deuxième, puis un troisième. En 2001, j’ai commencé à travailler avec Lesieur et d’autres marques. Cependant, la distribution s’est elle aussi révélée limitée, et c’est là que j’ai commencé à penser à l’industrie ».

Le passage à l’industrie

En rachetant une marque qu’il distribuait, Noureddine Zine amorce une montée en puissance industrielle, dans un secteur encore peu structuré à l’époque.

« En 2008, j’ai fait mon premier pas dans la minoterie. Avant cela, je faisais la distribution de la marque Tria, que j’ai fini par racheter. Actuellement, je fais l’écrasement de plus de 2.000 tonnes par jour. Aujourd’hui, je suis le deuxième producteur de couscous au Maroc, et le premier pour les pâtes. Nous faisons également de la biscuiterie, du snacking, des cornflakes, des chips, etc. ».

Selon Noureddine Zine, c’est à travers son activité de distribution qu’il repère l’opportunité d’acquérir une entreprise à fort potentiel : Savola.

« En 2022, je faisais la distribution de l’huile pour des associations émiraties qui mènent des actions caritatives pendant le mois de Ramadan. Lors d’une de nos rotations, il s’est avéré que Savola n’avait pas de stock. J’ai appelé sur place son directeur, et je lui ai demandé de me vendre la société. C’est ce qui a été fait. À l’époque, Savola vendait 3.000 tonnes. Aujourd’hui, je l’ai portée à 10.000 tonnes ».

Le fondateur du groupe Zine Capital Invest résume le secret de sa réussite en un seul mot : l’optimisme.

« Quand je me réveille, je suis toujours optimiste. Je crois que la journée va être pleine de succès, et je ne pense jamais de manière pessimiste ».

Entrepreneuriat. « La seule et unique solution pour faire grandir une entreprise, c’est le cash » (Moncef Belkhayat)

La séquence a été centrée sur les parcours de développement, de la très petite à la grande entreprise, ainsi que sur les dynamiques de croissance et la transmission d’entreprises familiales.

Moncef Belkhayat, PDG du groupe Dislog, a ouvert la séquence témoignages d’entrepreneurs en soulignant que le travail qui a été fait pour la grande entreprise n’a pas été fait de manière similaire pour la petite entreprise.

« Nos gouvernements successifs ont beaucoup travaillé pour la grande entreprise et pas assez pour la petite et moyenne entreprise, soyons clairs. Ces petites et moyennes entreprises sont souvent dans l’informel, et la question qu’on doit poser est : pourquoi la grande entreprise est-elle structurée et un contributeur important de l’impôt au Maroc ? et pourquoi la petite et moyenne entreprise est complètement en dehors du circuit ? Et puis il y a une partie de la petite et moyenne entreprise qui entre un peu dans le circuit à travers le programme de l’auto-entrepreneur ».

Pour ce qui est de son expérience, Moncef Belkhayat a évoqué un parcours de vingt ans d’entrepreneuriat.

« Il y a vingt ans, j’étais petit entrepreneur. J’ai commencé par créer une holding avec une seule personne, un seul employé. Après vingt ans, nous sommes plus de 5.000 employés, 23 filiales, avec un chiffre d’affaires global consolidé de 6,5 MMDH, opérant dans 10 pays dans le monde ».

Cash, mindset et réseautage : les ingrédients du succès

Moncef Belkhayat n’a pas manqué de partager ce qu’il considère comme la clé de la croissance d’une entreprise : le cash.

« Soyons clairs, la seule et unique solution pour faire grandir une entreprise, c’est le cash. Si vous ne sécurisez pas l’accès au financement, vous ne pouvez pas y arriver », précise-t-il.

