Un dépôt de matériel de secours et d’hébergement des sinistrés bientôt achevé à Errachidia

Les travaux concernés par cet appel d’offres incluent le gros œuvre, l’aménagement extérieur, ainsi que l’ensemble des installations techniques (électricité, télécommunications, vidéosurveillance, détection incendie, climatisation et ventilation). Ils portent également sur la réalisation d’un quai de chargement et la pose des revêtements de sols et murs.

L’estimation des coûts des prestations est de 10,3 millions de DH pour un délai d’exécution de 8 mois.

L’objectif de cette infrastructure est de réduire les délais d’acheminement de l’aide et de prise en charge de la population en cas de catastrophe.

Mines. Aya Gold & Silver révèle une nouvelle extension du corridor polymétallique de Boumadine (Errachidia)

La compagnie minière Aya Gold & Silver souhaite être décisive cette année sur le site de Boumadine situé au sud de Tinejdad. La compagnie canadienne compte étendre la superficie de la minéralisation polymétallique connue, tant latéralement qu’en profondeur, afin de préparer une évaluation économique préliminaire courant 2026.

Les récents sondages réalisés dans la zone de Tizi ont révélé des minéralisations à haute teneur, permettant d’étendre le corridor minéralisé de 200 mètres. Cette découverte porte désormais la longueur totale de l’empreinte minéralisée de Tizi à 2,2 kilomètres, rapporte un communiqué de l’entreprise publié ce 8 avril 2025.

Durant cette année, 117 sondages carottés ont été réalisés dans le prospect de Boumadine dans l’extension latérale du corridor principal (zone Nord), des zones Tizi et zone Nord-est, totalisant 46.207 mètres.

Les résultats obtenus attestent de l’extension potentielle des minéralisations à haute teneur, qui reste ouverte dans toutes les directions. Une découverte significative a été faite lors de cette campagne d’exploration : dans les veines orientées est-ouest où un sondage a révélé une minéralisation à très haute teneur, titrant 1.123 g/t d’argent et 5,32% de plomb sur une longueur de 1,7 m.

Au niveau du corridor principal de Boumadine, cette campagne de forage a permis de découvrir des intersections additionnelles. Le sondage le plus significatif a recoupé 334 g/t d’équivalent argent sur une étendue de 16,8 m (1,39 g/t d’or, 98 g/t d’argent, 3,2% de zinc, 1,8% de plomb), avec une intersection d’environ 4,1 m titrant 476 g/t d’équivalent argent (1,39 g/t Au, 98 g/t Ag, 3,2% Zn, 1,8 % Pb).

« Nous sommes très heureux des résultats de forage à haute teneur publiés aujourd’hui, particulièrement ceux des sondages BOU-DD24-440 et BOU-DD24-450, qui confirment la continuité de la zone principale à Boumadine. L’extension vers le nord de la zone Tizi met encore plus en évidence le fort potentiel de croissance des ressources », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

En parallèle de cette campagne de forage, les travaux de cartographie et d’échantillonnage sélectif ont permis d’identifier plusieurs nouvelles cibles d’exploration, dont cinq cibles régionales présentant une extension latérale potentielle de 20 km. Ces cibles feront l’objet d’une vérification dans les prochains mois. Il est à noter que les analyses des échantillons sélectionnés ont révélé des teneurs particulièrement élevées, notamment des concentrations en cuivre atteignant 34,5% et des teneurs en argent allant jusqu’à 210 g/t.

« Les résultats positifs de la cartographie et des échantillons choisis ont permis d’identifier plusieurs cibles de forage prometteuses au sud et à l’est, renforçant le potentiel exceptionnel à l’échelle du district à Boumadine. Nous avons identifié un potentiel sur plus de 20 km d’étendue latérale, et nous avons hâte de faire avancer ces cibles au cours des prochains mois », a précisé Benoît La Salle.

Sur la base des campagnes des années précédentes, la dernière estimation des ressources de Boumadine, datée de mars 2025, évalue la présence d’une ressource minérale indiquée (estimation plus fiable que l’estimation des ressources, mais moins précise que celle des réserves) à 5,2 Mt, avec une teneur de 91 g/t d’argent, 2,78 g/t d’or, 2,8% de zinc et 0,85% de plomb, soit environ 15,1 millions d’onces d’argent, 449.000 onces d’or, 145.000 t de zinc et 44.000 t de plomb.

