Gnaoua : les maâlems posent la base, la relève s’empare du rythme

À Essaouira, la 26e édition du Festival Gnaoua résonne plus que jamais comme une passerelle entre générations. Sur scène comme dans les coulisses, une conviction revient chez tous ceux qui font battre le cœur du festival : il est temps pour la jeune génération de Gnaouis de s’imposer. Avec travail, patience et authenticité, tout devient possible, à condition de rester fidèle à l’essence de cet art.

C’est ce que nous ont confié trois figures qui incarnent chacune à sa manière la richesse et l’évolution de la tagnaouite : les maâlems Hamid El Kasri, Mustapha Baqbou et l’artiste multi-instrumentiste Fahd Benchemsi.

Maâlem Baqbou, la transmission en héritage

Présent à chaque édition depuis les débuts du festival, Maâlem Mustapha Baqbou est une figure tutélaire de la tagnaouite. Originaire de Marrakech, il porte cet héritage depuis son enfance, transmis par son père et son grand-père. Aujourd’hui, il le transmet à son tour.

« C’est à notre tour de passer le flambeau », confie-t-il, après sa prestation avec Najib Bekkass, l’un de ses plus fidèles disciples, avec qui il a partagé la scène lors de la deuxième soirée du festival. Une transmission vivante, en musique, et pleine d’émotion.

Hamid El Kasri : « Les jeunes gnaouis prennent place »

Maâlem Hamid El Kasri, lui, savoure cette édition. « Les fusions de cette année, c’est exactement ce que je cherche », affirme-t-il avec enthousiasme. Tambours africains, voix profondes venues du continent, rythmes envoûtants : tout résonne à l’unisson avec les qraqeb gnaouis.

Initié dès l’âge de 7 ans, El Kasri est reconnu pour sa capacité unique de fusionner les styles du Nord et du Sud du Maroc, forgeant une signature musicale reconnaissable entre toutes. Sa voix, grave et vibrante, est devenue emblématique.

Pour lui aussi, le message aux jeunes est clair : « Il faut apprendre auprès des grands maâlems, travailler sans relâche et développer sa propre identité. Ce n’est pas facile, mais c’est possible ».

Fahd Benchemsi, entre passion et réinvention

Acteur et musicien, Fahd Benchemsi est un autre visage de cette nouvelle génération gnaouie. Il se dit «  piégé » entre deux amours : la tagnaouite traditionnelle, qu’il écoute pour lui, et les fusions, qu’il joue pour le public.

 

Pour sa première participation sur la grande scène de la plage, il a livré un concert vibrant aux côtés du maâlem Hicham Merchane, fils du légendaire Abdelkbir Merchane. Un moment fort, mêlant sonorités gnaouies, influences ghiwanies et énergie féminine, portée par son groupe The Lallas.

Fahd, passionné depuis toujours par les musiques marocaines, a enrichi son approche à Los Angeles, au contact de musiciens de jazz, soul et gospel. De retour au pays, il fusionne ces influences avec respect et audace. Son titre « Baba Mimoun« , entre groove et spiritualité, en est la preuve.

Une scène à prendre

Chez Baqbou, El Kasri et Benchemsi, une même conviction : la scène gnaouie est prête à accueillir ses jeunes héritiers. Mais cela demande du temps, de la rigueur et surtout une fidélité à l’âme de cet art.

Et comme le dit Hamid El Kasri : « Les jeunes doivent s’imprégner de tout, puis tracer leur propre chemin. Moi aussi, je suis passé par là ».

Essaouira renoue avec la magie du Festival Gnaoua

Sous un ciel étoilé bercé par la rosée nocturne et les embruns de l’Atlantique, la ville d’Essaouira a renoué avec la magie du Festival Gnaoua, qui s’est ouvert ce jeudi 19 juin par une parade haute en couleur, ouvrant ainsi le bal de trois jours de festivités.

Bien plus qu’un événement musical, le Festival Gnaoua incarne « une célébration du patrimoine, du dialogue et de l’humanité partagée », a déclaré sa productrice Neila Tazi.

À travers ce festival, « nous souhaitons offrir non seulement des performances, mais aussi des rencontres, un espace où les cultures s’écoutent, les traditions sont honorées et où de nouveaux chemins artistiques se dessinent », a-t-elle poursuivi, notant qu’il représente un exemple vivant de la manière dont la culture peut bâtir des ponts au-delà des différences.

Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua
Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua

Sur la scène Moulay Hassan, les couleurs rouge, jaune et vert dominaient l’espace, donnant le ton d’un spectacle où les cultures dialoguent par la musique. La médina a été transformée pour l’occasion en scène à ciel ouvert.

Le voyage musical a démarré avec Hamid El Kasri, figure emblématique de la tagnaouite, qui a livré une performance magistrale. Il était accompagné de la Compagnie Bakalama, troupe sénégalaise aux danses traditionnelles envoûtantes et aux percussions puissantes avec des sabar et djembé, faisant résonner l’Afrique jusqu’au cœur d’Essaouira.

Hamid El Kasri au Festival Gnaoua.
Hamid El Kasri au Festival Gnaoua.

À leurs côtés, la chanteuse Abir El Abed a offert un souffle poétique et métissé, entre andalou et gnaoua, tandis que la voix grave et vibrante de Kya Loum, imprégnée de rock, soul et jazz, a capté toute l’attention du public.

La soirée s’est poursuivie avec une autre fusion audacieuse : celle de Maâlem Houssam Gania, héritier de l’immense Mahmoud Gania et gardien d’une tradition séculaire, et du batteur américain Marcus Gilmore. Ensemble, ils ont livré un dialogue percussif subtil, où le guembri ancestral croisait les envolées rythmiques d’un jazz contemporain habité.

Le Joudour Project de Majid Bekkas est venu clore cette première soirée. Pionnier de la fusion gnaoua-jazz depuis les années 1980, Bekkas démontre la richesse de son concept African Gnaoua Blues, en tissant des passerelles entre la transe gnaouie, le blues africain et les improvisations jazz.

Tout au long de la soirée, les spectateurs se sont laissés porter, tantôt guidés par les frappes vibrantes des tambours africains, tantôt envoûtés par les notes profondes du guembri. Mais, tous réunis sous le ciel d’Essaouira, dansaient, chantaient, respiraient cette ambiance unique qu’offre chaque année le Festival Gnaoua.

Un rendez-vous incontournable pour les maâlems et les passionnés de Gnaoua, mais aussi pour tous les amateurs de musiques du monde, de spiritualité douce et de good vibes.

Pavillon Bleu 2025 : 33 sites marocains labellisés

Pour la saison estivale 2025, le Pavillon Bleu flottera sur 28 plages, 4 ports de plaisance et un lac de montagne au Maroc, indique la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement dans un communiqué.

Il s’agit des plages de Oued Laou, Essaouira, Arekmane, El Haouzia, Sidi Rahal 4e tranche, Bouznika, Ba Kacem, Mdiq, Rifienne, Sidi Ifni, Saïdia Municipale, Station Touristique Saidia Ouest, Dalia, Achakar, Sol, Bedouza, Safi Municipale, Souiria Lakdima, Aglou, Imin Tourgha, Oum Labouir, Foum el Oued, Skhirate, Sidi Abed, Les nations, Aïn Diab extension, Al Minaa et Est Marina Smir.

Le lac de montagne Aguelmam Azegza, situé dans le Parc national de Khénifra, renouvelle également son Pavillon bleu. Niché entre une falaise majestueuse et une forêt de cèdres centenaires, ce joyau du Moyen Atlas a fait l’objet d’un aménagement soutenu par la région et les autorités locales.

Du côté des ports de plaisance, Tanja Marina Bay devient le quatrième site portuaire à arborer le Pavillon bleu. Ce site ouvert en 2018 dans le cadre de la reconfiguration du port de Tanger s’impose aujourd’hui comme le plus grand port de plaisance du Royaume, avec 1.400 anneaux.

Exigeant et reconnu, souligne le communiqué, le Pavillon bleu repose sur quatre critères fondamentaux, à savoir la qualité des eaux de baignade, l’information et la sensibilisation à l’environnement, l’hygiène et la sécurité ainsi que l’aménagement et la gestion durable. Des contrôles inopinés sont réalisés tout au long de l’été pour vérifier le respect de ces critères, relève la même source.