« Ma première opération a été d’acheter Dislog. Il s’agit d’un achat, pas d’une création. J’ai acheté Dislog il y a vingt ans à un coût de 4 MDH… J’étais cadre, très bien payé, et après quatorze années d’expérience, j’ai fait un cycle exécutif dans une université américaine et j’ai rencontré des professeurs qui m’ont expliqué que la meilleure manière d’être épanoui, c’est de devenir entrepreneur. Je suis revenu quatre mois plus tard avec l’idée de le devenir », poursuit le PDG de Dislog.Mindset d’entrepreneur : faire des sacrifices et prendre des risquesPour Moncef Belkhayat, tout le monde n’est pas fait pour être entrepreneur. Il s’agit d’un état d’esprit, d’un mindset caractérisé par une appétence pour le risque.

« Faire des sacrifices, prendre des risques, accepter de contracter des crédits et de payer des intérêts. Il y a des jeunes qui considèrent que prendre un crédit et payer des intérêts est haram. D’ailleurs, j’invite la CGEM et le GPBM à ouvrir un débat national sur le fait de savoir si prendre un crédit est halal ou haram« .

Moncef Belkhayat revient ensuite sur l’importance du réseautage et de la qualité des relations professionnelles.

« Il y a vingt ans, acquérir des entreprises n’était pas finançable, c’était un instrument compliqué. Je parle à beaucoup de jeunes, je leur dis : avant de vous lancer dans l’entrepreneuriat, construisez votre réseau… et à partir de là, on peut se faire aider. Je me suis fait aider par Saâd Bendidi, qui était mon président à Méditel et qui m’a aidé à obtenir le crédit pour acheter Dislog », conclut-il.

L’EMI Entrepreneurial Summit, un espace d’échanges et de solutions pour les entrepreneurs en herbe

Organisée par Enactus EMI, cette nouvelle édition de l’EMI Entrepreneurial Summit se veut un levier pour l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes au Maroc.

À travers une série de conférences et d’ateliers pratiques, l’événement réunira des étudiants, des experts, des lauréats de l’EMI et des alumni Enactus autour de thématiques actuelles et porteuses :

Ces échanges permettront aux participants d’explorer des solutions concrètes, d’acquérir des outils et de renforcer leurs compétences en matière de création de projets à impact, indique un communiqué des organisateurs.

Au-delà d’un simple événement, le sommet se positionne comme un espace de synergie, où l’audace, la solidarité et l’engagement se rencontrent pour bâtir un avenir durable, porté par le potentiel de la jeunesse marocaine, conclut le communiqué.

Clôture du FIAD 2024 : quatre jeunes entrepreneurs récompensés

Sélectionnés par un jury présidé par Noufissa Kessar, directrice générale adjointe du groupe Al Mada, ces trophées viennent consacrer « l’excellence, l’innovation et l’originalité de projets venus de plusieurs pays du continent africain ».

Voici la liste des quatre jeunes entrepreneurs ayant été primés :

– 1er prix d’un montant de 250.000 DH, décerné à Congo Plast, une entreprise congolaise dirigée par Henri Diele, utilisant une technologie de pointe pour la collecte et le recyclage des déchets plastiques.

– 2e prix d’un montant de 200.000 DH, remis à Deepecho, une entreprise marocaine dirigée par Youssef Bouyakhf, utilisant l’intelligence artificielle pour améliorer les diagnostics prénataux.

– 3e prix d’un montant de 100.000 DH, décerné à Innovative Clan, une entreprise camerounaise dirigée par Ako Joelle Agborndang, ayant développé des solutions de paiement numérique pour le secteur éducatif.

– prix « coup de cœur » du jury d’un montant de 50.000 DH, remis à Gaz-Tech, une entreprise congolaise dirigée par Andress Bellina Loemba, proposant un service à destination des familles congolaises défavorisées de vente et de paiement mobile du Gaz-GPL à l’utilisation.

