CAN 2025 : la RAM, entre transport et cohésion nationale

La compagnie nationale, désignée partenaire global officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), a entamé une mobilisation sans précédent pour accompagner la compétition qui se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Ce rôle ambitieux s’inscrit dans une dynamique d’affirmation du positionnement de la RAM comme pont aérien entre l’Afrique, l’Europe et le monde.

Un réseau mondial au service de la compétition

S’appuyant sur un réseau déjà très étendu, la RAM relie le Maroc à plus de 99 destinations dans près de 57 pays à travers le monde, couvrant l’Afrique, l’Europe, l’Asie et les Amériques depuis son hub de l’aéroport de Mohammed V de Casablanca : un maillage conçu pour capter les flux de supporters, de médias et de délégations à l’échelle planétaire.

Dans ce contexte, la compagnie a ajusté son programme pour la CAN 2025 : plus de 660 vols supplémentaires ont été planifiés pour répondre à la forte demande attendue sur toute la période du tournoi, soit une hausse de capacité estimée à plus de 50 % par rapport à l’offre habituelle.

Une expérience immersive dès l’aéroport

À l’aéroport Mohammed V de Casablanca, l’expérience des supporters est pensée pour prolonger la magie de la CAN dès l’arrivée. Les comptoirs d’enregistrement, navettes, bus et écrans d’affichage sont entièrement brandés aux couleurs du tournoi, plongeant immédiatement les voyageurs dans l’univers footballistique.

La zone d’arrivée ne déroge pas à l’ambiance festive : un stand dédié propose des animations variées, du tire-au-but aux ateliers make-up aux couleurs des équipes, offrant un premier moment de divertissement et de communion entre les fans.

À bord des appareils, la compagnie aérienne prolonge également cette immersion avec tout un tas de goodies et de divertissements autour de la culture africaine et de l’actualité sportive. Objectif : transformer le vol en une véritable expérience autour de la compétition.

Présence et activations dans les stades

Mais la RAM ne se limite pas aux aéroports : elle affirme sa présence dans les stades Moulay Abdellah à Rabat et Mohamed V à Casablanca, en participant au protocole officiel et en proposant des activations qui captent l’attention des supporters. Les hôtesses de la RAM accompagnent l’entrée des joueurs, la présentation du trophée et la remise des médailles lors de la finale, ajoutant un soutien logistique et symbolique à l’événement.

L’activation “The Winner Seat” illustre l’approche innovante de la RAM. Chaque mi-temps, un siège est tiré au sort et le gagnant reçoit un billet d’avion remis directement en tribune, transformant un simple spectateur en ambassadeur du voyage et du tournoi.

Parallèlement, le spot publicitaire RAM est diffusé sur les écrans géants et les panneaux LED, assurant une visibilité maximale tout au long des matchs.

Dans les Fan Zones des six villes hôtes : Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir, la compagnie déploie aussi des animations et des jeux interactifs, notamment le célèbre tire-au-but avec distribution de goodies, renforçant la proximité avec les supporters et leur engagement envers le tournoi.

Fan zone RAM
la RAM installe une Fan Zone entièrement dédiée, active tout au long de la compétition. Ph : Medias24

La Fan Zone RAM : le cœur battant de l’événement

Au Fan Park Village d’Anfapark, la RAM installe une Fan Zone entièrement dédiée, active tout au long de la compétition.

Douze matchs sont diffusés en direct dans un cadre festif, complétés par des concerts de stars internationales, des simulateurs de vol, des animations ludiques et des espaces de restauration.

Cette Fan Zone transforme le village en point de convergence des passions, capturant l’énergie et l’enthousiasme des supporters tout en reflétant l’esprit festif et inclusif de la CAN.

Le consulat du Maroc à Villemomble condamne la fermeture du stand marocain à la Station Afrique des Jeux olympiques

Dans un communiqué, le consulat général du Royaume du Maroc à Villemomble a exprimé sa profonde déception et son incompréhension à la suite de la décision du maire de L’Île-Saint-Denis, Mohamed Gnabaly, de résilier unilatéralement la convention de mise à disposition du domaine public « Station Afrique ». Cette décision, annoncée dans un communiqué daté du dimanche 4 août 2024, prive le Maroc et ses ressortissants établis dans la région de la possibilité de participer à un événement de célébration pendant les Jeux olympiques de Paris.

Le consulat dénonce cette résiliation comme étant « unilatérale et arbitraire« , posant de sérieuses questions sur les motivations du maire et le respect des engagements pris. « Plusieurs membres du conseil municipal se sont inscrits en faux contre cette décision et ont signifié leur entière solidarité avec le Maroc, » précise le communiqué.

L’incident a été déclenché par l’expression spontanée d’une opinion par Saïda Charaf, une artiste marocaine originaire des provinces du Sud. Le consulat précise que cette intervention « ne constituait ni une politisation des Jeux ni un obstacle aux engagements de neutralité. » L’artiste avait simplement exprimé un sentiment sur un sujet d’actualité intéressant la France et les Français, « dans la plus grande amitié et dans un esprit de convivialité salué par le public lui-même. »

Selon le consulat, c’est la réaction exagérée du maire qui a introduit une dimension politique inappropriée. En prenant des mesures pour censurer cette artiste, « le maire a instrumentalisé un événement qui devait rester centré sur la célébration sportive et culturelle ».

Le consulat souligne que cette décision compromet la richesse et la diversité au cœur de l’esprit inclusif des Jeux olympiques. « Il s’agit là d’un traitement injuste et discriminatoire, en contradiction avec les principes d’unité et de fraternité que ‘Station Afrique’ s’efforce de promouvoir ».

En conclusion, le consulat général du Royaume du Maroc à Villemomble espère que cette décision n’a pas été influencée par des considérations personnelles ou politiques. Le consulat attend des « excuses du maire et se réserve le droit de prendre les mesures appropriées pour exiger réparation et rétablir la vérité ».

Le Cercle Eugène Delacroix dénonce une décision jugée « unilatérale et non concertée »

Le Cercle Eugène Delacroix (CED), une association d’élus de la République française pour la promotion de l’amitié franco-marocaine a, dans un communiqué, exprimé son « étonnement et sa déception » à la suite de la décision du maire de L’Île-Saint-Denis, Mohamed Gnabaly, de mettre fin à la convention d’occupation entre la ville et l’ambassade du Royaume du Maroc. Une décision jugée « unilatérale et non concertée ».

Le CED a dénoncé cette action, affirmant qu’elle a « conduit à la fermeture du stand du Maroc, un lieu de rassemblement de nombreux citoyens venant célébrer les valeurs de l’olympisme, la paix et la fraternité entre les peuples ». Selon le communiqué, cette décision est motivée par une « remarque faite par une artiste marocaine lors de la soirée du 1er août 2024, en réponse à une provocation d’un groupe se déclarant appartenir au Sahara ».

L’association rappelle que l’artiste concernée, Saïda Charaf, est une chanteuse sahraouie originaire de Laâyoune. Elle a exprimé une opinion dans les limites des frontières du Maroc. « Cela illustre bien le fait que l’expression d’une affection ne doit en aucun cas être sujette à une censure qui, dans ce contexte, n’a pour effet que d’attiser des tensions non fondées », a déclaré le CED.

Dans son appel, le CED a souligné l’importance de ne pas laisser « des motivations extrinsèques au jeu de la diplomatie internationale » influencer de telles décisions. « Nous demandons la réouverture du stand du Maroc dans les plus brefs délais afin de célébrer ensemble les Jeux olympiques de Paris 2024 dans un esprit de paix et de fraternité », a conclu le CED.