Le 26e Festival Gnaoua dévoile une nouvelle série de fusions musicales

Depuis sa création en 1998, le Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira s’est imposé comme un événement musical unique, fondé sur une tradition essentielle, celle des maâlems gnaoua qui, maîtres incontestés de la transe et gardiens d’un héritage ancestral, ouvrent chaque année les portes de leur art à des musiciens venus du monde entier, soulignent les organisateurs dans un communiqué.

Au cœur de cette alchimie, des fusions inédites et envoûtantes, où le Maroc entre en résonance avec les musiques du monde, de l’Afrique subsaharienne aux Amériques, de l’Europe à l’Asie, en passant par les rives méditerranéennes, ont-ils relevé.

Après avoir levé le voile sur ses premiers temps forts, le festival a dévoilé ce lundi 11 mai une nouvelle série de fusions qui viendront marquer cette 26e édition, ajoute la même source, précisant que d’autres concerts et moments forts seront révélés dans les prochaines semaines.

Ainsi, le public aura rendez-vous avec un concert intitulé « Groove sacré, funk sans frontières » avec maâlem Khalid Sansi et Cimafunk.

« Artiste de Casablanca et figure montante de la scène gnaoua, maâlem Khalid Sansi incarne le renouveau d’un art ancestral qu’il fait dialoguer avec les rythmes du monde. Issu d’une lignée gnaoua et formé très jeune auprès de son père, il forge une esthétique à la croisée du spirituel, de la danse et de la performance contemporaine. De collaborations avec Jacques Schwarz-Bart à des créations avec des danseurs ou des jazzmen africains, il multiplie les ponts entre traditions et modernité », indique la même source.

« Cette année, il remonte sur la scène du Festival Gnaoua pour un face-à-face électrique avec Cimafunk, phénomène cubain du funk afro-latin. Véritable électrochoc musical, Cimafunk dynamite la musique cubaine avec une énergie irrésistible. Héritier spirituel de James Brown, il mêle funk incandescent, rythmes afro-cubains et conscience afro-descendante dans un cocktail explosif. Une collision incandescente entre groove caribéen et transe gnaoua, portée par deux artistes en quête de libération sonore », relève le communiqué.

Les festivaliers vibreront également avec maâlem Morad El Marjan et Dhafer Youssef, le temps d’un concert intitulé « Dialogue mystique entre deux héritages sacrés ».

« Figure de la nouvelle génération gnaouie, Morad El Marjan cultive un lien profond avec l’héritage musical et spirituel des anciens, tout en s’ouvrant à de nouvelles sonorités venues d’autres univers musicaux. Né à Rabat, formé sur scène dans les festivals du Royaume, il s’est imposé par son jeu expressif, son humilité et sa volonté de transmettre », selon la même source.

« Sa rencontre avec Dhafer Youssef, maître du oud et alchimiste du jazz spirituel, s’annonce comme un moment suspendu : une conversation entre deux formes d’élévation, où les lignes du guembri dialoguent avec les envolées mystiques du oud. Originaire de Tunisie, Dhafer Youssef est aujourd’hui l’un des artistes les plus respectés de la scène musicale internationale. Inclassable, il fait dialoguer oud, jazz, chant soufi et textures électroniques avec une virtuosité rare. Collaborateur de géants comme Herbie Hancock ou Marcus Miller, il incarne une vision libre et lumineuse des musiques du monde. Cette fusion s’annonce subtile, introspective, vibrante », poursuit le communiqué.

Au menu figure également le concert « Femmes puissantes, mémoires vivantes« , animé par Asmaa Hamzaoui, Bnat Timbouktou et Rokia.

« Fille du maâlem Rachid Hamzaoui, Asmaa Hamzaoui a su, avec talent et détermination, ouvrir un espace féminin dans une tradition longtemps masculine. Avec son groupe Bnat Timbouktou, elle réinvente la tagnaouite au féminin, abordant des thèmes profonds comme l’exil, les racines et la mémoire. Sa voix grave, son jeu de guembri assuré et sa présence scénique en font une figure majeure du renouveau gnaoui », font savoir les organisateurs.