« Convaincue du potentiel de l’entrepreneuriat pour le développement socio-économique du Maroc et du Continent, la fondation Al Mada déploie depuis de nombreuses années plusieurs programmes en faveur de la promotion de l’entrepreneuriat sous toutes ses formes, mettant l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains, au cœur de ses priorités », a déclaré Hassan Ouriagli, président directeur général du groupe Al Mada, cité dans un communiqué.

Une cérémonie a également été consacrée à la remise des Trophées de la Coopération Sud-Sud. Ces trophées ont été décernés après délibération d’un jury composé des présidents des patronats de différents pays africains. Il s’agit du :

– prix Gold, décerné à Tijani Ben Al Houssein, CEO Star Oil, qui opère dans la distribution de produits pétroliers basé en Mauritanie et présente dans plusieurs pays d’Afrique.

– prix Silver, remis à Hassan Dakhlallah, CEO PORTEO BP, une entreprise ivoirienne engagée depuis plusieurs années dans le développement des infrastructures routières.

– prix Bronze, remis à Nouzha Taarji, directrice générale Energy Transfo, qui opère dans l’efficience énergétique au Maroc et dans plusieurs marchés d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.

Lors de la cérémonie de clôture, un prix d’honneur a été décerné à Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf.

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La CGEM organise la 4e édition de la Rencontre des entrepreneurs francophones à Marrakech

Ce forum économique international est organisé cette année par la CGEM en partenariat avec l’Alliance des patronats francophones (APF). Il connaîtra la participation de délégations économiques de 35 pays conduites par les présidents des patronats francophones membres de l’APF, dont la CGEM est secrétaire générale.

La REF Francophone se donne pour mission de mettre en lien les entreprises de tous les pays francophones pour dynamiser les échanges commerciaux et favoriser les investissements.

Après Paris, Abidjan et Québec, la REF de Marrakech se veut aussi une plateforme d’échanges entre chefs d’entreprise et institutionnels autour de sujets comme le renforcement de la compétitivité des PME, la promotion du commerce et la libre circulation des biens et services, les défis logistiques et de connectivité, la croissance des entreprises dans un monde en perpétuelle mutation ou encore les réponses aux défis posés par les évolutions numériques et l’intelligence artificielle.

La Berd lance un programme de 1,1 MMDH en soutien aux jeunes entrepreneurs marocains

Dans un communiqué, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) précise que ces six institutions financières sont éligibles pour rétrocéder ces financements aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des jeunes, sur une période de cinq ans.

Les institutions financières bénéficieront également d’une rémunération basée sur les résultats pouvant atteindre jusqu’à 2%.

Lors de la cérémonie de lancement du programme « Youth in Business », la Berd a signé son premier prêt de 20 millions d’euros (220 MDH) avec le Crédit immobilier et hôtelier (CIH Bank) au titre du programme Youth in Business.

CIH Bank bénéficiera d’un programme d’assistance technique et d’incitations pour développer une stratégie dédiée à mieux servir les entreprises dirigées par des jeunes, explique la Berd.

Dans le cadre de cette nouvelle initiative, les MPME privées, gérées par des entrepreneurs de moins de 35 ans, seront également éligibles à des conseils et des services personnalisés de renforcement des capacités.

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20 femmes entrepreneures marocaines seront sélectionnées pour le programme Industry’ELLE

Dans un communiqué, LaStartupStation a annoncé un partenariat stratégique avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) pour soutenir le programme Industry’ELLE au Maroc. Il s’agit d’un projet innovant conçu pour les femmes entrepreneures marocaines passionnées par les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM), indique la même source.

« Ce programme à dimension régionale couvre plusieurs pays, à savoir le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, le Liban, la Palestine, et la Tunisie, dans le cadre de la phase II du projet PWE de l’ONUDI. Il soutiendra 20 jeunes femmes entrepreneures des 12 régions du Royaume dans leur processus de création d’entreprise dans les domaines STEM », renseigne le communiqué.

