Harmonie divine à Fès : entre baroque italien et nouba andalouse

À Fès, la nuit tombait doucement sur Bab Al Makina quand les premières notes se sont élevées. Un silence sacré a enveloppé l’enceinte historique, bientôt rempli par une musique venue d’un autre temps. Dans le cadre enchanteur du Festival de Fès des musiques sacrées, la deuxième soirée de la 28ᵉ édition a donné lieu à une création originale mêlant Italie et Maroc : Vêpres de la Sainte Vierge. Un concert spirituel et magistral, qui a tissé des liens entre la musique baroque de Claudio Monteverdi et la tradition andalouse marocaine.

Plus qu’un hommage croisé, une célébration du dialogue artistique, portée par deux ensembles d’exception et inspirée par le thème de cette édition : Renaissance.

Cette œuvre inédite, portée par l’Orchestre et les Chœurs du Festival Monteverdi d’Italie aux côtés de l’Orchestre arabo-andalou de Fès dirigé par Mohamed Briouel, a tissé un pont sensible entre les polyphonies sacrées de Claudio Monteverdi et les mélismes envoûtants du répertoire andalou. Une rencontre musicale qui n’a pas simplement juxtaposé deux univers : elle les a fait vibrer à l’unisson, dans une fresque sonore à la fois liturgique et poétique.

Ce projet prend tout son sens dans le cadre du partenariat mis à l’honneur cette année entre le Maroc et l’Italie, pays invité de cette 28ᵉ édition. Il s’inscrit aussi dans une relation symbolique et culturelle forte entre Fès et Florence ; deux cités d’histoire et de savoir, deux foyers d’art et de spiritualité.

Le thème de cette édition ne pouvait être plus approprié. Il renvoie autant à l’héritage florentin du XVIᵉ siècle qu’à l’élan créatif du dialogue interculturel contemporain.

Dans une déclaration à Médias24, Antonio Greco, chef de l’Orchestre Monteverdi, confie son émotion : « Je suis originaire de Crémone, la ville natale de Monteverdi, considéré comme le fondateur de la musique classique occidentale. Ce soir, nous avons joué sa musique dans une terre chargée d’histoire, avec Mohamed Briouel, figure emblématique de la musique andalouse. Cette rencontre m’a profondément touché. Ce que nous avons créé, c’est un véritable dialogue entre deux musiques, deux sensibilités, deux cultures ».

Ce mariage entre Monteverdi et les noubas andalouses traditionnelles a captivé le public. Tantôt recueilli, tantôt transporté par l’énergie des chœurs, le public a salué la performance avec une ferveur quasi religieuse. « Nos oreilles ont été caressées », soufflait une spectatrice, encore émue à la sortie.

 

Mohamed Briouel, pour sa part, voit dans cette création un manifeste du festival lui-même : « C’est cela, l’essence du Festival de Fès. Le concert de ce soir l’exprime parfaitement : deux cultures qui se rencontrent et fusionnent à travers la musique. La musique baroque et la musique andalouse, unies dans une même spiritualité ».

À Bab Al Makina, l’écho des voix sacrées s’est mêlé au souffle du vent, transportant les harmonies de Fès à Florence, de Crémone à Rabat. Une traversée des siècles, où la musique est, plus que jamais, un langage de paix et de transcendance.

Abderrafie Zouiten et Alain Weber, les artisans d’une renaissance spirituelle à Fès

Sous les cieux printaniers de Fès, les murailles de Bab Al Makina et les jardins de Jnan Sbil résonnent une fois de plus des voix du monde, venues chanter le sacré dans toutes ses formes. La 28ᵉ édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, tenue du 16 au 24 mai 2025, s’inscrit sous le signe d’une « Renaissance » aussi bien culturelle que spirituelle.

Derrière cette alchimie subtile entre tradition, création et dialogue des civilisations, deux figures œuvrent dans l’ombre et la lumière : Abderrafie Zouiten, président de la Fondation Esprit de Fès, et Alain Weber, directeur artistique du festival.

Une vision royale devenue mission

Pour Abderrafie Zouiten, ce festival n’est pas un simple événement musical. Il est l’incarnation d’une vision, portée dès ses origines par le Roi Mohammed VI. Lors d’une conférence de presse tenue en marge du festival, il a rappelé avec conviction : « Dès le départ, le festival est né d’une vision royale, celle d’avoir un évènement qui puisse promouvoir l’esprit de tolérance et d’ouverture sur l’autre ainsi que le dialogue des cultures et des religions ».

La connaissance des racines et des traditions est un ancrage essentiel pour construire un avenir meilleur

Cette édition illustre particulièrement cette ambition. Le choix du thème de la renaissance ne doit rien au hasard. Il traduit, selon lui, un moment charnière pour le Maroc, en pleine effervescence culturelle : rénovation des médinas, création de musées, réhabilitation de sites historiques et montée en puissance d’une jeunesse artistique ambitieuse.