« Elle partage aujourd’hui la scène avec Rokia Koné, chanteuse malienne à la voix puissante et engagée. Venue de Ségou et surnommée « la Rose de Bamako », Rokia Koné incarne la force des grandes voix africaines. Membre des Amazones d’Afrique, révélée au monde avec Bamanan, elle marie racines mandingues et influences modernes avec une intensité bouleversante », ajoute la même source.

Depuis ses débuts, le Festival Gnaoua a toujours mis à l’honneur les grandes voix féminines africaines, en fusion avec les maâlems, à l’image de figures telles qu’Oumou Sangaré ou Fatoumata Diawara, notant que ce nouveau duo s’inscrit dans cette lignée, entre transmission, sororité musicale et fusion des héritages.

« En plus de leurs fusions, Cimafunk, Rokia Koné et Dhafer Youssef se produiront également en concerts individuels sur la scène Moulay El Hassan, lieu emblématique du Festival Gnaoua. Chacun d’eux livrera au public un moment fort et personnel, une immersion dans l’essence de son univers musical. Avec ces concerts, le festival poursuit sa vocation de faire dialoguer les musiques du monde avec l’héritage gnaoui, tout en mettant en lumière les grandes figures de la création musicale contemporaine ».

« Depuis plus de vingt-cinq ans, le Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira écrit l’histoire d’une musique sans frontières. Chaque édition est une invitation à l’échange, à l’inattendu, à l’émerveillement partagé. Plus qu’un festival, il offre une expérience collective unique et régénératrice », poursuit le communiqué, avant de conclure que d’autres annonces suivront très bientôt pour dévoiler de nouveaux temps forts et refléter toute la richesse de cette 26e édition.

Tourisme. Le nombre d’arrivées devrait exploser à Essaouira dans les prochaines années (Redwane Khanne)

« Durant l’année écoulée, la cité d’Essaouira a réalisé des résultats remarquables en recevant plus d’un million de touristes, qui ont généré plus de trois millions de nuitées grâce à une durée moyenne de séjour de trois nuits », se félicite Redwane Khanne qui préside le conseil provincial du tourisme (CPT) de cette ville amenée, selon lui, à multiplier le nombre de ses arrivées et nuitées d’ici le Mondial 2030.

Le secteur informel de l’hébergement est deux fois plus important que celui des ETHC

Sur l’écart important avec les résultats officiels publiés récemment par l’Observatoire du tourisme qui font état d’environ 300.000 visiteurs et 720.000 nuitées seulement, notre interlocuteur explique que ces derniers ne comptabilisent que les arrivées et les séjours dans des établissements touristiques hôteliers classés (ETHC), alors que ceux du CPT reflètent l’ensemble des catégories d’hébergement, y compris les locations informelles chez l’habitant et à travers des plateformes comme Airbnb.

En d’autres termes, l’offre d’hébergement informelle qui n’est pas recensée par les autorités chargées du classement des établissements touristiques est au moins deux fois plus importante que celle du secteur formel constitué des hôtels, des maisons d’hôtes et des résidences hôtelières répertoriés.

« La régularisation du secteur informel permettra de doubler la capacité litière classée »

Afin de mettre fin à cette tendance paradoxale qui nuit au secteur touristique, où l’économie informelle a pris le dessus sur les ETHC en termes de volume de l’offre d’hébergement, le président du conseil provincial du tourisme d’Essaouira révèle qu’une campagne de classement a été récemment initiée pour convaincre les acteurs non déclarés de régulariser leur situation en rejoignant le circuit formel.

Sachant que la capacité classée est actuellement estimée à 12.000 lits, notre interlocuteur avance qu’à la fin des campagnes de classement des établissements concernés, la ville devrait atteindre un minimum de 24.000 lits, soit le double des hébergements officiels recensés par les autorités de tutelle qui délivrent une certification en termes de qualité ou d’étoiles.

La relance de la station Mogador va créer 4.000 lits supplémentaires

De plus, la relance de la station Mogador par des investisseurs étrangers qui vont injecter 4 milliards de dirhams pour son développement permettra d’augmenter la capacité litière de la ville, après la rénovation de l’hôtel Sofitel et la construction de trois nouveaux hôtels situés en front de mer, la création d’un Club Med, d’un Beach Club, d’un village de loisirs ainsi que d’un parcours de golf.

