Les chiffres clés de l’artisanat marocain pour les 4 premiers mois de 2025

Médias24 a consulté les données estimatives des exportations des produits d’artisanat lors des quatre premiers mois de l’année 2025.

Hausse de 14% des exportations par rapport à la même période de 2024

Les exportations totales des différentes familles de produits sont de 435,7 MDH entre janvier et avril 2025. Cette évolution représente une hausse de 14% par rapport à 2024, dont le chiffre d’affaires à l’export était de 381 MDH.

La ministre de tutelle estime que l’année en cours se terminera avec une croissance de 9% par rapport à l’année précédente.

La famille de produits que le Maroc exporte le plus est la poterie et la pierre, suivie des vêtements traditionnels et des tapis.

Le chiffre d’affaires vers la Turquie explose

L’analyse par principaux marchés importateurs montre que l’essentiel de nos ventes se fait sur les marchés américain et français. Ces deux pays représentent 55% des exportations.

Élément notable, les exportations vers la Turquie ont explosé. Elles sont passées d’un peu plus de 470.000 DH à près de 43 MDH.

Concernant les cinq premiers marchés, on note une croissance de 22% des importations américaines, un recul de 20% des achats français, une baisse de 11% des achats espagnols et une hausse de 17% des exportations vers l’Arabie saoudite.

Les villes qui exportent le plus

Selon les données disponibles, les principales villes exportatrices du Maroc sont Marrakech (186 MDH) et Casablanca (149 MDH). Ces deux villes cumulent 77% du total des exportations.

98% des ventes à l’étranger se font à partir de quatre villes. En plus de la ville ocre et de la capitale économique, il y a Fès et Tanger.

Hôtels, animation, gastronomie… : comment le Maroc révolutionne son offre touristique

Lors de l’événement de présentation des projets de la CAN 2025 et du Mondial 2030, le secteur touristique a été tout naturellement évoqué. Car accueillir des compétitions de cette envergure ne se limite pas à la mise à niveau des infrastructures sportives : c’est l’ensemble de l’écosystème national qui est mobilisé, au premier rang duquel figure le tourisme.

Capacité d’hébergement, animation des villes, montée en gamme des prestations… À travers les interventions de Fatim-Zahra Ammor, ministre du Tourisme, et de Imad Barrakad, directeur général de la SMIT, le gouvernement affiche une ambition amplifiée par la volonté de transformer ces échéances sportives en levier de développement durable et structurant pour le secteur.

99 % des visiteurs qui viennent au Maroc déclarent vouloir revenir

Depuis 2022, le tourisme marocain connaît une relance forte, avance la ministre. « 17,4 millions de touristes en 2024, un record absolu qui place le Maroc en tête des destinations africaines. Cette dynamique se poursuit en 2025, avec 5,7 millions de touristes à fin avril, soit un million de visiteurs supplémentaires en seulement quatre mois », détaille-t-elle.

« 99% de nos visiteurs déclarent que leur séjour a répondu à leurs attentes, soit 10 points de plus qu’en 2019. Et, comme je l’ai dit, 99% souhaitent revenir dans notre pays. Plusieurs de nos villes figurent d’ailleurs parmi le top 10 mondial sur les plateformes de voyage les plus influentes », poursuit-elle.

99% de nos visiteurs déclarent que leur séjour a répondu à leurs attentes, soit 10 points de plus qu’en 2019

L’objectif de la stratégie marocaine, à laquelle le gouvernement alloue un budget de 6 milliards de DH, est d’accueillir 26 millions de touristes à long terme et de placer le Maroc parmi les 15 premières destinations mondiales en 2030.

Le Momentum ainsi que les mesures d’encouragement à l’investissement touristique ont trouvé écho auprès des investisseurs, nationaux et internationaux, « dont l’intérêt est déjà visible », selon la ministre.

Au cours de ces deux dernières années, 350 hôtels ont ouvert leurs portes au Maroc. À ce jour, 850 entreprises ont été accompagnées dans le cadre du programme Go Siyaha, et trois programmes d’incubation dans les domaines du gaming, de la gastronomie et du digital accompagnent déjà 340 projets.

Effet CDM : entre 1 et 2 millions de visiteurs supplémentaires

Pour la ministre, « dans ce contexte touristique déjà très favorable, la Coupe du monde représente une opportunité en or pour franchir un nouveau cap . (…) La Coupe du monde n’est pas une fin en soi, c’est un tremplin vers un développement touristique durable ».

Fatim-Zahra Ammor chiffre l’impact de cet évènement sportif pour son secteur : attirer entre 1 et 2 millions de visiteurs supplémentaires, avec des retombées économiques importantes, dont près de 40% bénéficieront directement au secteur touristique.

« Nous prévoyons également une audience télévisée cumulée de plus de 5 milliards de téléspectateurs, offrant ainsi une visibilité mondiale inédite pour notre destination », ajoute-t-elle.

« Notre objectif n’est pas de construire pour laisser des coquilles vides »

Message important de la ministre : « Notre ambition ne s’arrête pas à 2030 ni aux six villes hôtes. Ce que nous voulons, ce sont des décennies de développement touristique pérenne pour l’ensemble des régions du Maroc. Notre objectif n’est pas de construire pour laisser des coquilles vides. Il est essentiel d’assurer la pérennité des réalisations ».

Fatim-Zahra Ammor décline la vision dans ce sens, qu’elle appelle « la stratégie d’héritage« . Celle-ci repose sur trois piliers :

Le détail de l’investissement touristique avec la SMIT

Lors du même évènement, le directeur général de la SMIT a pris le relais pour expliquer en détail ce qui se fait en matière d’investissement touristique.

De son intervention, on comprend que la stratégie marocaine tend à faire passer le Maroc d’une logique d’hébergement à une logique d’expérience.

« Dans certains pays, construire un hôtel prend neuf mois ; dans d’autres, un an, voire trois ans. Au Maroc, cela peut prendre jusqu’à cinq ans. Nous avons donc entrepris de travailler sur la réduction de ces délais. Nous avons commencé par les établissements existants, puis nous irons vers la construction de nouveaux hôtels avec, chemin faisant, la réflexion autour de l’animation touristique et la création d’un écosystème performant autour de ces infrastructures », expose Imad Barrakad.

Ce dernier assure que la capacité a beaucoup évolué. Voici les chiffres présentés :

« En tout cas, nous évoluons, depuis deux ou trois ans, à un rythme moyen de 8.000 lits par an », résume-t-il. Un rythme qu’il juge insuffisant. « Nous travaillons à améliorer cette cadence, car 2030 approche, pas seulement à cause de la Coupe du monde, mais aussi en raison d’un train d’évolution de la demande qui est extraordinaire ».

Au Maroc, construire un hôtel peut prendre jusqu’à cinq ans. Nous avons donc entrepris de travailler sur la réduction de ces délais

Imad Barrakad dresse aussi l’enjeu : « Il faut savoir que la Coupe du monde se jouera en été, ce qui correspond aussi au pic du tourisme. Il faudra donc concilier les deux. On entend des chiffres : 1, 2, voire 3 millions de touristes supplémentaires. Aujourd’hui, nous tablons sur 3 millions. Cela nécessite de travailler sur l’investissement et la qualité de l’offre ».