Au cours de l’année, Aya Gold & Silver prévoit d’investir environ 28 millions de dollars américains (forages, cartographie, prospection minière…) pour intensifier les travaux d’exploration sur le site de Boumadine. Près de 50% du budget sera consacré au corridor principal et à la zone de Tizi, dans le but d’étendre les minéralisations connues le long du corridor et en profondeur. L’objectif final est de faire progresser le projet vers une évaluation économique préliminaire, début 2026, qui permettra d’avoir une première idée sur la possibilité de construire une mine dans cette région.

Faculté de médecine et de pharmacie d’Errachidia : les terrassements généraux confiés à la société 2R MA

Un autre marché attribué dans le cadre de la construction de la faculté de médecine et de pharmacie d’Errachidia.

L’Agence nationale des équipements publics (ANEP), maître d’ouvrage, vient de confier les travaux de terrassements généraux à la société 2R MA pour une offre de plus de 7,8 millions de dirhams.

24 soumissionnaires, dont deux groupements, ont présenté des offres pour ce marché, mais celle de 2R MA, une SARL domiciliée à Tiflet, a été jugée l’offre « économiquement la plus avantageuse ».

La maquette du projet de la Faculté de médecine et de pharmacie d’Errachidia

Selon les estimations officielles, avancées en juin 2023 lors d’une visite dans la région d’Aziz Akhannouch, la future faculté de médecine et de pharmacie d’Errachidia coûtera au total 445 MDH et fournira quelque 4.500 sièges pédagogiques.

Tamwilcom inaugure un nouveau Centre d’affaires à Errachidia, le 10e au Maroc

La cérémonie d’inauguration, qui s’est déroulée en présence des principaux partenaires du secteur financier, a été présidée par le directeur général de Tamwilcom, Hicham Zanati Serghini.

Cet évènement a par ailleurs permis de souligner l’engagement de Tamwilcom en faveur du développement du tissu économique à l’échelle régionale ainsi que le rôle que devra jouer cette nouvelle structure auprès des partenaires financiers en vue de faciliter l’accès des TPME locales au financement, stimuler la création d’entreprises et dynamiser l’investissement, indique un communiqué de Tamwilcom.

À la suite de cette cérémonie d’ouverture, Tamwilcom a organisé la 10e et dernière escale de son Roadshow régional 2024 dédié aux partenaires financiers. La rencontre a été l’occasion d’échanger sur les spécificités de la région et les besoins des entreprises en matière de financement, tout en apportant tout l’éclairage nécessaire sur l’offre-produits de Tamwilcom et l’ensemble des dispositifs de garantie et de financement disponibles pour soutenir les projets des TPME, ajoute le communiqué.

Inondations dans le sud-est du Maroc : 2,5 MMDH pour la réhabilitation des zones sinistrées

Selon un communiqué des services du chef du gouvernement, ce programme vise la réhabilitation des zones sinistrées dans les provinces d’Errachidia, Midelt, Ouarzazate, Tinghir, Zagora, Figuig, Jerada, Taroudant, Tata, Tiznit, Guelmim et Assa Zag, pour un budget prévisionnel d’environ 2,5 milliards de DH.

La même source indique que « le gouvernement a mobilisé tous les moyens humains et logistiques pour répondre de manière rapide et efficace aux besoins de la population sinistrée, et mis à contribution les différents  départements ministériels concernés afin d’assurer la bonne mise en œuvre de ce programme ambitieux ».

« Conformément à ce programme, un soutien et un accompagnement seront mis en place pour la reconstruction et la réhabilitation des édifices et habitations sinistrés, ainsi que la réhabilitation de l’infrastructure routière et des réseaux de télécommunications, de distribution d’électricité et d’eau potable, et des réseaux d’assainissement« , poursuit le communiqué.

Ce programme vise également à soutenir les activités agricoles dans les zones sinistrées, notamment à travers la réfection des ouvrages de petite et moyenne hydraulique et le soutien aux éleveurs qui ont perdu leurs troupeaux du fait des inondations, afin de permettre une reconstitution du cheptel dans ces régions.

