CAN 2025. Les clubs pourront garder leurs joueurs jusqu’au 15 décembre

Avant même la publication des listes officielles pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, un bras de fer silencieux entre clubs, fédérations et instances internationales a débouché sur un compromis qui, dans les faits, sert avant tout les intérêts des clubs européens.

La Confédération africaine de football (CAF) avait fixé la date limite pour communiquer les listes définitives au jeudi 11 décembre, soit dix jours avant le début de la CAN 2025 programmée du 21 décembre au 18 janvier.

Plusieurs nations, comme l’Afrique du Sud ou le Cameroun, ont d’ailleurs déjà dévoilé leur groupe. Pourtant, ces joueurs ne seront disponibles pour rejoindre leurs sélections qu’à partir du 15 décembre, et non le 8 décembre comme le stipulent normalement les règlements de la FIFA.

Dans un communiqué, la FIFA indique avoir « repris l’approche adoptée pour la Coupe du Monde 2022 », réduisant de sept jours la période obligatoire de mise à disposition. Celle-ci débutera donc le lundi 15 décembre 2025.

Plusieurs clubs, soutenus par l’Association européenne des clubs (ECA), estiment cette date trop précoce compte tenu du calendrier domestique, et surtout de la 6e journée de Ligue des champions programmée les 9 et 10 décembre.

Des stages de préparation chamboulés

Cette décision tombe mal pour de nombreuses sélections qui avaient prévu un stage dès le 8 ou 9 décembre. Certaines avaient même verrouillé leur logistique depuis plusieurs semaines.

La modification du calendrier oblige désormais les staffs à revoir leurs plans, à réduire leur préparation ou à adapter leurs séances au rythme des arrivées tardives.

Les sélectionneurs y verront sans doute une injustice, d’autant que ce n’est pas la première fois que la CAN se retrouve bousculée par des impératifs extérieurs.

Initialement, la CAN 2025 devait se tenir l’été dernier afin de s’adapter à la Coupe du monde des clubs, très soutenue par Gianni Infantino.

Finalement décalée, la compétition doit désormais cohabiter avec la Coupe arabe 2025, également programmée le même mois sur décision du président de la FIFA.

Ce cumul interroge, alors même que la FIFA affiche régulièrement une proximité avec la CAF.

Et ce n’est pas parce que l’instance encourage désormais les fédérations et les clubs à discuter « de bonne foi » pour trouver des solutions individuelles que le courroux des fédérations africaines s’en trouvera apaisé.

En cas de litige persistant, la FIFA se réserve la possibilité d’intervenir comme médiateur et d’évaluer chaque situation selon plusieurs critères :

Une formulation qui ouvre la porte à du cas par cas, sans réelle garantie d’harmonisation pour les sélections africaines.

Malgré ce climat tendu, plusieurs nations ont commencé à publier leurs listes. Mais la plupart devront composer avec une préparation raccourcie et l’incertitude liée aux arrivées tardives.

Une fois encore, la CAN doit jongler avec des contraintes qui ne s’appliquent pas avec la même fréquence à d’autres compétitions internationales.

Les prochains jours permettront de mesurer l’impact réel de ce nouveau compromis sur la préparation des équipes.

https://medias24.com/2025/12/03/can-2025-toutes-les-listes-des-joueurs-convoques-1588507/

Mondial U20 : contre l’Espagne, le Maroc déclenche le premier recours au Football Video Support

L’histoire retiendra que Mohamed Ouahbi, le sélectionneur du Maroc, a été le premier à avoir utilisé le Football Video Support (FVS). C’était lors de l’entrée en lice de l’équipe nationale U20 dans la Coupe du monde de la catégorie à Santiago, au Chili.

L’arbitre de la rencontre venait d’accorder un penalty à l’Espagne. Une décision dont Ouahbi n’était pas convaincu, raison pour laquelle il a pris son challenge en brandissant le carton vert afin de demander au corps arbitral de revoir l’action au ralenti pour infléchir sa décision.

Bien lui en a pris, puisque l’homme en noir s’est finalement rétracté, ce qui a permis aux Lionceaux de l’Atlas de conserver leurs deux buts d’avance et de vivre une fin de rencontre moins anxiogène.

Au-delà d’exposer des futurs cracks aux yeux du monde, le Mondial U20 comme celui des catégories inférieures ont depuis toujours été utilisés par la Fédération internationale de football (FIFA) et l’International Football Association Board (IFAB), l’instance qui détermine et fait évoluer les règles du jeu du football, comme un véritable laboratoire pour tester les règles qui encadreront le football de demain.

C’est notamment dans ce cadre qu’avaient été expérimentés, par le passé, la technologie sur la ligne de but, la VAR ou encore les cinq changements durant la pandémie. Aujourd’hui, c’est au tour du Football Video Support, un outil présenté comme une alternative allégée et moins coûteuse que la VAR pour accompagner les arbitres.

Une innovation dans le football, mais qui n’en est pas une dans plusieurs sports comme le basket et le tennis notamment, qui l’ont adoptée il y a quelques années. Alors, comment fonctionne le FVS ? Dans quelles situations peut-il intervenir ? Remplacera-t-il la VAR ? Éléments de réponse.

Utilisé uniquement en cas d’erreur manifeste

Le FVS est la réponse à plusieurs demandes reçues par la FIFA de la part d’associations membres « qui ne peuvent pas mettre en place le système de l’arbitrage vidéo (VAR), faute de ressources humaines et financières suffisantes, et en raison du faible nombre de caméras disponibles dans leurs compétitions », explique la FIFA dans un communiqué.

