« Exposition de l’innovation » à Al Akhawayn : plus de 70 étudiants ingénieurs présentent leurs projets

Plus de 25 entreprises, dont des leaders du secteur comme Deloitte, KPMG, Leyton, Inwi, Azur, CIH Bank et AFD Tech, ont participé à l’événement en tant que jurés.

L’exposition a servi de vitrine à plus de 70 étudiants présentant leurs recherches novatrices dans des domaines tels que l’intelligence artificielle (IA), l’automatisation robotisée des processus (RPA), la cybersécurité et la bioénergie, indique un communiqué de l’Université.

Les projets allaient des applications de suivi de santé basées sur l’IA aux outils de sélection de CV utilisant le traitement du langage naturel (NLP). Certains étudiants ont même développé des prototypes physiques tels que des robots et des drones, poursuit la même source.

Les participants ont également eu l’occasion d’interagir directement avec les représentants des entreprises, de recevoir leurs conseils avisés et d’élargir leur réseau professionnel.

S’adressant aux experts de l’industrie présents, le président d’AUI, Amine Bensaid, a souligné l’engagement de l’université à établir des passerelles entre le monde académique et le monde professionnel grâce à l’apprentissage expérientiel. « Nous avons décidé de renforcer notre modèle d’arts libéraux en y ajoutant une dimension axée sur l’industrie, soutenue par notre Bureau de l’employabilité et de l’entrepreneuriat. Ce que vous voyez aujourd’hui en est une illustration concrète », a-t-il déclaré. « Vous nous indiquez les compétences dont vous avez besoin, et nous nous assurons que nos étudiants soient préparés, avec des bases solides et une expertise adaptée aux exigences du marché », a-t-il ajouté.

Le doyen de l’École de sciences et d’ingénierie, Dr Salah Al-Majeed, a quant à lui qualifié cet événement organisé chaque semestre de « festival d’apprentissage », en insistant sur son double rôle d’évaluation académique et de développement professionnel. « Cet événement est un espace ouvert où étudiants, professeurs et professionnels de l’industrie échangent des savoirs et créent de nouvelles opportunités », a-t-il souligné, notant que cette édition a attiré davantage d’entreprises, témoignant de l’intérêt croissant du secteur.

Amine El Khiati, Data Scientist chez AFD Tech et membre du jury, a salué l’approche innovante des étudiants : « Nous avons vu des projets variés, allant des solutions basées sur l’IA à la robotique. Leurs encadrants ont manifestement joué un rôle clé en les aidant à maîtriser des technologies complexes ».

En parallèle, des entretiens d’embauche ont eu lieu avec des entreprises participantes telles que Deloitte et AFD Tech, renforçant l’orientation professionnelle de l’événement. Les étudiants ont ainsi pu présenter leurs projets tout en partageant leurs ambitions professionnelles avec les recruteurs, note le communiqué.

Exposition à Doha d’une collection de bijoux berbères du Palais royal

Years of Culture Qatar-Maroc 2024 (L’année culturelle Qatar-Maroc 2024) a été ouverte, mardi 20 février, avec une exposition spéciale de bijoux berbères du Palais royal au Musée d’art islamique de Doha.

Cette collection, composée de 200 pièces d’importance historique et culturelle, représente les diverses régions et groupes ethniques du Maroc, des montagnes de l’Atlas aux provinces du Sud.

Exposée pour la première fois en dehors du Royaume, cette collection du Palais royal représente une fenêtre unique sur la culture marocaine.

Ouverte au public jusqu’au 20 mai 2024, la collection des bijoux en argent, qui constitue une partie importante de l’exposition permanente des Oudayas du Maroc appartenant au Musée national de la parure de Rabat, rend hommage aux artisans qui ont minutieusement ciselé ces pièces d’exception et, en particulier, aux femmes qui ont sauvegardé ces traditions.

Ces artefacts, présentant diverses techniques, formes et matériaux, révèlent les caractéristiques régionales des principaux centres de production de bijoux au Maroc et reflètent le riche patrimoine du Royaume, sublimant le savoir-faire artistique dans le travail du fil de fer, l’incrustation et l’utilisation du corail, de l’ambre, du verre, des perles et des pièces de monnaie.

