Programmation et codage : YouCode Fès ouvrira en septembre 2025

Une convention de partenariat relative à la création de YouCode Fès, une école spécialisée en programmation et codage dans la région de Fès-Meknès, a été signée, vendredi 28 février, dans la capitale spirituelle.

Cette convention a été signée par la ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, le wali de la région Fès-Meknès, Mouad Jamai, le président du conseil régional, Abdelouahed El Ansari, ainsi que le président de la chambre de commerce et d’industrie de Fès-Meknès (CCIS), Hamza Benabdallah, et l’association Leet Initiative.

S’exprimant lors de cette rencontre, Mᵐᵉ Seghrouchni a souligné que cette convention intervient en application des hautes orientations royales appelant à concevoir et mettre en œuvre de nouvelles formations dans le domaine du numérique, en adéquation avec les besoins du marché du travail et les attentes des investisseurs nationaux et internationaux.

Elle a indiqué que la région accorde une importance particulière à la formation des jeunes dans les métiers du numérique, l’une des priorités également du ministère de la Transition numérique, conformément à la stratégie nationale Maroc Digital 2030.

La ministre a mis en avant l’importance capitale du développement des compétences numériques au Maroc, qui constitue, a-t-elle relevé, un moteur de transformation digitale et un levier pour l’économie nationale.

Selon elle, « la disponibilité d’un vivier suffisant de talents numériques contribuera à accélérer la transition digitale et à renforcer l’attractivité du marché marocain auprès des investisseurs locaux et internationaux, favorisant ainsi les investissements dans l’innovation et les technologies ».

Mme Seghrouchni a annoncé que l’ouverture de l’école YouCode Fès est prévue pour septembre 2025, avec un programme de formation de deux ans dans les domaines liés à la programmation et au codage, destiné à environ 80 apprenants par promotion.

Cette école rejoindra le réseau des établissements de formation en programmation, qui connaissent un succès « notable » auprès des jeunes âgés de 18 à 35 ans, avec la particularité de ne pas exiger de diplôme spécifique ou de connaissances informatiques préalables.

Le coût total du projet s’élève à 25 millions de DH, financés conjointement par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration à hauteur de 15 MDH, le conseil de la région Fès-Meknès avec une contribution de 8 MDH et la CCIS Fès-Meknès (2 MDH).

Un budget supplémentaire de 30 MDH sera alloué sur trois ans pour assurer le fonctionnement de l’établissement, réparti entre le ministère (15 MDH) et la région (15 MDH).

Un nouveau programme de formation en alternance entre le ministère de l’Enseignement supérieur et « Capgemini »

Signé par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui et la présidente du Country Board de Capgemini au Maroc, Badra Hamdaoua, cet accord ambitionne de renforcer les compétences des étudiants en ingénierie et en technologies de l’information.

Inscrit dans le cadre du déploiement opérationnel du nouveau modèle pédagogique, porté par le PACTE ESRI-2030 et qui consacre une place de choix à la formation par alternance entre l’université et l’entreprise, cet accord devra permettre, selon ses promoteurs, de répondre aux besoins sans cesse croissants de l’écosystème numérique et technologique au Maroc en termes de capital humain hautement qualifié. Les étudiants bénéficieront ainsi d’une expérience professionnelle enrichissante tout en poursuivant leurs études supérieures.

Ce programme vise à maximiser l’impact sur la formation et l’insertion professionnelle des étudiants. En collaboration avec les établissements de formation, Capgemini s’engage à adapter les programmes d’alternance aux besoins actuels et futurs de l’écosystème IT et des services d’ingénierie, alignant ainsi les compétences des étudiants avec les exigences du marché du travail et contribuant à l’émergence de nouveaux métiers.