Ce système est utilisé uniquement en cas d’erreur manifeste ou d’incident grave non détecté, dans les situations suivantes :

– But/pas but ;

– Penalty/pas penalty ;

– Cartons rouges directs (pas les deuxièmes avertissements) ;

– Erreur d’identité, quand l’arbitre avertit ou exclut le mauvais joueur de l’équipe fautive.

Le FVS ne peut être utilisé qu’après qu’une décision a été prise par l’arbitre (laisser jouer est aussi une décision) et lorsqu’une équipe a demandé un réexamen.

Seul l’entraîneur principal ou, en son absence, le responsable le plus expérimenté présent dans la zone technique peut demander un réexamen, immédiatement après l’incident, en faisant tourner son doigt dans les airs et en remettant une carte de demande de réexamen au quatrième officiel.

Tout joueur peut aussi demander à son entraîneur principal de solliciter un réexamen. Le quatrième officiel informe l’arbitre de la demande et, si le jeu est arrêté (et n’a pas repris) depuis l’incident, l’arbitre se rend dans la zone de visionnage pour consulter les images.

Dans le cas où le jeu s’est poursuivi, l’arbitre l’interrompt lorsque le ballon est dans une zone neutre pour visionner les images. Pendant la révision, l’arbitre est assisté d’un opérateur, qui lui présente les images (différents angles, écran partagé, vitesses de lecture différentes…).

La décision initiale de l’arbitre ne sera modifiée que si les images montrent clairement qu’elle constituait une erreur manifeste ou qu’un incident grave a été manqué. Comme le FVS utilise un nombre limité de caméras, il est fréquent que les images soient non concluantes et que la décision initiale soit donc maintenue.

Si demande de réexamen il y a, elle doit être faite immédiatement afin de :

– respecter la loi du jeu stipulant qu’une décision ne peut être modifiée après la reprise du jeu ;

– éviter des retards inutiles liés à la réflexion de l’entraîneur principal sur l’opportunité de demander un réexamen.

Après un but, le quatrième officiel vérifie les images et informe l’arbitre si une faute évidente a été commise par l’équipe attaquante. Sauf pour une décision factuelle, l’arbitre revoit alors l’incident et prend la décision finale.

Pendant la phase de test, chaque équipe devrait pouvoir effectuer deux demandes par match. Si la décision initiale est modifiée après révision, l’équipe conserve sa demande qui n’est pas décomptée.

En principe, le système FVS peut être mis en œuvre dans des compétitions disposant de 1 à 4 caméras, qu’elles soient opérées manuellement ou de manière automatisée.

Le FVS ne remplace pas la VAR

Pour la FIFA, c’est niet. Le FVS ne remplacera pas la VAR. « Il est fondamentalement différent de la VAR, car il n’y a pas d’arbitres vidéo, et donc, toutes les décisions et incidents qualifiés ne sont pas automatiquement vérifiés. La demande de révision relève uniquement de la responsabilité de l’entraîneur principal », précise la FIFA.

Si la technologie tombe en panne, le match doit se jouer ou se poursuivre sans le système FVS, et l’entraîneur principal ainsi que le capitaine de chaque équipe doivent en être immédiatement informés.

Compte tenu de l’intérêt exprimé par différentes fédérations incapables de mettre en place le VAR dans les règles de l’art, la FIFA a testé le FVS lors de la Blue Stars/FIFA Youth Cup 2024 en mai 2024, avant de renouveler l’expérience lors de la Coupe du monde U20 au Chili.

« L’objectif de ce test était de recueillir une première expérience afin d’ajuster les processus et le protocole FVS. Différents dispositifs de caméras ont été testés pour évaluer leur impact sur le système », indique l’instance internationale.

Actuellement, la FIFA évalue les résultats du test avec les parties prenantes afin de décider des étapes suivantes, y compris d’éventuels tests supplémentaires. Pour l’instant, aucun calendrier spécifique n’a été établi ni aucune décision définitive n’a été prise. Mais on ne serait pas surpris de voir le Football Video Support dans un avenir très proche.

Classement féminin FIFA : le Maroc se maintient au 60e rang mondial

Avec 1.419 points, le Maroc a régressé de 8,09 points par rapport au précédent classement en raison d’une défaite contre le Cameroun (0-1) et une victoire face à la Tunisie (3-1) en matchs amicaux.

Au niveau africain, le Nigeria (1.623 points) et l’Afrique du Sud (1.488 points) conservent respectivement la première et la deuxième place, tandis que le Cameroun (1.396 points) et la Zambie (1.395 points) suivent de près le Maroc. L’Égypte, qui occupe le 93e rang mondial, est la sélection qui réalise la meilleure progression dans cette édition du classement, en gagnant sept places.

Au niveau mondial, la sélection américaine reste en tête du classement, bien que l’écart avec ses poursuivants se réduise. L’Espagne, invaincue lors de ce trimestre, grimpe à la deuxième place, suivie de l’Allemagne, reléguée au troisième rang. Les Brésiliennes (4e) font coup double en s’installant au pied du podium, son meilleur classement depuis 2013.

Mondial féminin U17 : la FIFA dévoile l’emblème des cinq éditions prévues au Maroc

La compétition mettra aux prises 24 équipes pour la première fois lors de l’édition 2025 au Maroc, indique la FIFA dans un communiqué, ajoutant que l’emblème fait écho à cette nouvelle ère.