« La connaissance des racines et des traditions est un ancrage essentiel pour construire un avenir meilleur », affirme-t-il, soulignant l’importance de transmettre ces valeurs dans un monde troublé où la tolérance est plus que jamais mise à l’épreuve.

Le jumelage entre Fès et Florence, haut lieu de la Renaissance européenne, offre à cette édition une dimension symbolique forte, que le festival traduit avec finesse en intégrant la participation de jeunes artistes du continent africain, porteurs de traditions sacrées millénaires.

 

Le souffle créateur d’Alain Weber

Si Abderrafie Zouiten fixe le cap, c’est Alain Weber qui en dessine la cartographie poétique. Directeur artistique du festival depuis plusieurs années, il est l’architecte de ces grandes fresques musicales qui, chaque soir, éblouissent les spectateurs. Sa mission ? Tisser un fil narratif cohérent à partir du thème choisi, en y intégrant des artistes venus des quatre coins du monde.

« Renaissance, pour moi, c’est revenir aux grands bouleversements de l’histoire humaine, aux aspirations profondes qui nous ont traversés. Et surtout, comment, à partir d’une inspiration sacrée, l’homme se transcende, se réinvente », nous confie-t-il dans un échange avec Médias24.

Pour cette 28ᵉ édition, Alain Weber a conçu un parcours sensoriel et spirituel, traversé par les voix d’Asie centrale, les échos baroques d’Afrique, les rites vaudous réinterprétés en jazz, les danses sacrées du Kazakhstan, les chants flamencos ou encore les polyphonies méditerranéennes.

Chaque création est pensée comme une offrande, un miroir tendu au spectateur. « Ce que fait l’art, c’est exprimer ce que vous vivez intérieurement », dit-il avec une humilité désarmante.

L’artiste corse Batista Acquaviva, qui a participé à la création d’ouverture, résume ainsi son expérience avec lui : « C’est la première fois qu’on travaille ensemble, et je suis toujours sous le charme de ce qu’il peut apporter à la création artistique. Il a pu créer différentes représentations du sacré, à travers une complexité entre les musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. »

Le festival de Fès comme quête

Plus qu’un spectacle, le Festival de Fès est une quête : celle de l’homme en quête de sens, de l’artiste en quête d’harmonie, du public en quête d’émotions vraies. Pour Alain Weber, c’est cette quête qui donne une unité à la diversité. « Quand vous venez écouter ces musiques, vous allez découvrir de nouvelles sonorités, mais surtout vous allez découvrir des choses en vous« , affirme-t-il.

Et c’est sans doute là que réside la magie du festival : dans la capacité à faire dialoguer l’ancrage et le mouvement, l’héritage et l’invention, la spiritualité et la beauté. À faire du festival non seulement un moment d’évasion, mais un acte de résistance culturelle face à l’uniformisation du monde, où la Renaissance n’est pas qu’un thème. Elle est un souffle, une promesse qui devient une réalité sensible, vibrante, incarnée. 

https://medias24.com/2025/05/17/fes-16-mai-2025-le-sacre-a-trouve-sa-scene/

Festival de Fès des musiques sacrées : La Princesse Lalla Hasnaa ouvre une 28e édition sous le signe de la renaissance

Le concert d’ouverture du Festival de Fès des musiques sacrées a offert une succession de fragments inspirés de la beauté du monde, de la multiplicité de ses expressions et de l’esthétisme d’une Afrique colorée, baroque et parfois burlesque.

Dans une scénographie narrative et chorégraphique exceptionnelle, ce spectacle a mis en scène, en sons et en images, la thématique centrale de l’édition 2025, valorisant la notion de « Renaissance » comme une impulsion de renouveau culturel, spirituel et artistique, dont le Maroc se veut un modèle.

Des dizaines d’artistes représentatifs de la programmation diversifiée du festival de Fès se sont succédé devant les murailles historiques de Bab Al Makina, parmi lesquels les femmes de Mayotte (îles Comores) qui perpétuent le rituel soufi du « Deba », l’ensemble soufi « Areej » du Sultanat d’Oman et la Compagnie Méhansio de Côte d’Ivoire.

Il s’agit également des « Kassaïdes » mourides du Sénégal, des Tambours du Burundi, de la danse mystique du « Sama » de Meknès, et du chant sacré de la renaissance, interprété par la mezzo-soprano et colorature Battista Acquaviva.

Au terme de ce concert inaugural, la Princesse Lalla Hasnaa a remis le « Prix jeunes talents-Esprit de Fès« , organisé en partenariat avec la Fondation « Esprit de Fès », aux lauréats du conservatoire de musique de la capitale spirituelle du Royaume. Ainsi, les Prix du piano, du qanoun, du violon et du luth (oud) sont revenus respectivement à Imane Berrada, à Hiba Azzegar, à Zakaria Almoubakir et à Saad Ghannami.

Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde : une ode à l’esprit d’Al-Andalus

Sous la présidence de la Princesse Lalla Hasnaa, la 27e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde a été inaugurée avec une somptueuse cérémonie à la place Bab Al Makina. Placée sous le haut patronage du Roi Mohammed VI, cette édition a célébré le thème « La quête de l’esprit Al-Andalus », mettant à l’honneur l’Espagne et son héritage culturel. Le festival se poursuivra jusqu’au 1er juin, offrant une multitude de spectacles et d’événements culturels.