D’après le directeur général de la SMIT, « les chantiers se font à deux niveaux : le premier est l’amélioration de la qualité de service, et bien sûr, nous nous préparons pour fin 2025, avec la Coupe d’Afrique. Nous nous préparons aussi pour l’après-2026, avec la création de nouvelles capacités, mais également la consolidation de l’offre d’animation ».

Environ 62.000 chambres sont concernées par la mise à niveau

Deux types de mises à niveau sont en cours, selon Imad Barrakad. La première est légère. Il s’agit de l’amélioration de la qualité de service. Des aides financières ont été mises en place et environ 62.000 chambres sont concernées dans les villes hôtes, et 98% d’entre elles sont aujourd’hui prêtes. Cela représente près d’un milliard de dirhams d’investissement, sur 736 établissements.

La deuxième est une mise à niveau structurelle. Cela signifie qu’un établissement comme le Sofitel Palais des Roses doit complètement être rénové, explique-t-il. Certains hôtels commencent à devenir anciens : ils doivent totalement être rénovés, l’équivalent d’un nouvel hôtel.

Cela concerne 12.400 chambres, dont 6.500 seront prêtes avant fin 2025, réparties sur 36 hôtels. Environ 6.000 chambres supplémentaires seront prêtes après cette date, pour un investissement total de 6 milliards de DH, avance-t-il.

« 60% de la capacité dans les villes hôtes est quasiment renouvelée ou mise à niveau. Il faudra ensuite maintenir cette qualité ».

En résumé, « d’ici fin 2025, 80 % des 68.000 chambres rénovées seront dans le segment luxe et mid-scale. À partir de 2026, 80% des projets également seront dans ces deux segments, ce qui constitue notre appareil de production principal ».

Les prochaines étapes sont la publication des nouvelles normes, prévue au second semestre 2025, annonce le directeur général de la SMIT.

« Ces normes intégreront la qualité de service. Aujourd’hui, un hôtel est jugé uniquement sur la base de critères physiques. Avec cette nouvelle réglementation, nous pourrons aussi juger la qualité du service : l’accueil, la restauration, etc. Cela donnera aux investisseurs et gestionnaires les moyens d’élever la qualité », explique-t-il.

Les nouveaux projets en cours

Actuellement, environ 27.000 chambres sont en cours de réalisation. 4.200 seront livrées avant fin 2025, 12.800 d’ici 2030, et 10.000 sont en cours d’autorisation.

« Concernant les fournisseurs, environ 1.300 ont été mobilisés sur les 6 à 7 milliards de DH investis dans la rénovation, dont 99% sont marocains. Plus de 4.000 devis ont été émis dans divers domaines : énergies renouvelables, digital, etc. Le digital a pris une place prépondérante dans cette mise à niveau, et c’était voulu. Les cahiers des charges ont été orientés dans ce sens », affirme le Imad Barrakad.

Il explique par ailleurs que l’appareil de production ne se limite plus aux hôtels. Il inclut désormais l’animation. À ce niveau, plus de 280 projets d’animation sont engagés dans le cadre de la feuille de route, pour une livraison à fin 2025, incluant le gaming (95 projets), la gastronomie (91 projets) et le digital (44 projets).

Il révèle aussi que plus de 900 projets d’animation sont prévus avant 2030, dont 324 dans l’animation sportive, 289 dans l’animation loisir et 140 dans l’animation culturelle.

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Tourisme d’affaires : accélération du projet de Marrakech Convention & Exhibition Center

« Attendue depuis 2009 par la profession, la concrétisation, sans cesse reportée, de ce grand complexe dédié au tourisme d’affaires va s’accélérer après l’identification d’un terrain proche de l’aéroport Ménara qui permettra de passer rapidement à la phase des travaux », nous expliquent plusieurs sources, en rappelant que son montage financier public-privé a été parachevé et que la société de développement régional (SDR) Marrakech Tadahourat, au capital social de 937 millions de DH, a été créée pour le piloter.

La phase d’identification du foncier a été franchie

Après avoir révélé que les recherches du conseil régional, du conseil communal, de la chambre de commerce et d’industrie, de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), des ministères du Tourisme, de l’Industrie et du commerce et de l’Intérieur, et de la wilaya ont fini par aboutir, la ministre du Tourisme a précisé que leur choix s’était porté sur un terrain de 50 hectares dans le quartier périphérique Chrifia de Marrakech.

« Après cette phase primordiale d’identification de l’assiette foncière nécessaire, le lancement des travaux devrait commencer en 2026 pour une ouverture prévue, en principe, courant 2028 », estime Fatim-Zahra Ammor qui penche pour une probable inauguration officielle avant le Mondial 2030.

Une réunion imminente avec le ministère de l’Intérieur pour déterminer la suite des événements

Confirmant ces propos sur la sélection achevée d’un terrain, le président du conseil régional de Marrakech-Safi se veut cependant plus prudent sur l’agenda de réalisation de ce complexe qui permettra de positionner la ville ocre comme une destination majeure du tourisme d’affaires en Afrique et à l’échelle mondiale.

« S’il est vrai que le choix du foncier va nous permettre de passer rapidement à la phase des travaux, il faudra attendre les conclusions d’une réunion prévue la semaine prochaine avec le ministère de l’Intérieur pour en savoir plus sur les étapes suivantes », déclare Samir Goudar, qui préfère temporiser avant de se prononcer sur la date de l’entrée en service du futur hub mondial de l’événementiel, sous le nom de « Marrakech Convention & Exhibition Center« .

Rappelons que ce mégaprojet se déploiera sur 50 hectares dont 30 ha pour le centre des expositions et 20 ha pour le palais des congrès, avec une capacité d’accueil de 10.000 participants pour les événements internationaux. Les installations comporteront un auditorium de 4.000 places, plusieurs salles de conférences sur 5.000 m², des zones d’exposition modulables jusqu’à 250.000 m², des parkings pouvant accueillir 10.000 véhicules et, enfin, des espaces de restauration de 4.000 m².

Un hub mondial de l’événementiel qui sera inauguré entre 2027 et 2028

Tout en reconnaissant que ce projet n’a pas cesse de multiplier les retards, une source autorisée du conseil communal se veut optimiste en affirmant que les prochaines étapes consisteront à lancer des appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour construire, puis gérer le complexe.

« En cours de préparation, ces appels d’offres seront lancés d’ici la fin de l’année, et la construction effective devrait par conséquent débuter au premier trimestre 2026 ». Notre interlocuteur ajoute que les travaux d’une durée de 18 mois permettront une inauguration à la fin de 2027 ou, au plus tard, au début de 2028.

Et de conclure que l’initiative stratégique du Marrakech Convention & Exhibition Center ambitionne de propulser la ville ocre dans le top 10 mondial des destinations MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions).

A moyen terme, l’objectif est de faire de Marrakech un véritable pôle d’attraction international à même d’attirer a minima 1,5 million de touristes d’affaires à l’horizon du Mondial 2030.

