À Istanbul, l’organisation féminine de l’USFP interpelle sur la situation des femmes dans les camps de Tindouf
Engagées depuis plusieurs décennies dans la promotion de l’égalité et de la démocratie au Maroc, les femmes ittihadies ont saisi l’occasion pour rappeler leur attachement aux solutions pacifiques et politiques aux conflits, en particulier à celui du Sahara marocain. Elles ont surtout souhaité mettre en lumière la situation des femmes vivant dans les camps de Tindouf.
Dans un message adressé à la communauté internationale, les femmes ittihadies ont dénoncé les conditions de vie jugées « inhumaines » de ces femmes, privées, selon elles, de leurs droits fondamentaux et vivant sous le contrôle d’un groupe armé non reconnu. Elles ont exprimé leur solidarité avec ces femmes, tout en appelant les Nations unies à procéder à leur recensement, étape préalable à toute évaluation indépendante des violations rapportées.
Le silence international est devenu une forme de complicité
Des témoignages évoquent en effet des violences sexuelles, des grossesses forcées et des restrictions aux libertés de mouvement et d’éducation, dans un environnement où toute protection juridique serait absente.
« Le silence international est devenu une forme de complicité », ont-elles estimé, appelant à une enquête urgente et à une mobilisation féministe globale autour de cette question.
Dans un communiqué, elles ont rappelé que plusieurs femmes participant au congrès avaient déjà visité les provinces du Sud du Maroc, où elles ont pu constater, selon elles, l’implication des femmes sahraouies dans les institutions locales, les conseils élus et les initiatives de développement.
Pour les femmes ittihadies, la représentation légitime des Sahraouis s’exerce à travers les structures démocratiques du Royaume. Elles ont ainsi invité les acteurs internationaux à venir constater sur le terrain la réalité des avancées dans ces régions, loin des discours partisans.