La soirée d’ouverture, intitulée « Zyriab ou la cinquième corde », a transporté le public à l’époque d’Al-Andalus, où cohabitaient les trois religions du Livre dans une atmosphère de paix et de créativité sans précédent. Ce spectacle, conçu et mis en scène par Alain Weber, a présenté une fusion artistique magistrale, mêlant musique, poésie et traditions de divers pays dont l’Ouzbékistan, l’Iran, la Syrie, l’Inde, l’Espagne, l’Égypte, l’Italie, l’Arménie, la France et bien sûr, le Maroc.

Des artistes renommés comme Rabie Katti, Sanaa Marahati, et Juan Carmona ont offert des performances remarquables, accompagnés par une scénographie spectaculaire alliant calligraphie, mosaïques et projections lumineuses sur les murailles de Bab Al Makina.

Le point culminant de la soirée a été marqué par la remise du « Prix jeunes talents – Esprit de Fès » par la Princesse Lalla Hasnaa, récompensant de jeunes musiciens prometteurs du conservatoire de musique de Fès.

Le samedi 25 mai, le jardin Jnan Sbil a accueilli le Chœur féminin des pays d’Oc dirigé par Manu Théron, offrant une interprétation émouvante de la « Cantilène de Sancta Maria Magdalena de Marseille ». Cette performance, alliant 23 voix féminines à l’Ensemble Haïdouss d’Oulmès, a créé une fusion unique entre les traditions musicales françaises et amazighes, enchantant le public présent.

Sami Yusuf, « comme un retour aux sources »

Le même jour, la scène de Bab Al Makina a accueilli l’artiste Sami Yusuf  pour un concert mémorable. Connu pour sa capacité à fusionner spiritualité et mélodie, la star internationale a envoûté les festivaliers avec des morceaux inédits et des classiques intemporels, mêlant diverses langues et influences culturelles. Accompagné de musiciens talentueux, dont Nabila Maan, le chanteur Ismail Boujia et le compositeur et musicien Tariq Hilal, il a présenté des compositions inédites inspirées du flamenco, créant un spectacle d’une grande profondeur émotionnelle.

Durant ce concert d’une heure et demie, Sami Yusuf a proposé un répertoire varié incluant des morceaux comme Ilahana ma aadalak, Madad et Ya Zaman Al-Wasl. Il a également interprété des pièces du patrimoine andalou telles que Lama bada yatathana et le poème soufi Fiyachiya. La diversité des langues utilisées (arabe, espagnol, amazighe, turc) a ajouté une dimension supplémentaire à cette soirée, soulignant l’universalité de la musique et de la spiritualité.

Sami Yusuf a exprimé sa « joie de revenir se produire au Maroc, en particulier à Fès, une ville qu’il admire pour son public réceptif et son ambiance spirituelle ».

Une expérience multisensorielle avec Vincent Moon

Le jardin Jnan Sbil a été le théâtre d’un spectacle unique de live cinéma par Vincent Moon. Ce rituel cinématographique, fusionnant films et musiques sacrées, a offert une performance énergique et spirituelle, renouvelée à chaque représentation grâce à une composition en direct. Ce spectacle hybride a captivé les spectateurs, les plongeant dans une expérience immersive où chaque représentation est une création nouvelle et unique.

En parallèle des concerts, le forum du festival de Fès de cette édition, tenu à Dar Batha, a réuni des intellectuels et chercheurs de divers horizons pour discuter de l’héritage d’Al-Andalus. Les échanges ont exploré les dimensions culturelles, historiques et idéologiques de cette période, soulignant son influence durable sur le Maroc et l’Espagne. Les discussions ont mis en lumière l’impact de l’esprit d’Al-Andalus sur la culture, l’art et l’imaginaire marocains, célébrant une période de coexistence pacifique et de créativité exceptionnelle.

 

Dans une déclaration à la presse, Abderrafia Zouitene, président de la Fondation « Esprit de Fès », a rappelé que dès le départ, la Fondation « Esprit de Fès » s’est fixée comme but, en organisant ce festival, de « promouvoir le dialogue des cultures, des religions, l’ouverture sur l’autre et l’esprit de tolérance« . Il a souligné que Fès, avec ses douze siècles d’histoire, où l’on retrouve l’une des plus grandes médinas et la plus ancienne université au monde, offre « une alchimie particulière » qui donne une « dimension et une touche très spécifique à ce festival ».

Abderrafia Zouitene a noté que, de l’avis de beaucoup, cette manifestation artistique s’est érigée comme « le plus grand festival de musique sacrée dans le monde« . Il a également souligné que la thématique retenue pour cette édition, « La quête de l’esprit Al-Andalus », célèbre la relation profonde et historique entre l’Espagne et le Maroc, marquée par une riche tradition musicale.