Dans ce design, le trophée est représenté dans le U de « U17 ». Il symbolise la collaboration entre la FIFA et le Maroc, mettant à l’honneur les jeunes footballeuses de talent bien décidées à poursuivre leurs rêves, explique l’instance faîtière du football international, relevant que ce logo moderne et dynamique cultive l’héritage de la Coupe du monde féminine U17 tout en préfigurant l’avenir du football féminin.

Le logo sera visible au Maroc lors des cinq prochaines années, le pays ayant été choisi pour accueillir l’événement tous les ans jusqu’en 2029, précise la même source, ajoutant que la Coupe du monde féminine U17 est une étape importante dans la progression des meilleures jeunes joueuses.

Le Maroc a été choisi comme pays hôte en raison de son investissement de longue date dans le développement du football féminin, se félicite la FIFA, soulignant que c’est un engagement que le monde entier va désormais pouvoir apprécier à sa juste valeur.

Le tirage au sort de la Coupe du monde féminine U17 Maroc 2025 est prévu mercredi à Rabat.

Coupe du monde U-20 au Chili : le tirage au sort ce jeudi 29 mai à Santiago (FIFA)

Les matchs de ce tournoi, qui verra la participation du Maroc, se dérouleront à Santiago, à Valparaíso, à Rancagua et à Talca, du 27 septembre au 19 octobre.

Le tournoi compte les deux équipes les plus titrées de la compétition : l’Argentine, qui compte six titres à son actif, et le Brésil, quintuple vainqueur. La Nouvelle-Calédonie est la seule nation à fouler la scène pour la première fois.

Voici par ailleurs le tableau des 24 sélections nationales qualifiées par confédération :

AFC : Australie, Japon, République de Corée, Arabie saoudite ;

CAF : Égypte, Maroc, Nigeria, Afrique du Sud ;

Concacaf : Cuba, Mexique, Panama, USA ;

CONMEBOL : Argentine, Brésil, Chili (pays hôte), Colombie, Paraguay ;

OFC : Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande ;

UEFA : France, Italie, Norvège, Espagne, Ukraine.

La phase des groupes comptera six groupes de quatre équipes. Pour le tirage au sort, les équipes ont été réparties en quatre chapeaux de six équipes, selon le système de classement de la FIFA. En tant que pays hôte, le Chili a été automatiquement placé dans le chapeau 1.

Ce sera la deuxième fois que le Chili accueillera cette compétition mondiale, après l’édition de 1987, organisée par la nation sud-américaine, alors que le tournoi s’appelait encore Championnat du monde juniors de la FIFA. À cette occasion, la Yougoslavie avait battu l’Allemagne de l’Ouest aux tirs au but pour remporter le tournoi.

La sélection marocaine des moins de 20 ans s’était qualifiée pour le Mondial du Chili, en atteignant les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) après sa victoire face à la Sierra Leone (1-0) après prolongations, le 12 mai au Caire.

CAN U20 2025 : les Lionceaux de l’Atlas rugissent jusqu’en finale, mais le sacre leur échappe de peu

Équipe nationale. Une attaque pas si inoffensive

De l’avis des spécialistes, jouer contre une défense en bloc bas est l’un des défis les plus complexes et persistants du football moderne. L’équipe nationale ne fait pas exception. Malgré une pléthore de talents, certaines prestations offensives des Lions de l’Atlas laissent à désirer. En particulier lorsqu’il faut affronter des équipes qui privilégient d’abord la défense avant l’attaque.

En témoignent les deux récentes victoires des hommes de Walid Regragui contre le Niger (2-1) et la Tanzanie (2-0) lors des éliminatoires du Mondial 2026. Des succès qui rapprochent l’EN du continent américain, mais qui ont été acquis après des productions offensives peu convaincantes. Cela dit, la quête du résultat est rarement compatible avec l’esthétisme, surtout dans le football de sélection.

À l’image des Pays-Bas de Johan Cruyff (1974) ou encore plus récemment de la génération dorée belge (2018), l’histoire du football regorge de ces beaux perdants qui ont fait briller les yeux de leurs supporters sans pour autant parvenir à inscrire leur nom dans la colonne des vainqueurs.

À contrario, la France et l’Italie n’ont pas eu besoin de produire un jeu flamboyant pour être sacrées respectivement à la Coupe du monde 2018 et à l’Euro 2020. Seule l’Espagne, au tournant des années 2010, a réussi à allier résultats et beau jeu, à la faveur d’un onze de départ composé essentiellement de joueurs du FC Barcelone.

Une particularité qui favorise les automatismes et une certaine cohésion tactique et technique. Des aspects difficiles à développer dans le football de sélection, où le temps de travail est limité par rapport à celui d’un club. Toutefois, les critiques à l’égard des difficultés éprouvées par l’équipe nationale face aux défenses recroquevillées devant leur but ne sont pas totalement infondées.

Bien que les statistiques n’offrent qu’une vision partielle, elles restent un bon indicateur. Nous allons donc examiner l’affirmation selon laquelle le Maroc peine face au bloc bas, à travers cinq indicateurs de performance (ICP) :

– Possession du ballon ;

– Buts ;

– Expected Goals (xG) ;

– Tirs et tirs cadrés ;

– Nombre de ballons touchés dans la surface de réparation.

Ces indicateurs nous permettront par la suite de comparer l’animation offensive de l’équipe nationale par rapport à celle des tenants des titres continentaux :

– La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique ;

– L’Espagne, championne d’Europe ;

– Le Qatar, champion d’Asie ;

– L’Argentine, championne du monde et d’Amérique du Sud.

