Aziz Akhannouch préside une nouvelle réunion dédiée au système de la santé

Aziz Akhannouch, qui présidait une réunion consacrée au suivi de la mise en œuvre du chantier de promotion du système de la santé, en concrétisation de la haute volonté royale, a souligné que l’enjeu demeure la garantie d’une prestation de santé publique de qualité, répondant aux attentes et aspirations des Marocains et contribuant à consolider les fondements de l’État social tel que voulu par le Roi Mohammed VI, indique un communiqué du département du chef de gouvernement.

À cet égard, il a appelé à faire preuve de diligence et d’efficience afin de porter à terme, avant les délais impartis, les projets relatifs à l’ensemble des niveaux de traitement médical et de prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon accueil des usagers et faciliter leurs accès aux prestations médicales au niveau des établissements de santé publics.

Cette réunion a permis de faire le suivi des étapes pour la mise en œuvre des piliers de la réforme radicale du système national de la santé, à savoir la mise en place des instances de gouvernance, la poursuite du développement des infrastructures, la digitalisation du secteur, ainsi que l’augmentation des effectifs des professionnels de la santé, précise le communiqué.

En effet, le point a été fait sur les étapes franchies en matière de mise en œuvre de la bonne gouvernance instaurée par le gouvernement dans le secteur, et ce à travers la mise en place de la Haute Autorité de la santé et de l’Agence marocaine du sang et ses dérivés, en vue de consolider les mécanismes de réglementation et de contrôle de l’action des opérateurs et de renforcer la gouvernance hospitalière et la planification territoriale de l’offre de santé.

La réunion a également permis de prendre connaissance de l’état d’avancement des travaux de construction, d’extension et de réhabilitation de six centres hospitaliers universitaires et de 79 hôpitaux provinciaux et régionaux, ce qui permettra d’assurer une capacité d’accueil supplémentaire de 11.338 lits.

L’accent a été mis, en outre, sur l’état d’avancement du chantier de la digitalisation du système de la santé national, à travers la mise en place d’un système informatique intégré pour la collecte et le traitement de l’ensemble des données de base, qui donnera lieu à la signature d’une convention de partenariat entre le ministère de la Santé et de la protection sociale, le ministère de l’Économie et des finances et la CNSS en vue d’assurer la convergence et l’efficience financière pour la mise en œuvre de ce système.

Concernant la promotion des ressources humaines, la réunion a permis de se pencher sur la mise en œuvre du programme d’augmentation des effectifs des professionnels de la santé à l’horizon 2030.

À cet égard, des avancées sensibles ont été enregistrées au niveau des engagements contenus dans la convention-cadre relative à ce programme et signée en juillet 2022, visant à réduire le manque actuel des cadres de santé et à réformer le système de la formation.

La réunion a par ailleurs permis de prendre connaissance des avancées au niveau de la création de facultés de médecine et de pharmacie à Guelmim, Errachidia et Beni-Mellal, ainsi qu’au niveau de la réforme du cursus de formation des professionnels de la santé.

Après la crise des études médicales, retour progressif à la normale dans les facultés

La page du boycott des études médicales, ayant paralysé les facultés de médecine et de pharmacie pendant presque une année, est officiellement tournée. Examens de rattrapage, reprise des cours et des stages… c’est le retour à la normale dans les facultés.

« Les examens de rattrapage se sont déroulés dans de très bonnes conditions. Les résultats seront connus cette semaine. Toutes les sanctions à l’encontre des étudiants grévistes ont été levées. Les cours ont par ailleurs repris normalement. Certaines facultés ont même proposé des cours accélérés à leurs étudiants pour rattraper le retard accumulé », témoigne une source estudiantine jointe par nos soins.

« La situation est calme aujourd’hui. Les examens ont pris fin. Nous sommes en train de délibérer. Le taux de réussite est bon, selon les premiers résultats. La reprise de l’année universitaire 2024-2025 est programmée à partir de la semaine prochaine. Les étudiants reprennent progressivement leurs activités para-universitaires. Il y a aussi une envie des administrations respectives de ne plus rester sur le registre morose d’avant », admet un responsable pédagogique dans une faculté de médecine et de pharmacie.