La 27e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde a une fois de plus démontré la richesse culturelle et la profondeur spirituelle de l’héritage andalou. Les festivaliers peuvent s’attendre à d’autres moments forts jusqu’au 1er juin, avec une programmation riche et diversifiée qui met en lumière l’esprit de tolérance et de coexistence qui caractérise le Maroc.

Le ministère de la Culture a investi 40 MDH dans les festivals en 2022

En 2022, le ministère de la Culture a investi 40 millions de dirhams dans les festivals qu’il organise ou accompagne, hors celui de “Rabat, capitale africaine de la culture 2022”, a déclaré Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, le lundi 31 octobre au Parlement. “Il s’agit de l’équivalent d’un seul dirham investi par Marocain, soit un niveau très faible par rapport à l’international”, a-t-il souligné.

Il a également annoncé que 293 centres de jeunesse se situaient dans le monde rural, soit 44% des centres au niveau national. Dix centres de jeunesse devraient aboutir en 2022. De plus, 39 centres culturels sont prévus dans le monde rural, dont une dizaine sont déjà en cours, en l’occurrence à Khémisset, Chichaoua et Boulemane.

Malgré ces projets en cours, l’offre culturelle reste maigre au Maroc, selon Mehdi Bensaïd. Pour y faire face, le ministère travaille sur un projet de centre de jeunesse “mobile”, a-t-il informé.

Dans un autre registre, le ministre a insisté sur le fait que les festivals représentaient un élan économique pour divers secteurs, citant l’exemple du Festival Gnaoua et Musiques du monde, où “pour chaque dirham investi, l’écosystème de la ville d’Essaouira gagne 17 dirhams”.

Concernant le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, le ministre a indiqué que “les hôtels de la ville de Fès [affichaient] complet tout au long du festival”.

La Princesse Lalla Hasnaa à l’ouverture du Festival des musiques sacrées

La Princesse Lalla Hasnaa a suivi le concert inaugural, une création originale intitulée « Fès, mémoire du futur », qui reflète la dimension sacrée et spirituelle de la médina de Fès, tout en valorisant les traditions authentiques du Maroc et de ses liens avec plusieurs pays du monde.

De nombreux artistes marocains, portant l’héritage arabe, andalou, amazigh et juif, ont mis en valeur la diversité culturelle qu’incarne l’enchevêtrement des ruelles de la médina, représentation symbolique d’une géographie de l’esprit et du voyage. Des chants du Sénégal, honorant la confrérie Tijanniya, sont venus rappeler à cet autre trait de l’identité de Fès, africaine.

Les concepteurs de cette œuvre ont voulu mettre en lumière le rayonnement de la Cité qui est au cours du temps nourri et représenté par des pèlerins et illustres voyageurs nomades. Sur leurs traces, la création a visité les confréries soufies du Sénégal ainsi que la ville sainte d’Al-Qods où s’établirent un grand nombre de soufis fassis et où se rendit le célèbre médecin et philosophe Rabbi Moshé Ben Maimon, connu sous le pseudonyme de Maïmonide, né le 30 mars 1135, à Cordoue, sur les rives du Guadalquivir.

Des artistes persans, arméniens, tunisiens, palestiniens ou encore du Sultanat d’Oman ont illustré le rayonnement d’une culture islamique et savante dont Fès fut l’un des principaux berceaux, notamment à travers la notoriété de son université Al Quaraouiyine.

Conçue et mise en scène par le directeur artistique du festival, Alain Weber, cette nouvelle scénographie a fait pénétrer l’assistance au cœur des ruelles d’une médina, dont la mémoire peut être la source d’un futur créatif, spirituel et épanoui.

La configuration particulière du site de Bab Al Makina a permis d’exploiter astucieusement la technique du « mapping » et de la mise en scène. Au-delà des remparts gigantesques, chaque séquence musicale a été portée par des images féeriques, sans pour autant corrompre l’essence même de ces traditions.

(Avec MAP)

Lire aussi: Le festival de Fès des musiques sacrées dévoile sa programmation 2019

Festival de Fès des musiques sacrées: la programmation détaillée

Des chants perses aux litanies irlandaises, en passant par la viole de gambe et les complaintes de la cornemuse Gaïta… Du vendredi 14 au samedi 22 juin, une programmation en provenance de tous les paysages musicaux sera l’objet de toutes les attentions.

« Les habitués tiennent à être surpris et les nouveaux venus veulent être soufflés », déclare l’équipe de la programmation du festival qui rappelle que « c’est le double objectif visé à travers la centaine d’artistes rassemblés cette année. Nous avons donc fait en sorte de renouveler les registres musicaux tout en mettant l’accent sur la variété des régions et pays représentés au festival ».

En hommage à la capitale culturelle, le festival s’ouvrira sur une création originale « Fès, mémoire du futur ». Conçue par le comité culturel et artistique de la fondation Esprit de Fès en collaboration étroite avec un large éventail d’artistes, la création mettra en scène l’histoire unique de la naissance de la ville impériale.