C’est quoi un bloc bas déjà ?

Mais avant d’en arriver là, que désigne-t-on exactement par « bloc bas » ? Selon la plateforme Training FIFA, il s’agit d’une stratégie défensive consistant à faire déjouer une équipe forte offensivement. L’idée est de se positionner en bloc bas afin de réduire au maximum les espaces derrière les défenseurs ainsi que les espaces entre les lignes.

Une organisation défensive qui nécessite de la patience, de la discipline et une bonne communication entre les joueurs, car ils doivent être capables d’ajuster constamment leur positionnement en fonction de plusieurs paramètres, dont le ballon, l’adversaire, l’espace et leurs coéquipiers.

Sur cette séquence de jeu, les Tanzaniens (en bleu) sont à dix dans leurs propres 30 mètres, obligeant Sofyan Amrabat à tenter sa chance de loin.

L’objectif est de maintenir un bloc compact au sein duquel l’adversaire rencontrera des difficultés à trouver des espaces pour progresser vers le but. Cela dit, cette tactique n’est pas forcément un signe de faiblesse. Les entraîneurs l’adoptent aussi pour s’adapter aux qualités de leurs joueurs, surtout s’ils sont rapides et capables de prendre la profondeur.

Parce que l’agressivité des joueurs dans cette configuration permet de récupérer le ballon et d’exploiter la position haute de l’adversaire sur le terrain, en attaquant les espaces dans son dos. Par exemple, l’équipe de France, championne du monde en 2018, a misé sur un bloc médian à bas pour attirer l’adversaire et permettre à Kylian Mbappé de se retrouver dans les meilleures conditions pour exploiter sa vitesse fulgurante.

Néanmoins, les équipes perdent en maîtrise ce qu’elles gagnent en solidité défensive. D’ailleurs, la possession du ballon est l’un des cinq indicateurs de performance clés que nous avons sélectionnés pour vérifier si le Maroc peine vraiment face à des blocs bas.

Des difficultés face au bloc bas ? 

L’analyse prend en compte les dix derniers matchs du onze national, avec un seuil de possession fixé à 65 %. Sur cette période, l’équipe nationale a atteint ce seuil de possession à six reprises. Soit autant de fois que l’opposant décide volontairement de laisser le ballon aux Marocains et défendre en bloc bas.

La comparaison des données montre que les statistiques offensives des Marocains reculent en effet dès qu’ils rencontrent des équipes qui optent pour cette stratégie. Cela dit, la différence n’est pas flagrante. Elle ne l’est pas non plus lorsqu’on compare les performances offensives chiffrées de l’EN avec celles des tenants de titres continentaux. Encore une fois, notre comparatif a pris en compte les dix derniers matchs de ces équipes, parmi lesquels seule l’Espagne possède un style de jeu affirmé et rodé depuis des décennies.

Pour les autres, on observe plutôt un jeu qui combine possession du ballon et transitions rapides vers l’avant. Le résultat est que le Maroc fait partie du haut du panier. Cependant, cette conclusion doit être nuancée, car les dix derniers adversaires de l’Espagne ou encore de l’Argentine sont, pour la plupart, nettement supérieurs à ceux rencontrés par les Marocains.

En somme, l’équipe nationale doit encore améliorer et varier ses travaux d’approches offensives face aux défenses en bloc bas. Et selon les chiffres, Brahim Diaz et ses coéquipiers sont sur le bon chemin.

Classement futsal FIFA : le Maroc, au 6e rang mondial masculin, progresse de 18 places chez les dames

Malgré la perte de 7,6 points par rapport au dernier classement d’octobre 2024, le Maroc a pu progresser dans le classement à la faveur de la chute du Kazakhstan (7e) qui a dégringolé de 2 places (-60,91 points).

Avec 1.468,4 points, le Maroc maintient sa position de leader du classement au niveau africain, suivi de loin par l’Egypte (37e), de la Libye (46e), de l’Afrique du Sud (49e, plus 2) et de l’Angola (58e).

Dans le Top 5 mondial, le Brésil reste premier devant le Portugal avec plus de 100 points d’avance. L’Espagne (3e, plus 1) a dépassé l’Argentine (4e, moins 1), tandis que l’Iran (5e, plus 1) et le Maroc (6e, plus 1) ont également progressé au détriment du Kazakhstan (7e, moins 2).

Par ailleurs, la Pologne (19e, plus 3) et l’Arménie (20e, plus 11) font leur première apparition dans le top 20.

Outre l’Arménie, plusieurs équipes ont amélioré leur position de plus de 10 rangs depuis octobre dernier, à savoir la Bosnie-Herzégovine (36e, plus 12), Andorre (55e, plus 13), la Lettonie (60e, plus 11) et la Grèce (88e, plus 19).

Chez les dames, le Maroc grimpe de 18 places, enregistrant l’une des plus fortes progressions, selon le classement féminin de futsal publié également par la FIFA.

Classée désormais au 47e rang mondial, la sélection nationale féminine arrive en tête du classement africain, suivie de loin par celle du Sénégal, classée 78e (+753 points).

Fouzi Lekjaa brillamment réélu au Conseil de la FIFA

Fouzi Lekjaa a largement devancé l’Egyptien Hani Abou Rida, le Nigérien Djibrilla Hima Hamidou, le Mauritanien Ahmed Yahya et le Djiboutien Souleiman Waberi, lors de cette élection qui s’est déroulée le mercredi 12 mars au Caire, lors de la 14ᵉ assemblée générale extraordinaire de cette instance footballistique continentale.