Programme « Go Siyaha » : près de 819 projets validés depuis février 2024

En réponse à une question orale, lundi 14 avril à la Chambre des représentants, sur le programme « Go Siyaha », Fatim-Zahra Ammor a relevé que ce nombre représente déjà plus de la moitié de l’objectif fixé et ce, en seulement une année.

La ministre a également précisé que 746 entreprises bénéficient d’un accompagnement technique, avec un investissement de 85 MDH. Ce soutien vise à aider les entreprises à améliorer la qualité des services, à accélérer leur transformation numérique, à renforcer les compétences, à diversifier les marchés et à rationaliser la consommation énergétique.

En outre, le programme profite à 46 projets d’animation et de loisirs touristiques, pour un investissement d’environ 300 MDH, avec des subventions estimées à 90 MDH, a-t-elle fait savoir. Ces projets portent sur plusieurs activités comme le surf, le sandboard, la pêche, les excursions en bateau, les clubs équestres et les murs d’escalade.

S’agissant de l’aspect environnemental, la ministre a assuré que 27 entreprises bénéficient d’un appui spécifique pour la transition énergétique, avec un investissement de 52 MDH et des subventions atteignant les 20 MDH, comprenant les équipements tels que les systèmes d’énergie solaire, l’optimisation de l’usage des ressources hydriques, le traitement des déchets et des eaux usées, ainsi que d’autres technologies durables.

Et de rappeler que le programme « Go Siyaha » a pour but d’assurer un accompagnement et un soutien financier et technique à 1.700 entreprises touristiques à l’horizon 2026, pour contribuer à la création d’une offre de loisirs innovante et diversifiée, ainsi qu’à la création de l’emploi.

(Avec MAP)

Mondial 2030, MRE, marchés émergents… Fatim-Zahra Ammor détaille la stratégie touristique marocaine

Performances du secteur, fidélisation des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et captation de touristes étrangers (TES) supplémentaires, amélioration de la rentabilité du secteur, diversification du choix de l’offre régionale, relance du tourisme domestique, développement de l’attractivité internationale, point sur les programmes Go Siyaha et Cap Hospitality, actualisation de la feuille de route, hausse de la durée moyenne de séjour et marchés d’avenir ont été au centre de notre entretien avec la ministre du Tourisme.

Fatim-Zahra Ammor évoque aussi le potentiel du marché chinois, les résultats escomptés du Mondial 2030, le renforcement du tourisme inclusif, la digitalisation, le tourisme médical, la formation professionnelle et la comparaison avec les performances espagnoles.

Médias24 : En 2024, le Maroc a accueilli 17,4 millions de touristes, soit une augmentation de 20% par rapport à 2023. Quels sont les facteurs qui ont contribué à cette performance ?

Fatim-Zahra Ammor : Comment expliquer ce succès remarquable ? Les atouts du Maroc sont multiples, à commencer par son positionnement unique. Notre Royaume offre une expérience véritablement exceptionnelle : une destination exotique, riche d’une culture millénaire, accessible à seulement trois heures de vol de l’Europe. Les visiteurs découvrent ici un pays où se mêlent harmonieusement des paysages spectaculaires et une hospitalité qui fait notre fierté.

Mais ce succès n’est pas le fruit du hasard. Sous l’impulsion visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, nous avons fait des choix audacieux, particulièrement durant la crise du Covid-19. Alors que de nombreux pays hésitaient, le Maroc a pris une décision forte : investir massivement dans son avenir touristique.

Un engagement total de 8 milliards de DH, comprenant un plan d’urgence de 2 MMDH pour revitaliser le secteur et 6 MMDH dédiés à notre ambitieuse feuille de route 2023-2026. Aujourd’hui, les résultats démontrent la pertinence de cette stratégie.

– Avec 49% des touristes issus de la diaspora marocaine (MRE), comment le ministère compte-t-il mettre à profit cette fidélité tout en attirant davantage de touristes étrangers ?

– L’attachement des MRE à leur pays d’origine est une richesse inestimable pour le Maroc. Nous sommes très fiers de constater qu’une grande partie d’entre eux reviennent chaque année au pays. Cela témoigne de leur attachement infaillible à leurs racines.

La Chine affiche une hausse spectaculaire de 78%, suivie de progressions tout aussi prometteuses sur plusieurs marchés comme la Russie (+61%), l’Arabie saoudite (+16%) et les États-Unis (+6%)

Aujourd’hui, le Maroc attire autant les MRE, avec 8,6 millions d’arrivées en 2024, que les touristes étrangers qui ont été 8,8 millions à avoir choisi notre destination. La progression remarquable de ces derniers (+23%) s’explique en grande partie par notre stratégie de diversification des marchés, initiée en 2023.

Par exemple, la Chine affiche une hausse spectaculaire de 78%, suivie de progressions tout aussi prometteuses sur plusieurs marchés comme la Russie (+61%), l’Arabie saoudite (+16%) et les États-Unis (+6%). L’objectif pour les années à venir est de continuer à capitaliser sur nos marchés émetteurs clés, tout en stimulant davantage nos marchés émergents.

– Les recettes touristiques ont progressé moins vite (+7,5%) que les arrivées (+20%) et les nuitées. Comment expliquez-vous ce décalage, et quelles mesures préconisez-vous pour améliorer la rentabilité du secteur ?

– Il y a effectivement un décalage entre la croissance des arrivées et celle des recettes, mais ne perdons pas de vue l’essentiel. Le Maroc a franchi, pour la première fois, la barre des 112 MMDH de recettes en devises. C’est une réalisation dont nous pouvons être fiers.

Nous sommes conscients que le manque d’activités d’animation constitue un défi majeur pour notre destination, ce qui explique en partie cet écart. C’est pourquoi, dans le cadre de notre feuille de route, nous avons mis en place un plan d’action structurant pour l’animation. Cela inclut le lancement du programme Go Siyaha comme catalyseur de diversification, la mise en place d’incubateurs avec la SMIT pour stimuler l’innovation dans l’expérience touristique, et le déploiement de projets locomotives pour dynamiser les territoires.

En parallèle, nous misons beaucoup sur une stratégie de montée en gamme pour attirer des touristes à forte valeur ajoutée. À titre d’exemple, plus de 40% des investissements dans l’hôtellerie sont actuellement consacrés au segment luxe qui est plébiscité par des marchés à forte valeur ajoutée comme les États-Unis.

Comme je le souligne souvent, la croissance des arrivées et des recettes est un moyen au service d’une mission fondamentale : faire du tourisme un véritable moteur socio-économique pour le Maroc.

À travers ces performances, notre ambition est de dynamiser le développement local et, surtout, de créer des opportunités d’emploi durable pour notre jeunesse.

– Plus de 70% de l’activité touristique est concentrée dans les régions Marrakech-Safi et Souss-Massa. Comment promouvoir les autres destinations du Maroc et diversifier l’offre ?