Par la suite, plusieurs célébrités viendront animer les soirées fassies. Le premier spectacle fera appel samedi 15 juin à Anuna, un ensemble vocal basé à Dublin et fondé en 1987 par le célèbre ténor Michael McGlynn, qui réinterprétera les chœurs irlandais des temps anciens jusqu’à aujourd’hui.

Intronisé « la plus grande célébrité anglaise de l’Orient » par The Guardian et « Islam’s Biggest Rockstar » par le Time Magazine, Sami Yusuf illuminera la scène mythique de Bab El Makina samedi 15 juin. L’artiste soufi se nourrit musicalement aux sources de multiples traditions lui conférant ainsi une capacité unique à rassembler dans sa musique, ceux et celles qui poursuivent la même quête d’harmonie spirituelle à travers le monde.

(Sami Yusuf)

L’incontournable Marcel Khalifé chantera dimanche 16 juin, accompagné d’un grand orchestre, les chansons arabes qu’il a l’habitude d’interpréter avec virtuosité au oud. Ses chansons font maintenant partie du patrimoine musical arabe, car Marcel Khalifé est parvenu habilement à sublimer la dimension de l’artiste engagé pour épouser une dimension majestueusement universelle.

Il interprétera notamment ses plus belles chansons, chargées de métaphores fidèlement traduites en notes et rythmiques, comme « Montasiba Al Kamati Amchi », « Ommi », « Ya Bahriyé » …

(Marcel Khalifé)

Autre tête d’affiche, Youssou N’dour attirera lui aussi les foules jeudi 20 juin. Comme artiste, homme engagé et maintenant acteur politique dans son propre pays, cet homme de valeur a gagné une légitimité maintenant planétaire. Toutefois, Youssou demeure avant tout un artiste populaire et le démontrera à Fès à travers un concert empreint d’une grande jovialité et d’une parfaite maîtrise artistique.

En provenance de l’Orient mystérieux, plusieurs formations se partageront les feux de la rampe tels que Sahar Mohammadi et Haïg Sarikouyoumdjian (Iran et Arménie) dimanche 16 juin ou encore Bahariyya, les spécialistes du Mugham venus des contrées lointaines de l’Azerbaïdjan, lundi 17 juin.

(Bahariyya)

Le Sultanat d’Oman sera également mis à l’honneur à travers l’Areej Sufi Ensemble, qui réunit une grande similitude gestuelle entre les rituels soufis de Zanzibar et démontre l’influence des chants et gestuelle des pêcheurs de perles d’Oman.

(Areej Art Band)

Des Balkans au Moyen-Atlas, les femmes seront également de la partie. A travers la rencontre inédite de Svetlana Spajic et Chérifa, deux figures iconiques de la transmission du patrimoine oral, les voix pastorales des montagnes serbes et berbères feront résonner leurs échos, mercredi 19 juin.

(Chérifa)

Les femmes cubaines seront quant à elles représentées par Obini Bata mardi 18 juin, le groupe versé dans les chants et danses rituels des femmes de la Santeria. La formation multigénérationnelle de la Havane, comprend Eva Despaigne, la Maestra sexagénaire et le dernier des membres fondateurs, et cinq jeunes femmes issues de contextes professionnels et artistiques divers, ce qui explique l’extraordinaire polyvalence de leur performance entre jeu théâtral, chant, musique et danse.

(Obini Bata)

Enfin, un groupe exclusivement féminin venu d’Inde dédiera son spectacle cette même journée à Meera, reconnue comme une des plus grandes poétesses de son temps. Le spectacle, chorégraphié et interprété par Chitra Visweswaran, l’icône de Bharata Natyam, avec les danseuses de la Chidambaram Dance Company, est une véritable célébration de la princesse-poète, de son courage, de sa dévotion et de ses engagements profonds.

Plusieurs autres formations se produiront dans les différentes scènes musicales de la capitale spirituelle. Pendant 10 jours, ces artistes mettront en scène une conversation d’amour et de joie entre les cultures du monde.

Programmation détaillée par jour. 

Le programme du festival de Fès des musiques sacrées du monde

La ville de Fès accueillera, du 14 au 22 juin, l’édition 2019 du festival des Musiques sacrées du monde.

Le festival et son forum seront placés, cette année, autour de la thématique « Fès, à la confluence des cultures ».

La programmation musicale rassemblera plus de trente pays. Plusieurs moments forts marqueront cette édition, à savoir: le World Youth Orchestra, symbole de paix et de dialogue avec l’ensemble andalou de Fès, Sami Yousuf, un des plus grands chanteurs soufi, la grande nuit du Flamenco avec José Merce et Tomatito, Marcel Khalifa, ainsi que des chants et danses rituels des femmes de Cuba…

Le forum du festival verra la présence de plusieurs écrivains, chercheurs, philosophes, penseurs…

Le programme complet du festival. 

Benkirane chez les conseillers : retour sur le ring ?