« Les travaux programmés ne manqueront pas de renforcer la vocation touristique de cette destination balnéaire, en faisant gagner à sa capacité litière actuelle près de 4.000 nouveaux lits », précise notre interlocuteur qui estime qu’Essaouira va complètement se transformer en termes d’infrastructures d’hébergement d’ici la fin des travaux à l’horizon 2028.

Et d’ajouter que l’attractivité de la destination sera renforcée par le projet royal de Cité des Arts, de la culture et du patrimoine, complexe dédié à l’organisation de manifestations culturelles qui confirmeront sa vocation touristique, et par l’extension de sa connectivité aérienne domestique et internationale.

« Développer l’aérien pour générer une croissance annuelle comprise entre 20% et 30% »

L’ouverture de nouvelles lignes desservant Essaouira en 2024 (Madrid et Tanger) et en 2025 (Nantes et Beauvais) permettra d’augmenter le nombre actuel de 25 rotations hebdomadaires.

Redwane Khanne révèle que l’objectif des autorités et du secteur privé pour l’année en cours est de continuer sur la même lancée en renforçant la promotion, ainsi que la connectivité aérienne, afin de générer une croissance annuelle de 20% à 30%.

Et de conclure que cette dynamique, qui se poursuivra jusqu’à (au moins) l’horizon 2030, devrait permettre de doubler, voire tripler le nombre d’arrivées, qui était de 1 million en 2024.

2,3 MMDH pour la relance et le développement de la station touristique « Mogador » à Essaouira

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch a présidé, jeudi 19 décembre à Essaouira, en présence d’André Azoulay, Conseiller du Roi Mohammed VI, la cérémonie de signature d’une convention pour la relance et le développement de la station touristique « Mogador », portant sur un investissement de 2,3 milliards de DH.

Cette convention a été signée avec un consortium de leaders touristiques du Moyen-Orient, comprenant Samih Sawiris, Hussain Al Nowais et Hossam El Shaer, investisseurs de renom qui se sont engagés à réaliser 50% des investissements dans la station « Mogador » d’ici l’année 2030, indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

Le projet de la Station Mogador, qui revêt une importance stratégique pour l’économie locale et nationale, vise à porter la capacité d’hébergement à 3.700 lits, soit une hausse de 35% par rapport à la capacité actuelle de la ville d’Essaouira, ajoute le communiqué, précisant que ce projet permettra également la création de 20.000 emplois directs et indirects.

Le projet comprend l’extension de l’hôtel Sofitel Mogador, la création de trois hôtels en bord de mer, d’un Club Med, d’un Beach Club, d’un village de loisirs, ainsi que d’un terrain de golf. Une diversification qui vient renforcer l’attractivité d’Essaouira sur l’offre touristique de sport de glisse et de tourisme culturel.

Dans une allocution à cette occasion, Aziz Akhannouch a souligné que ce projet contribuera à consacrer la position du Maroc en tant que destination touristique leader, au regard de la dynamique économique et sociale qu’il peut engendrer dans le secteur du tourisme, notamment dans la ville d’Essaouira.

Il a rappelé, à cet égard, l’appel du Roi Mohammed VI à faire de la façade atlantique du Royaume un espace de communication humaine, de complémentarité économique et de rayonnement continental et international.

Le chef du gouvernement a également mis l’accent sur l’intérêt que le gouvernement accorde à l’encouragement des investissements dans le secteur du tourisme, ainsi que dans les autres secteurs qui contribuent aux chaînes de valeur et à la création des opportunités d’emploi, relevant que le gouvernement met à la disposition des investisseurs une panoplie d’outils et de mécanismes pour la mise en œuvre optimale de leurs projets.

Ce projet ambitieux situé au cœur de la ville d’Essaouira, symbole de diversité culturelle et de patrimoine universel, s’inscrit dans une vision globale de développement du tourisme au Maroc, alliant investissements stratégiques, création d’emplois et valorisation du patrimoine culturel et naturel du Royaume.

Ont pris part à cette cérémonie, la ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah, la ministre du Tourisme de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim Zahra Ammor, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, le gouverneur de la province d’Essaouira, Adil El Maliki, le directeur général de la SMIT, Imad Barrakad, le président du Conseil communal d’Essaouira, Tarik Othmani, ainsi que plusieurs personnalités et hauts responsables, notamment du secteur bancaire.