– Pour être plus précis, c’est environ 55% de l’activité touristique qui est concentrée à Marrakech et à Agadir. Nous sommes fiers de ces deux destinations qui rayonnent à l’international comme des marques fortes. Cependant, le Maroc ne se résume pas à ces deux villes. Chaque territoire possède sa propre identité et son potentiel unique.

C’est précisément pour cette raison que notre feuille de route privilégie une offre axée sur l’expérience (et non la destination) qui permettra aux 12 régions de bénéficier du développement touristique.

Cette vision se reflète également dans notre stratégie de promotion. Avec l’ONMT, nous avons adopté une approche à trois niveaux : la promotion de la destination Maroc dans son ensemble, la mise en avant des expériences qu’elle propose, et des destinations où vivre ces expériences. Sans oublier l’aérien, notamment avec le lancement en 2024 de 11 routes domestiques qui facilitent la découverte de nouvelles régions par les touristes.

– En 2024, le tourisme interne a reculé de 1%. Quelles sont les raisons de cette baisse, et comment comptez-vous relancer la demande locale ?

– Le tourisme interne s’est en réalité maintenu en 2024 avec 8,5 millions de nuitées dans les établissements d’hébergement touristique classés, un chiffre stable par rapport à 2023, et qui représente 30% des nuitées globales.

Ces résultats confirment l’importance du tourisme interne qui est une priorité dans notre feuille de route.

Aujourd’hui, notre focus concerne l’amélioration de l’offre d’hébergement qui est la raison principale du décalage entre l’offre et la demande, surtout en période estivale.

Nous voyons en la concurrence internationale un défi stimulant qui nous pousse à innover et à nous surpasser

Notre gouvernement a accéléré la mise en œuvre de la loi 80-14, et les arrêtés relatifs aux autres formes d’hébergement seront prochainement publiés au Bulletin officiel. Cette loi permettra d’élargir significativement l’offre d’hébergement et de répondre ainsi aux besoins d’une plus large tranche de visiteurs, incluant les nationaux.

     – Face à la concurrence croissante de la Turquie, de l’Égypte ou de la Tunisie, quelles sont les stratégies du Maroc pour maintenir son attractivité et se différencier sur le marché international ?

– Nous voyons en la concurrence internationale un défi stimulant qui nous pousse à innover et à nous surpasser. Aujourd’hui, nous avons une feuille de route claire et opérationnelle qui, combinée aux potentialités uniques de notre pays, produit des résultats exceptionnels.

La feuille de route repose sur la création d’écosystèmes touristiques solides dans les 12 régions, qui englobent tous les aspects essentiels : des connexions aériennes stratégiques, une capacité d’hébergement diversifiée, des infrastructures d’animation innovantes et un capital humain hautement qualifié.

Nous avons adopté cette approche holistique car nous voulons construire la base d’une croissance touristique durable, qui nous permettra de nous différencier dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Et les premiers résultats sont là pour en témoigner.

Go Siyaha et Cap Hospitality

Disposez-vous de données chiffrées sur les projets approuvés pour les programmes Go Siyaha et Cap Hospitality ?

– Les résultats sont excellents avec le programme Go Siyaha, qui a accompagné plus de 500 entreprises touristiques en 2024.

Quant à Cap Hospitality, nous avons reçu près de 100 demandes d’hôteliers souhaitant moderniser leurs établissements que nous sommes actuellement en train de traiter, ce qui correspond à environ 15.000 chambres.

Objectif : 26 millions d’arrivées en 2030

– L’objectif de 17,5 millions d’arrivées a été quasiment atteint en 2024 au lieu de 2026, envisagez-vous de revoir les objectifs de la feuille de route ?

– L’atteinte de nos objectifs avec deux ans d’avance dépasse, en effet, toutes nos attentes et révèle l’extraordinaire dynamisme de la destination Maroc. Et la dynamique s’accélère. En témoigne le début d’année record que nous connaissons en janvier, un élan qui sera certainement amplifié par l’accueil prochain de la CAN 2025.

Cette attractivité croissante se reflète d’ailleurs dans la reconnaissance internationale dont bénéficie le Maroc, désormais régulièrement intégré dans les guides de voyages de référence et les grands classements touristiques mondiaux.

Pour revenir à votre question, notre priorité est de consolider cette croissance, un défi qui peut sembler naturel mais qui exige une vigilance constante. En termes d’objectifs chiffrés, notre jalon est clair : 26 millions de touristes d’ici 2030.

Pour y parvenir, nous restons concentrés sur le déploiement de notre feuille de route, avec un accent particulier sur le volet « produit ». Car notre ambition est de construire une industrie touristique marocaine de classe mondiale, capable de rivaliser avec les plus grandes destinations.

Allonger la durée moyenne de séjour avec davantage de connexions aériennes et d’animations

Si tous les indicateurs incitent à l’optimisme, que prévoyez-vous pour améliorer la durée moyenne de séjour qui est inférieure à deux nuitées pour les touristes étrangers ?

– J’aimerais apporter une précision importante : la durée moyenne de séjour des touristes étrangers au Maroc est de sept nuitées, et non de deux. C’est un indicateur déjà très encourageant, mais qui illustre aussi un potentiel d’amélioration à exploiter.

Aujourd’hui, nous avons mis en place plusieurs actions concrètes dans le cadre de notre feuille de route, afin de prolonger la durée moyenne de séjour.

J’ai parlé des connexions aériennes inter-villes pour inciter les visiteurs à découvrir davantage de destinations, ainsi que de l’investissement dans l’animation pour offrir aux touristes une raison de rester plus longtemps.

Nous suivons également de près les nouvelles tendances du secteur. L’une d’entre elles, particulièrement marquante, est celle des « hôtels-destinations » qui vont au-delà du simple hébergement pour devenir de véritables expériences immersives.

Amériques, Asie et Moyen-Orient sont nos marchés d’avenir

Quels sont les marchés émergents sur lesquels votre département table pour l’avenir ?

– Actuellement, nous nous concentrons sur des marchés émergents à fort potentiel, comme les États-Unis, l’Inde, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, les pays du Golfe, le Canada, le Brésil et le Mexique.

Pour maximiser notre impact sur ces marchés, nous déployons de nouvelles délégations et renforçons les représentations existantes pour couvrir davantage de territoires.

Notre délégation espagnole illustre parfaitement cette stratégie. Elle étend désormais son action jusqu’au Mexique, nous permettant ainsi d’optimiser nos ressources tout en gagnant en agilité.

Le marché chinois est très prometteur

Selon nos calculs, la récente ouverture de deux lignes avec la Chine pourrait engendrer 100.000 visiteurs chinois supplémentaires en 2025, soit un total d’au moins 200.000 arrivées à la fin de l’année. Qu’avez-vous prévu pour capter davantage de visiteurs de ce marché stratégique ?

– Les perspectives sont très prometteuses avec ces nouvelles liaisons aériennes, et nos projections pour 2025 sont optimistes. Pour capter davantage de visiteurs de ce marché stratégique, nous avons mis en place plusieurs initiatives clés telles que l’ouverture d’une délégation permanente en Chine.

Nous avons également élaboré un plan de promotion du Maroc en adéquation avec les attentes des voyageurs chinois.