Une transition progressive, mais qui n’est pas totalement fluide

La transition post-boycott n’est toutefois pas totalement fluide, note notre source estudiantine. La reprogrammation des stages se fait encore attendre, nous explique-t-elle. Cette dernière fait également état d’un retard de versement des bourses et des indemnités d’externat aux étudiants.

« Se pose aujourd’hui la question des stages boycottés qui doivent être rattrapés dans un temps limité. Le problème se pose surtout pour les étudiants de la 6e année qui, pour passer le concours de l’internat, doivent valider l’ensemble des stages. La reprogrammation des stages boycottés doit se faire de manière à permettre à ces étudiants de ne pas rater l’internat. Pour le moment, nous sommes toujours dans le flou concernant la manière dont sera gérée cette reprogrammation. Les étudiants sont en discussion avec les facultés. Mais, pour le moment, il n’y a pas de vision claire. Certains étudiants ont décidé de leur propre initiative de réintégrer les stages en attendant que la reprogrammation soit dévoilée ».

La date du concours n’ayant toujours pas été fixée, les étudiants ont suffisamment de temps pour revalider leurs stages et préparer le concours de l’internat qui est encore loin

Pour rattraper plus rapidement les stages, les étudiants suggèrent de les effectuer à plein temps, puisqu’en 6e année, il n’y a pas de cours l’après-midi.

« Il y a également un retard de versement des bourses et des bourses d’externat aux étudiants. Les facultés nous ont demandé de leur fournir la liste des étudiants ayant passé les examens, en attendant le versement. Nous avons envoyé la liste. Les bourses n’ont toujours pas été débloquées ».

Mais, selon le responsable pédagogique, la question de la reprogrammation des stages ne doit pas inquiéter les étudiants.

« Il s’agit d’un non-problème. La date du concours n’ayant toujours pas été fixée, les étudiants ont suffisamment de temps pour revalider leurs stages et préparer le concours de l’internat qui est encore loin. Pour organiser ce concours, il faut d’abord que la décision ministérielle soit publiée. Les facultés doivent communiquer à leur tour le nombre de postes à fixer. Des allers-retours qui peuvent prendre jusqu’à quatre mois. Le concours de l’internat ne devrait être organisé qu’en mai-juin au minimum », rassure-t-il.

Et la durée des études ?

Alors que nous abordons la transition post-boycott, il est essentiel de nous demander si la principale pomme de discorde entre les étudiants et le gouvernement, en l’occurrence la durée des études médicales, est officiellement dépassée.

Il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter ou de polémiquer. Tout le monde est conscient qu’on a passé une année difficile. On n’a pas envie de refaire la même chose

« Le procès-verbal signé avec le gouvernement était clair sur ces points. Maintenant, nous attendons une officialisation par décret« , précise la source estudiantine.

Le responsable pédagogique souligne de son côté : « L’officialisation est en cours. Il n’y a aucun désistement sur les points qui ont été convenus. Bien au contraire, il y a une ouverture et un respect des libertés collectives et individuelles. Les suites vont être favorables. Il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter ou de polémiquer. Tout le monde est conscient qu’on a passé une année difficile. On n’a pas envie de refaire la même chose ».

Facultés de médecine : report des examens, un pas vers la fin de la crise ?

Dans différents avis consultés par Médias24, les facultés de médecine au Maroc ont annoncé le report des examens du deuxième semestre (2023-2024) – session normale, initialement prévus au début de ce mois de juin.

Les nouvelles dates des examens seront annoncées « prochainement », selon les avis de report.

Depuis plusieurs mois, les étudiants en médecine boycottent les cours et les stages pour protester contre la réforme du système de formation annoncée par le gouvernement.

Après un long blocage, Aziz Akhannouch a récemment exprimé la prédisposition du gouvernement au dialogue et promis des solutions « claires » pour moderniser la formation médicale et améliorer les conditions des étudiants. La commission des étudiants a réagi positivement à ces annonces, exprimant sa « volonté de collaborer avec le gouvernement ».

Lancement de la construction de la Faculté de médecine de Laâyoune

Nécessitant un investissement de 257 millions de DH, ce projet qui sera achevé dans 30 mois est le fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Education nationale et la direction provinciale de l’Equipement.

La réalisation de cette structure qui s’étendra sur une superficie de 10 hectares, dont 22.900 m2 couverts, fait partie d’un projet intégré portant sur un centre hospitalier universitaire, une faculté de médecine, de pharmacie et de dentisterie.

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