La Comorienne Kanizat Ibrahim a obtenu, elle, le siège destiné aux candidates féminines.

Les représentants de la CAF au sein du Conseil de la FIFA sont élus pour un mandat qui prend fin en 2029.

Cette AGE a été, par ailleurs, marquée par la réélection de Patrice Motsepe à la tête de la CAF.

(Avec MAP)

Le métier d’agent sportif au Maroc : un rôle clé, mais une profession à assainir pour éradiquer les pratiques douteuses

Dans un Maroc en pleine transformation footballistique, où les ambitions nationales visent à atteindre des standards internationaux, le rôle de l’agent sportif est stratégique. Véritable architecte de la carrière des joueurs, il négocie leurs contrats, oriente leurs choix professionnels et assure leur développement aussi bien sur le plan sportif que financier. Avec la professionnalisation accrue du football marocain, ces intermédiaires jouent un rôle déterminant dans l’essor du championnat local et l’exportation des talents à l’international.

Cependant, ce métier essentiel souffre d’une réputation entachée par des pratiques douteuses : agents non certifiés, conflits d’intérêts, commissions excessives, recrutements précoces abusifs etc. Ces dérives fragilisent la crédibilité du secteur et exposent les joueurs et les clubs à des risques financiers et juridiques.

Malgré les nouvelles réglementations mises en place par la FIFA, qui impose depuis 2023 une licence obligatoire et plafonne les commissions, les abus persistent, mettant en lumière la nécessité d’un encadrement plus strict.

Contacté par Médias24, Rizq Aarram, agent sportif agréé par la FIFA et co-fondateur de “Elite Sports Management”, estime que pour rétablir la confiance et professionnaliser davantage ce secteur, plusieurs réformes s’imposent pour “restaurer la confiance des joueurs, des clubs et du public, tout en professionnalisant un secteur souvent perçu comme opaque”.

Avant de se pencher sur les problématiques liées à ce métier ainsi qu’aux solutions envisageables pour en améliorer l’image et la gestion, il convient de s’intéresser au fonctionnement actuel de ce métier.

Un métier réglementé

Selon Rizq Aarram, “le métier d’agent sportif consiste à représenter et défendre les intérêts d’un joueur professionnel, en négociant des contrats, en gérant sa carrière, et en veillant à son développement sportif, financier et médiatique”.

Il estime que “les qualités requises pour être un bon agent” consistent en “un réseau relationnel solide, des compétences en négociation”, les qualités “d’intégrité, de transparence et de résilience”, mais aussi “une connaissance approfondie du football avec de l’adaptabilité, de l’empathie et un bon sens de la communication”.

“En résumé, un bon agent de footballeur allie savoir-faire technique, éthique et un réseau puissant, tout en étant un stratège visionnaire pour maximiser le potentiel de son client”, ajoute Rizq Aarram.

Mais pour pouvoir exercer ce métier au Maroc, il est obligatoire, depuis 2023, d’être certifié par la FIFA. Comme l’explique notre interlocuteur, “la FIFA impose une licence d’agent sportif pour représenter légalement des joueurs. Elle publie la liste des agents certifiés sur un site qui leur est dédié”.

Il convient de noter que la FRMF indique dans son règlement sur la collaboration avec les intermédiaires, précisément dans son article 3 que la liste des intermédiaires agréés par la fédération sera publiée annuellement. La dernière liste date toutefois de la saison 2019-2020, dans laquelle l’on compte 29 agents dont une seule femme. Après cette date, la FIFA a publié sa circulaire annonçant qu’elle allait prendre en charge elle-même l’octroi des autorisations ainsi que l’examen technique pour devenir agent. L’examen lui-même se déroule en ligne, les candidats sont installés dans les locaux de la FRMF. Les candidats admis sont informés par un mail de la FIFA qui leur délivre également un numéro de licence. Actuellement, 9.800 agents sont agréés dans le monde. On estime le nombre de Marocains à quelques centaines. Une à deux sessions sont organisées chaque année, avec un taux de réussite très élevé, de l’ordre de 90 à 95% selon nos sources.

Une fois que l’agent sportif est agréé par la FIFA, il a la possibilité de représenter des joueurs du football masculin, mais aussi féminin ainsi que les joueurs du Futsal. Pour l’instant, Rizq Aarram préfère se focaliser sur sa spécialité qui est le football masculin.

Notre interlocuteur représente 12 joueurs. Cinq d’entre eux sont au Maroc tandis que les sept autres évoluent à l’étranger. Il est lié à chacun d’entre eux à travers un contrat.

Mais une fois certifié, que fait concrètement un agent de joueur ?

Manager, défendre, conseiller et développer

Selon Rizq Aarram, “un agent sportif est un couteau suisse qui doit à la fois manager, défendre, conseiller et développer les intérêts de son client. Le quotidien est rythmé par des défis variés, où l’adaptabilité et la confiance mutuelle avec le joueur sont essentielles”.

“La gestion de carrière d’un joueur par un agent est un processus stratégique, multidimensionnel et évolutif qui s’étend des débuts professionnels jusqu’à la retraite. Un agent gère la carrière d’un joueur comme un CEO piloterait une entreprise : en alliant une vision sur le long terme à une réactivité face aux crises et à une optimisation constante des opportunités. L’objectif est de maximiser le succès sportif et la pérennité financière, tout en protégeant l’intégrité du joueur”, explique-t-il.