Enfin, sur le volet commercial, nous participons régulièrement à l’ITB China, l’un des salons touristiques les plus importants d’Asie, et avons établi des partenariats stratégiques avec les plus grands opérateurs touristiques chinois.

Sachant que ce pays génère plusieurs dizaines de millions de touristes internationaux qui prennent des long-courriers, combien de touristes chinois pourront-ils se rendre au Maroc à l’horizon 2030 ?

– Nous sommes très optimistes quant au potentiel du marché chinois. Notre objectif immédiat pour 2025 est de revenir au moins aux niveaux d’avant la pandémie, soit 140.000 visiteurs chinois. Cependant, avec les nouvelles liaisons aériennes de RAM et notre plan d’action global, nous sommes convaincus que la croissance sera au rendez-vous et que nous pourrons même dépasser ces chiffres.

Et si nous maintenons notre trajectoire de croissance et continuons à adapter notre offre aux attentes des voyageurs chinois, nous pouvons raisonnablement envisager une croissance significative à l’horizon 2030.

3,4 millions de visiteurs supplémentaires lors du Mondial 2030

Avec la perspective du Mondial, sur combien de supporters tablez-vous en 2030 ?

– À l’horizon 2030, notre objectif reste inchangé : accueillir 26 millions de touristes. Pour cela, nous avons mis en place des initiatives concrètes, soutenues par des investissements conséquents, et la Coupe du monde jouera un rôle d’accélérateur dans la réalisation de cet objectif.

C’est un événement planétaire qui nous offrira une visibilité sans précédent et attirera un flux important de supporters. À titre d’exemple, Qatar a accueilli 3,4 millions de visiteurs lors de la dernière Coupe du monde en 2022. Nous nous préparons à recevoir au moins le même nombre de visiteurs.

Néanmoins, au-delà des chiffres, l’enjeu principal est de créer un impact durable pour notre secteur touristique et l’ensemble de l’économie marocaine. La Coupe du monde ne sera pas simplement un événement sportif.

Ce sera une opportunité unique de présenter au monde la richesse de notre culture, la diversité de nos paysages et notre hospitalité légendaire. Nous sommes vraiment déterminés à relever ce défi et à en faire une réussite collective pour le Maroc.

L’équité territoriale pour un tourisme plus inclusif

Quel est le plan à moyen terme pour améliorer les infrastructures, en particulier dans les zones rurales et éloignées pour encourager un tourisme plus inclusif ?

– Nous croyons fermement que chaque région du Maroc a un potentiel unique à offrir. C’est pourquoi nous avons placé l’équité territoriale au cœur de notre feuille de route.

Concrètement, nous travaillons sur des projets dans les 12 régions du Maroc, y compris dans les zones rurales et l’arrière-pays. Par exemple, nous avons récemment lancé un programme de valorisation touristique de 16 villages pour en faire des destinations de choix pour le tourisme rural.

Nous veillons aussi à ce que nos initiatives soient accessibles à tous. Grâce à la digitalisation des processus de candidature, les porteurs de projets peuvent facilement participer aux différents programmes et soumettre leurs projets, peu importe leur localisation.

D’ici 2026, nous prévoyons de lancer 360 projets d’animation touristique, dont 160 axés sur le digital et le gaming

Un bel exemple, Eco-Dôme, une start-up qui construit des hébergements durables en milieu rural et qui a d’ailleurs remporté le premier prix lors d’une compétition organisée en collaboration avec l’ONU Tourisme.

Priorité à la digitalisation et à l’innovation

Quelles initiatives sont mises en place pour moderniser le secteur notamment en termes de digitalisation, d’expérience client et de nouvelles plateformes de réservation ?

– Le monde évolue rapidement, et nous voulons que le Maroc reste une destination de choix pour les voyageurs. Pour cela, nous avons lancé plusieurs initiatives clés, dont Go Siyaha.

Nous accompagnons les entreprises touristiques dans leur transformation digitale, en prenant en charge jusqu’à 90% des frais de l’expertise. Cela inclut la création de plateformes transactionnelles, le développement de sites web multi-devices et l’amélioration de leur cybersécurité pour garantir des modes de paiement sécurisés. L’objectif est de permettre aux acteurs du secteur d’être plus visibles, plus accessibles et surtout plus compétitifs.

Nous avons également mis en place un programme d’incubateurs doté d’une enveloppe de 156 MDH pour stimuler l’innovation.

D’ici 2026, nous prévoyons de lancer 360 projets d’animation touristique, dont 160 axés sur le digital et le gaming.

Le tourisme médical pourra faire partie de l’offre marocaine

Envisagez-vous de positionner davantage le Maroc sur le marché du bien-être et le tourisme médical en pleine croissance avec des offres dédiées aux soins et à la santé ?

– Dans le cadre de notre feuille de route, nous avons identifié et priorisé neuf filières thématiques matures qui constituent le cœur de notre actuelle offre touristique.

Cela dit, le secteur du tourisme est en constante évolution et nous restons attentifs aux nouvelles tendances. Nous sommes tout à fait ouverts à l’idée d’intégrer de nouveaux segments comme le tourisme médical et de bien-être que vous mentionnez.

La montée en compétence des ressources humaines est primordiale

Que comptez-vous faire pour améliorer la formation professionnelle dans le domaine du tourisme, en particulier dans l’hôtellerie qui n’est pas toujours au niveau requis ?

– Accueillir 26 millions de touristes d’ici 2030 est un objectif ambitieux qui nécessite une montée en compétence de nos ressources humaines. Pour relever ce défi, nous avons mis en place plusieurs initiatives clés dans le cadre de notre feuille de route.

Nous avons d’abord lancé un vaste programme de formation, développé en synergie avec l’OFPPT et la Confédération nationale du tourisme. Ce programme comporte trois volets majeurs. Le programme CAP Excellence en tourisme, qui vise à créer un réseau de 12 établissements d’excellence de formation hôtelière et touristique. Un programme de middle management pour renforcer les compétences de 9.500 lauréats de l’OFPPT, et une formation continue d’excellence en format hybride, destinée à 8.000 professionnels, incluant salariés et formateurs.

En parallèle, nous avons introduit KAFAA, un programme novateur de validation des acquis professionnels dans le secteur. D’ici 2026, 7.550 professionnels pourront obtenir une certification officielle valorisant leur expertise terrain. En 2024, nous avons déjà certifié 1.000 professionnels.

Enfin, pour rester en phase avec les évolutions du secteur, nous avons enrichi notre offre de formation avec 14 nouvelles filières au sein des réseaux d’instituts ISTAHT et ISITT. Cette démarche vise à assurer une meilleure adéquation entre la formation dispensée et les besoins réels du marché.

Le Maroc a généré une croissance de 20% en 2024 contre 11% pour l’Espagne

Quand on sait qu’à 14 kilomètres, l’Espagne réalise près de 98 millions d’arrivées, les opérateurs estiment que le potentiel du Maroc est largement sous-exploité. À quand 50 millions de visiteurs ?

