Triche aux examens du baccalauréat : sept arrestations à Agadir

Selon un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), cette opération menée avec la collaboration de la DGST a commencé par l’arrestation de deux élèves (candidats) dans l’un des centres d’examen.

Ils étaient en flagrant délit d’utilisation de matériels électroniques très sophistiqués reliés aux réseaux de télécommunications.

Les enquêteurs ont par la suite arrêté quatre autres individus dans un appartement de la même ville. Il s’agit, selon la même source, de deux enseignants du secteur privé et de deux étudiants qui étaient en train de fournir, à distance, les réponses aux deux élèves en contrepartie de sommes d’argent.

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi des téléphones portables, un ordinateur ainsi que des sommes d’argent et des reçus de transferts de fonds reliés à cette activité criminelle.

Une enquête est en cours sous la supervision du parquet compétent.

https://medias24.com/2025/05/29/baccalaureat-2025-495-395-candidats-pour-la-session-ordinaire/

Baccalauréat 2025 : 495.395 candidats pour la session ordinaire

Sur ce total de 495.395 candidats, 385.330 sont scolarisés alors que 110.065 sont des candidats libres. Les épreuves ont commencé ce jeudi 29 mai et se dérouleront jusqu’au 2 juin, alors que la session de rattrapage aura lieu les 3, 4, 5 et 7 juillet.

Pour cette session ordinaire, les résultats des examens seront annoncés le 14 juin, rappelle un communiqué du ministère de l’Éducation nationale. Les résultats de la session de rattrapage seront, eux, dévoilés le 12 juillet.

Pour cette session ordinaire, les candidats se répartissent comme suit, selon les filières :

Les candidats issus des établissements d’enseignement privé représentent 11% du total.

Pour réussir cette échéance, le ministère affirme avoir mobilisé d’importants moyens humains et logistiques. Il s’agit notamment de :

Les services du ministère ont préparé 597 sujets d’examen pour les deux sessions, dont 231 sujets adaptés aux candidats en situation de handicap.

Les mêmes services ont élaboré une version électronique du guide des candidats pour permettre à ces derniers de cerner les aspects légaux et organisationnels de ces examens, ainsi que les nouveautés pour cette année.

Dans la matinée de ce 29 mai, le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Mohamed Saâd Berrada, s’est rendu au centre d’examen du lycée Abdelkrim Khattabi à Rabat pour s’enquérir des conditions de déroulement des épreuves du baccalauréat.

Le ministère dit saluer les efforts déployés par les staffs pédagogiques et administratifs pour l’accompagnement des élèves tout au long de l’année scolaire et lors de cette étape importante dans leur cursus.

Études médicales : les nouvelles dates des examens annoncées, toujours pas d’accord final avec le gouvernement

Le jeudi 13 juin, dans l’après-midi, les facultés de médecine et de pharmacie ont publié, tour à tour, les nouvelles dates des examens. Le nouveau calendrier concerne à la fois les examens de la session normale du printemps et ceux de la session de rattrapage.

Il s’agit d’une annonce « nationale« , autrement dit, généralisée à toutes les facultés de médecine et de pharmacie du Royaume, nous confirme une source sûre.


Les futures blouses blanches n’ont toujours pas tranché

L’affichage du nouveau calendrier des examens intervient après que les nouvelles propositions gouvernementales ont été soumises aux représentants des étudiants en médecine.

Différents points ont été examinés grâce à la médiation gouvernementale. En tête de liste, la réduction de la durée des études médicales de 7 à 6 ans, principale pomme de discorde entre les étudiants et les ministères de tutelle. Outre ce point, la médiation a également débouché sur d’autres suggestions.

Ces propositions ont fait l’objet d’une assemblée générale nationale organisée par la Commission nationale des étudiants en médecine, le lundi 10 juin. Elles ont été soumises au vote à l’ensemble des étudiants le lendemain.

Joint par nos soins pour savoir où en est le vote, un membre de la Commission nous répond : « Les étudiants préfèrent clarifier quelques points. La proposition gouvernementale est très sérieuse mais il manque quelques détails et des assurances qui ont poussé des étudiants à hésiter ou à voter contre. Le vote est très serré. »

Consultées point par point par Médias24, les dernières propositions du gouvernement pour surmonter la crise des étudiants en médecine laissent présager une trêve, d’autant qu’elles répondent à l’ensemble des doléances du corps étudiant.