Énergie éolienne : mise en service du parc de Jbel Lahdid pour un investissement de 3,25 MMDH

Cette initiative s’inscrit dans la démarche continue de l’ONEE pour consolider le parc national de production d’électricité d’origine renouvelable, annonce l’Office dans un communiqué.

Avec cette nouvelle réalisation, la capacité totale en énergies renouvelables du Royaume du Maroc atteint désormais 5.440 MW, dont 2.400 MW d’origine éolienne, ce qui représente 45% de la capacité de production électrique nationale, précise l’ONEE.

« Grâce à la mise en service du parc éolien Jbel Lahdid, nous marquons une nouvelle étape dans notre engagement à renforcer l’indépendance énergétique du Royaume et à soutenir la lutte contre le changement climatique. Notre pays continue d’avancer à grande vitesse vers l’atteinte de l’objectif ambitieux de 52% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique, et ce bien avant 2030″, a déclaré Tarik Hamane, directeur général de l’ONEE, cité dans le communiqué.

Situé le long de la route nationale Essaouira-Safi, le parc éolien Jbel Lahdid est installé sur trois crêtes et est équipé de 54 turbines de 5 MW chacune, et dont plusieurs composantes ont été fabriquées au Maroc. Il devra produire environ 952 GWh par an, soit la consommation électrique d’une ville de 1,2 million d’habitants, comme Marrakech, Fès ou encore Tanger, ajoute la même source. Soit une réduction des émissions de CO2 de 580.000 tonnes par an.

Selon le communiqué, le parc éolien Jbel Lahdid a permis l’ouverture de plusieurs accès routiers d’une longueur de 74 km connectant plus de 14 communes rurales ainsi que la création de plus de 500 emplois directs, contribuant ainsi au développement socio-économique de la région.

Développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) avec les sociétés Nareva Holding et Enel Green Power, le projet du parc éolien Jbel Lahdid représente un investissement global d’environ 3,25 milliards de DH. Le projet a bénéficié d’un financement concessionnel mobilisé par l’ONEE auprès des institutions internationales de financement (KfW et BEI) et de l’Union européenne.

Transavia lancera un vol Nantes-Essaouira à l’été 2025

À partir du 11 juillet 2025, Transavia opérera un vol hebdomadaire tous les vendredis, avec des tarifs à partir de 500 DH en aller simple, rapporte le journal spécialisé Air Journal.

Cette nouvelle destination renforce la présence de la filiale du groupe Air France-KLM au Maroc, et qui propose déjà des vols au départ de Nantes vers Agadir, Tanger, Casablanca, Marrakech et Oujda.

Les vols pour la saison estivale (du 30 mars au 25 octobre 2025) sont disponibles à la vente depuis le mardi 1er octobre.

Moga Festival dévoile ses têtes d’affiche

Les festivaliers pourront profiter de cinq jours de danse, culture, musique, gastronomie et découvertes au cœur de la cité du vent, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Les 2 et 3 octobre, des événements culturels et de bien-être sont proposés pendant le festival off dans toute la ville, « offrant un accès gratuit à des fêtes et activités liées à l’art, la gastronomie et les sports nautiques, dont le programme sera bientôt dévoilé ».

Du 4 au 6 octobre, le Moga IN se déroule au Sofitel Essaouira Mogador Golf & Spa, de 14 h à 3 h du matin. Les festivaliers peuvent « profiter d’une expérience inoubliable auprès de quatre scènes variées (Main, Garden, Wild et Terrace) avec une programme éclectique mettant en vedette plus de 70 artistes du monde entier ». Entre les sets, les festivaliers peuvent se rafraîchir dans les deux piscines de l’établissement ou se promener dans la palmeraie.

Les derniers ajouts à la programmation du Moga Essaouira 2024 incluent Damian Lazarus (alias The Wizard), le visionnaire derrière des projets comme Crosstown Rebels, Day Zero et Get Lost ; le duo énigmatique Âme Live, dont la collaboration musicale de plus de quinze ans défie toute catégorisation ; Habibi Funk, le label berlinois qui dévoile des trésors musicaux du monde arabe ; et le pionnier de la scène électronique allemande, Dixon, prêt à offrir à la Tribu le meilleur de l’ambiance électrisante de Berlin.