« Le lancement du programme de réhabilitation des zones sinistrées par les inondations dans le sud-est du Royaume consacre l’esprit d’engagement et de responsabilité qui fonde l’action du gouvernement et son attachement à la proximité et à l’écoute permanente des besoins de la population », conclut la même source.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/09/16/analyse-comprendre-le-passe-des-crues-catastrophiques-du-maroc/

https://medias24.com/2024/09/23/10-morts-et-8-portes-disparus-dans-les-crues-doued-tata/

Un plan d’urgence pour réparer les dégâts causés par les dernières pluies sur les infrastructures agricoles

Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts s’est rendu le mardi 10 septembre 2024 dans la province de Ouarzazate pour constater l’impact des dernières précipitations sur l’agriculture dans les zones touchées, indique un communiqué de son département.

Mohammed Sadiki s’est arrêté au niveau du site Oum Rman relevant de la commune territoriale de Ghessate pour constater la nature et l’ampleur des dégâts enregistrés. Au niveau de ce site, les dégâts ont affecté principalement les infrastructures hydrauliques (seguias, murs de protection, siphons,…) et l’arboriculture fruitière, notamment l’olivier, le figuier, le palmier dattier et les cultures annuelles, note le ministère.

40 MDH pour les actions urgentes de réparation

Le ministre a tenu une réunion avec les membres du bureau de la Chambre régionale d’agriculture représentant toutes les provinces de Drâa-Tafilalet, en la présence du gouverneur et du président de la région, ainsi que des responsables du ministère. Cette rencontre a porté sur la situation liée à ces conditions climatiques particulières dans les provinces de Ouarzazate, Tinghir, Zagora, Errachidia et Midelt, et à son impact sur l’agriculture.

Le ministère affirme avoir dépêché ses services immédiatement après le passage des intempéries pour estimer les dégâts. Sur la base de ce diagnostic, un programme d’action a été arrêté. Ce dernier a été présenté lors de la réunion, puis lancé pour réparer les infrastructures endommagées par les averses en vue d’atténuer l’impact des dégâts au niveau des provinces de Ouarzazate, Tinghir, Errachidia, Midelt et Zagora.

Un montant de de 40 millions de DH sera alloué, dans un premier temps, aux actions urgentes de réparation des dégâts à l’échelle de la région. Un autre programme est en cours d’élaboration pour la province de Tata, qui a été frappée par des crues importantes.

Les averses orageuses enregistrées depuis le 23 août ont provoqué des crues intenses au niveau des oueds des provinces de Ouarzazate et Tinghir. Les précipitations ont atteint des records au niveau de certains sites, notamment dans la commune territoriale de Tagounite dans la province de Zagora.

Les crues ont affecté les cultures et les infrastructures hydro-agricoles des exploitations situées en bordure des oueds. Les crues ont ainsi causé des dégâts sur des arbres fruitiers (palmier dattier, pommier, olivier, figuier, …) et des cultures de maïs, de maraîchage et de fourrage, poursuit le ministère de tutelle.

Les dégâts causés aux infrastructures hydro-agricoles à l’échelle de la région ont porté notamment sur la détérioration de 29,7 km de seguias, 6 km de routes rurales et pistes agricoles, des équipements hydromécaniques, des équipements d’énergie solaire et des stations de pompage.

Les crues ont toutefois eu un impact très positif sur le remplissage des barrages (barrage Mansour Eddahbi, barrage Moulay Ali Chrif, barrage Agdez, barrage Kaddoussa, barrage Hassan Addakhil), sur l’irrigation des périmètres de petite et moyenne hydraulique (PMH), sur la nappe phréatique et sur le couvert végétal.

1,4 MMDH pour la mise en œuvre d’une série de projets dans la région de Drâa-Tafilalet

Les travaux de cette session, présidés par le président de ce conseil, Hro Abrou, en présence du wali de la région de Drâa-Tafilalet, gouverneur de la province d’Errachidia, Bouchaab Yahdih, ont été marqués par l’adoption d’un projet de convention visant l’élargissement et le renforcement de la route nationale 10 reliant Boumalne Dadès à Kelâat M’Gouna, sur une longueur de 16 km.

Au cours de cette réunion, à laquelle ont pris part les gouverneurs des provinces de Tinghir, de Midelt et de Zagora, les membres du conseil ont donné leur feu vert à un projet de convention portant sur l’entretien de la route périphérique entre Boumalne Dadès et Kelâat M’Gouna.

Cette instance élue a également approuvé un projet de convention pour la construction de la gare routière de Kelâat M’Gouna, dans la province de Tinghir, avant de valider le contrat d’application régional de la Feuille de route stratégique de relance du tourisme à l’horizon 2026.