Les alternants bénéficieront d’un encadrement personnalisé et de formations adaptées, ainsi que d’un soutien continu pour leur insertion professionnelle, incluant des ateliers de coaching. Capgemini s’engage également à mener des campagnes de sensibilisation aux métiers de l’ingénierie et des technologies et à organiser des visites de sites et des journées portes ouvertes pour les étudiants et les formateurs, renforçant ainsi leur préparation et leur intégration dans le monde professionnel.

Pour M. Miraoui, « Ce partenariat avec Capgemini représente un jalon supplémentaire sur la voie du rapprochement entre l’écosystème universitaire et le secteur industriel », ajoutant dans son allocution qu’il s’inscrit dans le droit fil de la priorité accordée à l’amélioration de la qualité du capital humain, véritable richesse du Royaume.

Soulignant que l’alternance constitue un puissant levier pour renforcer les compétences pratiques des étudiants et pour préparer une nouvelle génération de talents en mesure de relever les défis technologiques actuels et futurs, il a fait état de l’ambition, à travers ce partenariat, d’offrir l’opportunité aux étudiants de relayer les connaissances théoriques acquises par une expérience pratique et valorisante dans un environnement professionnel innovant.

Pour sa part, Mme Hamdaoua a mis en avant l’importance du capital humain en tant que levier essentiel de renforcement de la compétitivité du tissu productif et vecteur clé pour son attractivité, indiquant que ce partenariat reflète l’expertise accumulée par Capgemini dans le domaine des technologies.

Et de conclure en assurant que ce programme offrira aux futurs stagiaires une opportunité unique de se former aux technologies en milieu professionnel, d’acquérir des compétences pratiques et de contribuer ainsi activement à la construction d’un avenir meilleur.

Capgemini est une entreprise de services du numérique qui rassemble 340.000 collaborateurs dans plus de 50 pays. Elle propose des services et solutions de bout en bout, allant de la stratégie et du design jusqu’à l’ingénierie, en tirant parti de ses compétences de pointe en intelligence artificielle, en cloud, et en data, ainsi que de son expertise sectorielle et de son écosystème de partenaires.

(Avec MAP)

La startup Tawjeeh lance une nouvelle plateforme d’orientation pour les étudiants

Tawjeeh est une startup fondée le 8 mars 2019, active dans le secteur de l’éducation et du conseil. Elle propose des services d’orientation, de conseil et d’accompagnement pour l’obtention de bourses d’études aux étudiants souhaitant étudier au Maroc ou à l’étranger.

Aujourd’hui, la startup compte plus de 23 employés et possède des bureaux à Marrakech, Casablanca, Rabat, Tanger et Oujda.

Lancement en mars de Tawjeeh Sup

Tawjeeh a lancé le 4 mars 2023 la première version de sa plateforme Tawjeeh Sup après avoir reçu un financement de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH).

« Nous avons reçu 200.000 DH de l’INDH en 2020-2021. 60% de ce financement a été utilisé pour créer la plateforme de Tawjeeh Sup. Nous avons également reçu 200.000 DH du programme ‘1000 Fikra’, ce qui nous a permis d’étendre nos opérations au-delà de Marrakech, dans quatre autres villes : Rabat, Casablanca, Oujda et Tanger », nous explique le fondateur, Abderrahman Zahid.

La plateforme fournit aux étudiants marocains un accès aux tuteurs et conseillers en ligne, aux écoles et universités publiques marocaines et aux bourses, entre autres.

« Nous proposions auparavant des services de conseil et d’orientation de manière traditionnelle, soit via des visites de bureau, soit via WhatsApp, Google Meet ou Zoom », explique Abderrahman Zahid.

La plateforme dispose d’une application web permettant aux étudiants d’accéder à des milliers de ressources, vidéos, formations et bourses concernant des écoles au Maroc, mais aussi hors du Maroc.

Atteindre le cap des 120.000 étudiants accompagnés en 2025

« Nous réunissons toutes ces fonctionnalités sur une seule plateforme, une sorte de compagnon étudiant… L’objectif est d’étendre notre impact de manière significative et d’atteindre 120.000 étudiants marocains d’ici 2025« , déclare Abderrahman Zahid.