Les étudiants, exigeants, veulent néanmoins être rassurés au maximum. Ils demandent la signature d’un procès-verbal (PV) et des accords fixant les modalités de reprogrammation des cours et clarifiant le sort des zéros attribués aux étudiants qui avaient boycotté les examens.

En tenant compte de tout ce qui précède, un vote négatif pourrait conduire au maintien du boycott, y compris des nouveaux examens. A suivre…

Examen du permis de conduire : ce qui va changer à partir du 25 mars 2024

Initialement prévu le 18 mars prochain, le démarrage de l’utilisation de la nouvelle banque de questions sera effectif à partir du lundi 25 mars, a indiqué l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) dans un communiqué publié le 4 mars.

Cette dernière a précisé que la date limite pour se présenter au premier examen théorique avec la banque de questions actuelle est fixée au mercredi 13 mars. Par ailleurs, le mercredi 20 mars correspond à la date limite pour se soumettre à l’épreuve de rattrapage, en cas d’échec au premier essai. Dans la foulée, la période du 21 au 24 mars sera allouée au déploiement du nouveau système informatique au sein de tous les services provinciaux et régionaux de l’Agence.

La NARSA appelle, dans son communiqué, tous les professionnels du secteur de l’enseignement de la conduite « à faire preuve de responsabilité, à s’engager et à coordonner de manière positive avec les services provinciaux et régionaux de l’Agence et à respecter les mesures prises pour gérer cette phase de transition ».

De nouvelles règles d’utilisation de la plateforme de formation « PERMINOU-NARSA »

Dans un autre registre, un accord a été conclu sur la proposition présentée par l’Agence concernant l’élimination de toutes les restrictions qui encadraient l’utilisation de la plateforme de formation « PERMINOU-NARSA », en particulier celles qui concernent « le calcul du nombre minimum d’heures de formation qui était de 20 heures pour chaque candidat avant la délivrance du certificat de formation obligatoire, la réussite aux tests de connaissances spécifiques à chaque module avant de passer à un autre et la hiérarchisation des modules », avait précédemment annoncé la NARSA.

En conséquence, pour garantir l’égalité des chances entre les professionnels et les candidats – ce qui nécessite la fourniture d’un support pédagogique pour la formation –, l’utilisation de la plateforme sera facultative, mais avec l’obligation pour les auto-écoles d’y inscrire les candidats et de générer leur certificat de formation à partir de la même plateforme, poursuit la même source.

Cette procédure sera appliquée pendant une phase de transition de 6 mois, durant laquelle les données relatives à l’utilisation de la plateforme seront étudiées et analysées, afin de continuer à améliorer sa forme et son contenu, en partenariat avec les professionnels, à travers les travaux des commissions techniques conjointes.

Des ajustements dans les auto-écoles

Dans le Bulletin officiel paru le 15 février dernier, le ministère du Transport et de la logistique a, de son coté, introduit une série de nouvelles règles afin d’ »améliorer les standards de formation et d’évaluation des futurs conducteurs ».

Selon les nouvelles dispositions, le nombre d’apprenants ne devra pas excéder 16 par salle en vue d’offrir une approche plus personnalisée et un meilleur suivi par les moniteurs. De même, le nombre d’apprenants par véhicule est désormais limité à 4, afin de maximiser l’attention individuelle et l’efficacité de la formation pratique.

D’autre part, les évaluations de conduite pratique dureront désormais 30 minutes. Tout candidat n’ayant pas réussi lors de l’évaluation théorique ou pratique aura droit à une évaluation de rattrapage unique. Les auto-écoles sont tenues de programmer cette évaluation de rattrapage dans les trois mois suivant l’annonce des résultats.

Si un candidat échoue à l’évaluation de rattrapage, il se verra dans l’obligation de reprendre l’intégralité de la formation et de se soumettre à nouveau aux évaluations.

Procédure civile : ce que prévoit la réforme

Notifications, procès à distance, juge de l’exécution et autres nouveautés viendront bientôt renforcer la procédure civile au Maroc. C’est ce qui ressort du texte présenté jeudi en Conseil de gouvernement, qui n’a pas encore fixé d’agenda pour une adoption attendue depuis 2013, date de publication de la Charte pour la réforme du système judiciaire.

La charte avait fait de la révision du Code de procédure civile un axe majeur. Depuis, plusieurs ministres de la Justice se sont succédé sans réussir à transformer les multiples avant-projets en textes applicables. La version de Abdellatif Ouahbi franchira-t-elle ce cap ? En attendant une réponse, focus sur ses principaux apports.