Il a été procédé, par ailleurs, à l’examen et l’adoption de plusieurs projets de conventions visant le renforcement de l’attractivité touristique des communes de Jorf et Goulmima dans la province d’Errachidia, ainsi que des communes de Zagora et d’Agdz au niveau de la province de Zagora.

Dans le volet social, les membres du conseil ont approuvé un projet de convention portant sur l’acquisition de cinq unités médicales mobiles en vue de renforcer les services médicaux de proximité au niveau de la région.

Sur le plan culturel, le conseil a approuvé deux conventions destinées à la réhabilitation et l’équipement des centres culturels et maisons de jeunes (Dar Chabab) dans la province de Zagora, ainsi que l’organisation du Festival national des arts d’Ahwach à Ouarzazate dans le cadre d’un partenariat liant le conseil régional et le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication.

D’autre part, le conseil a approuvé des conventions visant la mise en œuvre de projets d’assainissement liquide dans les provinces de Midelt, de Zagora et d’Errachidia, dans le cadre du Programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées.

« Cette session ordinaire a été marquée par l’adoption de 17 points à l’ordre du jour portant principalement sur des conventions de partenariat pour la mise en œuvre d’une série de projets d’un coût total de plus de 1,4 milliard de dirhams », a souligné le président du conseil régional de Drâa-Tafilalet, Hro Abrou.

Concours architectural pour la conception de la nouvelle faculté de médecine d’Errachidia

Afin de répondre aux besoins régionaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, il a été envisagé d’établir un campus universitaire de grande importance au sein de la ville d’Errachidia, comprenant en priorité la création d’une faculté de médecine et de pharmacie.

Se déployant sur un terrain d’environ 54 ha, ce projet revêt un double objectif : d’une part, doter la ville d’Errachidia d’un complexe universitaire de référence à l’échelle nationale, regroupant diverses structures pédagogiques et des installations de soutien à la vie étudiante, en érigeant dans une première phase la faculté de médecine et de pharmacie d’Errachidia ; et d’autre part, l’équiper en conséquence afin de garantir la qualité optimale des services offerts aux étudiants et au corps enseignant, peut-on lire dans les documents relatifs à ce marché.

Au sein de ce campus, et positionnée à proximité immédiate du futur Centre hospitalier universitaire (CHU), la faculté de médecine et de pharmacie jouit d’une importance capitale dans le paysage académique et urbain d’Errachidia. Son architecture est inspirée de la charte architecturale de la ville d’Errachidia et marquée par une enveloppe de qualité et des façades créatives. Elle doit constituer un repère urbain distinctif, poursuit-on de même source.

Le coût des travaux est estimé à 259 millions de DH, comprenant :

– les travaux de construction de la faculté de médecine et de pharmacie ;

– les équipements et installations fixes de la faculté ;

– les aménagements extérieurs de la faculté.

Pour le master plan global du campus universitaire, plusieurs objectifs doivent être atteints. Il s’agit de créer des locaux d’enseignements « compétitifs » à l’échelle nationale, tout en favorisant la création de pôles de vie pour les étudiants, enseignants et chercheurs afin de promouvoir la mixité, les échanges et la vie collective au sein du campus. De plus, il convient de constituer des polarités d’enseignement et de services mutualisés, tout en laissant une marge de manœuvre pour les extensions futures, et en prévoyant des lieux de convivialité dans les réaménagements proposés.

Enfin, il est primordial de créer un environnement convivial pour les piétons et les cyclistes, tout en assurant des installations efficaces, techniquement avancées et flexibles pour tous les utilisateurs du campus.

LIRE AUSSI

https://medias24.com/2023/06/16/errachidia-25-mmdh-pour-un-chu-et-une-faculte-de-medecine-et-de-pharmacie/

Drâa-Tafilalet. Quand les oasis détrônent les mirages

Certains connaissent Ouarzazate pour son activité cinématographique. D’autres Erfoud et son Salon international des dattes, notamment le fameux Majhoul, spécialité de la région, et du pays. Beaucoup vous parleront des dunes de Merzouga et du lever et coucher de soleil uniques et inénarrables qui s’y déroulent chaque jour. Les plus romanesques évoqueront plutôt la Vallée des roses et son mythique Festival des roses qui y est organisé chaque année. Puis, les aventuriers n’oublieront pas de compléter le paysage en se rappelant leurs ascensions montagneuses entre Imilchil et le Parc national du Haut Atlas Oriental. Il faudra alors préciser que tous ces lieux et souvenirs, entre Ouarzazate, Errachidia, Zagora, Midelt et Tinghir, se trouvent dans la même région. Drâa-Tafilalet est tout cela à la fois et bien plus.