Avant le lancement de cette plateforme, Tawjeeh a pu aider 1.400 étudiants à accéder à des universités à l’étranger, principalement aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Turquie, en Chine et à Chypre. « Les 43.600 étudiants ont bénéficié de nos services de conseil gratuits au cours des quatre dernières années, soit en moyenne 800 étudiants par mois. »

Une idée qui émane d’une ambition personnelle

La startup a été fondée par Abderrahman Zahid, 27 ans, natif de Marrakech. Ce sont toutes ses démarches personnelles pour tenter de « trouver un cheminement de carrière approprié » qui lui ont insufflé l’idée de Tawjeeh. « Je n’ai pas pu trouver des informations en ligne ; je ne trouvais aucune plateforme qui rassemble toutes les informations essentielles en un seul endroit et les rende accessibles », nous explique-t-il.

Après de longues heures de recherche, Abderrahman Zahid parvient à décrocher une bourse complète pour étudier à Chypre. Il devient ensuite président de la Société des étudiants marocains pendant deux ans à l’Université de la Méditerranée orientale, la plus grande université de l’île de Chypre.

A l’issue de son cursus, il revient au Maroc et fonde Tawjeeh Consulting en 2019. Il reçoit la bourse Chevening, accordée par le gouvernement britannique, pour étudier un programme de maîtrise d’un an en gestion à l’Université d’Edimbourg.

Les étudiants bloqués au Maroc pourront quitter le pays pour leurs examens à l’étranger

Selon une source bien informée, jointe par Médias24, les autorités marocaines n’empêcheront pas les étudiants marocains, munis d’un titre de séjour valide, de quitter le Maroc pour se rendre dans le pays où ils étudient. Globalement, il n’y a, donc, pas d’objections à ce que les étudiants marocains quittent le territoire marocain, du moment qu’ils disposent, d’un titre de séjour valide, du pays dans lequel ils doivent se rendre et que les autorités de ce pays ont programmé des vols les y autorisent.

Particulièrement présents en France (au nombre de 11.282 en 2019), les étudiants marocains qui y poursuivent leurs études supérieures, mais qui se trouvent actuellement au Maroc, se posent des questions, à quelques semaines de la tenue des examens de fin d’année.

L’ambassade de France, contactée par Médias24, se montre rassurante : « Les étudiants marocains, engagés dans un cycle universitaire en France, disposent d’un titre de séjour que l’on appelle le visa étudiant long séjour. Ce dernier vaut, effectivement, titre de séjour, donc, ils n’auront pas de problèmes pour se rendre sur le territoire français. »

Très peu de vols entre la France et le Maroc

A vrai dire, la question ne se pose pas en termes d’autorisation, mais en termes de disponibilité des vols. « La suspension des liaisons aériennes entre la France et le Maroc a entraîné une réduction drastique des vols entre les deux pays. Il y en a environ quatre par semaine. La difficulté, c’est donc de trouver des vols. Les autorisations sont obtenues au cas par cas? dans le cadre de discussions entre les autorités marocaines et les ambassades mais les vols, eux, sont commercialisés par les compagnies aériennes. La question est? donc? plus celle du transport que de l’autorisation de se rendre sur le territoire français », précise-t-on? également? à l’ambassade de France.

Concernant les étudiants marocains qui s’apprêtent à passer les concours des grandes écoles françaises, notamment ceux des écoles d’ingénieurs ou de l’École normale supérieure (ENS), l’ambassade de France nous a indiqué que « la plupart d’entre eux devraient être organisés ici, au Maroc, dans des centres d’examens dédiés ».

Et d’ajouter : « En temps normal, les étudiants devaient faire le déplacement en France? pour passer ces concours. Mais l’année dernière, ils s’étaient déjà déroulés à distance, au Maroc. »