Il convient de préciser que comme le précise Rizq Aarram, “l’agent a le droit d’accompagner les joueurs au Maroc et à l’étranger. Il est possible d’opérer dans n’importe quel championnat sauf quelques exceptions où il faut passer par un agent enregistré dans la fédération de son pays comme c’est le cas en France, ou à travers un avocat mandataire sportif”.

Cet accompagnement au-delà des frontières permet de gérer la vie du joueur sur la durée, sachant que l’intermédiaire gère également les aspects financiers et extra-sportifs de l’athlète. Il s’agit d’ailleurs de l’une des missions que notre interlocuteur estime comme étant l’une des plus critiques dans son métier, pour laquelle il est nécessaire de combiner entre “expertise technique, relationnel et vision à long terme”.

Dans le cadre de l’accompagnement des athlètes, précisément sur le plan financier, l’intermédiaire peut conseiller la diversification des investissements (par exemple dans l’immobilier, les marchés financiers, etc.). Tandis qu’au niveau de la gestion extra sportive, comme l’indique Rizq Aarram, “les missions de l’intermédiaire vont de la protection de l’image publique de son client à son accompagnement lors de son installation à l’étranger, tout en l’engageant socialement, en le soutenant logistiquement et en veillant sur sa santé mentale et son équilibre personnel”.

“L’agent peut même préparer la reconversion et les projets post-carrière de l’athlète. Pour résumer il faut anticiper les risques, multiplier les opportunités et sécuriser tous les aspects de la vie de l’athlète, permettant à ce dernier de se concentrer sur ce qu’il fait de mieux ; à savoir performer”, poursuit-il.

C’est dans ce sens que l’intermédiaire intervient également pour résoudre les conflits entre un joueur et son club si nécessaire, que ce soit à travers une “médiation”, “une négociation” ou via un “recours aux instances juridiques”.

“Un agent efficace se doit de gérer les conflits de manière stratégique. Il faut combiner l’écoute active, la créativité contractuelle et le recours ciblé au droit, tout en assurant la protection de l’image et l’avenir du joueur pour transformer une crise en un tremplin”, explique Rizq Aarram.

Commissions plafonnées

Concernant la commission de l’intermédiaire, Rizq Aarram indique qu’elle est “plafonnée par les lois de la FIFA”. Selon lui, “cela dépend du niveau de la représentation ; c’est-à-dire s’il s’agit d’une entité de départ, d’arrivée, du joueur ou bien d’une double représentation (joueur et entité d’arrivée)”.

Il convient de préciser que la loi 30-09, relative à l’éducation physique et aux sports, dispose que “sous peine de nullité de la convention conclue par l’agent sportif avec la partie pour le compte de laquelle il agit, le montant de la rémunération de l’agent sportif ne peut excéder 10% de la rémunération fixe, hors primes variables, perçue par la partie dont il est le mandataire, dans le cadre du contrat conclu par les parties”.

De plus, le règlement sur la collaboration avec les intermédiaires de la FRMF prévoit, dans son article 7, que “la rémunération totale par transaction due à un intermédiaire mandaté par un joueur ne peut excéder :

Des pratiques douteuses qui persistent

Si, en théorie, le métier d’agent sportif repose sur des principes clairs de transparence, d’éthique et de rigueur professionnelle, la réalité du terrain est parfois bien différente. Derrière cette façade réglementée, de nombreuses pratiques douteuses persistent et viennent ternir l’image de la profession.

Dans les coulisses du football marocain, de nombreuses informations circulent sur les dérives du métier. On évoque notamment des agents qui font pression sur les clubs en conditionnant le renouvellement de certains joueurs à l’achat d’autres footballeurs sous leur gestion, et ce, même si ces derniers ne correspondent pas aux besoins réels de l’équipe.

C’est ainsi que certains recrutements effectués lors des mercatos laissent les supporters perplexes. On voit parfois des joueurs peu performants être engagés, ou encore des clubs empiler des doublons, voire des triplons à certains postes, tandis que d’autres besoins essentiels restent ignorés.

Dans d’autres cas, ce sont les conflits d’intérêts qui suscitent des interrogations. Par exemple, lorsqu’un même agent représente à la fois plusieurs joueurs d’un club et l’entraîneur de l’équipe A, il se retrouve en position d’influencer directement les choix sportifs, allant jusqu’à façonner la composition de l’équipe selon ses propres intérêts.

Contactés par nos soins, des supporters d’équipes marocaines partagent leurs doutes quant à l’utilisation des réseaux sociaux par les agents eux-mêmes pour influencer le public.

“Ils ciblent des clubs disposant d’un large public, puis manipulent l’opinion en créant ou en finançant des administrateurs de pages sur Facebook, par exemple. À travers une campagne médiatique intense, ils encensent un joueur de manière répétitive, jusqu’à ce que la pression populaire pousse l’équipe à le recruter à un prix bien supérieur à sa réelle valeur”, nous indique un supporter d’une équipe casablancaise.

Pour autant, il ne faut pas diaboliser le métier d’agent sportif, car certaines dérives ne relèvent pas uniquement de leur fait, mais aussi des clubs eux-mêmes. Dans certains cas, ces derniers sont pleinement complices des arrangements. Ils savent pertinemment qu’un joueur ne vaut pas la somme annoncée, mais acceptent de gonfler artificiellement son prix afin de conclure l’affaire et de permettre le partage de commissions entre différentes parties.

Dans d’autres cas, ce sont les clubs eux-mêmes qui exercent des pressions sur les joueurs et leurs agents. Par exemple, certains refusent de libérer un joueur vers un autre club tant qu’il ne leur verse pas une partie de l’argent du transfert, transformant ainsi une opération sportive en une transaction aux allures de rançon.