Mohamed Takhchi, président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Drâa-Tafilalet, est le mieux placé pour en parler : « La région Drâa-Tafilalet dispose d’une grande qualité et d’un immense choix de produits touristiques. Je pense d’abord à la nature, avec les montagnes, le désert et les oasis de la région, mais aussi au patrimoine historique constitué de Ksours et de Kasbahs. »

LIRE AUSSI : Tafilalet. Aux portes du désert, une cité mythique et des ksours sultaniens

La Kasbah de Taourirt, construite au XVIIe siècle sur la rive nord de Oued Ouarzazate

Les particularités géographiques de la région sont un atout pour les amateurs de nature et de randonnée 

Sommets géographiques

Cette région connaît ces dernières années un renouveau touristique, notamment depuis la création, pour la première fois en 2019, d’un CRT dédié à la promotion de cette zone géographique riche en sites naturels, historiques et culturels. « Le Conseil a mis en place des plans d’action en collaboration avec l’ONMT [Office national marocain de tourisme, ndlr] pour promouvoir la destination Draâ-Tafilalet autour de ses cinq provinces que sont Ouarzazate − la capitale du cinéma hollywoodien en Afrique du Nord −, Tinghir, Zagora, Errachidia et Midelt. Ces cinq provinces abritent toutes des sites touristiques qui drainent beaucoup de flux de visiteurs », souligne notre interlocuteur.

Ancienne capitale de la tribu Mezguita, le Ksar Tamnougalt est l’un des plus anciens ksours encore en bon état au sein de la vallée du Drâa.

 

Quand on évoque les richesses de Drâa-Tafilalet, Mohamed Takhchi met d’abord l’accent sur les particularités géographiques de la région, qu’il juge « très intéressantes pour tous les amateurs de nature et de randonnée ». Du nord au sud, le visiteur passe ainsi des sommets montagneux du Haut Atlas qui culminent à plus de 3.000 m à ceux de l’Anti Atlas, qui atteignent aisément, eux aussi, les 3.000 m, traversant au centre les ergs bosselés, les grandes steppes de la région, puis ici et là, parsemés dans toute la région, des falaises, des canyons, des plateaux désertiques, des oasis, des oueds, de la verdure, du calcaire, du sable, des kasbahs, des ksours, des gorges et des vallées.

LIRE AUSSI : Drâa-Tafilalet. Dunes, palmiers et randonnées équestres

Situé à quelques kilomètres de Zagora, le Ksar Tissergate est un édifice construit au XVIe siècle et restauré en 1968. Il est encore occupé par des familles marocaines.

La vallée et la palmeraie de Ziz sont un site magnifique disposant d’un système d’irrigation extraordinaire. A visiter absolument !

Opération séduction

C’est cette diversité géographique entre sommets montagneux et plaines prédésertiques qui fait de Draâ-Tafilalet le point de départ idéal pour les randonnées pédestres, quads, VTT, motocycles et trekking, entre autres. « Conscients de cela, nous avons établi des plans d’action et écumé tous les salons touristiques dans le monde. Nous nous sommes rendus à chaque grand événement consacré au tourisme. Nous essayons aussi de cibler d’autres marchés internationaux qui ne connaissent pas encore notre région et sa grande richesse. Nous travaillons à ce propos avec les tour-opérateurs qui organisent des voyages en ligne et les tour-opérateurs classiques. Nous organisons également des voyages de presse au profit de journalistes du monde entier pour la promotion de la destination Drâa-Tafilalet. Il y a aussi le Draâ-Tafilalet Days qui aura lieu à Ouarzazate, la capitale touristique de la région, au mois de mai prochain. C’est un rendez-vous pour rassembler tous les acteurs nationaux et internationaux du secteur du tourisme, pour discuter et échanger sur la façon de faire de notre région l’une des meilleures destinations du pays. » C’est donc ainsi que le président du CRT de Drâa-Tafilalet présente son plan d’actions.

Nos visiteurs viennent ici également pour découvrir le mode de vie des habitants locaux

Le Parc national d’Iriqui.