Ces artistes rejoignent les talents précédemment annoncés tels que Seth Troxler, Pachanga Boys, DJ Tennis, Carlita, Hunee, Apollonia, Fumiya Tanaka, Sonja Moonear et Stavroz.

Inauguration de deux stations monobloc de dessalement d’eau à Moulay Bouzerktoun (Essaouira)

Ces deux stations, dont l’inauguration s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province, Adil El Maliki, du secrétaire général de la province, Driss Alahla, des chefs des services extérieurs, des élus locaux et des représentants des autorités locales et sécuritaires, ont été réalisées par le ministère de l’Intérieur pour un coût estimé à 22 millions de DH.

Dotées d’une capacité de 15 litres par seconde, ces importantes infrastructures s’inscrivent dans le cadre d’un projet structurant qui prévoit l’acquisition, l’installation et l’exploitation de cinq stations monobloc de potabilisation, dessalement et déminéralisation au niveau de la province d’Essaouira dans cinq sites différents, à savoir Sidi Battach (commune de Sidi Ishak), Moulay Bouzerktoun (deux stations), Bhibah (commune d’Akermoud) et dans la commune de Tafedna.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, Mohammed Meziani, directeur général de la Régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de Safi (RADEES), maître d’ouvrage délégué du projet, a indiqué que l’inauguration de ces deux stations intervient dans le cadre d’un programme prioritaire et stratégique urgent, mis en place au niveau national par le ministère de l’Intérieur, conformément aux Hautes Instructions Royales pour faire face au stress hydrique.

« Ce programme ambitieux, avec un investissement total de 4 MMDH porte sur l’installation de 26 stations de dessalement d’eau, dont 16 avec une capacité de 10 litres par seconde et 10 avec une capacité de 5 litres par seconde, ainsi que 15 stations de déminéralisation, comprenant 8 stations de 10 litres par seconde et 7 stations de 5 litres par seconde », a-t-il indiqué, précisant que la province d’Essaouira a bénéficié d’une part significative de ce projet, estimée à 20% avec un investissement total de l’ordre de 60 MDH.

Mohammed Meziani s’est réjoui de ces infrastructures cruciales, qui “ont porté leurs fruits et ont permis de renforcer l’approvisionnement en eau potable des communes rurales de la province, particulièrement en cette période de sécheresse”.

De son côté, Fouzia Taoumi, directrice générale de Schiele Maroc, société chargée de la réalisation du projet, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus du Royaume pour renforcer, moderniser et améliorer les infrastructures hydrauliques à l’effet de garantir un accès équitable à cette ressource vitale pour toutes les régions.

« Cette nouvelle infrastructure, réalisée en huit mois, vient s’ajouter à un nouveau projet visant à établir d’autres stations dans la province, lesquelles seront interconnectées par un réseau d’électricité et de distribution d’eau pour en optimiser l’efficacité ».

Selon Fouzia Taoumi, ces nouvelles stations permettront également de soutenir le développement agricole et touristique de cette partie du territoire national, en fournissant une ressource en eau fiable et de qualité.

https://medias24.com/2024/01/17/les-unites-mobiles-de-dessalement-nouvelle-alternative-pour-leau-potable-et-lirrigation/

Modernisation des routes provinciales et inauguration de nouveaux projets à Essaouira

Ces projets, dont l’inauguration et le lancement se sont déroulés en présence notamment du gouverneur de la province, Adil El Maliki, du secrétaire général de la préfecture de la province, Driss Alahla, des élus locaux, des chefs des services extérieurs, des représentants des autorités locales et sécuritaires, ainsi que des acteurs de la société civile et d’autres personnalités, visent entre autres à améliorer les infrastructures locales, à renforcer les services publics et à stimuler le développement économique de la province.

Dans ce cadre, un nouveau centre de secours relevant de la Direction générale de la protection civile a été inauguré dans la commune de Tamanar (située à environ 70 km d’Essaouira) pour un coût de 1,72 million de DH et bénéficiera à 16 communes territoriales, dont deux urbaines. Érigé sur une superficie globale de 2 000 m², ce projet vise à rapprocher les services de la protection civile des habitants de la région et à améliorer la réactivité des interventions pour contenir la propagation des incendies dans cette partie du territoire national.