– Il est vrai que la comparaison avec l’Espagne est souvent évoquée, mais il est important de considérer notre trajectoire unique. Actuellement, le Maroc enregistre une croissance près de deux fois supérieure à celle de l’Espagne, avec 20% contre 11% en 2024.

Cette dynamique exceptionnelle démontre le potentiel remarquable de notre industrie touristique, même si nos bases de comparaison sont différentes.

Notre feuille de route, bien que récemment mise en place, produit déjà des résultats tangibles. Nous sommes convaincus d’être sur la bonne voie pour construire une industrie touristique non seulement performante, mais aussi solide, pérenne et responsable. Cela dit, nous avons devant nous des opportunités uniques qui pourraient accélérer considérablement notre développement.

Avec un ratio touristes/population de 47%, notre situation actuelle est loin d’atteindre un point de saturation touristique

Ainsi, la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030 sont des événements majeurs qui nous permettront de passer à une nouvelle dimension en termes d’infrastructure, de visibilité internationale et d’attractivité touristique.

Le Maroc est encore loin de la saturation touristique

Ne craignez-vous pas qu’à terme, le tourisme de masse finisse par impacter négativement la destination Maroc, notamment la population, avec des hausses importantes du prix de l’immobilier comme à Ibiza qui a connu une pénurie des logements à cause de l’explosion du coût du loyer ?

– C’est une préoccupation tout à fait légitime, et nous en sommes pleinement conscients.

La bonne nouvelle, c’est que notre situation actuelle est loin d’atteindre un point de saturation touristique. Avec un ratio touristes/population de 47%, nous sommes bien en deçà des niveaux observés dans certaines destinations confrontées à ces problématiques comme Barcelone par exemple.

Aussi, un atout majeur du Maroc réside dans sa diversité géographique exceptionnelle. Des déserts aux montagnes en passant par nos villes impériales, cette variété permet une répartition naturelle des flux touristiques, évitant ainsi la concentration excessive dans une seule zone.

De plus, notre feuille de route mise sur l’authenticité et la qualité des expériences, ce qui lui permet d’attirer des voyageurs en quête de découvertes mémorables, pas simplement des foules touristiques.

C’est un équilibre que nous sommes déterminés à maintenir pour un développement touristique harmonieux et durable.

Nouveau record de touristes au Maroc en janvier 2025

« Le Maroc poursuit sur sa lancée en ce début 2025, franchissant pour la première fois le cap symbolique du million de touristes en janvier. Avec 1,2 million de visiteurs, la destination enregistre une progression remarquable de 27% par rapport à janvier 2024 (272.000 touristes supplémentaires) », indique le ministère dans un communiqué.

Citée dans le communiqué, la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a déclaré que « ce record historique de plus d’un million de touristes en janvier consacre le Maroc comme une véritable destination quatre saisons ».

« Cette tendance qui se dessine concrétise un objectif qualitatif majeur de notre feuille de route, qui justement place l’expérience au cœur de l’offre, pour permettre aux touristes de découvrir des expériences authentiques à travers les saisons et les régions du Royaume », a-t-elle ajouté.

(Avec MAP)

ONU Tourisme établit au Maroc son premier bureau africain

Ce Bureau thématique déploiera un éventail d’activités innovantes qui visent à stimuler le secteur touristique africain. Le Bureau organisera également des sessions de renforcement des capacités et des ateliers ciblés pour les acteurs publics et privés des États membres, ainsi que des conférences et forums sur l’innovation touristique, et des concours de start-up à l’échelle continentale.

« Le choix du Maroc en tant que premier bureau thématique pour l’Afrique vient consacrer le leadership continental du Royaume en matière de développement touristique », a déclaré la ministre marocaine à cette occasion. « Ce Bureau œuvrera à soutenir l’agenda 2030 d’ONU Tourisme pour l’Afrique, pour faire de ce secteur productif un vecteur de développement dans le continent, et ce, conformément à la vision royale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour une action africaine commune », a ajouté la ministre dans une déclaration à la presse.

De son côté, Zurab Pololikashvili a remercié le Maroc pour les efforts déployés pour l’établissement du Bureau, en indiquant que ce dernier aura pour rôle d’assurer, d’une manière décentralisée, une communication et une coordination solides et efficaces avec les différents partenaires, notamment les membres d’ONU Tourisme, et de contribuer aux actions menées par l’Organisation pour le développement socio-économique des destinations touristiques africaines.

(Avec MAP)

Tourisme : le match Maroc-Égypte pour la première place en Afrique

Le Maroc est devenu la première destination touristique d’Afrique, après avoir dépassé l’Égypte. Les chiffres officiels des arrivées de 2024 en attestent.

Les deux pays ont enregistré des records. L’Égypte a accueilli 15,7 millions de touristes, tandis que le Maroc en a accueilli 17,4 millions, avec une progression exceptionnelle de 2,9 millions de visiteurs supplémentaires par rapport à 2023.

« Ce succès marque un tournant historique, car, après avoir été au coude à coude avec l’Égypte en 2019, avec 12,9 millions de visiteurs, puis légèrement en dessous entre 2020 et 2023, notre pays affirme désormais sa domination sur le marché touristique continental”, commente pour Médias24 une source au ministère du Tourisme, qui se dit très fière de voir le Maroc reprendre sa place de leader du tourisme en Afrique.

Le Maroc est incontestablement le leader africain en termes d’arrivées. Qu’en est-il des autres indicateurs touristiques qui, pour de nombreux experts, sont plus importants, à savoir les nuitées et les recettes touristiques ?

Médias24 s’est donc livré à une comparaison des performances et des caractéristiques de chacun de ces marchés qui sont, faut-il le rappeler, différents. Leur unique point commun : ce sont les deux seules destinations de la région MENA qui soient des vecteurs de rêve grâce à leur histoire, leur culture, leur civilisation.

L’Égypte dépasse toujours le Maroc en termes de recettes et de nuitées

Disons-le d’emblée, si le Maroc est désormais classé 1ᵉʳ pays d’Afrique en nombre d’arrivées, il ne l’est pas en termes de nuitées et de recettes.

L’Égypte a toujours l’avantage, avec 14 milliards de dollars de recettes réalisées en 2024 contre seulement 11 milliards de dollars pour le Maroc (chiffres provisoires non définitifs). Le pays des pharaons a réalisé plus de 150 millions de nuitées, tandis que le Maroc a enregistré en 2024 entre 28 et 30 millions de nuitées.

Ces deux indicateurs interdépendants peuvent être impactés par plusieurs facteurs.  Le spécialiste des flux touristiques, Zoubir Bouhoute, affirme que cette différence de recettes entre les deux pays peut s’expliquer par « la durée moyenne de séjour qui est de 9 nuitées en Égypte, et de seulement 3 nuitées dans la locomotive touristique du Maroc, à savoir Marrakech ».

« Cette différence de durée de séjour a pour origine la prédominance des destinations balnéaires égyptiennes, où les touristes résident plus longtemps par rapport aux visiteurs qui viennent surtout au Maroc pour des séjours plus courts », estime l’ancien directeur du conseil provincial du tourisme de Ouarzazate.