Rizq Aarram nous confirme que certaines pratiques de ce genre sont effectivement décriées dans le milieu. Il s’agit, selon lui, de “manque de professionnalisme” qui se traduit par l’incompétence ou encore l’abandon du joueur après la signature, mais aussi par les violations des réglementations puisque certains se permettent d’exercer sans être certifiés.

Il existe aussi, selon lui, des cas de conflits d’intérêts comme la représentation multiple ou la dualité entre club et joueur, mais aussi l’exploitation financière à travers des commissions excessives, le détournement de fonds etc.

Dans d’autres cas, il s’agit de “pression sur les jeunes talents, tel que le recrutement précoce ou les incitations illégales”, mais aussi des “pratiques de transferts douteux ou forcés”.

Pour Rizq Aarram, “ces abus nuisent à la crédibilité du secteur, alimentent les inégalités et exposent les sportifs à des risques juridiques, financiers ou psychologiques. Des organismes comme la FIFA ont renforcé leurs régulations notamment via l’examen obligatoire pour les agents ou encore le plafonnement des commissions, mais la vigilance reste nécessaire”.

Il estime que “les réglementations encadrant la profession d’agent sportif ont évolué ces dernières années, notamment sous l’impulsion d’organismes comme la FIFA ou des législations nationales. Cependant, leur suffisance reste sujette à débat en raison des défis persistants. Par exemple, la FIFA a introduit en 2023 de nouvelles règles, incluant une certification obligatoire, un plafonnement des commissions et l’interdiction des conflits d’intérêts. Ces mesures visent à limiter les abus financiers et à professionnaliser le secteur. Si les réglementations actuelles marquent un progrès significatif, elles ne suffisent pas à éliminer toutes les pratiques abusives. Une application plus stricte, une coordination transnationale et une meilleure éducation des parties prenantes sont nécessaires pour protéger pleinement les joueurs et garantir l’éthique du métier d’agent sportif”.

Dans ce sens, Rizq Aarram estime que des réformes sont nécessaires pour améliorer l’image et la gestion du métier. Il s’agit notamment de l’harmonisation internationale visant à “renforcer la coopération entre fédérations pour un cadre commun”, mais aussi d’une mise en place de “sanctions dissuasives” telles que ”les suspensions à vie ou les amendes proportionnelles aux revenus pour les violations les plus graves”.

Rizq Aarram suggère également la mise en place de “sanctions sévères pour les représentants de clubs qui travaillent avec des gens qui ne sont pas licenciés”.

Pour de nombreux supporters, la crise récurrente des clubs ne découle pas uniquement des pratiques douteuses de certains agents, mais d’un dysfonctionnement global de l’écosystème du football marocain.

La solution, selon un supporter contacté par Médias24, est “la formation capable de produire des joueurs de qualité, permettant aux clubs de puiser dans leur propre vivier en fonction de leurs besoins. Même les plus grands centres de formation, comme La Masia, peinent à former certains profils, notamment des attaquants de pointe et des gardiens, et doivent donc recruter”.

“Mais ces recrutements se limitent à quelques éléments. Or, au Maroc, l’on constate des recrutements excessifs pouvant aller jusqu’au remplacement complet d’une équipe ; soit plus de 11 joueurs”, poursuit ce supporter.

Il souligne également l’importance d’une structuration plus rigoureuse des clubs : “En plus d’un centre de formation performant, chaque club devrait disposer d’une direction sportive et d’une direction technique, ainsi que d’une équipe de ‘scout’ (cellule de recrutement, ndlr) chargée d’identifier les talents. L’entraîneur peut alors exprimer ses besoins à ces équipes, qui lui soumettent des profils adaptés. L’administration intervient ensuite pour mener les négociations en fonction du budget disponible.”

Toutefois, ce supporter met en garde contre les dérives potentielles : “Bien sûr, il restera toujours une marge permettant certaines manœuvres opaques, mais l’essentiel est que chaque acteur de cette chaîne fasse preuve de conscience professionnelle. Il est anormal qu’un membre du comité chargé de la trésorerie ou de la communication intervienne dans les recrutements ou dirige même l’opération complète. Ils ne sont même pas habilités à négocier avec les intermédiaires qui peinent eux aussi à trouver des interlocuteurs spécialisés ; à savoir des directeurs sportifs et/ou techniques”.

En attendant que tous les clubs marocains s’alignent sur la dynamique de réforme en structurant efficacement leurs directions sportives, des mesures peuvent être mises en place dès à présent pour améliorer l’image et la gestion du métier d’agent sportif.

De son côté, Rizq Aarram rappelle que des mécanismes de contrôle existent et qu’ils ont même été renforcés ces dernières années pour mieux encadrer la profession. Il s’agit notamment de la “FIFA Clearing House” qui est un “organe qui centralise les transactions financières impliquant des agents pour vérifier leur conformité aux règles en vigueur”. Et de la plateforme “FIFA Agent” qui publie la liste des agents licenciés avec leurs transactions enregistrées.

“D’autres mécanismes de certification et de contrôle existent mais leur efficacité dépend de la rigueur des fédérations et de la coopération internationale”, souligne l’agent sportif.

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Le Maroc aura besoin de 40.000 bénévoles pour le Mondial 2030 : quels profils pour quelles missions ?

Lors de son intervention à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le mercredi 22 janvier, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et ministre en charge du Budget a annoncé que le Maroc aura besoin de 40.000 bénévoles dans divers domaines durant la Coupe du monde 2030.