Au fil de l’eau

Au-delà de son positionnement géographique unique, Drâa-Tafilalet est la destination idéale pour la découverte des oasis et l’immersion au cœur de l’art de vie quotidien ancestral de leurs habitants. Exemple parmi tant d’autres : le système d’irrigation qui diffère d’une oasis à une autre, parfois même d’un village fortifié à un autre, voire d’un ksar à un autre. C’est le cas de la palmeraie de Ziz, dans la vallée du même nom. « C’est un site magnifique disposant d’un système d’irrigation extraordinaire et des palmiers dattiers. A visiter absolument », insiste Mohamed Takhchi.

LIRE AUSSI : Musée de l’eau à Marrakech : plongée dans l’univers fascinant de H2O

Le lac Isli et Tislit figurant parmi les plus sublimes lacs en Afrique du Nord.

 

« Il faut savoir que les touristes viennent ici aussi à la découverte du mode de vie des habitants locaux, que ce soit dans les montagnes ou dans les villages. Je citerai à ce titre la ville de Midelt ainsi que les communes rurales d’Immilchil, Aït Hani et Amellagou. Il y a aussi la province de Tinghir – qui est le point de départ des randonnées – avec le Mgoun, l’un des deux plus hauts sommets du Maroc (4.065 m) après le Toubkal. Sans oublier le massif de Siroua, situé dans la ville de Tinghir et traversant l’Anti-Atlas. Une grande partie de ce massif est situé entre la province de Taliouine et la ville de Taznakhte », nous explique-t-il.

Grâce à Tafilalet, la région abrite la plus grande oasis du monde : 77.000 km²

Les dunes de Chgaga.

 

Kasbah Way of Life

Tous ces sites offrent une qualité d’accueil hors du commun pour les amateurs de découverte des sites naturels. Grâce à Tafilalet, la région abrite la plus grande oasis du monde (77.000 km²). « La vallée de Drâa, qui commence à Agdaz et se poursuit jusqu’à M’hamid El Ghizlane, contient pas moins de 3.000 palmiers-dattiers et une soixantaine de variétés de palmiers dans une même oasis. Tout autour, on trouve de petites oasis, comme Skoura, Tislit… ainsi que de grandes oasis comme Tinghir qui couvre une longueur de 15 km en allant vers les gorges du Todra. Sans oublier l’oasis de Tinejdad ou encore la magnifique oasis de Goulmima », cite Mohamed Takhchi.

Le Ksar El Khorbat se situe à 50 km à l’est de Tinghir dans la basse vallée du Todgha.

 

Pour promouvoir cette grande richesse, Mohamed Takhchi et ses équipes mènent des études en lien avec le capital naturel de la région, mais aussi avec le mode de vie spécifique de ses habitants. « Une authenticité que les touristes apprécient tout particulièrement. Les habitants locaux sont très accueillants et adoptent un mode de vie très différent », ajoute-t-il. Une particularité culturelle ancrée dans les us, les mœurs et l’histoire millénaire de la région que le CRT juge intéressante à valoriser pour promouvoir la région.

Les amateurs de sport mécanique ou de VTT apprécient le temps qu’il fait dans la région pendant l’automne et le printemps 

La Vallée des roses.

 

La belle saison

La haute saison touristique dans la région de Drâa-Tafilalet se situe en automne et au printemps. « C’est la période idéale pour faire des randonnées en pleine nature, dans l’oasis de Drâa, celle de Tafilalet, et les autres petites oasis qui se situent autour de Ouarzazate, comme celle de Skoura. Les amateurs de sport mécanique (motos, quads) ou de VTT apprécient le temps qu’il fait dans la région pendant ces deux saisons », précise Mohamed Takhchi.

La Vallée des roses constitue également une grande attraction touristique. Chaque année, pendant toute la saison du printemps, elle attire les visiteurs, de la région, du Maroc mais aussi du monde entier, à l’occasion de la fête des roses qui est organisée dans Kelâat M’Gouna et ses alentours, une ville célèbre pour son eau de rose.

Sur le mythique chemin de Tombouctou-Zagora.

 

Tracer sa voie

« Les amateurs de randonnées et d’aventures aiment aussi les dunes de sable de Marzouga et celles Chegaga, qui sont un paradis pour les amateurs de sports mécaniques », ajoute le président du CRT de Drâa-Tafilalet, qui rappelle que Marzouga couvre une surface de dunes de 40 km de longueur sur 10 km de largeur. « Y vivre le lever et le coucher de soleil est une expérience unique », ajoute-il. Autre lieu à visiter, « le souk hebdomadaire de Rissani, pour y découvrir des marchandises locales ».