La hausse des recettes égyptiennes peut s’expliquer aussi par la nature des touristes étrangers qui visitent l’Égypte et dont une partie est composée de touristes du Moyen-Orient réputés pour dépenser plus.

La diaspora marocaine a un poids trop prépondérant dans le tourisme. 

Autre facteur, la part importante des Marocains résidant à l’étranger (MRE) dans le chiffre des 17,4 millions d’arrivées, soit 49% contre 51% pour les touristes étrangers de séjour (TES).  L’expert tient à rappeler que les MRE séjournent le plus souvent chez leurs familles ou dans leurs propriétés et pas à l’hôtel. En conséquence, le nombre de nuitées et les dépenses d’hébergement sont moins importants chez cette catégorie.

Le Maroc compte une diaspora dont le nombre tourne autour de plus de 5 millions de personnes. Ils étaient 8,6 millions de MRE à rentrer au pays. Ce qui veut dire que certains d’entre eux sont venus plusieurs fois par an, augmentant le nombre d’arrivées, sans avoir un impact aussi important sur le nombre de nuitées dans les établissements d’hébergement touristique classés (EHTC) et, in fine, le montant des recettes de voyages en devises.

Selon Zoubir Bouhoute, « l’Égypte reçoit beaucoup plus de touristes étrangers que de membres de sa diaspora plus éloignée géographiquement que celle du Maroc. Les MRE résident surtout en Europe et restent proches du pays ».

Si nous n’avons pas pu établir la part de la diaspora égyptienne dans les statistiques touristiques officielles et savoir si les 14 millions d’Égyptiens du monde [sur 100 millions d’habitants] ont un comportement de consommation comparable à celui des MRE, Zoubir Bouhoute estime que « l’Égypte capte un nombre plus élevé d’étrangers que d’Égyptiens non résidents ».

« D’autres facteurs doivent également être pris en compte, comme le tourisme culturel et historique qui génère de plus fortes recettes en Égypte, la durée moyenne des séjours plus longue (croisières sur le Nil…) et un niveau de dépense plus élevé par visiteur grâce aux services de luxe en Égypte », avance Zoubir Bouhoute, tout en soulignant que « les événements comme la CAN 2025 et le Mondial 2030 permettront de développer l’attractivité du Maroc grâce à sa proximité géographique avec l’Europe et avec d’autres marchés clés ».

D’ici là, il apparaît que si la progression des arrivées au Maroc sera essentiellement portée à l’avenir par le tourisme international, le poids prépondérant de la diaspora marocaine limite l’essor des nuitées et donc des recettes par rapport au concurrent égyptien qui réalise un meilleur chiffre d’affaires international avec moins d’arrivées.

Pour s’en convaincre, le spécialiste des flux touristiques cite l’exemple de la Turquie qui a réalisé 51 millions d’arrivées de touristes en 2019 comprenant moins de 6 millions de citoyens turcs résidents à l’étranger.

« Nous dépasserons bientôt le volume des recettes égyptiennes. »

Confronté à ce paradoxe des indicateurs qui profite à l’Égypte, un grand opérateur tient à préciser que United Nations Tourism (l’ex-organisation mondiale du tourisme) considère qu’un touriste est un non-résident qui effectue un séjour dans un pays d’au moins une nuitée, sans considération de nationalité.

« Le postulat de base qui s’applique à toutes les destinations du monde est en effet quun MRE est un touriste comme un autre », conclut cette source de premier plan qui se veut cependant optimiste pour l’avenir.

Reconnaissant le poids « trop élevé » des MRE dans le volume d’arrivées totales (49%), le président d’une grande fédération touristique prédit que l’horizon 2030 confirmera la première place africaine du Maroc aussi bien en termes d’arrivées que de recettes et de nuitées, grâce à la dynamique haussière actuelle, générée par le renforcement croissant des marchés européens et émergents (Chine …) qui bouleverse les prévisions de la feuille de route…

https://medias24.com/2025/01/12/nationalites-villes-transports-les-dynamiques-derriere-le-record-touristique-marocain-en-2024/

Tourisme : le Maroc pulvérise son record avec 17,4 millions de visiteurs en 2024

En effet, ces chiffres représentent une progression de 20% par rapport à 2023, soit près de 3 millions de touristes supplémentaires.

Cette dynamique positive se reflète tant au niveau des touristes étrangers (TES) qui atteignent 8,8 millions de visiteurs (+23%) que des Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui représentent 8,6 millions d’arrivées (+17%). La répartition équilibrée entre TES (51%) et MRE (49%) démontre l’attrait constant de la destination pour ces deux segments.

Ces résultats, dépassant de 35% les chiffres de 2019, attestent de la pertinence de la feuille de route du tourisme et confirment le positionnement du Maroc comme destination touristique incontournable et première destination en Afrique.

« Ce record de 17,4 millions de touristes témoigne des avancées considérables que connaît notre pays sous la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette performance exceptionnelle est le résultat d’investissements ciblés de notre gouvernement dans ce secteur vital pour l’économie de notre pays, ainsi que de la mobilisation constante des professionnels du secteur. Bravo à tous les acteurs publics et privés qui ont permis au tourisme marocain de briller”, déclare la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor.

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https://medias24.com/2024/11/22/tourisme-les-objectifs-de-2026-seront-atteints-avec-une-annee-davance-f-z-ammor/

Tourisme : l’ONMT fait le bilan de 2024 et dévoile sa feuille de route pour 2025

Le Conseil d’administration de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) s’est réuni, lundi à Rabat, sous la présidence de la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, et en présence des administrateurs de l’Office.

Dans sa présentation, Achraf Fayda, Directeur général de l’ONMT est tout d’abord revenu sur une année 2024 exceptionnelle, marquée par des performances records sur tous les segments et marchés, indique un communiqué de l’Office.

Le Maroc a surperformé en 2024, avec un taux de croissance de 19%, comparé à une moyenne mondiale de 12%. A fin novembre 2024, le Maroc a ainsi accueilli 15.9 millions de touristes, en augmentation de 20%, un record pour la destination, précise la même source, ajoutant que les nuitées ont progressé de 10% à fin octobre, soit 24,1 millions de nuitées, et les recettes se sont améliorées de 9% à près de 97 milliards de dirhams (MMDH) durant la même période, confirmant la place du secteur du tourisme parmi les grands pourvoyeurs de devises du pays.

« Nous réalisons des chiffres record grâce à la mobilisation et l’engagement de toutes les parties prenantes, que ce soit le secteur public, le secteur privé, ou nos partenaires internationaux. Notre feuille de route du tourisme porte ses fruits, et nous entamons l’année 2025 avec confiance et détermination », a déclaré Mme Ammor.

Durant l’année 2024, l’ONMT a poursuivi son plan d’action « Light in Action« , misant sur quatre axes majeurs à savoir le marketing, le digital, l’aérien et la conquête de nouveaux marchés. Sur le volet digital, l’Office a produit de nombreux contenus destinés à la promotion des territoires et des marques du tourisme marocain via les canaux digitaux.