Fouzi Lekjaa a précisé que le gouvernement lancera un programme de formation dédié à ces bénévoles, en partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Ce programme vise à préparer les volontaires et à leur fournir les compétences nécessaires pour participer efficacement à l’organisation de cet événement sportif d’envergure.

« Les missions des volontaires incluront l’accueil des invités dans les aéroports, l’orientation, l’organisation des événements, ainsi que la prestation de services aux spectateurs et la gestion des opérations médiatiques ».

Le ministre a également appelé les entreprises marocaines, quelle que soit leur taille, à soutenir les efforts de l’État pour organiser la Coupe du monde 2030. Il a souligné que la formation professionnelle joue un rôle crucial dans le développement du secteur de l’organisation d’événements, insistant sur la nécessité de repenser ce domaine en privilégiant la qualité plutôt que la quantité.

« Nous ne pouvons pas développer nos secteurs clés sans une formation de qualité », a conclu Fouzi Lekjaa, réaffirmant l’importance d’un apprentissage axé sur l’excellence pour réussir de tels projets.

 

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Lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, plus de 500.000 candidatures issues de plus de 180 pays avaient été soumises pour participer en tant que bénévoles, alors que seulement 20.000 positions étaient à pourvoir.

Le Maroc s’était distingué parmi les nations ayant déposé le plus grand nombre de candidatures pour cet événement planétaire, témoignant de la passion des jeunes Marocains pour le football et de leur désir d’être activement impliqués dans les grandes manifestations sportives internationales.

Il convient de rappeler que la Coupe du monde 2022 au Qatar a été la dernière édition disputée avec 32 équipes. Désormais, pas moins de 48 équipes nationales s’affronteront pour le titre. Une nouvelle donne qui se répercutera sur le nombre de volontaires nécessaires.

Les profils et missions des volontaires pour le Mondial 2026

La Coupe du monde FIFA 2026™ sera organisée du 11 juin au 19 juillet 2026 dans 16 villes réparties entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Pour assurer le bon déroulement de cette compétition, des bénévoles du monde entier ont été appelés à déposer leur candidature.

Les candidats devront bien entendu parler l’anglais (l’espagnol ou le français peuvent être un avantage), être âgés d’au moins 18 ans au 1ᵉʳ juin 2026, en bonne santé et disponibles pour des formations ainsi que pour toute la durée du programme. Les bénévoles s’engageront pour une période d’un mois, durant laquelle « ils auront l’occasion de collaborer avec des équipes multiculturelles dans un environnement sportif d’envergure mondiale », peut-on lire dans l’offre.

Les tâches des bénévoles seront variées, essentielles au bon déroulement de la compétition et adaptables selon les profils. Parmi leurs responsabilités figurent l’accueil des spectateurs et des légendes du football, la vérification des billets, la gestion des accréditations et l’assistance aux médias. Ils seront également chargés de fournir des informations aux visiteurs, de coordonner des événements culturels et de soutenir les équipes et participants en coulisses. Les bénévoles seront « le visage amical de l’organisation, prêts à répondre aux besoins des spectateurs, tout en contribuant à l’énergie et au succès de chaque match ».

Pour soutenir leur engagement, les bénévoles bénéficieront d’avantages tels que les repas, l’hébergement, les services médicaux et le transport pendant toute la durée de leur mission. Ce programme est ouvert à tous, quelle que soit la nationalité, à condition de répondre aux critères d’éligibilité.

On peut donc supposer que l’offre de bénévolat marocaine sera similaire à celle américaine. Outre la passion pour le football déjà bien ancrée chez les jeunes Marocains, davantage qu’au Qatar, au Canada ou aux États-Unis, le Maroc devra se concentrer sur la préparation de profils qualifiés, capables de mener à bien les missions qui leur seront confiées. Ces bénévoles auront également la responsabilité de refléter une image positive et d’être les ambassadeurs de la jeunesse marocaine sur la scène internationale.

Football : la CAF reporte le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) à août 2025

Le Maroc abritera le siège du Bureau Afrique de la FIFA

La signature de cet accord s’inscrit dans le cadre du rôle de la FIFA dans le développement et la promotion du football tout en considérant l’impact universel, éducatif et culturel de la discipline, indique un communiqué de la FRMF.

Cet accord vise à accompagner et soutenir toutes les initiatives et projets ayant pour objectif le développement du football en Afrique.

La signature de cet accord reflète l’engagement constant du Royaume du Maroc pour promouvoir le football et confirme le rôle clé de la Fédération royale marocaine de football en tant que membre de la FIFA, note la même source.

En vertu de cet accord, le gouvernement marocain et la FRMF s’engagent à mettre en place des mesures pour accompagner et soutenir les projets de la FIFA, notamment :

– Accompagner la FIFA dans l’ensemble des démarches afférentes à la création du Bureau Africain de la FIFA ;

– Mettre des locaux à la disposition du Bureau Africain de la FIFA (les locaux du Bureau Africain de la FIFA) ;

– Faciliter l’installation au Maroc d’employés étrangers de la FIFA ;

– Accompagner dans le cadre de toutes procédures administratives à mener, tant le Bureau Africain de la FIFA pour les besoins des activités, que les employés étrangers du Bureau Africain de la FIFA pour les besoins de leur séjour sur le territoire du Royaume du Maroc.

L’accord de siège du Bureau Afrique de la FIFA au Maroc a été signé au Palais des Congrès de Marrakech en marge de la cérémonie des CAF Awards 2024.