Province de Nouaceur : le point sur la lutte contre l’occupation illégale du domaine public et privé

« Il n’y a pas de quoi être surpris, car personne n’est au-dessus des lois ». Le commentaire est d’une source autorisée à la province de Nouaceur en réponse à une question de Médias24 sur l’opération menée depuis le mardi 13 mai dans la Ville verte à Bouskoura.

À cette date, les autorités locales sont intervenues pour démolir des installations illégales autour des terrains de golf des résidences Prestigia. Il s’agit bel et bien d’un domaine privé appartenant à l’opérateur immobilier, lesdits terrains de golf étant gérés par une société dédiée. Sauf que les propriétaires de plusieurs résidences donnant sur le golf ont installé, illégalement, des clôtures en verre ou en métal pour élargir leur jardin. D’autres ont mis en place des accès directs sous forme d’escaliers en dur…

L’un des exemples de l’empiètement sur les terrains de golf de Prestigia.

« Ces empiètements sont illégaux et nous sommes intervenus pour rétablir la situation initiale », explique notre source, qui déplore une certaine « Takafat ezzarb » (mentalité de la haie) qui fait de la résistance. Le total des interventions était d’une trentaine en début d’après-midi ce mercredi 14 mai.

Entre Errahma et One Hill

La première phase de cette campagne des autorités locales de Nouaceur a commencé il y a près de cinq mois, juste après la prise de fonction du gouverneur Jalal Benhayoun. Cette première phase a concerné la ville d’Errahma.

« À ce jour, près de 40 cafés ont été rasés partiellement à cause des libertés que leurs tenanciers prenaient avec le domaine public », affirme notre source, qui cite des exemples aberrants, documentés, de propriétaires de cafés qui ont mis la main sur plusieurs mètres du domaine public en construisant de larges terrasses et en privatisant même des bouches d’incendie et des installations électriques et de télécommunications.

La deuxième phase, qui se déroule actuellement, concerne des résidences non fermées, mais dont les habitants ont restreint les accès en grillageant des passages publics ou en transformant ces derniers en jardins privés. Notre source parle d’un total de 20 interventions dans la province.

Ces derniers jours, les autorités locales sont également intervenues pour mettre fin aux agissements illégaux de certains restaurateurs de luxe installés dans le célèbre quartier One Hill. Des terrasses et des pergolas de sept établissements ont été démolies, partiellement ou complètement.

« Contrairement à ce qui a été véhiculé, les sept établissements n’ont pas eu les autorisations nécessaires pour l’extension de leurs locaux et ont pris tout leur temps, même si leurs propriétaires ont été avertis il y a plus de cinq mois », explique notre source. Quant aux trois autres établissements, ils ont eu leurs autorisations, mais ont été sommés, délais à la clé, de régulariser leur situation. « Dans la majorité des cas, ils devront reculer leur terrasse d’un ou de deux mètres », précise notre interlocuteur.

Selon notre source, les autorités de la province de Nouaceur ne comptent pas s’arrêter à ce stade. Les opérations de libération du domaine public et de lutte contre les constructions ou les installations illégales vont se poursuivre. « Il est grand temps d’en finir avec des décennies de laisser-aller », conclut notre source.

Nouaceur. L’explosion de deux bonbonnes de gaz fait dix blessés (autorités locales)

La déflagration a provoqué un effondrement partiel important de la façade de cette demeure de trois étages, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Aussitôt informés, les autorités locales et de sécurité et les services de la protection civile se sont dépêchés sur les lieux de l’incendie, ajoute la même source, notant que les blessés, dont certains souffrent de brûlures, ont été évacués vers le centre hospitalier universitaire Ibn Rochd pour recevoir les soins nécessaires.

 

Effondrement spectaculaire d’une route à Errahma : intervention d’urgence pour réhabiliter le réseau d’assainissement

Cet incident, survenu dans la nuit de samedi à dimanche (23-24 février) aux alentours de 1 h du matin, a semé l’inquiétude parmi les habitants, d’autant plus que d’autres cavités ont été repérées aux alentours.

Les signes avant-coureurs de cet affaissement avaient été signalés par des résidents, qui avaient constaté une forte odeur et l’éclatement de canalisations d’eaux usées quelques jours avant l’incident, comme en témoignent des vidéos circulant sur les réseaux sociaux.

Selon un reportage du JT de 2M diffusé le jour suivant l’incident, les services de la protection civile, les équipes techniques et les responsables locaux sont intervenus pour évaluer la situation, ouvrir les regards d’assainissement et s’assurer du maintien des services essentiels, notamment l’alimentation en eau et en électricité. Si aucune évacuation généralisée n’a été décrétée, plusieurs familles ont néanmoins préféré quitter les lieux temporairement, trouvant refuge chez des proches.

Une intervention d’urgence pour réhabiliter le réseau d’assainissement

Face à l’ampleur des dégâts, la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat a déployé une équipe d’experts et de techniciens pour réparer la section endommagée du réseau d’assainissement. Selon la SRM, l’effondrement s’est produit sur une canalisation située entre les quartiers Al Fath 1 et Al Fath 2, relevant de la commune de Dar Bouazza, dans la province de Nouaceur.

L’entreprise a également fait appel à des sous-traitants, à des bureaux d’études ainsi qu’à un laboratoire spécialisé afin de mener les travaux de réhabilitation dans les meilleures conditions.

Pour remettre en état le réseau d’assainissement, les équipes d’intervention ont procédé à l’excavation d’une tranchée de 5 mètres de profondeur sur une longueur de 40 mètres. Cette opération vise à renouveler les conduites d’évacuation des eaux usées et pluviales afin d’éviter d’éventuels affaissements supplémentaires, explique la SRM.

Au mardi 25 février, les travaux ont progressé à hauteur de 50% selon cette dernière.

 

La SRM affirme que « ses équipes restent mobilisées de jour comme de nuit pour achever ce chantier dans les meilleurs délais ». Une attention particulière est portée à la continuité des services essentiels pour les habitants, tout en respectant les normes de sécurité et de santé.

La Société régionale multiservices Casablanca-Settat et les autorités locales assurent que toutes les précautions sont prises pour sécuriser la zone et prévenir de nouveaux affaissements.

L’Hôpital universitaire Mohammed VI prend la gestion d’un nouveau centre de santé à Dar Bouazza

En vertu de cet accord, « la gestion de ce centre est confiée à l’Hôpital universitaire international Mohammed VI de Bouskoura, qui mettra en place les ressources humaines nécessaires à la réalisation des prestations médicales de base et spécialisées prévues dans ce centre », indique l’Hôpital universitaire international Mohammed VI dans un communiqué.

L’ouverture officielle de ce centre, lancé dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), aura lieu « ce lundi 20 février en présence du gouverneur et du secrétaire général de la province de Nouaceur, du directeur délégué, du secrétaire général et du directeur exécutif de la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaid », précise la même source.