Une ambiance studieuse. Les conseillers ont pris la peine de répondre à l’appel. «J’ai le plaisir de remarquer que le mois de ramadan a apporté une sérénité à cette chambre (rires de l’assistance). L’opposition doit faire son travail, relever les erreurs du gouvernement. Ce dernier a aussi la responsabilité d’écouter. Le problème, c’est quand cela se transforme en un raisonnement illogique», déclare Abdelillah Benkirane, chef du gouvernement comme préambule à son intervention, en guise de réponse aux questions des conseillers. Le thème de cette journée portait sur «le développement des politiques relatives à l’investissement, l’industrie, le commerce et les services».
54 secondes plus tard, Mohamed Cheikh Biadillah, président de la chambre des conseillers interrompt le chef du gouvernement : «Monsieur le chef du gouvernement revenez au sujet !» Abdelillah Benkirane réplique : «vous avez laissé parler, à cette tribune, de politique publique. Vous parlez à un chef de gouvernement». La tension monte d’un cran.
Celui qui a traité de politiques publiques n’est autre que Abdelhakim Benchemasse, président du groupe PAM au sein de la 2ème chambre. «Cette question devrait être traitée dans le cadre d’une séance annuelle conformément à l’article 101 de la constitution. Nous regrettons que cette séance ne ce soit pas encore tenue après 18 mois d’exercice gouvernemental. Nous vous avons sollicité par courrier dans ce sens. Je ne comprends pas pourquoi, cette séance n’ait pas encore été organisée. Il y a une faille, un retard dans l’application de la constitution», déclare-t-il.
Et puis directement, il s’adresse  au chef du gouvernement : «saviez-vous que les groupes parlementaires envoient depuis 6 mois des courriers à vos ministres, pour qu’ils viennent assister aux commissions? Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune réponse ». Preuves à l’appui, il brandit les courriers en question.
 
«La crise économique actuelle prouve la limite du modèle économique adopté par le pays, qui repose sur le développement de la demande intérieure en soutenant la consommation tout en boostant l’investissement. La faiblesse de la compétitivité de la production nationale persiste. Malgré une stratégie industrielle, qui certes a déjà fait ses preuves, mais qui aujourd’hui n’est plus efficiente», explique-t-il dans son plaidoyer.
Il poursuit son raisonnement et proclame que : «le modèle économique actuel est une source de la crise économique. Le déficit de la balance commerciale a pris un aspect structurel. Et il pèse de tout son poids sur les capacités de financement, et les réserves nationales en devises».  Il fait également état du manque à gagner résultant des accords de libre échange contractés par le pays. Abdelhakim Benchemass avance des chiffres : 150 milliards de DH avec les pays de l’UE, 18 milliards de DH avec les Etats-Unis d’Amérique, 5,2 milliards de DH avec la Turquie et 3,6 milliards de DH  avec la Tunisie, la Jordanie et l’Egypte.
 
Il relance aussi le débat sur le gel des 15 milliards de DH, sur le recours à l’endettement, qui atteint 60% du PIB. «Ce qui met en péril l’avenir des futures générations et limite la marge de manœuvre du futur gouvernement, quel qu’il soit». (Clin d’œil sur l’éventuel remaniement ministériel ou d’élections anticipées). Et c’est à ce moment qu’il pose sa question : «quelle est l’approche adoptée pour pallier à ces failles structurelles?», interroge-t-il le chef du gouvernement.
Mais il répond vite fait à sa propre interrogation. « Monsieur le chef du gouvernement, tout cela prouve et je suis désolé de le dire, vous avez  échoué dans la recherche de solutions. Le gouvernement prêche par son absence d’écoute. Nous en avons parlé avec vos ministres, mais a priori, ils ne vous transmettent que ce qui est négatif. (sourire de Abdelilah Benkirane). Encore une fois, nous ne sous-estimons pas les efforts», reconnaît-il.
 
C’est sur le ton de la confidence que le président du groupe PAM poursuit : «Monsieur le chef du gouvernement et je vous le dis en toute transparence et clarté, vous ne pouvez continuer à ignorer toutes ces vérités. Nous avons présenté un certain nombre de mesures, vos ministres ne vous les transmettent-ils pas ? (sourire amusé de Driss El Azami) à moins que vous considérez détenir la vérité absolue ?». Rappel à l’ordre de Mohamed Cheikh Biadillah sur le temps imparti. Benkirane intervient pour accorder tout de même une minute de plus à Benchemass.
Abdelilah Benkirane remplace Abdelhakim Benchemmass à la tribune. Et c’est à partir de cet instant que tout bascule. Le chef du gouvernement déclare ne pas accorder le droit à Mohamed Cheikh Biadillah de s’adresser à lui, sauf pour gérer le temps de parole qui lui est imparti. La salle réagit bruyamment. Coups de maillet de M. Biadillah, qui persiste : «M. Benkirane, je dirige cette séance, sur la base du règlement intérieur et de la constitution. Cela me revient de droit». Réponse de Benkirane : «M. le président, on vous aime bien. On vous respecte». Et Biadillah de répliquer : «respectez-vous !»
 