Sur les sentiers d’Ouarzazate.

 

Alors, pour découvrir toute cette richesse culturelle, historique, naturelle et patrimoniale de la région, Mohamed Takhchi propose « le circuit idéal » à suivre, dont le point de départ est évidemment Ouarzazate. Ensuite, « de Ouarzazate vers la vallée de Drâa jusqu’à Zagora pour après découvrir les dunes de sable de M’hamid El Ghizlane. De là, partir vers Errachidia, Midelt, les hauts plateaux et le lac d’Imilchil. Puis visiter les deux gorges de Dadès et Toudra, pour finir dans la Vallée des roses avant le retour à Ouarzazate », trace-t-il.

À Zagora.

 

LIRE AUSSI : Nour-Eddine Jalil: « Les Kem Kem ont permis de donner un visage à l’un des plus grands dinosaures carnivores »

Les études techniques du CHU d’Errachidia confiées à Omnium Technologique

Trois entreprises étaient en concurrence pour l’élaboration des études techniques du CHU d’Errachidia : TPF Pyramide Ingénierie, Novec et Omnium Technologique Assistance & Etudes.

Omnium Technologique Assistance & Etudes s’est distinguée parmi ses concurrentes en présentant « le dossier administratif et technique et l’offre technique et financière » les plus avantageux.

La société LPEE a pour sa part été désignée pour prendre en charge l’étude géotechnique ainsi que la réception des fonds de fouilles et le contrôle de qualité des travaux de construction, pour un coût de 8,2 millions de DH.

Quant aux missions de contrôle et d’optimisation des études techniques et de contrôle des travaux de construction, l’Agence nationale des équipements publics (ANEP) les a confiées à la société Socotec Maroc pour un montant de 7,85 millions de DH.

Le projet du CHU d’Errachidia avait fait l’objet d’une convention signée en juin dernier, lors de la visite d’une délégation ministérielle conduite par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

La convention prévoit également de doter la province d’une faculté de médecine et de pharmacie pour un investissement de 445 millions de DH. Cette faculté permettra de renforcer de quelque 4.500 unités le nombre de sièges pédagogiques.

Transavia renforce son offre entre la France et le Maroc

Ce partenariat prévoit la relance de la ligne Paris-Dakhla, qui avait été lancée en 2018 mais avait été suspendue à cause de la crise du Covid-19.

Transavia va donc non seulement reprendre cette liaison, mais aussi doubler le nombre de fréquences par semaine de cette ligne. Les vols seront ainsi opérés lundi et vendredi en vue de dynamiser les escapades week-end de 4 jours. Le vol inaugural a eu lieu lundi 30 octobre à 13h.

Renforcement de la connectivité vers Marrakech et Errachidia

La compagnie aérienne a également lancé une nouvelle ligne directe, Paris-Errachidia, à raison d’une fréquence par semaine, le dimanche.

Autre axe de cet accord, le renforcement de la desserte vers Marrakech au départ de la province, à travers l’ouverture des nouvelles lignes directes Rennes-Marrakech et Brest-Marrakech.

Ce nouveau partenariat ONMT-Transavia permettra ainsi d’injecter 252.315 sièges vers le Maroc au départ de la France durant la saison d’hiver 2023-2024, ce qui représente une hausse significative de 39% par rapport à l’offre de l’hiver 2022-2023.

En plus des lignes aériennes sécurisées via le partenariat ONMT-Transavia, la compagnie aérienne mettra en place 206.199 sièges, ce qui portera la capacité globale à 458.514 sièges.

Transavia lance sa nouvelle ligne aérienne Errachidia-Paris

Le vol inaugural de cette nouvelle liaison aérienne a atterri à Errachidia en provenance de l’aéroport international Paris-Orly avec à son bord 136 passagers, dont des membres de la communauté marocaine établie en France et des touristes.

Une cérémonie a été organisée à cette occasion, en présence notamment du président du Conseil provincial du tourisme d’Errachidia, Abdedaim Sadoq, du directeur de l’aéroport Moulay Ali Cherif, Brahim Haterbouch, et de plusieurs responsables locaux.

(Avec MAP)