La carte d’identité comme base pour les notifications

L’adresse figurant sur la carte nationale d’identité électronique servira de base pour toutes les procédures judiciaires, précisément pour les notifications.

En cas de difficulté à notifier un justiciable, les tribunaux pourront recourir aux bases de données relatives à ces cartes. Cette possibilité concerne notamment les parties dont il n’a pas été possible d’identifier l’adresse ou qui ont changé d’adresse.

L’unité juridictionnelle

Les juridictions de proximité, administratives et commerciales, font aujourd’hui l’objet de textes spécifiques et épars. Toutes ces dispositions processuelles seront absorbées par le futur Code de procédure civile.

Par ailleurs, les tribunaux de première instance seront compétents pour statuer sur les dossiers civils, sociaux, familiaux, administratif et commerciaux, actuellement dévolus à des chambres dédiées. Les TPI qui contiennent des chambres commerciales spécialisées pourront trancher, en premier ressort, les litiges commerciaux dont la valeur en jeu ne dépasse pas 100.000 DH.

Célérité : les ordonnances sur requête rendues « immédiatement » après la demande

Le futur Code de procédure civile instaurera une obligation de célérité pour les procédures urgentes, notamment les ordonnances sur requête et les constats. Ces décisions concernent précisément les présidents des tribunaux. Elles devront survenir « immédiatement » ou, au plus tard, le lendemain de la demande.

La seule dérogation possible concerne les dossiers incomplets et les dossiers où des données supplémentaires sont requises. Auquel cas un délai de huit jours peut être accordé, sous peine d’irrecevabilité.

Des procédures par voie électronique

Le projet introduit les « outils de communication électronique » dans la procédure civile. Cette mesure comprend les échanges de données entre les juridictions et les avocats, les experts, les huissiers et les parties.

Le texte prévoit l’instauration d’une plateforme électronique officielle du « procès à distance ». Le compte, le courrier, l’adresse et la signature électronique feront également leur entrée dans les juridictions. Les notifications, la publicité légale et les enchères seront elles aussi couvertes par ce virage numérique.

Les ventes aux enchères publiées par voie électronique

Les annonces de ventes aux enchères seront publiées sur les sites électroniques des juridictions concernées. L’annonce par voie numérique concernera les meubles, immeubles et fonds de commerce saisis par la justice.

La compétence internationale des juridictions marocaines

Les juridictions marocaines pourront connaître des actions initiées contre des Marocains, même lorsque ces derniers n’ont pas de domicile ou de résidence au Maroc. Le projet pose comme exception les actions relatives à des biens immobiliers situés à l’étranger.

Les juges marocains seront aussi en mesure de statuer sur les actions dirigées contre des ressortissants étrangers n’ayant pas de domicile ou de résidence au Maroc. Dans ce cas, la procédure doit concerner des biens situés au Maroc, ou des obligations nées ou dont l’exécution doit survenir sur ce territoire.

Cette même compétence s’étend aux dossiers liés à des droits intellectuels au Maroc, à une pension dont le bénéficiaire réside au Maroc, aux procédures de traitement de difficultés d’entreprise ouvertes au Maroc, etc.

L’huissier pour la convocation

La convocation sera faite par huissier de justice en tant que principe. Ce n’est qu’en « cas de besoin » que le tribunal peut ordonner cette mesure par un des agents du greffe ou par voie administrative.

Plaider de mauvaise foi, infraction passible d’amendes

Manœuvres dilatoires, procédures abusives ou injustifiées… Dans un litige, certaines parties ne lésinent pas sur les combines pour malmener un adversaire. Or, « tout plaideur est tenu d’exercer ses droits selon les règles de la bonne foi ». Consacré par le texte en vigueur, ce principe sera conforté par la refonte annoncée qui compte lui assortir des effets.

Ainsi, si le tribunal constate qu’une partie plaide « de mauvaise foi », il peut la condamner à une amende allant de 10.000 DH à 20.000 DH. À cette amende versée à la Trésorerie générale peuvent s’ajouter les dédommagements au profit de la partie lésée.

Le juge de l’exécution

Des institutions judiciaires nouvelles de contrôle sont prévues, comme le juge de l’exécution (JEX). Cette initiative s’inspire notamment du système judiciaire français. Toutefois, le projet ne régit pas les attributions d’autres magistrats non moins importants dans le secteur économique, tels que le juge du registre de commerce (RC) ou le juge de la sécurité sociale.