Des voix s’élèvent dans l’hémicycle. Abdelilah Benkirane interpelle un conseiller trublion, «ne vous joignez pas à ceux qui chahutent ce gouvernement», l’apostrophe-t-il. Appel au calme du président de la chambre des conseillers tout en priant Abdelilah Benkirane de poursuivre. Ce dernier n’est pas prêt à lâcher prise. Il contre-attaque : «il faut que je sache, ai-je droit à la liberté d’expression ? Si ce n’est pas le cas, tant pis ! Safi !». Il se fait un tantinet menaçant : «je vais m’exprimer mais si quelqu’un m’interrompt, gare à lui. Que les choses soient claires. Je ne suis pas 'elhit elksir'». (traduction littérale petit mur). Gardant Mohamed Biadillah dans sa ligne de mire, il lève la tête vers le perchoir : «M. le président cela ne vous concerne pas. J’ai le droit de m’exprimer et si je dépasse le cadre de la constitution signalez-le-moi ! Ce qui nous lie, c’est la constitution. Moi, je n’ai même pas besoin de m’exprimer. Me taire, je peux le faire. Le peuple soutient le gouvernement, s’il se tait. Et il le soutient, s’il parle», précise-t-il.
Il dirige ses propose vers l’assistance et déclare solennellement : «j’ai combattu certains par le silence. Le silence a vaincu les propos obscènes, déplacés et diffamants. M. le président, ne rejoignez pas ceux qui chahutent». C’est dit. Il justifie sa disparition de la scène durant l’offensive verbale lancée par Hamid Chabat.
Benkirane reprend de plus belle son envolée lyrique : «le peuple me connaît et connaît mes ennemis. Le peuple connaît mes propos depuis longtemps et il a voté pour. Mon parti est arrivé 1er et le souverain m’a accordé la présidence du gouvernement. Et si vous n’êtes pas satisfaits et désirez des élections anticipées, nous sommes disposés. Et ce, dès demain».
Se tournant vers Mohamed Cheikh Biadillah : «M. le président comptabiliez mon temps de parole, à partir du moment où vous m’aviez interrompu ». Abdelilah Benkirane scande cette phrase comme une rengaine. Résultat : l’imperturbable Biadillah sort de ses gongs et déclare en langue française, « laissez-moi placer un mot ! » et d’ajouter : « que cette extraordinaire séance continue».
Mais le chef du gouvernement insiste, il réclame son temps réglementaire. «Vous êtes le chef du gouvernement, faites comme bon vous semble», lance vaincu le maître de cérémonie. « Je viens à chaque fois de bonne foi et je veux écouter. Aujourd’hui, je suis ravi. Et cela M. le président fait parti du sujet. J’ai même demandé à M. Benchemass de me donner les documents dont il parlait», dit-il reprenant son intervention mettant ainsi un terme au duel oral avec le président de la séance.
Méthodiquement, le chef du gouvernement répond aux questions des conseillers. Concernant, la séance annuelle dédiée aux politiques publiques prévue par la constitution, il précise : « la demande doit émaner du parlement. Je suis disposé à m’y soumettre».
 
Concernant la problématique de l’investissement, il rappelle que le gouvernement évolue dans un contexte politique caractérisé par l’existence de lobbies. Que l’arrivée de son équipe s’est faite dans le sillage des révolutions arabes, de la réconciliation nationale initiée par le souverain et de la promotion d’une réforme dans le cadre de la stabilité. Il ajoute : «la réforme a besoin de patience. Une équation que le gouvernement affronte quotidiennement».
Il en arrive aux aveux : «je pensais pouvoir tout réformer,  sauf la caisse de compensation. Cela a été combattu avec violence». Il explique également que le déficit de la balance commerciale est lié au problème de la compensation. «Cette réforme devait nous unir, mais au lieu de cela, certains s’érigent comme défenseurs des démunis. Alors que ces classes sociales savent pertinemment qui les défend. L’affaire ne se résume pas à des paroles».
Il revient sur l’intervention de M. Benchamasse et le soutient dans sa thèse : « oui, notre modèle économique est arrivé à ses limites. Mais, ce n’est pas moi qui l’ai mis en place». Et il annonce : «à tout cela, il faut des mesures draconiennes. Et le moment venu, le peuple les comprendra. Il faut une coalition politique et non des coups bas!»
Et là, l’occasion est trop bonne. Il se tourne vers les députés istqlaliens : «excusez-moi messieurs, mais c’était aussi votre politique en tant que membre de la majorité gouvernementale, le ministère des Finances est l’un d’entre vous. C’est lui qui a mis en place ces politiques et nous en sommes fiers. Du jour au lendemain, vous reniez tout alors que votre ministre fait toujours partie du gouvernement». Et il s’ensuit un vibrant hommage à Nizar Baraka : «il a été doublement consacré cette année, une fois comme meilleur ministre des Finances d’Afrique et une autre fois de la part de MENA. Conclusion : vous critiquez qui et quoi?».
Il donne même des conseils : «prenez un peu de temps, investissez l’opposition. Je n’ai toujours pas soumis les démissions à SM le Roi, je suis toujours entrain de réfléchir et c’est mon droit». Intervention d’un député, que Mohamed Biadillah a vite fait de rappeler à l’ordre.
 