Par rapport à la connectivité, une capacité contractuelle exceptionnelle de plus de 11 millions de sièges a été sécurisée, en progression de 25% par rapport à 2023.Plus de 120 nouvelles routes ont été déployées, atteignant un total de 705 routes et connectant 25 marchés, soit 6 marchés de plus qu’en 2023.

Concernant la distribution, l’ONMT a sécurisé plus de 5 millions de touristes via les Tour-Opérateurs (TO) et les agences de voyages en ligne (OTA), soit une hausse de 63% du flux des touristes.

L’ONMT mise sur la CAN 2025 pour attirer davantage de touristes 

L’année 2025 aura pour objectif la consolidation des acquis, avec le lancement de 2 nouvelles vagues de la campagne Terre de Lumière et le lancement de la nouvelle campagne Ntla9awfbladna, qui sera accompagnée d’une étude de marché sur le tourisme interne.

En matière de digital, il est prévu une refonte du portail VisitMorocco suivant les nouvelles tendances du secteur ainsi qu’une synchronisation des actions de l’influence marketing avec les actions RP des marchés.

Par rapport au volet de l’aérien, l’objectif sera de 13,3 millions de sièges soit une progression annuelle de 20%, à travers l’établissement de nouvelles routes et l’expansion dans les marchés nouvellement connectés comme les USA, le Canada et l’Europe de l’Est.

En matière de distribution, l’objectif fixé est de 2,5 millions de clients soit une évolution de 25 % par rapport à 2024, ainsi que 9,23 millions de nuitées de plus, soit une progression annuelle de 20%.

Pour la CAN 2025, l’ONMT prévoit de faire de cet évènement majeur une vitrine pour la promotion du Maroc comme destination africaine d’excellence. Un plan promotionnel ambitieux autour de la CAN 2025 sera déployé, exploitant le pouvoir fédérateur du sport pour positionner la destination Maroc comme Terre de football et destination africaine d’excellence.

Bien au-delà d’une compétition sportive, la CAN sera pour l’ONMT, une opportunité unique et exceptionnelle de faire briller la nation et la destination.

(Avec MAP)

Tourisme. Bilan d’étape du programme Go Siyaha avec F.-Z. Ammor (Interview)

Dans un entretien avec Médias24, la ministre du Tourisme est revenue sur l’état d’avancement des projets de financement de structures d’animation, de gîtes écotouristiques, d’initiatives d’hébergement insolite et d’activités sportives, dont la viabilité et l’adéquation avec les besoins spécifiques de chaque région ont été récemment soumis à évaluation par un comité public-privé.

Médias24 : Combien d’entreprises touristiques ont bénéficié du dispositif Go Siyaha en 10 mois ?

Fatim-Zahra Ammor : Depuis le lancement de ce programme d’accompagnement en février 2024, on a reçu plus de 1.300 demandes, dont 500 dossiers ont été acceptés dans les trois solutions de Go Siyaha, à savoir l’appui à l’investissement, l’assistance technique et la croissance verte.

– Arrivera-t-on à répondre aux besoins des 1.700 entreprises ciblées par le programme ?

– Nous sommes en bonne voie pour dépasser nos objectifs sachant que, depuis son lancement, ce programme a attiré environ 400 demandes pour l’investissement, 700 pour l’assistance technique et 200 pour le développement durable.

Des mécanismes ciblés sont en place pour garantir une exécution rapide et efficace, alignée sur nos ambitions et celles des porteurs de projets.

– Quelle est la répartition géographique de Go Siyaha ?

– Ce programme cible l’ensemble des régions du Royaume, sans quotas imposés, permettant une participation équitable et inclusive. L’engouement national se traduit déjà par des projets concrets approuvés.

À titre d’exemple, nous pouvons citer un complexe écotouristique à Berkane, un complexe touristique à Azemmour, un camping à Laâyoune, ou encore une base nautique à Tétouan portée par des entrepreneurs marocains résidant à l’étranger.

– Quid de la nature des projets retenus ?

– Sur les 500 projets approuvés, 90% concernent l’assistance technique, avantagée pour des cycles d’exécution rapides qui concernent principalement l’hébergement, la transformation digitale, l’excellence opérationnelle et l’audit énergétique.

Quant aux projets d’investissement, qui impliquent des cycles de montage de dossiers plus longs (4 à 6 mois), nous pensons que les candidatures déposées en 2024 seront contractualisées courant 2025.

– Comment se ventilent les montants accordés ?

– Jusqu’à présent, pour l’assistance technique, 40 millions de DH ont été alloués en primes, ce qui devrait générer plus de 45 MDH en investissements induits.

Concernant le volet de l’investissement axé sur l’animation et la croissance verte, 58 MDH ont été attribués en primes, mobilisant environ 180 MDH en valeur générée.

– Est-il vrai que les 720 MDH alloués ont d’ores et déjà été entièrement distribués ?

– Sur les 720 MDH programmés sur trois ans, environ 100 MDH ont été engagés.

Les fonds sont mobilisés progressivement, selon les besoins de trésorerie, avec des primes versées par tranches et en fonction de l’avancement concret des projets d’investissement.

– Ce programme pourrait-il s’achever avant 2026 ?

– Certainement pas, car le programme s’appuie sur des objectifs précis et des dotations budgétaires annuelles.

Ainsi, l’édition 2024 arrivera bientôt à son terme, avant le lancement de nouveaux appels à projets en 2025.

Ainsi certains projets, particulièrement ceux liés à l’investissement, pourraient même se prolonger au-delà de 2026 en raison des délais d’exécution inhérents à ces initiatives.

– Les programmes Go Siyaha et Cap Hospitality seront-ils reconduits lorsque les dotations budgétaires seront épuisées ?

– Le dispositif Cap Hospitality devrait s’achever en décembre 2025, ou avant si le budget est écoulé, tandis que Go Siyaha est un programme de la feuille de route qui est censée prendre fin en décembre 2026.

Pour les années suivantes, on devrait avoir la nouvelle charte des TPME qui sera prête dès 2025 pour l’ensemble des secteurs, mais nous gardons quand même Go Siyaha en parallèle jusqu’en 2026.

Un nouveau record de 15,9 millions d’arrivées touristiques au Maroc à fin novembre 2024

Cette hausse est portée par une forte augmentation des touristes étrangers, qui ont augmenté de 23%, soit 1,5 million de visiteurs supplémentaires, ainsi qu’une croissance robuste de 17% des Marocains résidant à l’étranger (MRE), contribuant à 1,1 million d’arrivées supplémentaires, selon les dernières statistiques du ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire.

Pour le seul mois de novembre, le Royaume a accueilli près de 1,3 million de touristes, affichant une croissance de 31%, fait savoir la même source.

Citée dans le communiqué, la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire a déclaré : « Nous vivons une étape inédite dans l’histoire dynamique du tourisme du Maroc ».

Ces chiffres sans précédent sont la preuve de l’impact de notre feuille de route et représentent une avancée majeure vers notre objectif de positionner le Maroc parmi les 15 plus grandes destinations touristiques mondiales, a souligné Fatim-Zahra Ammor.

(Avec MAP)