La même source fait savoir que le programme comprend un programme d’idéation, un concours national de présentation d’idées, avec les deux championnes nationales qui participeront à une compétition régionale de pitch à l’Union pour la Méditerranée (UpM) et au Forum des femmes entrepreneures de l’ONUDI le 7 juin 2023 à Tunis.

Le programme Industry’ELLE vise à créer un environnement dynamique pour l’entrepreneuriat féminin, lever les barrières financières et multiplier les opportunités pour les entreprises dirigées par des femmes dans la région MENA.

Ce programme est destiné aux femmes de moins de 30 ans basées au Maroc, avec un background technique ou une formation liée aux domaines STEM, afin de proposer une idée d’entreprise ou de projet qui aborde un enjeu industriel pertinent. De plus, les participantes doivent également être disponibles pour participer à toutes les étapes du programme.

Forsa 2 : 134.000 candidatures en trois semaines

Les 134.000 participations couvrent l’ensemble des secteurs d’activités, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire, le e-commerce et le commerce, le tourisme et loisirs et la restauration, précise le ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire.

Près des deux tiers des candidatures sont des projets non encore créés qui nécessiteront un accompagnement de la phase d’idéation jusqu’à la mise en œuvre effective du projet, note la même source.

Les prochaines étapes porteront sur le traitement des candidatures par le centre de Relation Client, qui vérifiera la complétude et l’exhaustivité des données fournies par les candidats. Les candidatures retenues seront par la suite affectées aux incubateurs du programme pour l’évaluation technique des projets.

Pour rappel, Forsa 2023 prévoit l’accompagnement et le financement de 10.000 porteurs de projets.

(Avec MAP)

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Comment l’Anapec compte s’ériger en nouvel acteur de l’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat et l’auto-emploi forment désormais un métier à part entière pour l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), a déclaré Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, à l’occasion de sa participation à la 1re édition des Rencontres de l’entrepreneuriat et de la TPE, ce 6 février.

Cet événement a connu l’annonce officielle du plan « Génération entrepreneurs » qui prévoit l’accompagnement de 100.000 porteurs de projets, auto-entrepreneurs et très petites entreprises (TPE). Au menu également : un atelier de travail pour avancer sur la conception du dispositif d’accompagnement prévu par ce programme.

Contacté par Médias24, le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences nous précise que le plan « Génération entrepreneurs » se fonde sur six chantiers structurants dont :

Les instructions de Sekkouri à l’Anapec

En ce qui concerne le financement, le ministre a annoncé lors de son allocution avoir donné ses instructions pour signer des conventions avec toutes les banques de la place. « L’Anapec doit s’imposer par la qualité de son accompagnement et la qualité de son sourcing », estime-t-il. Le but étant d’ériger cette agence publique en un acteur à même d’avoir un effet d’entraînement sur tout l’écosystème.

Il a souligné l’importance de s’appuyer sur des partenaires locaux et régionaux, qu’ils soient publics ou privés, dont les prestataires de services aux entreprises, les incubateurs, etc. Des cahiers des charges seront établis pour sélectionner ces partenaires sur des normes de qualité.

Dans un esprit de complémentarité et de synergie, Younes Sekkouri a appelé l’Anapec à dialoguer avec les autres secteurs gouvernementaux, afin d’insuffler une valeur ajoutée à l’offre de services déjà existante. Il a également souligné la nécessité de construire des canaux avec un autre secteur qu’il gère, celui de la formation professionnelle, qui peut représenter un vivier d’entrepreneurs en devenir.

D’un autre côté, il a appelé à promouvoir la culture de l’entrepreneuriat auprès du personnel de l’Anapec, les directeurs d’agence en premier, et à adopter une certaine agilité et empathie envers les entrepreneurs, étant donné la particularité de cette population. En effet, celle-ci peut être confrontée à des difficultés économiques et sociétales méconnues des personnes n’ayant pas expérimenté l’entrepreneuriat.