Autre point : la CGEM. Benkirane rappelle que dès son arrivée au gouvernement, il a tissé d’excellentes relations avec le patronat. Quid de la visite d’Erdogan? «Pour moi, il s’agissait de la visite d’un chef du gouvernement. Et la rencontre avec les opérateurs a été organisée entre deux associations d’entrepreneurs, l’une turque, l’autre marocaine. J’ai alors contacté les gens de la CGEM, leur demandant de venir y participer, faute de temps, ils n’ont pas pu. Je comprends leur réaction. Et je le dis et redis, les gens avec qui on travaille sont ceux de la CGEM. Le soir, certains de leurs représentants ont assisté au dîner offert par le souverain. Mes relations avec Mme Meriem Bensalah sont excellentes. Vous voulez ouvrir les hostilités entre nous ? (éclats de rires dans la salle). «Les conflits ouverts sur d’autres fronts ne vous suffisent-ils pas ? Ne pensez surtout pas que ce poste représente pour moi le paradis». Parole de Pjidiste !
Il se tourne ensuite vers les représentants des syndicats. Il leur demande de reconnaître que certaines centrales ont provoqué la faillite de certaines entreprises, institutions…
Et il conclut : «évidemment ce gouvernement ne comprend pas de superman. Nous nous sommes ni des génies, ni des prophètes». Pour ceux qui en doutaient encore…
 
 
 

Création d’un « jardin andalou » au coeur du jardin d’Essais botaniques de Rabat

Le nouveau Jardin andalou de Rabat, d'inspiration almohade, récupère les espèces végétales d'antan, la morphologie, le système d'irrigation et la philosophie des jardins de l'époque. Ce jardin s'entoure de murs et d'arcades végétales en guise d'éléments architecturaux.

Entre ses plantes à caractère agricole et ornemental, poussent jasmins, giroflées, fleurs de lys, iris, aromates et arbres fruitiers. L'eau, à travers les bassins, les séguias et les fontaines, contribue à rafraichir l'atmosphère et créer une ambiance sonore propice à la méditation, ainsi qu'une sensation de mouvement et de luminosité.

Le jardin est muni de panneaux en quatre langues différentes, le présentant sous différents angles : l'irrigation, la poésie, la spiritualité et la science.

La FUNCI ambitionne à travers ce projet de présenter les jardins en tant que symbole de la recherche scientifique, de la paix et de rencontre des cultures et où s'entremêlent les influences de l'Orient et de l'Occident, a affirmé la directrice de communication à la FUNCI, Inès Eléxpuru, dans une déclaration à la MAP vendredi, à l'occasion de la présentation de ce projet à la presse.

Réalisé avec la collaboration de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et l'appui effectif de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, le nouveau Jardin andalou de Rabat s'inscrit dans le cadre du programme « MED-O-MED, paysages culturels en Méditerranée et au Moyen Orient », créé par la FUNCI dans le but de conserver le riche patrimoine culturel et naturel des pays à majorité musulmane de la région, toujours dans l'esprit du développement durable et du respect des traditions et de la culture locales.

Dans le même esprit, la FUNCI a conçu le projet de réhabilitation d'un ancien pavillon mauresque, ou Minzah, qui abrite l'exposition « Al-Andalous, une culture de l'eau » et qui a été réhabilité dans les règles de l'art de la restauration, comme une contribution à la préservation du patrimoine historique et architectural de Rabat.

Le Jardin andalou et le pavillon mauresque font partie du programme pédagogique du JEB de Rabat, un espace de 17 hectares destiné à l'acclimatation des espèces végétales depuis sa création par Jean Nicolas Forestier en début du 20ème siècle, associé à l'INRA. Le JEB fait partie du périmètre de la ville ancienne.

Google: l’action pour la première fois au-dessus des 900 dollars

Vers 14h15 GMT, l'action grimpait de 2,32% sur la bourse électronique Nasdaq à New York et s'échangeait à 907,52 dollars. Le titre GOOG, acronyme sous lequel il est enregistré, a bondi de près de 30% depuis le début de l'année, profitant largement d'un regain de confiance du marché en ses activités.

«Les investisseurs peuvent s'attendre à de nombreuses nouvelles et annonces de produits» à l'occasion de la conférence des développeurs, selon les analystes de Jefferies. «L'année dernière, Google I/O a été l'occasion de présenter plusieurs appareils et l'action a réagi en grimpant d'environ 4% en cinq jours», ont-ils rappelé.

«Cette année, nous attendons surtout des améliorations sur les produits et logiciels au cœur des activités de Google».

Selon des informations de presse, le groupe pourrait dévoiler dès ce mercredi un service d'écoute de musique en ligne concurrent de Spotify: Google aurait déjà signé des accords de diffusion avec Universal Music Group, Sony Music Entertainment et Warner Music Group pour un accès illimité à certains de leurs catalogues.