Doté d’équipements modernes et d’un capital humain qualifié, le nouveau centre de secours a également pour mission de garantir des interventions rapides et efficaces en cas d’accidents routiers, renforçant ainsi la sécurité et la résilience de la commune et des localités avoisinantes face aux situations d’urgence. Dans une déclaration à la presse à cette occasion, Mounir Aderdour, président de la commune de Tamanar, a estimé que ce « projet important aura un impact significatif sur le renforcement de la sécurité et de la protection civile dans la région. »

Par la même occasion, la délégation a donné le coup d’envoi aux travaux de reconstruction de la route provinciale (RP 22.01) reliant la commune de Sidi Ahmed Essayeh à la commune de Tafedna, à partir de la plage d’Iftane, sur une distance de 14 km à partir du point kilométrique 440+45.

Avec un investissement total de 30,5 MDH, ce projet routier, dont les travaux s’étendront sur une période de 12 mois, s’inscrit dans le cadre du Plan de développement régional (PDR) et vient compléter une série d’autres projets similaires actuellement en cours de réalisation dans la province.

« Ce projet a pour objectif d’améliorer l’attractivité économique des zones rurales en développant le réseau routier local, en optimisant et en réhabilitant les axes existants, ainsi qu’en renforçant les conditions de sécurité routière, » a fait savoir, de son côté, le directeur provincial de l’Equipement et de l’eau, Mohamed Motor. Dans la foulée, il a précisé que la reconstruction de cette route provinciale entend désenclaver les zones rurales et améliorer les conditions de circulation, tout en contribuant à la réduction des disparités territoriales.

Par ailleurs, la délégation a également lancé les travaux de construction de la route provinciale (RP 22.14) sur une distance de 35 km à partir du centre de la commune d’Aguerd, dans le cadre du Programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural.

« Ce projet routier, qui a nécessité un investissement total de 28,11 MDH, a pour finalité de désenclaver les douars et les zones de production agricole, de faciliter la commercialisation des produits du terroir locaux et d’améliorer l’accès des habitants aux services essentiels, » a expliqué, dans une déclaration similaire, Yassine Bouaz, chef de service des Equipements de base dans la préfecture de la province d’Essaouira.

Et d’ajouter que les composantes du projet englobent notamment les travaux préparatoires, le renforcement et la construction de la chaussée, l’édification d’ouvrages d’art, ainsi que la réalisation et le revêtement de la voie.

(Avec MAP)

Essaouira : une convention relative à la zone d’activités économiques « Douar Laârab »

Cette convention a été paraphée par le wali de la région Marrakech-Safi et gouverneur de la préfecture de Marrakech, Farid Chourak, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du commerce, Taoufik Moucharaf, le membre du conseil régional de Marrakech-Safi, Abdelali Doumou, le secrétaire général de la préfecture de la province d’Essaouira, Driss Alahla, le président du conseil communal d’Essaouira, Tarik Ottmani, et le président du conseil provincial d’Essaouira, Kabir Maachi.

La zone d’activités économiques est spécifiquement conçue pour répondre aux exigences des activités économiques en place, en offrant des solutions foncières parfaitement adaptées pour un développement rapide et efficace.

Ce projet soutiendra activement plusieurs filières productives stratégiques, visant à stimuler l’innovation et la compétitivité dans des domaines prometteurs tels que la valorisation de l’argan, les produits de la mer, les produits du terroir, l’ébénisterie et les matériaux de construction.

Le projet englobera également d’autres secteurs d’activités essentiels, notamment la cosmétologie, l’industrie pharmaceutique, les énergies renouvelables, ainsi que la chimie, la parachimie et les industries créatives.

De plus, il permettra à 150 entreprises de bénéficier de parcelles au sein de cette nouvelle zone économique, favorisant ainsi la création d’emplois et l’essor économique régional.

Cette approche multidisciplinaire vise à diversifier les activités économiques et à encourager l’innovation dans des domaines clés pour l’avenir économique et industriel de la province d’Essaouira.

« Essaouira Investor Day » se veut une plateforme dynamique et interactive, favorisant l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement et contribuant au rayonnement économique de la région de Marrakech-Safi.