Examen du barreau : le face-à-face entre Ouahbi et Nasro-allah, simulé par Médias24

La polémique sur l’examen du barreau a fait couler beaucoup d’encre. Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a multiplié les sorties médiatiques pour s’expliquer. Les représentants des « victimes » de l’examen également. Mais ce qui a réellement manqué, c’est un débat franc et argumenté entre les deux parties.

Un débat qui n’a malheureusement pas eu lieu.

Médias24 a rassemblé, sous la forme d’un face-à-face, les propos du ministre de la Justice dans l’émission Avec Ramdani sur la chaîne 2M, et ceux du représentant des victimes de l’examen des avocats, Amine Nasro-allah, dans Sans langue de bois sur Med Radio.

Voici l’essentiel de leurs explications et de leur argumentaire sur plusieurs sujets : l’intervention ministérielle visant à augmenter le nombre d’admis à l’oral de l’examen du barreau ; la consultation, par le ministre, des copies d’examen ; les similitudes des noms de famille repérés sur la liste des admis à l’oral ; le débat sur la démission du ministre.

1.200 admis supplémentaires : une intervention ministérielle

Concernant les admis à l’oral, Abdellatif Ouahbi assure que 800 candidats seulement ont obtenu la moyenne exigée, fixée à 80 sur 160. Le ministre affirme avoir demandé à la commission chargée de l’organisation de l’examen de faire baisser la moyenne requise pour permettre à 1.200 candidats supplémentaires d’être reçus.

Or, selon le représentant de la coordination des victimes de l’examen du barreau, cette intervention n’est pas légitime. Amine Nasro-allah estime en effet que la décision du ministre établit de nouvelles conditions d’admission à l’oral, alors que seule une autre décision peut annuler la précédente.

« Lorsque le ministre de la Justice a mis en place d’autres conditions d’admission que nous ne connaissons toujours pas, pourquoi s’être arrêté à 2.000 ? Autant le faire pour 5.000 ou 7.000 (admis, ndlr) (…). La question qui se pose est de savoir qui sont les 1.200 admis supplémentaires ? Est-ce que ce sont les enfants d’avocats, de juges, de politiciens ? », s’interroge-t-il.

Interpellé par Redouane Ramdani sur le sujet, le ministre a déclaré « ne pas vouloir entrer dans ces détails » et se contenter de « donner les instructions » au motif qu’ »une commission existe », en l’occurrence la commission chargée de l’organisation de l’examen.

A la question de savoir comment vérifier qu’un candidat mérite bien son admission à l’examen, le ministre répond sans détour qu’il a consulté, à chaque fois que l’on lui a demandé, la copie de la personne concernée pour s’en assurer. Et Amine Nasro-allah de réagir : de quel droit le ministre consulte-t-il des copies d’examen ?

Il rappelle que le ministre ne fait pas partie de la commission organisatrice qui, elle seule, est chargée de suivre les étapes de l’examen jusqu’à la fin. « N’étant pas membre de cette commission, il n’a pas le droit de consulter les copies des candidats », insiste-t-il.

« 37 familles sur la liste des admis »

Quant aux admis à l’oral dont les noms de famille sont similaires, Abdellatif Ouahbi affirme que parmi les candidats, 25 portent le même nom, mais seuls 4 ont été admis. Ce ne sont que des similitudes de noms de famille car, plaide le ministre, « nous sommes tous des enfants de tribus ».

Or, Amine Nasro-allah affirme que sur la liste des admis, « on retrouve plus de 37 familles ». Sachant que ceux qui ont été repérés ne sont que « ceux qui portent le même nom de famille. On ne peut donc détecter les cousins maternels ou les épouses ».

Aussi, le ministre déclare que les fils d’avocats et de juges se distinguent souvent à l’oral, car ils ont été formés par leurs parents. Et de préciser que les études de droit relèvent de la théorie, alors que les questions de l’examen portent sur la pratique.

Mais le représentant de la coordination des victimes de l’examen du barreau estime qu’il ne s’agit pas d’une profession qui se transmet de père en fils, mais d’un savoir que l’on acquiert uniquement à travers les études.

Pour toutes ces raisons, la coordination réclame, entre autres, la démission du ministre. Ce dernier estime que cette « petite affaire » ne la justifie pas et entend continuer à « assumer ses responsabilités ».