Les défis d’un dispositif en cours d’élaboration

Lors du lancement de l’atelier sur la construction de l’offre « Génération entrepreneurs », le directeur général par intérim de la l’Anapec, Noureddine Benkhalil, a rappelé que ce plan adoptait une approche inclusive, ciblant également les femmes actives, les personnes en situation d’handicap, les anciens détenus, les migrants régularisés, les Marocains du monde, le saisonniers qui travaillent à l’international, etc.

Il estime que le dispositif, qui comprendra des aspects en rapport avec le digital, l’espace physique, les ressources humaines, les partenariats et l’écosystème, devra être normalisé, mais sans être uniforme. L’idée est de garantir une certaine qualité, tout en laissant une marge de manœuvre pour adapter le dispositif au niveau des territoires.

L’offre de services comportera un accompagnement qui sera assuré par des conseillers spécialisés, dédiés à temps plein. Reste à définir leur profil et leurs compétences.

Le dispositif comprendra également des espaces physiques dédiés, appelés « Mouqawil Lab », en plus des agences d’accueil qui devront atteindre à terme le nombre de 300, notamment à travers les partenariats au niveau territorial.

Le directeur général par intérim de l’Anapec a aussi insisté sur l’importance de créer des partenariats, de participer à la construction de l’écosystème et de mobiliser les financements propres au territoire.

Le sourcing entrepreneurial, c’est-à-dire le recrutement des profils d’entrepreneurs à accompagner, requiert une attention particulière. Noureddine Benkhalil a précisé qu’il n’était pas facile de les cibler, ajoutant que l’expérience avait démontré que pousser quelqu’un à se lancer dans l’entrepreneuriat, à l’encontre de ses aspirations, ne donnait pas de bons résultats.

Enfin, il a souligné l’importance d’adapter la pédagogie d’accompagnement aux différents profils d’entrepreneurs. « L’accompagnement d’une personne qui lance une startup n’a rien à voir avec celui de quelqu’un qui a niveau scolaire très bas. »

Des centres d’appui à l’entrepreneuriat à l’étude par le CRI de Marrakech-Safi

D’après le Centre régional d’investissement (CRI) de Marrakech-Safi, environ 50% de la population âgée de 15 ans ou plus est inactive, dont 70% de femmes et 57,8% de citadins. Par conséquent, le CRI envisage la mise en place et l’opérationnalisation de centres d’appui à l’entrepreneuriat et au développement économique et local (CAEDEL). Un appel à manifestation a été lancé dans ce sens lundi 30 mai.

Au total, 15.000 bénéficiaires sont ciblés dont 3.000 femmes. Ils sont répartis entre Marrakech (3.750), Safi (2.250), Al Haouz (2.250), El Kelâa des Sraghna (2.250), Chichaoua (1.500), Essaouira (1.500), Rhamna (750) et Youssoufia (750).

Ces centres d’appui permettront de centraliser les offres d’emplois disponibles dans l’écosystème de Marrakech-Safi et sur l’ensemble du territoire national. Seize études de marché ou de filière seront réalisées pour cerner les secteurs d’activité prometteurs.

Les données collectées sont destinées à concevoir des business plans types en rapport avec les principales filières. L’objectif est d’orienter les bénéficiaires des CAEDEL vers les chaînes de valeur locales à haut potentiel de création de valeur et d’emploi, via une plateforme en ligne.

Un accompagnement des jeunes porteurs de projets est également programmé pour lancer leurs entreprises. Les entrepreneurs sont aussi concernés afin d’améliorer le fonctionnement de leurs structures dans une perspective de pérennisation et de développement.

En ce sens, des synergies seront développées avec les acteurs de l’écosystème régional publics, associatifs et privés, à travers la création d’espaces de travail en « coworking ». Un mode qui favorise le réseautage et le partage d’informations.

Les centres d’appui à l’entrepreneuriat et au développement économique et local font partie du projet d’insertion économique des jeunes, mis en place en collaboration avec la Banque mondiale.