Sintram reste en liquidation

Sintram n’échappera pas à sa liquidation judiciaire. La Cour d’appel de commerce de Casablanca vient de confirmer, à la fin de la matinée de ce lundi, la procédure ouverte depuis février 2024 contre ce poids lourd du secteur des BTP.

Rendu ce lundi 14 octobre, l’arrêt de la juridiction de second degré confirme la situation « irrémédiablement compromise » de Sintram, qui croule sous un endettement de plus de 3 MMDH. Il conforte également les investigations pour faute de gestion visant les dirigeants de l’entreprise, un volet qui avait été activé parallèlement au jugement de première instance actant la liquidation.

En cessation de paiement, Sintram avait d’abord été placée en redressement, avant de basculer dans la faillite après la résiliation de son plan de continuation par le tribunal de commerce.

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Pour le groupe Satram, la faillite est totale

Pas de rescapé chez le groupe Satram. Après la société mère et ses filiales Drapor et Médocéan, Rimal Le Sable Vert rejoint à son tour la procédure de liquidation judiciaire.

La décision a été actée par un jugement rendu dans la matinée de ce jeudi 14 septembre. Le tribunal de commerce de Casablanca a constaté la situation « irrémédiablement compromise » de l’entreprise.

Fondée en 2008, Rimal est considérée comme le fleuron du groupe Satram Marine. Spécialisée dans le traitement et la commercialisation des sables, la société subit les conséquences du non-renouvellement de ses autorisations administratives par le ministère de tutelle.

Rimal avait d’abord bénéficié d’une sauvegarde puis d’un redressement judiciaire. Des procédures qui ont tour à tour échoué, conduisant les juges à opter pour la solution radicale de la liquidation. Cette opération sera effectuée par le duo Mohammed Amine Jalbi et Abdelkbir Safadi, respectivement juge-commissaire et syndic.

L’agenda de Sintram, poids lourd du BTP, pour éviter la faillite

Jours difficiles chez Sintram. Créée dans les années 1980, l’entreprise, l’une des plus importantes sur le marché marocain des BTP, fait face à une dette déclarée de 3,4 milliards de dirhams. Depuis 2021, elle opère sous la protection du tribunal de commerce de Casablanca. Une procédure de redressement couronnée, une année plus tard, par l’adoption d’un plan de continuation.

Fixé en avril 2022, le plan astreint Sintram à régler l’intégralité des créances dans les neuf prochaines années. Avec un échelonnement qui diffère selon les montants en jeu. A titre d’exemple, les dettes inférieures à 100.000 DH doivent être obligatoirement payées la première année du plan. Celles supérieures à 5 MDH doivent l’être vers la neuvième année.

Le plan a été homologué par le tribunal, qui a estimé que la situation de l’entreprise pouvait être redressée. Sintram, qui emploie près de 600 salariés, invoque une trentaine de marchés en cours, d’un montant avoisinant les 5 milliards de dirhams. Le rapport évoque également près de 1 MMDH de marchés concernant des travaux n’ayant pas encore été achevés. Ce sont là les déclarations de l’entreprise, reprises par le syndic dans le rapport assorti à la proposition du plan de continuation.

Les praticiens le savent : le plan de continuation est facilement accordé, mais est tout aussi facilement résiliable. Son maintien dépend de la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements. Un faux pas et c’est la « résolution », synonyme de liquidation judiciaire. Les statistiques marocaines ne rassurent pas en ce sens. Sur dix entreprises en redressement, neuf basculent dans l’irrémédiable.

L’Office des changes est le plus gros créancier avec 1,3 MMDH

Dans le cas de Sintram, 600 créanciers sont à l’affût. Parmi les principaux, des entités publiques, des établissements bancaires et de nombreuses sociétés de leasing. Des créanciers « privilégiés » qui totalisent à eux seuls 2,9 MMDH.

Sur le papier et sous réserve de validation par le tribunal, l’Office des changes est le plus gros créancier avec 1,3 MMDH. Comment expliquer une telle somme ? Ce volet mérite en soi un article.

La procédure est gérée par le syndic Samir Tabet. Son mandat consiste aujourd’hui à s’assurer du respect du plan par Sintram. Il doit adresser au juge-commissaire un rapport quadrimestriel dans lequel il décrit la situation de l’entreprise et, surtout, remonter toute violation en lien avec le paiement des créanciers dans les délais impartis.

Sintram est présidée par El Miloud Benhammane, ancien président de la Fédération nationale des bâtiments et travaux publics. Le dossier de son entreprise confirme la situation morose d’un secteur qui subit encore les effets de la période Covid-19. Même si Sintram explique plutôt ses difficultés par des dépenses importantes engagées depuis quatre ans, notamment en équipements acquis en leasing. A cela s’ajoute une créance-client non recouvrée dépassant les 600 MDH.

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La branche britannique de SVB vendue à la banque HSBC

La transaction, financée sur les « ressources existantes » de HSBC, a été orchestrée par la Banque d’Angleterre, en coordination avec le Trésor et les autorités de régulation bancaire et des marchés britanniques.

« Les clients de SVB UK pourront accéder à leurs dépôts et leurs services bancaires normalement à partir d’aujourd’hui », précise le Trésor dans sa déclaration.

Le ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt, a précisé que l’opération avait lieu « sans soutien du contribuable ».

« HSBC est la plus grosse banque d’Europe, et les clients de SVB UK devraient se sentir rassurés par sa solidité », a-t-il ajouté.

Le ministre s’est félicité d’avoir « atteint une solution en si peu de temps », à l’issue d’un week-end de réunions et négociations, notamment avec le secteur de la technologie, alors que de nombreuses sociétés de ce secteur étaient clientes de SVB et craignaient un assèchement brutal de leur trésorerie.

Jeremy Hunt avait admis ce week-end un « risque sérieux » pour ce secteur.

Au 10 mars, SVB UK détenait des prêts d’un montant d’environ 5,5 milliards de livres et des dépôts d’environ 6,7 milliards de livres, d’après HSBC, qui indique que « les actifs et dettes des maisons mères de SVB UK sont exclus de la transaction ».

Les autorités américaines, de leur côté, ont annoncé ce dimanche 12 mars une série de mesures pour rassurer particuliers et entreprises sur la solidité du système bancaire américain. Elles vont notamment garantir le retrait de l’intégralité des dépôts de la banque SVB en faillite.

(Avec AFP)

Bourse : IB Maroc demande sa mise en redressement

La société cotée dans le secteur des télécommunications et nouvelles technologies, IB Maroc, a demandé sa mise en redressement judiciaire.

La première audience a eu lieu ce jeudi 5 janvier. S’ensuivront l’étape de l’examen, puis celle du jugement.

Pour rappel, à fin 2022, la société avait été cotée durant 99 séances sur un total de 254. Son cours avait perdu 11,51% à 30,97 dirhams le titre.

Au titre de l’année 2021, dernière année entière pour laquelle les chiffres sont disponibles, la société affichait un chiffre d’affaires de 3,5 MDH et une perte de 23 MDH.