Cette exposition, enrichie par une palette de bijoux berbères du Palais royal, est organisée par la Fondation nationale des musées du Royaume du Maroc et le Musée d’art islamique de Doha. Elle est coordonnée par Adel El Fakir, commissaire général de l’Année Qatar-Maroc 2024. Elle constitue le programme inaugural de cette année culturelle, qui est le fer de lance de partenariats culturels durables entre le Qatar et d’autres pays.

(Avec MAP)

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Casablanca : quatre peintres marocaines exposent à l’atelier Ait Zine

Le vernissage aura lieu le jeudi 4 novembre, à partir de 18h30, à la galerie Ambre Art Center.

L’exposition présentera les œuvres de Entissar Gharbi, médecin et hypnothérapeute ; Nadia Ausalah Taroufik, médecin dentiste, Malak Chaoui Arsaoui, assistante commerciale auprès de l’ambassade de Belgique ; et Samia Wardane El Hasnaoui, professeure formatrice au Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF).

« L’artiste créateur transforme les formes et les couleurs pour aboutir à une nouvelle expression qui peut être lue et appréciée différemment par celui qui la regarde. La transe est cet état modifié de conscience qui ouvre le champ à l’inconscient et permet de mobiliser nos ressources et de laisser s’exprimer nos sensations les plus profondes. Cet évènement sera organisé pour célébrer l’ouverture du monde après une crise pandémique qui a limité les rassemblements et, fort heureusement, pas l’expression artistique », indique-t-on dans un communiqué.

« Les Météorites : Messagères du ciel » : L’exposition qui fait parler le ciel

L’univers a ses secrets. A travers l’exposition « Les Météorites : Messagères du ciel », Hasna Chennaoui nous en livre quelques-uns.

Jusqu’au 30 août, au rez-de-chaussée de Anfa Place Mall à Casablanca, cette professeure à l’université Hassan II de Casablanca, spécialiste des météorites et cratères d’impact, accueille en effet le public dans un espace dédié à la découverte des météorites, de la planétologie, de la géologie et de l’astronomie.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des objectifs de la Fondation Attarik, dont elle est la présidente : la promotion de la recherche scientifique sur les météorites et la planétologie, la préservation du patrimoine géologique du Maroc, et la vulgarisation des sciences auprès du grand public, aussi bien dans le rural que l’urbain.

« Cette exposition entre dans le cadre d’une vision ; d’un rêve de la fondation, qui est d’ouvrir un centre de recherche et d’exposition des météorites au Maroc. C’est notre volonté. Mais avant cela, il faut que les gens nous découvrent et nous fassent confiance. Cette exposition nous en donne justement l’opportunité. Il s’agit d’une exposition qui a vocation à être itinérante : nous l’avons conçue de telle sorte qu’elle puisse être déplacée et présentée ailleurs, dans d’autres villes du Maroc. L’objectif est que le savoir soit diffusé et mis à la portée de toutes et tous », nous explique Hasna Chennaoui.

Cliquer ci-dessous pour une visite virtuelle en 360°:

Elle qui a introduit l’étude des météorites au Maroc au tout début des années 2000, savoure désormais le résultat de ses efforts.

Toutes les chutes de météorites observées au Maroc depuis 2004

Dans cette grande salle toute bleue, du sol au plafond en passant par les murs, la Fondation Attarik propose aux visiteurs de suivre un circuit qui s’ouvre sur deux énormes maquettes des planètes Saturne et Jupiter, « réalisées par un prestataire externe spécialement pour cette exposition », s’enthousiasme Hasna Chennaoui. Cet espace représente le système solaire, dont les météorites sont issues. « Nous avons tenu à le représenter pour montrer le lien entre les météorites et leur origine, c’est-à-dire la ceinture d’astéroïde, de Mars ou de la Lune », ajoute-t-elle.

L’espace central est quant à lui entièrement dédié aux météorites, dont beaucoup sont issues d’une collection personnelle de Hasna Chennaoui. Les autres ont été prêtées par des collectionneurs privés, par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) de Rabat et le ministère de l’Energie et des mines à l’occasion de cette exposition.

Les neuf chutes observées au Maroc depuis 2004 y sont présentes, à commencer par la première, celle de Benguerir, classifiée et déclarée par une équipe de recherche marocaine en partenariat avec des équipes françaises. Celle de Tamdakht, du nom du village où elle a été découverte, dans la province de Ouarzazate, est la deuxième chute observée au Maroc, un soir de décembre 2008. Elle a été classifiée et déclarée par l’équipe de Hasna Chennaoui, et pèse environ 500 kg (contre 30 kg pour celle de Benguerir). Au total, l’exposition comprend 17 météorites.

La visite se poursuit sur un cratère d’impact, avec la maquette d’une météore cratère située aux Etats-Unis, en Arizona, d’un diamètre de 1 km et d’une profondeur de 175 mètres. « C’est l’un des cratères les plus vieux – 50.000 ans environ – et les mieux préservés au monde », souligne la scientifique marocaine.

Montrer des météorites, mais pas seulement

L’étape suivante est celle des impactites, « des roches terrestres qui ont été transformées par l’impact d’une météorite ». Également issues de la collection personnelle de Hasna Chennaoui et recueillies au cours de ses recherches dans différents pays, celles présentées dans le cadre de cette exposition sont originaires de Russie, d’Allemagne, de Jordanie, d’Afrique du Sud et, bien sûr, du Maroc.

L’exposition ne se contente pas de montrer les météorites : elle en explique également l’impact. « Les gros objets qui tombent sur Terre forment de très gros cratères et impactent énormément la vie terrestre. C’est ce qui s’est passé il y a 65 millions d’années : la chute d’une très grosse météorite a formé un énorme cratère d’impact ; le fameux cratère de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatán au Mexique, qui a exterminé 90% de la vie sur Terre, y compris les dinosaures », explique Hasna Chennaoui. Dans ce sens, la maquette du dinosaure marocain « Atlasaurus Imelakei », haut de 30 mètres et dont le squelette est exposé au ministère de l’Energie et des mines, est un clin d’œil à ce cratère et aux bouleversements géologiques qu’il a générés sur Terre.

Dans un autre registre, une maquette électrique réalisée par la fondation Atlas Dark Sky, rattachée à l’université Caddi Ayyad de Marrakech, veut montrer l’impact de la lumière sur l’observation du ciel.

« Nous avons la chance au Maroc d’avoir un magnifique ciel qui doit être préservé de la pollution lumineuse. La pollution lumineuse, c’est lorsqu’une ville possède un éclairage trop fort, et de surcroît dirigé le ciel, empêchant ainsi d’observer le ciel et les constellations. La maquette montre qu’en fonction de la manière dont l’éclairage public est agencé, les étoiles peuvent être plus ou moins bien observées. Plus on augmente l’éclairage public, moins on voit les constellations. » Et dans ce cas, les secrets de l’univers n’en sont que plus opaques.

L’art contemporain marocain à l’honneur au musée national de Madrid

Plus de 200 œuvres d’artistes contemporains des sept dernières décennies constituent le parcours chronologique de l’exposition, qui a pour ambition de permettre au public espagnol de mieux connaitre la vivacité et l’inventivité de la scène artistique marocaine, indique un communiqué de la Fondation nationale des musées (FNM).

Cette exposition est organisée dans le cadre du programme de coopération culturelle entre le Maroc et l’Espagne dans le domaine des musées, par la FNM, le ministère espagnol de la Culture et des sports et le Musée national Reina Sofia. Le choix curatorial a été exclusivement fait et assuré par le directeur du musée d’art, Manuel Borja Villel, qui a choisi comme co-commissaire Abdellah Karroum.

Plusieurs manifestations culturelles seront organisées au Maroc et en Espagne dans le cadre du mémorandum d’entente signé le 13 février 2019 devant les deux Souverains, les Rois Mohammed VI et Felipe VI, entre la Fondation nationale des musées (FNM) et le ministère espagnol de la Culture et des sports, sur la coopération culturelle et muséale.

L’exposition « Trilogie marocaine 1950-2020 » connait aujourd’hui un succès médiatique en Espagne. « …Magnifique rétrospective d’Art Moderne Marocain, résultat de la collaboration @museoreinasofia et @FNMusees… », a tweeté la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González, après sa visite à l’exposition.

Une seconde exposition « Autour des colonnes d’Hercule », prévue en 2022 et organisée par la FNM et le musée national d’Archéologie à Madrid, présentera la relation historique entre ces deux pays de la Méditerranée, dont les influences communes et les rapports sont remarquables sur les différentes collections archéologiques, conclut le communiqué.

Expositions dans les musées marocains « pour célébrer la vie »

Une exposition temporaire intitulée « Histoire et civilisations du Maroc » a eu lieu le 7 septembre au musée de l’Histoire et des civilisations à Rabat, alors qu’une autre intitulée « Gharbaoui. L’envol des racines » est prévue du 23 septembre au 8 février 2021 au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat.

Du 1er octobre au 10 janvier 2021, une exposition intitulée « Du fil au sel, de l’Afrique subsaharienne au Maroc » sera organisée au musée des Confluences Dar El Bacha à Marrakech. Le Musée national de la céramique à Safi abritera, du 13 octobre au 11 janvier 2021, l’exposition « Centenaire du maître céramiste Boujemâa Lamali (1919-2019), de la 1ère école de céramique au Maroc et en Afrique (1920-2020) ».

Dans la même veine, le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat accueillera du 21 octobre au 20 janvier 2021 l’exposition « Entrée en matière–Rétrospective Fouad Bellamine ».

Par ailleurs, la Fondation nationale des musées note, dans un communiqué, que le Musée de la musique à Meknès et le Musée ethnographique Bab Okla à Tétouan, récemment rénovés, seront ouverts.

Prochainement à Tanger sera inauguré un nouveau musée d’art à la villa Harris.

La zone franche du port de Tanger n’existe plus

La démolition des anciens bâtiments se poursuit ainsi que le déménagement des unités de production vers la Tanger Free Zone.

La zone franche du port de Tanger (ZFPT) créée par le dahir 1-61-426 du 30 décembre 1961 n’est plus depuis qu’un décret-loi adopté le 27 juin dernier en conseil de gouvernement a fixé au 30 juin 2014 la fin des privilèges fiscaux de cette zone franche. Un premier délai au 30/12/2013 et un second délai au 31/03/2014 s’étaient révélés impossible à tenir car toutes les entreprises n’avaient pas encore quitté les lieux.

 Le paradoxe de cette situation est qu’en ce début d’été, 15 entreprises sont encore en activité contre 40 il y a deux ans. Le lancement des travaux de démolition des anciens bâtiments est une manière pour les autorités et pour la SAPT (Société d’aménagement du port de Tanger) de demander aux entreprises encore présentes de «presser le pas». Selon des sources de la SAPT, «toutes les entreprises seront parties d’ici le milieu de l’automne prochain».

Une convention de délocalisation entre les opérateurs de la ZFPT, la wilaya, la SAPT et la TFZ avait été signée le 15 février 2011 avec une mise à disposition des terrains prévue pour mai 2011. Mais ce calendrier aura au final pris un retard estimé à 18 mois.

 

 

Les aménagements à la TFZ  et des négociations sur des compensations fiscales et des dédommagements pour déménagement demandés par certains opérateurs ont retardé le calendrier.

Ce n’est qu’à la fin de l’automne 2012 que les premiers lots de terrain ont été débloqués. Les opérateurs de la ZFPT estiment ce délai «court» et réclament que «les mois de retard soient pris en compte dans le délai accordé pour le déménagement».

En face, les autorités estiment qu’entre la programmation du déménagement depuis 2011 et les lots de terrains disponibles à la TFZ depuis 18 mois, les délais ont été suffisants pour déménager». En jeu, on trouve des avantages fiscaux importants.

Selon le Dahir du 30 décembre 1961, les opérations effectuées à l’intérieur de la ZFPT, ainsi que les bénéfices ou gains réalisés étaient exonérés de tout impôt. A la faveur de ces dispositions fiscales, la ZFPT a accueilli depuis plus d’un demi-siècle des magasins hors-taxes, des usines de confection et des unités de conditionnement du poisson.

Plusieurs fournisseurs des ferries opérant sur le Détroit y étaient installés. Parfums, cigarettes, alcools et électronique constituaient les marchandises symbolisant le statut privilégié de la ZFPT.

L’activité de la ZFPT est toute entière destinée à l’exportation et au transbordement, mais la zone alimentait un commerce de contrebande non négligeable en cigarettes, alcools et produits électroniques.

Depuis 2009, le ministère des Finances a amorcé une baisse graduelle des avantages fiscaux de la ville de Tanger, distincts de ceux de la ZFPT.

Depuis 1961, et jusqu’en 2009, les activités économiques sur Tanger étaient exonérées à 50% sur l’impôt sur les sociétés (IS), la patente et la taxe urbaine. Depuis janvier 2011, le différentiel qui existait à l’époque entre les 30% de l’IS au niveau national et les 17,5% des entreprises de Tanger a été progressivement absorbé pour une période allant jusqu’en 2015 à raison de +2,5% par an entre le 1/1/2011 et le 31/12/2015.